Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 31 mai 2008

Connaissez-vous Naomi Klein ?

Une conscience éveillée...

Sun Tzu disait :"Pour que le chant des victoires de votre adversaire n’affecte pas le moral de vos soldats, il est primordial de le discréditer par avance. Ainsi, le temps venu, ses propos seront percus comme une simple propagande"

"Seule une crise réelle ou imaginaire peut engendrer un changement profond" (Mitlon Friedman)= "La France est en faillite" (F. Fillon).

Lettre envoyée par le Pape Léon X à son neveu Lorenzo (en 1513): "Il faut maintenir la fiction, entretenue par les Médicis depuis 1434, de "république" ; il faut aussi (et il reparaît ici nettement l’enseignement du Magnifique), contrôler les organes de l’État par un réseau d’hommes sûrs, qu’il est néanmoins prudent de soumettre, en secret, à la surveillance de "confidents", connus du seul Prince. Il faut enfin, tout en laissant aux anciennes familles de l’aristocratie et du monde des affaires le rôle politique prépondérant qu’elles occupent depuis toujours, il faut donc ouvrir la classe politique à des hommes nouveaux, dont l’ascension doit tout aux Médicis."

Comment gagner de l’argent sur le dos du malheur ?:

"Ce que je dis c’est que le marché s’adapte à un marché qui sera fait de crises à l’avenir. C’est un nouveau modèle et c’est très inquiétant parce que nous perdons la motivation à sortir de cette ligne qui nous mène au désastre."
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- Naomi Klein : La stratégie du choc:

« Ces quatre dernières années, j’ai mené des recherches sur ce domaine peu exploré de l’histoire économique : la manière dont les crises ont préparé le chemin de la révolution économique droitière tout autour du globe. Une crise frappe, la panique se répand et les idéologues colmatent la brèche en réorganisant rapidement les sociétés dans l’intérêt des entreprises les plus importantes. Je désigne cette manœuvre sous les termes de “capitalisme du désastre” ». Présentation du dernier ouvrage de Naomi Klein qui, pour l’occasion, a co-réalisé une vidéo promotionelle utilisant sans retenue la technique qu’elle dénonce par ailleurs : le shock & awe, le choc et l’effroi.

La stratégie du choc - La montée d’un capitalisme du désastre

Naomi Klein - éditions Actes Sud

Qu’y a-t-il de commun entre le coup d’Etat de Pinochet au Chili en 1973, le massacre de la place Tiananmen en 1989, l’effondrement de l’Union soviétique, le naufrage de l’épopée Solidarnosc en Pologne, les difficultés rencontrées par Mandela dans l’Afrique du Sud post-apartheid, les attentats du 11 septembre, la guerre en Irak, le tsunami qui dévasta les côtes du Sri Lanka en 2004, le cyclone Katrina, l’année suivante, la pratique de la torture partout et en tous lieux - Abou Ghraïb ou Guantànamo - aujourd’hui ?.
Tous ces moments de notre histoire récente, répond Naomi Klein, ont partie liée avec l’avènement d’un "capitalisme du désastre". Approfondissant la réflexion militante entamée avec son best-seller No Logo, Naomi Klein dénonce, dans La stratégie du choc, l’existence d’opérations concertées clans le but d’assurer la prise de contrôle de la planète par les tenants d’un ultralibéralisme tout-puissant.
Ce dernier met sciemment à contribution crises et désastres pour substituer aux valeurs démocratiques, auxquelles les sociétés aspirent, la seule loi du marché et la barbarie de la spéculation.
Remarquablement conduite et documentée, cette histoire secrète du libre marché, qui dessine une nouvelle éthique de l’investigation journalistique, s’affirme comme une lecture indispensable pour réévaluer les enjeux des temps présent et à venir, vis-à-vis desquels les citoyens du monde portent, ensemble, une responsabilité impossible à déléguer.

