Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 23 février 2008

Le dollar sur la défensive ?

- Le dollar et l’Empire:
"...Le système pétrodollars n’est pas différent de l’antique étalon Or. En effet, la valeur du dollar est tout simplement adossée, justifiée par une denrée vitale à toute économie et ce quel que soit son degré d’industrialisation : le pétrole. Or, comment les Etats-Unis financeront-ils leurs déficits gigantesques dès lors que leur monnaie aura dégringolé de la première marche du podium ?...C’est au XXe siècle, pour la première fois dans l’histoire mondiale, qu’un empire - l’américain - a pu prélever une taxation indirecte, à travers l’inflation ! Ce nouvel empire n’a assujetti les autres pays dans sa mouvance à aucune charge directe, mais leur a plutôt distribué sa propre monnaie fiduciaire, le dollar, en échange de biens... Ainsi lui était-il facile de faire monter ou baisser à son gré la valeur de sa monnaie afin de se procurer toutes sortes de marchandises à moindre coût ou de vendre d’autres marchandises à un prix plus élevé, le différentiel étant la taxe prélevée par l’empire..."
-Crise du dollar:
"...Le dollar des Etats-Unis est la monnaie privée de la haute finance, garantie par personne si ce n’est par elle-même, utilisée pour maximiser le profit, accrue sans vergogne, employée comme moyen de domination mondiale et pour accaparer toutes les ma­tières premières et autres valeurs au monde..."
-Le sort du dollar se joue à Pékin
-L'Opep pourrait abandonner le dollar pour l'euro
-Dedefensa.org : point de rupture
- Monnaie dévoyée ?
-La fragile hégémonie du dollar

jeudi 21 février 2008

Sectes = "non problème" ?

Sarkozy , le 21/02/08 :

« Ce n’est pas à moi de dire si la Scientologie est une secte. Il y a une commission » pour cela, mais « je n’ai jamais eu la moindre faiblesse avec eux (ndlr: les Scientologues) quand j’étais ministre de l’Intérieur », a-t-il également affirmé. « Chacun sait ce que j’ai fait en la matière ».

Alors ministre de l’Economie, Nicolas Sarkozy avait reçu en 2004 l’acteur américain Tom Cruise, adepte de ce groupe....

Tom Cruise, Top Gun de la Scientologie
-L'Elysée reste déterminée à remodeler la loi de 1905 |
-Alerte aux sectes
-Sarkozy et les sectes
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-Lutte anti-sectes en France
-Liste des sectes du rapport parlementaire français
-Commission d'enquête sur les sectes – Assemblée nationale
-Les sectes : définition, information, ressources
-Pour ne pas se laisser piéger par les sectes...
-Associations de Défense des Familles et de l’Individu Victimes de Sectes
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-Wahhabisme - Wikipédia (L'islam et ses sectes)
-Frères musulmans - Wikipédia

La vulgarité : une valeur en hausse ?


L'UMP ou l'extension du domaine de la vulgarité
"..Cette officialisation de la vulgarité est une catastrophe éducative. Survenant au pire moment, dans une société qui se cherche, elle aggrave quelques failles menaçantes dans les entrailles du vivre-ensemble. Mais il est possible que cette rupture dans les manières de parler ait peu à voir avec des traits de psychologie personnelle. Si c'est un dérapage, que celui-ci soit parfaitement contrôlé. On peut en effet y déceler une stratégie délibérée du « passage en force » dans la société. Pour la nouvelle droite façonnée par le sarkozysme, il n'y a pas que des gens à convaincre : il y a quelque chose à casser, à grands coups de marteau. C'est pourquoi le langage politique n'est plus principalement employé pour dialoguer, il sert à montrer des muscles. Probablement se dit-on qu'intimider prend moins de temps que convaincre...Cette brutalisation du verbe politique sape la construction patiente des médiations dont une société complexe, imprévisible et conflictuelle aurait besoin. Après cela, les déclarations du Président expliquant que les élèves des écoles devraient apprendre les règles élémentaires de la politesse peuvent difficilement être prises au sérieux...."
Sarkozy vulgaire président ou président vulgaire ?
"...Nicolas Sarkozy, qui fait de la politique depuis très longtemps – sa saga ne cesse de nous le rappeler, mais apparemment il ne lui suffit pas de claquer des doigts pour que ses candidats parachutés bénéficient de la même chance… La démocratie est embêtante qui exige d'autres justifications ! – donne pourtant l'impression non pas d'un professionnalisme remarquable, mais d'un amateurisme virevoltant, d'une désinvolture qui a tellement peur de s'ennuyer qu'elle fait de la charge suprême un dérivatif comme un autre..."

mercredi 20 février 2008

E.N. : grandes manoeuvres ?...



Education nationale : les manipulations du ministère pour supprimer des postes de profs:
"...Le ministère procède à de multiples manœuvres pour créer artificiellement le surnombre et ainsi justifier la suppression de postes de profs et modifier en profondeur l'Education nationale...« Sans le dire, le gouvernement est en train de modifier entièrement la nature du métier d’enseignant : le ministère augmente le nombre d’heures supplémentaires pour que chaque professeur augmente son temps de travail. Mais cette hausse des heures supplémentaires passe obligatoirement par la suppression de postes. Et les enseignants qui ont vu leur poste supprimé sont alors affectés sur plusieurs établissements, voire sur des postes qui ne correspondent pas à leur formation. C’est l’avènement du “flexiprof”.."
-Le projet éducatif de Nicolas Sarkozy
-Fonction publique : un plan de rigueur qui ne dit pas son nom
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Education nationale : les ennemis de la réforme > "SOS Education "montre le bout de son nez..>>A qui profite le démantèlement?...>SOS Éducation >>
Créer son école > Le intérêts privés et/ou confessionnels veillent!
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-L'école entreprise ?

Les Allemands désorientés

Feu le capitalisme rhénan...

Allemagne : derrière la fraude fiscale, les délocalisations
"... Cela fait longtemps que le monde patronal allemand a abandonné l'idée selon laquelle la cohésion sociale était un bénéfice pour l'économie allemande. Entre 1990 et 2005, les entreprises allemandes ont créé autant d'emplois dans le monde qu'elles en ont détruit, ou laissé détruire, en Allemagne. Est-ce que le recours à la main d'oeuvre des pays à bas salaire n'est pas une rupture encore plus importante du pacte social que l'évasion fiscale? La société allemande, aujourd'hui, est véritablement inquiète: elle a accepté un blocage des salaires de fait depuis plusieurs années et elle voit que les profits des entreprises ne cessent d'augmenter sans qu'elle puisse en profiter. Le discrédit de la classe politique est généralisé. L'Etat apparaît comme impuissant, ou réduit à des gesticulations pour faire oublier un échec politique global."
- Fraude fiscale en Allemagne
-Travailler plus...Siemens.pdf (Objet application/pdf)
-La délocalisation est globalement positive, selon Bruxelles
-Emplois et délocalisation-All.doc.pdf (Objet application/pdf)
-Presse allemande et crise
-Le Temps - économie>modèle allemand en péril<
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- L'aventure du capitalisme rhénan - Clio
"À la différence des libéraux hayekiens, le capitalisme rhénan insiste sur le rôle de l'État : il n'a pas à être « prestataire de services » mais doit demeurer le « régulateur du marché ». Il doit en faire respecter les règles et s'opposer aux groupes de pression qui vont à l'encontre du bien commun ou oppriment les non organisés...."

mardi 19 février 2008

Images et histoire

Le film documentaire peut-il rendre compte du passé ?
Pouvoir ambigü de l'image...