La Stratégie du Choc » va encore frapper ! - AgoraVox
-Dérégulation & Libéralisme :La Stratégie Du Choc
-Capitalisme et fascisme : "la stratégie du choc" par Naomi Klein | AgoraVox- A qui profitent les crises ?
- Stratégie du choc et marketing de la peur
-Bagdad Année Zero
-Pour faire du fric, Bush conduit le capitalisme du désastre exploiteur de la souffrance du monde
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-Naomi Klein- Site
-Naomi Klein : "Suivre la naissance d'un nouveau modèle économique"
-Recherche Google : naomi klein

vendredi 30 mai 2008

Réduction de la mondialisation ?


Bonne nouvelle pour les entreprises et l'emploi si la tendance se maintient...
Vers une relocalisation...

La mondialisation est «réversible», selon la CIBC:

"La hausse des coûts de l'énergie limite les avantages de la mondialisation, en augmentant les frais de transport à un point tel qu'ils contraignent les entreprises à se rapprocher de leurs marchés respectifs, selon un rapport de Marchés mondiaux CIBC."
-
La hausse du pétrole diminue les avantages compétitifs de la Chine

-Transports : la mondialisation du yaourt aux fraises - Et maintenant ?
"... le yaourt aux fraises aura parcouru une distance effective de 9000 km, soit 13 fois la distance qui sépare son lieu de production de son lieu de consommation.

Déclinable à l'ensemble des biens de consommation, l'exemple illustre à merveille les effets de la mondialisation sur le développement des transports. Dans une optique de développement durable, cela pose au politique plusieurs questions :
- un enjeu économique : la forte dépendance des systèmes productif aux coûts de transport soulève le problème de leur rentabilité face à l'inéluctable hausse du pétrole du fait de sa raréfication prévisible.
- un enjeu sociétal : le développement des transports a de nombreux effets induits (maladies respiratoires, dégradation du patrimoine naturel et bâti, congestion des infrastructures...) dont le coût pèse sur la collectivité et singulièrement sur les systèmes de protection sociale.
- un enjeu écologique : l'emission de gaz à effets de serre fait peser une lourde menace sur l'évolution du climat et des fragiles équilibres qui ont permis l'émergence même de notre civilisation....
...
- Il faut repenser l'organisation territoriale des moyens de production. Il semble essentiel de limiter autant que possible le recours aux transports. L'application du principe du "pollueur-payeur", en internalisant le coût réel du transport dans les coûts de production serait en ce sens une incitation forte pour les entreprises à territorialiser leur production selon un schéma en filières verticales, alors qu'elles privilégient aujourd'hui une concentration horizontale sur le seul critère des coûts salariaux à chaque étape (matières premières, matériaux transformés, produits finis). Cette spécialisation en flilières des territoires doit être accompagnée politiquement, en donnant aux collectivités davantage de marges de manoeuvre pour attirer les investissements les plus cohérents en termes de débouchés pour leur activité économique...."

-
La mondialisation peut-elle durer ?

jeudi 29 mai 2008

Pétrole : vraie pénurie ou spéculation ?


Le peak oil comme alibi ?

Comment démêler le vrai de l'intoxication spéculative?..Le cours du brut se moque-t-il de la réalité des réserves ? Ou la baisse programmée de celles-ci stimule-t-elle la spéculation ?

« Il y a quelques managers des hedge funds là-bas qui maîtrisent la connaissance de la manière d’exploiter la théorie du pic pétrolier et le sujet brûlant de l'offre et la demande, et en prédisant audacieusement la progression choquante des prix à venir, ils ne font qu’ajouter davantage de carburant au feu de la spéculation dans une sorte de prophétie qui se réalise. »

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Pétrole : les pays exportateurs incapables de faire face à la demande : Info ou intox ?

Précisions sur l’origine du prix élevé du pétrole:

"Comme détaillé dans un article antérieur, un calcul prudent montre que, dans le prix du baril de pétrole brut d’aujourd'hui, au moins 60% des 128 dollars sont dus à la spéculation à terme non réglementée, des hedge funds, des banques et des groupes financiers. Ils utilisent les échanges à terme du ICE Futures de Londres et du NYMEX de New York, et les échanges inter-bancaires incontrôlés ou négociés hors cote pour échapper à tout examen minutieux. Les règlements de la Commodity Futures Trading Commission du gouvernement étasunien permettent aux spéculateurs d'acheter du pétrole brut grâce à des contrats à terme sur le Nymex, en avançant seulement 6% de la valeur du contrat. Le prix en ce moment étant de 128 dollars par baril, cela signifie que le spéculateur à terme n'a qu'à donner environ 8 dollars pour chaque baril et emprunter les autres 120 dollars. Cette « force » exceptionnelle de 16 pour 1 permet d’amener le prix à un niveau follement irréaliste et de compenser les pertes bancaires du subprime et des autres catastrophes au détriment de l'ensemble de la population [mondiale].