"Peut-on tourner des films historiques ?..." (J.Tulard)
-------"Le passé, c’est une reconstitution des sociétés et des êtres humains d’autrefois par des hommes et pour des hommes engagés dans le réseau des réalités humaines d’aujourd’hui" (Lucien Febvre)------------------

Débat :"La Résistance" : le docu-fiction de France 2 rétablit les mythes sous prétexte de les pulvériser

"..Il faut en premier lieu examiner de manière critique les archives filmées qui forment « la chair » du documentaire. Elles véhiculent le plus souvent une vision officielle ou stéréotypée : Marc Ferro l’a bien mis en valeur avec « Histoire parallèle », cette série initiée par Louisette Neil et diffusée par Arte. En effet, qu’est-ce qu’une prise de vues d’actualités ?

C’est généralement la résultante des instructions données par un rédacteur-en-chef à un reporter-caméraman. Celui-ci exécutera plus ou moins bien le travail confié, face à l’événement. Et parfois, les conditions du filmage sont très difficiles : en cas de conflit, par exemple. Dans le meilleur des cas, le matériau filmé aura un caractère journalistique, c’est à dire empreint de la subjectivité de l’opérateur et marqué aussi par les circonstances. Celui qui recueille les images peut les présenter à sa guise, tant par le choix de l’objectif et du cadrage que par la position de sa caméra, en plongée ou en contre-plongée, avec amorce ou sans. Quant aux images militaires et scènes de guerre, elles sont en général obtenues lors des manœuvres ou des exercices. Ou bien parfois, elles sont le résultat d’une « mise en scène » voulue (et contrôlée) par le pouvoir politique (cf. les « directives » de Joseph Goebbels aux opérateurs de la Wehrmacht).

Et puis il y a le montage, la musique, le commentaire. Avec les mêmes images, on peut leur donner un sens tout à fait différent..."

La Résistance n’a pas appelé à sauver les Juifs----------------------------------------------------------------------------
-Le film documentaire historique : vérités et mensonges...
-Film documentaire
-L'épreuve du réel à l'écran
-L’Histoire peut-elle se faire avec des archives filmiques ?:
"...Nous savons que les images, quelles qu’elles soient, peuvent être trompeuses. Elles cachent autant qu’elles montrent. Il est facile de leur faire dire tout et le contraire. Par conséquent, il importe de se méfier de la ressemblance et de la vraisemblance qu’elles semblent imposer. Ce sont des archives pas plus ni moins réelles que d’autres sources. Elles n’ont nullement valeur de preuve. D’où la nécessité de bien les identifier, de leur poser des questions (dont certaines font écho à des interrogations actuelles) de les rendre intelligible. Autrement dit d’en faire un objet d’histoire en se les réappropriant..." (Laurent Véray)
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-La manipulation par l'image
-Actualité Cinema

lundi 18 février 2008

KOSOVO : passions identitaires..



KOSOVO: baril de poudre ou apaisement prévisible ?
Le problème kosovar se dissoudra-t-il dans l'Europe?...

"L’indépendance, pour laquelle tous les partis politiques kosovars luttent depuis des années, est au cœur d’une bataille politique entre les grandes puissances. États-Unis, Russie et Union européenne règlent leurs différends au Kosovo, objet de marchandages internationaux qui dépassent, et de loin, les problématiques balkaniques..."(I.Lasserre)
-Indépendance du Kosovo, mode d'emploi
"...Le nouveau Kosovo promet un respect des droits des minorités, mais les Serbes redoutent que leurs relations, déjà tendues, avec la majorité albanaise, ne devienne intenable une fois le cordon rompu avec la "mère patrie" serbe. Un cocktail dangereux puisque c'est le sort de la minorité albanaise de Serbie qui a provoqué la guerre du Kosovo en 1999, et certains redoutent que l'inversion des rôles ne débouche un jour, sinon sur une guerre, au moins sur une montée des violences..."
"... Milosevic paraît bien avoir remporté une victoire posthume, et sans doute la plus inquiétante : le modèle d'états ethniquement purs semble bien être devenu recevable.
Ce modèle, que je tiens pour haïssable, nous promet un futur incertain et pas forcément souriant.
Autrement dit, Milosevic a tout perdu, et il est à craindre que nous (l'Europe) n'ayons rien gagné..."(T.Reboud)
-Kosovo : l’indépendance, et après ?
- Serge Halimi: Kosovo et désinformation
-Kosovo
-Indépendance du Kosovo, une bombe à retardement
-La boîte de Pandore des frontières balkaniques
-Dedefensa.org:désordre au Kosovo
-Le Courrier des Balkans
-Un cahier spécial sur le Kosovo
-Kosovo - Wikipédia
-Kosovo : Les États-Unis et l’Union européenne appuient un processus politique en lien avec le crime organisé
-La criminalité organisée au Kosovo
-Le Kosovo et la géopolitique des Balkans
-Va-t-on laisser l’UE achever l’ONU le 15 juin prochain au Kosovo ?
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Risques d'effets domino ?
"L’Espagne, confrontée aux problèmes catalan et surtout basque, craint un effet domino, comme la Roumanie et la Bulgarie qui ont d’importantes minorités. Finalement, le seul pays qui a des raisons de craindre que le Kosovo créé un précédent est Chypre, dont le nord est occupé par les troupes turques depuis 1974 afin de «protéger» la mi norité turcophone. Nettoyée de ses 200 000 occupants chypriotes grecs chassés vers le sud, la partie nord a déclaré son indépendance en 1975. Hormis la Turquie, nul n’a reconnu cet État. Pour l’instant ?...(J Quatremer)
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-Paradoxe des frontières
-Les Identités meurtrières - Amin Maalouf
-Eric Dupin - L'hystérie identitaire
-Un Etat français pris au piège de l’islamophobie ?

dimanche 17 février 2008

Dopage financier...

Nous n'irons pas tous au paradis...


DENIS ROBERT : la domination du monde
"...Dans le scandale qui électrise l'Allemagne en ce moment avec au moins 700 fraudeurs qui aurait caché plus de 4 milliards d'euros, je note, pour compléter l'information de Pascal, que LGT, la banque de Vaduz qui a abrité ces "voleurs de foule", a également un compte à Clearstream (voir doc joint). Je sais, ça devient routinier. N'oublions pas que Clearstream a déposé des dizaines de plaintes contre moi parce que j'ai osé écrire qu'elle était un "poumon de la finance parallèle". Clearstream n'est pas à l'initiative de la fraude. Ce sont évidemment les banques et leurs clients qui l'organisent. Mais Clearstream est l'outil qui sert à la dissimulation. En la contrôlant, on ralentira les fraudes. En fouillant ses archives, on retrouve des traces de virements vers les paradis fiscaux. Voilà comment lutter contre le capitalisme financier. Faites le savoir à Nicolas ou à Angela, ces petits télégraphistes de la haute finance qui poussent des cris de vierges effarouchées dès qu'un scandale éclate. Aujourd'hui soleil sur la plaine.">>( Fraude fiscale en Allemagne)>>{Staatsfeind Manager: Fälle wie Zumwinkel rütteln an unseren Grundregeln}
-Denis Robert - Wikipédia
-Denis Robert ClearStream journaliste investigation
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Les paradis fiscaux, piliers du capitalisme
"Les paradis fiscaux ne facilitent pas seulement les magouilles financières, ils sont au centre des stratégies des firmes et des flux bancaires internationaux....les entreprises des pays industrialisés et des pays émergents se servent des paradis fiscaux pour y établir des filiales qui vont aller investir ailleurs: peu taxées par définition, ce sont elles qui enregistreront les profits, tandis que leurs propres filiales dans les pays de destination finale, plus taxées, en feront peu...D'après les données de la Cnuced, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, on peut dire que les paradis fiscaux représentaient, à la fin 2005, un tiers du stock des investissements directs à l'étranger des firmes multinationales, avec une tendance à la hausse depuis la seconde moitié des années 90....Les criminels font passer le produit de leurs forfaits dans les paradis fiscaux pour pouvoir l'investir ensuite discrètement dans la poursuite de leurs activités illégales, mais aussi pour préparer leur retraite et l'avenir de leurs enfants. Les centres off-shore sont ainsi les filtres magiques qui effacent des mémoires l'origine criminelle des fortunes pour permettre, en une génération ou deux, les alliances avec la bonne société..."
-Paradis fiscal, enfer social
-Pour en finir avec les paradis fiscaux (Objet application/pdf):
Face à cette situation inacceptable, que pouvons-nous faire ? D'abord, combattre une idée reçue, celle de
l'impuissance politique. Si les acteurs dominants de la politique ou de l’économie souhaitaient réellement lutter
contre les paradis fiscaux, ils le pourraient. La cinquantaine de paradis fiscaux que compte la planète s'est
développée grâce au soutien actif des pays occidentaux, États-Unis et Europe en tête. Leur existence est d’ailleurs
parfaitement légale au regard de la législation internationale. Il ne s’agit pas de territoires ''pirates'' se développant
à l’insu des États ''légaux'' : 95 % des paradis fiscaux sont d’anciens comptoirs ou colonies britanniques, français,
espagnols, néerlandais, américains, restés dépendants des puissances tutélaires. Par exemple, comme le déclarait
un procureur de New York en 1998 : « Les îles Caïman appartiennent à la Couronne britannique. Leur gouverneur
comme leur ministre de la Justice sont nommés par Londres. Le Royaume-Uni a donc le pouvoir de mettre un terme au
laisser-faire dans sa colonie, mais il n’en fait rien. »7 La situation est similaire entre Monaco et la France, le Delaware
et les États-Unis, etc.
- Le guide touristique des paradis fiscaux
-Paradis fiscaux, la filière européenne
-Paradis fiscaux et délinquance financière

Actualité du dopage

Symptomatologie du dopage...

Un médecin, sportif, bon connaisseur du Tour de France,un des premiers à avoir dénoncé les méfaits du dopage dans le domaine du cyclisme professionnel, s'exprime sur la banalisation du dopage aujourd'hui:

J.P.de Mondenard:Pourquoi le dopage touche aussi les sportifs du dimanche ?
"... Pour se convaincre que le discours sur les dangers est totalement inopérant, il suffit de rappeler que la totalité des études scientifiques validées, ont montré la morbidité constante du tabagisme. Or, 30 à 40% des médecins fument! Sans commentaires..."
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Passionné de vélo (environ 8000 à 10000km par an) ,cyclosportif pourtant "zen", j'avoue que je me livre aussi à la drogue:pâtes de fruit, pain d'épice,pruneaux secs, pâtes alimentaires... mais ne le dites pas...!!!
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- Alain Ehrenberg, Le culte de la performance>>>Dopage et culte de la performance :
"...Envisagée comme une pratique sociale, la consommation de drogues de la stimulation ne peut être saisie que dans une relation à un univers symbolique qui lui donne un sens. Dès lors qu’une société voue un culte quasi unanime à la réussite individuelle et à la puissance (financière, corporelle, symbolique) mais aussi à l’esthétique corporelle et l’éternelle jeunesse, chacun a le devoir de modeler son corps, le rendre plus performant avec des moyens licites ou illicites....La prise de substances dopantes semble enfin traduire une sorte de rapport libéral au corps : lorsque des cyclistes ou des athlètes professionnels se dopent dans un but de performance, ils mettent en avant leur liberté de choix. Cette conception de la liberté individuelle ne s’accommode d’aucune entrave, notamment celles émanant de l’Etat et de ses politiques de santé publique ou de la jeunesse. Allusion anodine à la certitude d’une légitimité : celle du « droit » de manipuler son propre organisme, du « droit » de se doper dans un système sportif qui reprend à son compte le néolibéralisme ambiant. Parce qu’il a un effet grossissant, le sport reste ainsi un fabuleux révélateur du fonctionnement de nos sociétés post-industrielles..."
-La Performance, une nouvelle idéologie ?>>> L'Agora: Performance<<
-Drogues : mieux comprendre
-Sport, dopage et conduites addictives
- Le dopage - Doctissimo
-Dopage sportif : sites et documents francophones
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Alain Ehrenberg, De l'individu incertain à la fatigue d'être soi
"... Alain Ehrenberg fait le constat d'un niveau d'exigence d'autonomie insupportable pour l'individu et un déclin du conflit névrotique qui est aussi une montée de la souffrance et de la dépression plutôt qu'une délivrance des exigences sociales. Il pose ainsi les limites de l'autonomie et d'un projet de libération qui rend notre place précaire et nous accable de responsabilités nécessitant un soutien et un accompagnement personnel. Le passage de la discipline à l'injonction de se produire soi-même n'a pas desserré la contrainte sociale générant au contraire une pathologie du changement, de l'action, de la responsabilité et de l'insuffisance. .."


samedi 16 février 2008

Crise de la démocratie ?


"...C’est bien de cultiver l’estime de soi, mais l’individu doit affronter une question plus pressante : « comment parvient-on à obtenir l’estime des autres ? ». Comment survivre sans cultiver le désir d’appartenir à une collectivité qui fonctionne bien ? Il faut passer par la renégociation des rapports entre le « je » et le « nous »,que ce soit au niveau de la famille ou de la cité. Sinon, notre démocratie va se retrouver dans l’impasse..."(M. Gauchet)

-«Les droits de l’homme paralysent la démocratie»(M.Cauchet)
"...à être invoqués sans cesse, les droits de l’homme finissent par paralyser la démocratie. Si la démocratie peut être définie comme le pouvoir d’une collectivité de se gouverner elle-même, la sacralisation des libertés des membres de la dite collectivité a pour effet de vider ce pouvoir de sa substance..."
-«Nous allons devoir redevenir utopiques»(Zizek)
"...il y a des situations où la démocratie ne fonctionne pas, où elle perd sa substance, où il faut réinventer des modalités de mobilisation populaire..."
-Pour Olivier Mongin, le modèle est «miné»
"... la démocratie apparaît anthropologiquement minée par les dérives de l’individualisme. D’un point de vue exogène, elle est fragilisée de fait par la guerre en Irak, qui a ruiné l’idée d’une exportation imposée de la démocratie et les régimes autoritaires type Poutine se sont consolidés ; par le nouveau capitalisme post-fordiste, "séparateur" et inégalitaire, dont la tendance à la privatisation va à l’encontre d’une représentation du bien commun ; enfin, par les logiques d’entre soi et l’avènement du néo-libéralisme, qui entravent la nécessaire conflictualité de la vie démocratique. En France, sarkozysme aidant, la représentation politique est disqualifiée au profit de la représentation médiatique..."
-Par-delà la crise de la démocratie, par Anne-Cécile Robert
-GAP | La « crise de la démocratie représentative en France ».
"... La « notion » ou le « concept », comme on voudra, de « démocratie représentative » n’a rien d’une catégorie positive qui s’imposerait en elle-même et pour elle-même devant les phénomènes empiriques qui requièrent notre attention. Elle est au contraire le produit d’un travail social et intellectuel de construction. Elle a, à ce titre, une histoire qui en fait le résultat et des luttes politiques qui ont vu s’imposer un certain type d’institutions et des luttes symboliques visant à définir le sens de celles-ci..."
-CAPITALISME TRIOMPHANT OU DÉMOCRATIE EN CRISE ?
-Le baromètre politique français(Capdevielle)
"... Les grandes idéologies politiques ont progressivement disparu au profit du triomphe du néolibéralisme. Les grands partis ont renoncé face à la contrainte des marchés et de la mondialisation. Ils en sont devenus prisonniers et ont fortement intériorisé cette contrainte. Ils se sont laissés, tout simplement, déposséder du politique.
En simplifiant, « Ne nous engageons pas dans un programme de réformes de toutes façons hypothéquées au nom de la pression des marchés, de la concurrence ». Cette dernière notion devenant un élément central de l’action politique ou de l’inaction ! On aboutit, comme l’a montré Jean – Paul Fitoussi, à une surlégitimité économique au détriment de la démocratie...."
-La démocratie contre elle-même, Marcel Gauchet>>La démocratie contre elle-même>> >>L’individu privatisé
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-Néocésarisme ?
- Faillite de la gauche ?
- Consommateurs ou/et citoyens ?
- L'individu et le marché
-Mort du politique?
-Démocratie en péril ?
- Démocratie compassionnelle ?