La mystification du pic pétrolier, c’est-à-dire l'argument selon lequel la production pétrolière aurait épuisé plus de la moitié des réserves, ce qui rend le pétrole bon marché et abondant sur le déclin dans le monde, a permis à cette fraude coûteuse de perdurer depuis l'invasion de l'Iraq en 2003 avec l'aide des principales banques, des négociants et des opérateurs pétroliers majeurs. Comme toujours, Washington tente d’en faire porter le chapeau aux producteurs arabes de l'OPEP. Le problème n'est pas la pénurie de l’approvisionnement en pétrole brut. En fait, l’offre est actuellement excédentaire dans le monde. Pourtant, le prix grimpe toujours plus haut. Pourquoi ? La réponse se trouve dans la politique manifestement délibérée du gouvernement étasunien, qui permet la manipulation effrénée du prix du pétrole...

...Comme le notait le rapport du Sénat en juin 2006, Le rôle de la spéculation dans le marché pétrolier sur la hausse du prix de l’essence, « Il y a quelques managers des hedge funds là-bas qui maîtrisent la connaissance de la manière d’exploiter la théorie du pic pétrolier et le sujet brûlant de l'offre et la demande, et en prédisant audacieusement la progression choquante des prix à venir, ils ne font qu’ajouter davantage de carburant au feu de la spéculation dans une sorte de prophétie qui se réalise. »


-L’énigme des cours du pétrole
-Pétrole : la spéculation bat son plein
-Comment Total s’engraisse sur le dos des consommateurs
-Peak Oil Panic !
-Pétrole : Yukos coupe court à la spéculation
-Le cours du brut se moque de la réalité des carburants
-Le pétrole, ça pollue, ça tue et ça rend fou...
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Le PETROLE , toujours le pétrole...

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mercredi 28 mai 2008

Paradis ou enfers fiscaux ?


Nous n'irons pas tous au paradis...

Paradis fiscaux : descente aux enfers ?...

Tendon d’Achille ou pilier du capitalisme ?

C’est Denis Robert, intervenant plusieurs fois ici, qui m’a fait prendre conscience de l’ampleur et de la perversité économique des bien nommés "paradis fiscaux" pour ceux qui y trouvent un refuge commode pour leurs capitaux et un lieu pour s’y livrer à des pratiques peu orthodoxes, à l’abri des lois, des contrôles fiscaux, des appareils d’Etat. On peut en dresser un carte détaillée, tant le phénomène est connu, et même en proposer un guide touristique, ou consulter sur internet des sites attractifs, qui ont pignon sur rue...

Certains Etats ont une attitude "bienveillante" à l’égard de paradis fiscaux dont ils profitent, directement ou indirectement. "La cinquantaine de paradis fiscaux que compte la planète s’est développée grâce au soutien actif des pays occidentaux, États-Unis et Europe en tête. Leur existence est d’ailleurs parfaitement légale au regard de la législation internationale. Il ne s’agit pas de territoires ’pirates’ se développant à l’insu des États ’légaux’ : 95 % des paradis fiscaux sont d’anciens comptoirs ou colonies britanniques, français, espagnols, néerlandais, américains, restés dépendants des puissances tutélaires."(1)

L’institutionnalisation de cette forme de détournement de considérables ressources financières, de pratiques frauduleuses, parfois mafieuses, a pu être qualifié d’"enfer" par certains analystes, d’autres y voient "le tendon d’Achille du capitalisme", une faiblesse majeure susceptible de contribuer à sa destruction. Mais peut-être faut-il considérer ce phénomène plus simplement comme le produit dérivé et monstrueux de l’ultralibéralisme financier à l’échelle planétaire, et peut-être même son "pilier" :