vendredi 15 février 2008

Quel rapport à la la judéité ?





Jean Robin : « La judéomanie a créé une distinction entre les citoyens français »
"La judéomanie est un nom que j'ai inventé pour qualifier un phénomène pas vraiment récent, mais qui a pris au fil des années des proportions inquiétantes. Je la définis comme l'admiration outrée pour la communauté juive, qui génère de l'antisémitisme par retour de boomerang. En d'autres termes, la judéomanie permet de qualifier la discrimination positive dont la communauté juive est l'objet en France, et comment ce qui peut a priori apparaître comme un privilège se révèle en fait être un piège pour les juifs de France....La victimisation et la repentance ne sont omniprésentes dans notre pays que parce que ceux que nos élus l'ont bien voulu, et qu'ils ont envoyé ce message aux citoyens et aux médias : le culte du souvenir doit nous faire oublier la réflexion pour l'avenir. Ces visées électoralistes ont plongé le pays dans le puits sans fond de la commémoration, qui nous fait oublier jusqu'aux raisons pour lesquelles nous commémorons. Par exemple, nous sommes le seul pays à commémorer cinq fois par an la Shoah, alors qu'en Israël même ils ne la commémorent qu'une fois par an..."
-Un facteur d'antisémitisme : la « judéomanie » !
"La judéomanie est un livre éclairant déroulant une véritable thèse et avançant des propositions qui gagneraient à être discutées. Incontestablement, le livre de Jean Robin invite au débat. Mieux, il mérite un débat."
-Site personnel d' Esther Benbassa------------->Eloge de la diaspora (Avenir.pdf (Objet application/pdf)
" Tous les groupes ethniques et religieux savent utiliser les catastrophes, on ne va pas leur donner des leçons. Les Israéliens de tous âges sont tellement envahis par cette souffrance qu'ils ont du mal à voir celle de leurs voisins palestiniens. La souffrance de l'autre devient quasiment invisible, et pourtant aucune souffrance ne donne le droit de sous- estimer la souffrance de celui qui est en face de soi..."
-ElWatan-E. Benbassa(Objet application/pdf
Spécialiste de l'histoire du judaïsme, elle remet
en cause la volonté de placer l'Holocauste

au-dessus des autres génocides et ce qu'elle
nomme «la concurrence des victimes».
-Klein Théo, Manifeste d’un juif libre
-Le cadeau empoisonné
-La rupture, Nicolas Sarkozy, la France et Israël
-Norman G. Finkelstein
-Les mots et la terre. Les intellectuels en Israël (Shlomo Sand)
------------------------------AgoraVox le média citoyen : Mais quelle mouche a bien pu le piquer ?---------------------------

jeudi 14 février 2008

Des mésusages de l'histoire

De la prudence qu'il faut avoir dans l'évocation du passé...et son éventuelle instrumentalisation.

"L'Histoire justifie ce que l'on veut. Elle n'enseigne rigoureusement rien, car elle contient tout et donne des exemples de tout." (Paul Valéry)
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---------------NON à l’obligation de compassion pour les enfants ( Philippe Renève)------------------------------(Agoravox)-
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«Cela risque plutôt d'accabler les élèves»
«En liant artificiellement un enfant victime du nazisme à un élève de CM2, on risque de développer chez celui-ci un sentiment de culpabilité qui ne favorisera pas sa compréhension du monde historique.»
-Peut-on prendre une tragédie par la main ?
-S.Weil: «Mon sang s’est glacé. C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste. On ne peut pas infliger ça à des petits de dix ans, on ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter.»
-Un marketing mémoriel:
".... Le passé est devenu un entrepôt de ressources politiques ou identitaires, où chacun puise à son gré ce qui peut servir ses intérêts immédiats. Il est inquiétant de voir qu’une fois de plus, le - mauvais - exemple est donné au plus haut niveau, que la «mémoire» et la défense de bons sentiments ne servent qu’à faire passer les ombres de la politique réelle. "(Rousso)
-Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire (site d'utilité publique!)
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-L’histoire par Nicolas Sarkozy : le rêve passéiste d’un futur national-libéral

>>>>>>>-USAGES ET MESUSAGES DE L'HISTOIRE| Mediapart<<<<

-Guy Môquet :mémoire manipulée?
-L'Industrie de l'Holocauste - Wikipédia----------->Holocauste<
-Annette Wieviorka: "J'ai été choquée puis révoltée"

Chine d'hier, Chine d'aujourd'hui...





Une stimulante synthèse de :

Le Furtif:
1-Splendeur de la Chine ancienne et de sa marine
2- La Marine de guerre chinoise
3-La chine 3è marine de guerre du monde ?
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Présentation de l'éditeur :
"Cet ouvrage embrasse les quatre millénaires de civilisation chinoise sans lesquels il est impossible de comprendre ce pays aujourd'hui. Jacques Gernet nous présente les transformations successives de ce monde immense et fait ressortir les liens qui, à chaque moment, ont existé entre société, politique, économie, techniques, religions et vie intellectuelle. Il montre également que les relations entretenues avec d'autres parties du monde, et leurs apports constants, ont largement contribué à modeler la Chine contemporaine. Fin XIXe prise entre l'échec de sa modernisation et les progrès de l'intrusion étrangère, la Chine se délite puis tente de se restructurer autour du mouvement nationaliste de Sun-Yat-Sen. La guerre sino-japonaise et la guerre civile consécutive à la défaite du japon en 1945 mènent à l'avènement du communisme. Depuis la mort de Mao, la Chine populaire s'est engagée dans la voie de profondes mutations économiques et sociales."
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-Chine et Etats-Unis : condamnés à vivre en paix ?
-Le monde est de nouveau multipolaire
-Portail:Monde chinois - Wikipédia
-Ambassade de la République Populaire de Chine en France
-La Chine : première puissance économique du monde ?
-Chine: puissance technologique émergente[_2007.pdf (Objet application/pdf
- Dans l'arrière-cuisine du boom économique chinois

mardi 12 février 2008

Xénophobie...


(Vu par Claude)

"Depuis plus de 2 siècles, on retrouve les mêmes mots (ou maux ? ? ? ?) dans la bouche et l’esprit des xénophobes. il changent juste la nationalité de ceux qu’ils détestent !

Les figures de l’étranger

"Cette troisième partie s’intéresse aux représentations de l’étranger, cette fois pour l’ensemble du siècle. Que désigne-t-on par étranger au XIXe siècle ? Telle est la question, centrale, à laquelle on cherche à répondre. Dans la France du XIXe siècle, un certain nombre de groupes sociaux posent des problèmes, tant aux responsables politiques et administratifs qu’à la population: vagabonds, mendiants, plus généralement marginaux, sont désignés comme étrangers. En outre, la société française bruit d’innombrables conflits: entre villages tout proches, entre catholiques et protestants ou juifs, entre Bretons et Normands, Auvergnats et Parisiens, entre curés et maires, entre curés encore et instituteurs, entre compagnons, entre paysans et migrants saisonniers…: au-delà des simples motifs politiques ou religieux, ces conflits posent la question du rapport à l’Autre, un Autre perçu et défini comme étranger. Ainsi, deux conceptions de l’étranger, l’une locale, l’autre “nationale”, unanimement partagées par le paysan et le procureur, l’ouvrier et le ministre…, se côtoient, et s’interpénètrent tant dans les représentations sociales que dans l’action publique. Cependant, à mesure que les années passent, l’essentiel de ces conflits extrêmement localisés disparaît pour laisser place à des conflits qui, à partir des années 1880, participent de processus idéologiques, sociaux, politiques nationaux. Dans le même temps, l’usage du terme étranger évolue: s’il conserve son sens local (est étranger celui qui n’appartient pas au cadre de vie, professionnel, familial, spatial), le mot renvoie néanmoins de plus en plus à un individu que sa nationalité distingue. Par conséquent, à la conception floue, foisonnante, attestée par la polysémie débordante du vocable, se substitue une perception de plus en plus unifiée de l’étranger. Mieux encore, étranger réfère désormais à trois “catégories” majeures: les travailleurs immigrés, les espions et, dans certains milieux, les juifs. À Marseille, les dockers ne protestent plus contre les Piémontais ou les Italiens, mais contre les étrangers, c’est-à-dire la main-d’œuvre étrangère. Au même moment, des créations terminologiques expriment cette transformation sémantique: xénophobie, par exemple, apparaît au tournant du siècle.(...)

" Enfin, autre thème récurrent, la description des quartiers "réservés" de l’immigration. Là encore, il faut remonter à la fin du 19è siècle pour voir apparaître ce genre "littéraire" au moment de l’explosion de la presse locale en quête de sensationnel. En Lorraine par exemple, la presse populaire évoque "les vieilles sordides à la peau fripée et aux cheveux rares, qui font mijoter des fritures étranges dans des poêles ébréchées. Toute cette cuisine diabolique passe encore sous le ciel bleu de l’Italie, et fait d’ailleurs partie de la couleur locale des quartiers pauvres de Rome ou Naples. Mais il en est tout autrement en Lorraine où la saleté chronique et la façon de vivre déplorable des Italiens font courir de sérieux dangers de contamination à la population indigène" (l’Etoile de l’Est, 24 juillet 1905). Le comble de la xénophobie consiste ici à reprocher aux immigrés des conditions de vie en France dont la responsabilité incombe à la société française. On retrouve ce genre de descriptions très fréquemment dans l’entre deux guerres, notamment à Marseille. "Là, le blanc, et plus particulièrement, l’espagnol misérable, rétrograde jusqu’au sauvage. La bicoque devient la hutte, la hutte tombe dans l’immondice, l’immondice prend vie, se manifeste en pullulations pécunières." (L. Naudeau, 1931).(...)"

"Les Ritals

Mohammed s’appelait alors Giovanni ...

Premier artisan de l’immigration: l’Etat.

(...) Pendant la guerre de 14/18, parce qu’ils étaient arrachés au rythme des explosions dans les tranchées de la Meuse, les bras manquaient dans les champs ou les usines de fabrication d’armements ; des accords d’emploi furent ainsi conclus avec les pays amis, en particulier l’Italie. Un Office d’Etat dispersa sur le territoire les étrangers au gré des besoins, avec autant d’ardeur qu’il tenta de les renvoyer chez eux une fois le conflit achevé. Mais les syndicats d’employeurs avaient pris le relais...(...)

Deuxième artisan de l’immigration: le patronat.

La révolution industrielle impliqua un énorme besoin de main d’oeuvre non qualifiée dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle. Une partie du patronat regardait déjà vers les réservoirs de main d’oeuvre étrangère pour d’abord pallier les insuffisances de l’offre nationale, puis rabattre les prétentions des ouvriers français: dans les années 1860, les houillères du nord envoyaient des agents recruteurs en Italie ; les soyeux lyonnais déléguaient des padroni et vantaient les qualités des Italiens, "véritables chinois de l’occident", prêts à se contenter d’un peu de polenta à défaut de riz. C’est sous la direction d’un capo maestro que les équipes italiennes arrivaient toutes constituées dans les oliveraies méridionales des années 20. Contrats fallacieux et dépôts clandestins fleurissaient... Le patronat du Midi, avant guerre, avait vite compris tout le parti à tirer de cette "fourmilière" d’où l’on tirait ou rejetait, au gré des besoins, des journaliers interchangeables...(...)

"Le nombre des étrangers de toutes conditions qui vivent actuellement chez nous peut être évalué, sans crainte d’exagération, au chiffre de 1,8 millions, soit près de 5% de la population totale. [...] Nous devons dire, pour la clarté même de la question qui passionne l’universalité des travailleurs français que, sur ces 1,8 millions d’individus établis chez nous, 60 000 à peine vivent de leurs revenus, c’est à dire nous apportent de l’argent. Les autres, plus de 1,7 millions, nous en prennent, tout en échappant à la plupart des charges qui pèsent sur nos nationaux. Dans certaines villes, à Marseille par exemple, la majeure partie des grandes usines ont éliminé de leur personnel jusqu’au dernier de nos nationaux

[...] L’envahissement des Italiens s’étend rapidement à toute la Provence. A Toulon le mal sévit avec autant de violence qu’à Marseille.

[...] Tous les rebuts des cinq parties du monde peuvent acquérir la qualité de citoyen français. Bien mieux, le législateur de 1889 a imposé la qualité de français à des gens auxquels jusque là le hasard d’une natalité française accordait simplement la faculté d’une option. Le résultat inévitable de cette loi a été que les naturalisations ont décuplé.

[...] Après avoir aidé les leurs à conquérir sur nous le travail qui faisait vivre les nôtres, les Italiens naturalisés français marchent dès maintenant à la conquête de l’Hôtel de Ville de Marseille [...] La race française, fortement entamée dans cette ville, sera sûrement débordée avant peu, si l’on ne se décide à arrêter enfin la marée montante des naturalisations."

J. Berjont - "De l’envahissement des étrangers en France - la Provence Italienne" - 1903 - (extraits)(...)"""

à découvrir aussi:

"Les différentes vagues d’immigration

La France est le plus ancien pays d’immigration en Europe. Dès la seconde moitié du XIXe siècle une immigration de masse est venue combler les pénuries de main-d’œuvre.

D’abord frontalière (allemande, belge), elle s’est diversifiée à la fin du XIXe siècle, et plus encore après la Première Guerre mondiale, pour répondre aux besoins de reconstruction du pays. Les immigrations italienne (communauté la plus nombreuse en 1930) et polonaise ont largement contribué à alimenter les secteurs de la mine, du bâtiment et de l’industrie sidérurgique et métallurgique.

Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale le paysage migratoire s’est diversifié car l’immigration italienne, moins importante que prévue, a été remplacée par une immigration de courte durée, espagnole, portugaise, yougoslave, turque, tunisienne, marocaine et, enfin, originaire des pays subsahariens. L’immigration algérienne, quant à elle, est bien plus ancienne puisqu’elle a commencé dès la fin du XIXe siècle.(...)" (d'après Claude sur Agoravox)

La xénophobie : Le mot du psychanalyste

La lutte contre le racisme et la xénophobie : rapport d'activité 2004


lundi 11 février 2008

Chomage : chiffres fiables ?