"... Les paradis fiscaux ne facilitent pas seulement les magouilles financières, ils sont au centre des stratégies des firmes et des flux bancaires internationaux... les entreprises des pays industrialisés et des pays émergents se servent des paradis fiscaux pour y établir des filiales qui vont aller investir ailleurs : peu taxées par définition, ce sont elles qui enregistreront les profits, tandis que leurs propres filiales dans les pays de destination finale, plus taxées, en feront peu... D’après les données de la Cnuced, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, on peut dire que les paradis fiscaux représentaient, à la fin 2005, un tiers du stock des investissements directs à l’étranger des firmes multinationales, avec une tendance à la hausse depuis la seconde moitié des années 90... Les criminels font passer le produit de leurs forfaits dans les paradis fiscaux pour pouvoir l’investir ensuite discrètement dans la poursuite de leurs activités illégales, mais aussi pour préparer leur retraite et l’avenir de leurs enfants. Les centres off-shore sont ainsi les filtres magiques qui effacent des mémoires l’origine criminelle des fortunes pour permettre, en une génération ou deux, les alliances avec la bonne société..." (2)

Un récent article de La Croix faisait récemment un bilan assez précis et saisissant de ces machines à détourner, à masquer, à recycler et à blanchir, à redonner honorabilité à des capitaux d’origine parfois criminelle :

"... Au niveau international, l’ONG Tax Justice network, qui œuvre pour la justice fiscale, a calculé que 11 500 milliards de dollars (7 500 milliards d’euros) étaient placés dans les paradis fiscaux ou centres off-shore par des personnes fortunées. Ce qui représente une perte de recette fiscale mondiale de 255 milliards de dollars (165 milliards d’euros) chaque année.

Les paradis fiscaux sont empruntés par les sociétés multinationales pour payer moins d’impôt sur les bénéfices. La pratique utilisée pour faire passer les profits d’une filiale à l’autre, en fonction des taux d’imposition dans les différents pays, est celle des prix de transfert. Une autre technique consiste à falsifier les prix sur les exportations et importations des marchandises ou service...

... Mais les multinationales se servent aussi des centres off-shore pour cacher leurs dettes afin de faire apparaître un meilleur bilan, voire, plus grave, pour truquer les comptes, à l’image du courtier Enron, qui avait créé jusqu’à 800 sociétés écrans dans différents paradis fiscaux. D’autres y dissimulent les rentes que leur procurent leurs brevets.

En 2005, le Wall Street Journal avait dévoilé que la quasi-totalité des revenus des brevets de Microsoft étaient gérés par une filiale en Irlande (où la fiscalité est attractive pour les multinationales), ce qui faisait perdre 500 millions de dollars (325 millions d’euros) de recettes fiscales par an aux États-Unis..." (3)

Devant un tel bilan, parfaitement connu des Etats, dont certains profitent abondamment, que faire ?... L’accablement peut être de mise et le fatalisme, né de l’impuissance des individus justement révoltés, peut contribuer à entretenir le système, qui ne peut que prendre plus d’ampleur.

Une action conjuguée des Etats lésés par de telles pratiques est possible, encore faudrait-il créer des instances internationales, autres que purement morales,capables de surveiller et de sanctionner. Quand on a vu le peu de moyens dont disposait Eva Joly pour ses investigations financières, on se dit qu’il y a encore du chemin à faire...

Nous ne sommes vraiment pas en bonne voie pour commencer à résoudre ce problème, qui échappe à nos regards, mais qui n’est pas sans conséquences dans la vie quotidienne de tout un chacun... Face à cette situation inacceptable, que pouvons-nous faire ? "Si les acteurs dominants de la politique ou de l’économie souhaitaient réellement lutter contre les paradis fiscaux, ils le pourraient"(4).

Faudra-t-il attendre une crise économique dévastatrice pour qu’un début de solution à ce brigandage international commence à se mettre en place ?