Problème récurrent...

-Le premier portail d'information et d'échange sur le chômage et l'emploi
-Fabienne Brutus, la pasionaria de l'ANPE
- Un éclairage précieux de Fabienne Brutus
-Fabienne Brutus, agent ANPE, répond sur les vrais chiffres du chômage
"...A l'automne 2005 étaient ainsi déclarés en France 2 millions et demi de chômeurs, et l'on se félicitait d'être passé sous la barre psychologique des 10 % de la population active. Or, toutes catégories confondues, ils étaient un peu plus de 4 millions inscrits à l'ANPE à la même époque : soit 15 % de la population active. S'y ajoutent les jeunes non indemnisés, les vieux dispensés de recherche d'emploi, les RMistes non inscrits ou encore ceux qui, par lassitude, abandonnent le pointage : un bon million de personnes en plus, selon Fabienne Brutus. Total estimé : 5 millions de chômeurs en France. 19 % de la population active..." (Le Monde)
- Chômage, l’art du camouflage
-Autres Chiffres du Chômage
-L’'UNEDIC ou le FIASCO de l'’assurance chômage
-Eric Maurin: chômage, le chiffre caché (Objet application/pdf)
-Contre journal:chasse aux chômeurs...
-Baisse surprise du taux de chômage à 7,2 % de la population active au premier trimestre

Cohérence élyséenne ?...


Contradiction comme méthode politique ?

-Un nouvel élan pour les banlieues
-Sarkozy, ou l'art de la confusion:

..."La rhétorique de Nicolas Sarkozy participe ainsi d’une politique d’affolement, au même titre que son agitation tourbillonnante et sa fébrilité vibrionnante. En ne respectant jamais le principe de non-contradiction, le candidat rend la contradiction impossible: comment s’opposer à lui quand il dit tout et son contraire ? Le discours politique n’a plus aucun sens, et toute réponse, critique ou solution alternative, est piégée d’avance - récupérée et discréditée par la logorrhée du candidat.

Combattez la double peine ou proposez le vote des résidents non communautaires ? Le candidat vous répondra: « Pardonnez-moi », il s’est lui-même engagé sur ces thèmes qu’il faut « avoir le courage », il n’hésite pas à le dire, d’aborder de front. L’incohérence se présente ainsi comme « parler vrai ». Même Jean-Marie Le Pen semble déboussolé: réagissant aux propos de Nicolas Sarkozy sur la pédophilie, il estime que celui-ci « a dû se tromper, ce n’est pas possible ».

Cette confusion politique est une politique de la confusion: désorienter la politique par un discours désordonné, c’est créer les conditions de l’avènement d’une droite de dérive, plutôt que de rupture. On l’a vu avec l’insécurité depuis 2001. La présidence de George W. Bush a démontré qu’on pouvait à loisir brandir l’épouvantail terroriste pour susciter la peur et prétendre y répondre ensuite. La leçon n’a pas été perdue pour Nicolas Sarkozy: attiser l’insécurité, du terrorisme aux violences urbaines, c’est faire le jeu de la politique sécuritaire. Il en va de même dans le discours.

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy, c’est celui par qui le désordre arrive, dans la société, et dans les esprits. Et c’est sur cette stratégie du désordre, tant social qu’intellectuel, qu’il bâtit sa politique d’ordre. Malheur à lui - ou malheur à nous, démocrates de peu de foi ? Car il faudrait avoir la mémoire bien courte pour ne pas trembler devant cette irrationalité stratégique. ..."(Eric Fassin)

- Serge Hefez, psychiatre, analyse Nicolas Sarkozy
-Courrier international, ESTOCADE • Sarkozy, ce grand malade
- Sarkozy : Mensonges Et Contradictions
-La sortie de secours du Sarko-show, s'il vous plaît?

vendredi 8 février 2008

PIB : une notion à revoir



De quoi sommes-nous riches?...

PIB-Le produit intérieur brut et les autres indicateurs sociaux et économiques (PRB 00-22F)
".....Le PIB ne pouvant mesurer que les facteurs auxquels un prix est associé, il exclut automatiquement ce qui ne ressort pas de la sphère de l’économie, comme la faible criminalité, la stabilité familiale et la salubrité de l’air. Inversement, les coûts « négatifs » que sont le contrôle de la pollution ou les dépenses en systèmes d’alarme et en frais de garderie constituent une adjonction au PIB même s’ils contribuent peu au bien-être général ou n’y contribuent aucunement. Le PIB ne tient pas non plus compte des investissements en capital social, comme les investissements dans les collectivités ou les institutions sociales....."
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----------Reconsidérer la richesse: PATRICK VIVERET (
(Objet application/pdf)
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- "Qu'est-ce que la richesse ?" de Dominique Méda
"... Pour s’opposer au capitalisme, il faut s’extraire du processus productif et "en opérer la critique au nom même des valeurs qu’il remet en cause, mieux encore, au nom même des valeurs qui font de la société une société riche, une société civilisée. La meilleure stratégie n’est donc pas celle qui bégaye, implore, se raidit et dit "travail, travail, travail", mais celle qui s’enracine dans des valeurs ou dans des principes absolument essentiels à la vie de nos sociétés, que nous nous accorderions à reconnaître comme tels, et dont on pourrait montrer que le capitalisme ne les respecte pas, quand il ne les détruit pas"
Place Publique-Tous comptes faits, qu'est-ce que la
richesse-tri.pdf (Objet application/pdf)-

-
Pour un autre regard sur la richesse:

"...Peu regardante sur ce qu’elle additionne, la Croissance oublie par contre toutes les activités humaines qui ne donnent pas lieu à des dépenses monétaires : entraide, vie associative, temps passé avec nos enfants et attention aux anciens, ...

Souhaite-t-on une société où la principale boussole est celle du chiffre d’affaires, et où l’on accepte des inégalités de revenus de plus en plus criantes ?

Une société où les dégâts écologiques ne viennent jamais remettre en cause la logique de la course aux profits ? Souhaite-t-on une société où les dépenses de santé sont très élevées ou une société dont les personnes sont en bonne santé ? Souhaite-t-on une société où les loisirs ne sont "bons" que si ils entraînent des dépenses, ou choisit-on la douceur de vivre ? Et ainsi de suite...

Le PIB et la Croissance sont bien loin de mesurer l’amélioration du bien-être d’une société et du "bien-vivre" des individus. Ce ne serait pas si grave si cet indicateur se cantonnait à ce qu’il est, un regard sur les activités économiques. Mais son omniprésence dans les esprits en fait le raisonnement principal, affecte notre quotidien, empêche d’autres regards ...

La santé par exemple n’est abordée que comme une dépense, alors qu’elle devrait être traitée en termes d’investissement sur l’être humain. Mais la prévention est moins productrice de "croissance" que la réparation... Et les dégâts de la pollution ou du stress au travail sur la santé, par exemple, ne sont jamais comptabilisés en négatif dans le chiffre d’affaire des entreprises.... "

-Un objet comptable non identifié
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"L'argent n'est qu'une fiction et toute sa valeur celle que la loi lui donne. L'opinion de ceux qui en font usage n'a qu'à changer, il ne sera plus d'aucune utilité et ne procurera pas la moindre des choses nécessaires à la vie. On en aurait une énorme quantité qu'on ne trouverait point, par son moyen, les aliments les plus indispensables. Or il est absurde d'appeler "richesse" un métal dont l'abondance n'empêche pas de mourir de faim ; témoin ce Midas à qui le ciel, pour le punir de son insatiable avarice, avait accordé le don de convertir en or tout ce qu'il toucherait. " ARISTOTE

jeudi 7 février 2008

Brèves du jour

-Les profs refusent d'être notés en ligne par leurs élèves
FSU:Ces méthodes "conduisent tout droit l’Ecole de la République dans les méandres de la démagogie et du libéralisme les plus sauvages".
- Paradoxe? -Arcelor : Sarkozy invente la nationalisation locale
"Les Américains sont les champions du libéralisme en paroles et de l'interventionnisme en actes. L'amendement Exon-Florio de 1988, permet aux gouvernement fédéral de s'opposer à toute acquisition qui mettrait en péril la sécurité nationale ; la sécurité nationale est extrêmement vague.(B.Maris)
-Vigilance!-Laïcité : Sarkozy remet le couvert
« la morale laïque risque toujours de s'épuiser quand elle n'est pas adossée à une espérance qui comble l'aspiration à l'infini »(NS) . La conseillère Emmanuelle Mignon, théoricienne du sarkozysme, a, selon le Canard enchaîné , assuré que la loi de 1905 serait révisée « avant la fin du quinquénat. »
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ÉTATS-UNIS • Qui veut mes ados ?
Pour Dawn Robertson, porte-parole de Honk for Kids, une organisation basée en Indiana, "choisir un enfant comme si on feuilletait un catalogue Sears semble plutôt inapproprié, du moins ça en a tout l'air".
-Al-Qaida, une secte millénariste. >( Le retour à la laïcité réelle: voir réponse de G.Borat à Jacob)

mercredi 6 février 2008

Trahison des médias ?



- La Trahison des médias, le dessous des cartes
-La Trahison des médias de Pierre Servent-(Sans pilote dans le cockpit, les médias distillent de plus en plus une substance toxique pour la démocratie.
Ils inhibent le débat, formatent la pensée des responsables et assurent la promotion fugace d'improbables vedettes. Souvent impuissants, les journalistes assistent à la régression de leur métier et à la progression foudroyante de la médialomanie. C'est ce malaise profond que Pierre Servent dénonce dans La Trahison des médias. Dans une analyse au vitriol, il décrit les mécanismes d'un empire médiatique qui règne désormais sans partage sur les autres pouvoirs et trahit sa mission démocratique.
Son constat est accablant.)
-Notre métier a mal tourné :Philippe Cohen et Elisabeth Lévy
Qu'est-il donc arrivé au journalisme ? Les deux auteurs disent tout haut ce qu'on ne peut s'avouer dans les rédactions : leur métier a mal tourné ; la peur est devenue le premier carburant de la profession. L'industrie des médias est à présent dominée par quelques grands groupes, ce qui a contribué à écraser les individualités. Pour autant, si les journalistes se contentent de rediffuser la même information et la même vulgate en mille éclats de voix et de phrases, ils en sont aussi responsables.
-La forêt des médias - Accueil( F.Ent)
-Acrimed | Notre portail
-ContreInfo :: Informations Analyses Commentaires
-Observatoire français des médias]

- Halimi (-pdf(Objet application/pdf):les nouveaux chiens de garde
-Faire l'opinion: Patrick Champagne
-Qui veut la mort de la presse française ?
- La fin du MONDE ?

- Premier manipulateur d'opinion ?
-( La nouvelle distinction entre « articles d’opinion » et « articles privilégiant les faits »)
-Media control ( AGORAVOX)
-L’hégémonie médiatique de Rupert Murdoch

mardi 5 février 2008

L'école entreprise ?

Faillite de l'Etat, faillite de l'école républicaine?...

L'école va-t-elle pouvoir résister aux dérives d'une gestion purement comptable et essentiellement libérale ?

«... le projet éducatif de l’Ecole n’est plus, comme hier, porté par un volontarisme politique arrimé à une conception ambitieuse de la Nation et du Progrès .... le discours classique sur les « valeurs » de l’Ecole semble avoir aujourd’hui atteint ses limites..." (Rapport Thelot)
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-Rapport Pochard: Le retour de la nomenklatura pédagogiste
Le rapport Pochard « est la preuve qu'il n'y a pas d'incompatibilité entre la pensée pédagogique et la pensée libérale. C'est ce qu'on veut nous faire admettre. La commission prend exemple sur des méthodes abandonnées dans des pays, tels l'Allemagne ou l'Angleterre, qui viennent voir chez nous ce qui marche dans notre système… Et puis, il faut voir ce qu'il manque dans ce rapport sur «la condition enseignante» : rien sur les conditions effectives de l'enseignement, rien sur le contenu de l'enseignement, les disciplines, le savoir etc. Le rapport prône la bivalence (enseignement de deux matières). C'est l'assurance que les professeurs ne maîtriseront plus leurs disciplines. On fait des profs une pâte à modeler pour boucher des trous. Il faut sans doute de la flexibilité mais pas dans la matière que l'on enseigne. Des professeurs au rabais dans des facs IUFMisés pour enseigner ensuite dans des établissements dirigés par des chefs d'entreprise.... ».
"........Sans doute conviendrait-il de mettre en place un dispositif spécial de pré-recrutement» écrit le rapport Pochard, «Ce pré-recrutement aux modalités exigeantes, mais adaptées, serait dirigé vers des jeunes issus de catégories sociales défavorisées, souvent originaires de quartiers difficiles. Ils constitueraient un vivier d'enseignants de diversité sociale accrue, et ils formeraient une population d'enseignants plus stables dans des académies fuies aujourd'hui par les néo-titulaires dès qu'ils en ont la possibilité».
-L’école républicaine mise en bière:

"...Depuis une vingtaine d’années, une double rupture s’est produite dans le regard porté sur l’éducation. S’agissant des missions, les conceptions libérales ont mis davantage l’accent sur la constitution d’un « capital humain » très directement lié aux avantages futurs attendus sur le marché du travail, les savoirs et l’innovation étant considérés comme les moteurs de la compétitivité. Parallèlement, la priorité donnée à cette fonction économique a conduit à changer les méthodes visant à « mesurer » la qualité et l’efficacité de l’enseignement.

Les organismes internationaux, et plus particulièrement l’OCDE, se sont intéressés aux acquis des élèves plutôt qu’à la façon dont l’égalité des chances était respectée. Progressivement, les indicateurs de performance, les tableaux de comparaison entre établissements, entre régions ou entre Etats, les tests standardisés deviendront en effet une sorte de boîte à outils pour évaluer la qualité des systèmes éducatifs. Ce qui revient à importer les méthodes de gestion des entreprises et à réduire la fonction de l’école à une production de compétences soumise aux critères de rationalité et d’efficacité. Le Royaume-Uni en constitue un exemple caricatural..."