ZEN -Nous n’irons pas tous au paradis... | AgoraVox-

-Alors que l'ONU réclame 50 milliards pour éradiquer la pauvreté, plus de 10
000 milliards de dollars sommeillent à l'abri des regards dans les paradis
fiscaux.-
- Rien qu’en France, l'évasion fiscale est estimée à 50
milliards de dollars annuels, soit plus de 10% du budget de l’État.
-
« Les réseaux du crime organisé n’ont fait que suivre les chemins tout tracés par les entreprises multinationales et qu’emprunter les multiples circuits d’occultation que la plus fine fleur des avocats, notaires et banquiers londoniens, luxembourgeois et genevois ont su inventer »( lien 1)
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Introduction

Première Partie – Les effets socio-économiques dramatiques d’une spéculation monétaire excessive et le manque de ressources financières pour y pallier

Deuxième Partie – Maîtriser le système financier international en instaurant un mécanisme d’imposition des transactions de devises



Toyota mon amour


Le toyotisme , un modèle ?

Après les belles promesses pour une région sinistrée, un mariage apparemment réussi,une lune de miel d'une certaine durée, le toyotisme, nouvelle méthode production et de gestion des ressources humaines, a montré son vrai visage.. Un divorce?

Toyota, cette machine qui brise les hommes:

"Valenciennes (Nord), envoyée spéciale.

Ils s’appellent Damien, Guy, Régis, David, Jean-Christophe, Ingrid ou Éric. Ils ont entre 23 et 40 ans. Et tous ont littéralement « mal » au travail. À l’instar de Nicolas, 26 ans, qui a déjà le dos en compote et subit des infiltrations chaque semaine pour soulager ses douleurs au niveau des mains. À 25 ans, Romain, lui, souffre de tiraillement constant dans les vertèbres cervicales. Anthony, 23 ans, commence à avoir mal au dos. Christelle, 40 ans, a de sérieux maux de dos, sans parler de sa dépression chronique. Bruno, la trentaine, a eu une double hernie discale, tout comme Michel. Quant à Dimitri, il doit vivre avec des pincements lombaires, son arthrose cervicale et ses douleurs articulaires. Fred, enfin, a eu une main écrasée et en garde de graves séquelles. Leur point commun : tous sont employés à l’usine Toyota Motor Manufacturing France (TMMF) d’Onnaing, près de Valenciennes (Nord), comme ouvriers. Ou plus exactement comme « Toyota members ». Car, chez Toyota, on est avant tout une grande famille..."

- Le système Toyota
-Connaissez vous le " TOYOTISME " ?
-Toyota/Voix du Nord (Objet application/pdf):
"..Toyota il est beau, Toyota il est gentil. Arrivés avec le nouveau siècle comme le sauveur d’un bassin d’emploi exsangue, le constructeur japonais et sa nouvelle usine plantée à Onnaing n’échappent plus aujourd’hui au vent des critiques d’un système de production et de méthodes de management. Le fameux« Toyotisme ». Sans parler des condamnations pour discriminations syndicales, accumulées en un an près la cour d’appel de Douai.."

-Le « Toyotisme » vécu de l'intérieur
-Toyota, la japonaise mangeuse d'hommes
-Quand le Toyotisme arrive en France
"...Le secret de Toyota, c’est l’alliance entre capitalisme industriel et capitalisme moderne. Plus « l’esprit de Toyota » que la firme exhibait en 1973 à travers un slogan publicitaire : « Le respect de l’homme, voilà l’esprit de Toyota ».