-Comme si l'école était une entreprise
-l'Europe libérale aux commandes de l'école,
-La strategie de Lisbonne (Objet application/pdf)
-Le nouvel esprit du capitalisme dans l'éducation?
-Fonction publique(_111_4.pdf )
-Ecole ,néolibéralisme et décervelage
"Le puissant lobby constitué par une quarantaine des plus importants dirigeants de l’industrie européenne a d’abord prôné « une rénovation accélérée du système d’enseignement et des programmes » [2]au nom de « la modernité » en déplorant « une faible influence de l’industrie sur les programmes enseignés » [3]. Puis les enseignants ont été stigmatisés pour « une compréhension insuffisante de l’environnement économique, des affaires, de la notion de profit, et des besoins de l’industrie » [4]. La mission de l’éducation est passée du développement de la culture à la fourniture d’une main d’œuvre adaptée aux besoins précis des employeurs, « des travailleurs capables de s’adapter aux changements permanents et de relever les nouveaux défis » ...
"Dans une optique libérale, c'est l'acte éducatif lui-même qui tend à devenir problématique.. La prétention d'enseigner quelque chose à quelqu'un...est, par définition, toujours suspecte. Il est en effet plus facile d'y voir une manière déguisée d'imposer à autrui ce qui ne constitue qu'une opinion privée, en droit toujours déconstructible.."(Michéa)
Il semble que la pensée libérale ait besoin de "sujets" à la pensée peu construite, sans principes assurés, moyennement cultivée, relativiste en tous points , sans résistance critique,donc perméable aux séductions du marché, à ses dogmes et à ses effets dans la réalité et dans la pensée...
-Reflexion (Muglioni)----Anna Arendt: " la pédagogie est devenue une science de l’enseignement en général, au point de s’affranchir complètement de la matière à enseigner. "----

-La casse du Service public d’Éducation est bien programmée depuis 1996 par l’OCDE

lundi 4 février 2008

Une Europe selon Hayek ?


-Opinion : « l’économie communiste de marché »
".....; L’Europe est ainsi en passe de réaliser les projets constitutionnels de l’un des pères du fondamentalisme économique contemporain : Friedrich Hayek. Hayek a développé dans son oeuvre le projet d’une "démocratie limitée", dans laquelle la répartition du travail et des richesses, de même que la monnaie, seraient soustraites à la décision politique et aux aléas électoraux. Il vouait une véritable haine au syndicalisme et plus généralement à toutes les institutions fondées sur la solidarité, car il y voyait la résurgence de "l’idée atavique de justice distributive", qui ne peut conduire qu’à la ruine de "l’ordre spontané du marché" fondé sur la vérité des prix et la recherche du gain individuel. Ne croyant pas à "l’acteur rationnel" en économie, il se fiait à la sélection naturelle des règles et pratiques, par la mise en concurrence des droits et des cultures à l’échelle internationale...Cette "sécession des élites" (selon l’heureuse expression de Christopher Lasch) est conduite par un nouveau type de dirigeants (hauts fonctionnaires, anciens responsables communistes, militants maoïstes reconvertis dans les affaires) qui n’ont plus grand-chose à voir avec l’entrepreneur capitaliste traditionnel. Leur ligne de conduite a été exprimée il y a peu avec beaucoup de franchise et de clarté par l’un d’entre eux : il faut "défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance" [1]."
-Denis Kessler veut casser le contrat social
-AgoraVox le média citoyen : L’Europe : libérale toujours

Un peu plus de deux mois avant la signature des traités de Rome, le 18 janvier 1957, Pierre Mendès France fait une intervention particulièrement prémonitoire à l’Assemblée Nationale :

"Le projet du marché commun, tel qu’il nous est présenté, est basé sur le libéralisme classique du xx ème siècle, selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes. L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie, on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique, au sens large du mot, nationale et internationale."

-Notre Désillusion européenne

-L'Europe libérale se couche devant l'impérialisme américain
-Friedrich August von Hayek
"...il soutient que les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales et que la seule façon d'en sortir est de laisser jouer les forces du marché. L'économie se trouve comparée dans cette théorie à la nature, son fonctionnement repose alors sur des lois, comme dans les sciences dures. La meilleure solution pour Hayek sera donc de laisser l'économie suivre sa tendance naturelle qui fonctionnne parfaitement seule..."
--------------------------------
(Ludwig von Mises)


Monnaie dévoyée ?


« Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. »
Nathan Rothschild, 1791
"Auri sacra fames" -la soif excécrable de l'or- (Keynes)

-ContreInfo :: Patrick Viveret : un coup d’état sur la monnaie

"...le paradoxe que nous vivions, c’est que ce que Stiglitz appelle le fondamentalisme marchand, l’extension démesurée de la sphère de la marchandise à tous les aspects de la vie sociale, affective, politique, culturelle et même spirituelle, a comme effet de limiter, voire de détruire les possibilités d’échanges.

La fonction normale de la monnaie, c’est d’être un fluide qui facilite l’échange et la création de richesse. Mais quand on a d’un coté une rareté artificielle de la monnaie, avec 3 milliards d’êtres humais qui vivent avec moins de 1 ou 2 dollars par jour, c’est l’équivalent d’une sous monétarisation qui bloque l’échange. Et quand on a à l’autre bout les 200 et quelques personnes qui ont un revenu cumulé égal à celui de milliards d’êtres humains, c’est le problème inverse. C’est une sur-monétarisation, qui fait que cet argent en excès ne se recycle plus dans l’économie réelle...."

-Reconsiderer la richesse
-Le dollar et l’Empire
-Robert Reich : le « supercapitalisme » menace la démocratie:
« Le supercapitalisme, c’est très bon pour les investisseurs qui maximisent leurs revenus et les consommateurs qui paient de moins en moins cher. Mais c’est néfaste à la production de biens publics, à la sécurité de l’emploi, au niveau des salaires, au climat de la planète... Ce que nous voulons en tant qu’épargnant et acheteur entre en conflit avec ce que nous voulons en tant que salarié et citoyen. ...le citoyen de base est désormais écartelé entre ses exigences et ses valeurs de citoyen, et ses impératifs de consommateur et d’investisseur - abandonnant souvent les premières au profit des seconds... les outils traditionnellement utilisés par les démocraties pour réguler les problèmes de société (redistribution, services publics efficaces...) sont en déroute..."
-Le crépuscule du capitalisme occidental ?
-Monde11-Maurice Allais
-La crise mondiale d’aujourd’hui, Maurice Allais
"...Qu'il s'agisse de la spéculation sur les monnaies ou de la spéculation sur les actions, ou de la spéculation sur les produits dérivés, le monde est devenu un vaste casino où les tables de jeu sont réparties sur toutes les longitudes et toutes les latitudes. Le jeu et les enchères, auxquelles participent des millions de joueurs, ne s'arrêtent jamais. Aux cotations américaines se succèdent les cotations à Tokyo et à Hongkong, puis à Londres, Francfort et Paris.

Partout, la spéculation est favorisée par le crédit puisqu'on peut acheter sans payer et vendre sans détenir. On constate le plus souvent une dissociation entre les données de l'économie réelle et les cours nominaux déterminés par la spéculation.

Sur toutes les places, cette spéculation, frénétique et fébrile, est permise, alimentée et amplifiée par le crédit. Jamais dans le passé elle n'avait atteint une telle ampleur....

Depuis deux décennies, une nouvelle doctrine s'était peu à peu imposée, la doctrine du libre-échange mondialiste, impliquant la disparition de tout obstacle aux libres mouvements des marchandises, des services et des capitaux.

· Suivant cette doctrine, la disparition de tous les obstacles à ces mouvements serait une condition à la fois nécessaire et suffisante d'une allocation optimale des ressources à l'échelle mondiale. Tous les pays et, dans chaque pays, tous les groupes sociaux verraient leur situation améliorée.

Le marché, et le marché seul, était considéré comme pouvant conduire à un équilibre stable, d’autant plus efficace qu’il pouvait fonctionner à l’échelle mondiale. En toutes circonstances, il convenait de se soumettre à sa discipline...

Plus que jamais, des réformes, très profondes et radicales, sont nécessaires :

- réforme du système du crédit ;

- stabilisation de la valeur réelle de l'unité de compte ;

- réforme des marchés boursiers ;

- réforme du système monétaire international...."