-L'ouvrier toyotiste et le general intellect:
"...la classe ouvrière qui travaille en régime toyotiste peut être considérée comme une nouvelle « aristocratie ouvrière » (participation, fonctions de contrôle, diminution de la fatigue physique). De toutes les façons, le noeud du politique est désormais situé dans la nécessité de retrouver un lien positif avec le travail, tel qu’il est exprimé par le toyotisme, pour promouvoir une nouvelle alliance avec le social. Or, cette utopie est une utopie réactionnaire. Réactionnaire car elle renverse complètement, dans l’interprétation réelle, le rapport entre le travail social et le travail de l’usine. Réactionnaire car elle substitue l’impuissance de l’utopie à la possibilité d’une nouvelle constellation politique et matérielle. L’utopie de la nouvelle alliance est fondée sur affirmation du nouveau caractère positif que, dans l’organisation toyotiste, l’ouvrier entretiendrait avec la production. La division taylorienne entre élaboration et exécution, parcellisation extrême des rôles dans la chaîne de montage font place à l’inclusion ouvrière dans le processus d’ensemble de production. L’ouvrier est censé s’intéresser à la totalité de processus de production, à ses finalités (qualité et quantité), et il est en même temps libéré de la rigidité de la division des rôles. Si pour le taylorisme il s’agissait d’exclure la personnalité et la subjectivité ouvrière du processus de production, ici il s’agit par contre de « mettre l’esprit au travail ». L’inclusion de la subjectivité ouvrière dans le processus de production exprime donc une donnée réelle, fondamentalement irréversible, il dessine le nouveau terrain de la réalité et de la lutte..."

mardi 27 mai 2008

Agriculture et spéculation

Enfin, une prise de conscience ..tardive.
Reste à intervenir sur les causes...

Le Parlement Européen « préoccupé » par la spéculation sur les grains met en cause la politique des banques centrales:
"Dans une résolution votée le 22 mai, le Parlement se déclare « préoccupé par les effets que la spéculation sur les produits alimentaires de bases, notamment par les fonds alternatifs (hedge funds ) de matières premières, engendre pour la faim et la pauvreté ; invite la Commission à analyser l’impact de la spéculation sur les prix des denrées alimentaires. » Il souligne que la « crise alimentaire est étroitement liée à la crise financière au cours de laquelle les injections de liquidités auxquelles ont procédé les banques centrales pour prévenir des faillites sont susceptibles d’avoir intensifié les investissements spéculatifs dans les produits de base. » Les parlementaires considèrent que les politiques du FMI et de la Banque Mondiale privilégiant les monocultures d’exportation au détriment de l’agriculture vivrière sont responsables de la situation actuelle."

-La famine mondiale
-L’agriculture a été sacrifiée sur l’autel du marché:
« Il y bien longtemps que les campagnes du monde ont été saignées à blanc, que l’agriculture a été sacrifiée sur l’autel du marché. Destruction de cultures pastorales ancestrales en Afrique où des peuples d’agriculteurs millénaires ont été broyés, politiques agricoles peu subventionnées ou méprisées au profit de l’industrie et de l’exploitation des matières premières laissant une agriculture vivrière ou de subsistance en lambeaux. »
-La spéculation sur les matières premières ou comment s’enrichir sur la faim dans le monde
-Banques et investisseurs spéculent ouvertement sur la famine mondiale | AgoraVox
Edifiant! >>"... Bloomberg rapportait le 20 août 2007 les conseils avisés de cinq des plus "respectés" investisseurs et conseillers financiers de la planète. Et ce n’est pas triste... Tous recommandaient d’investir massivement dans le secteur des denrées alimentaires, Goldman Sachs en tête. "S’il y a un ralentissement mondial de l’activité, ça n’affectera pas les produits agricoles car les gens continueront de manger (...) L’acier, le fer et le nickel souffriront, mais les gens continueront d’acheter du pain et des pommes de terre", déclarait Sean Corrigan (Diapason Commodities Management, Suisse) en charge d’un portefeuille de 6 milliards de dollars. "Il y a trois milliards d’Asiatiques (...) qui ne perdront pas leur appétit à cause d’un problème aux Etats-Unis", affirmait aussi Jim Roggers, ancien associé de George Soros. Pour Marc Faber, les prix des matières premières agricoles étaient relativement "attractifs", citant aussi les perturbations climatiques qui menacent et qui feraient monter les prix...(N)
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-Multinationales et agriculture
-Famine mondiale : causes, remèdes ?
-Agriculture : small is beautiful : REINVENTER L'AGRICULTURE;;;

lundi 26 mai 2008

Paradis fiscaux

Article-extrait- paru le 28 Mai

La descente aux enfers des paradis fiscaux...

L'argent sale prospère dans les paradis fiscaux:
"...Au niveau international, l’ONG Tax Justice network, qui œuvre pour la justice fiscale, a calculé que 11 500 milliards de dollars (7 500 milliards d’euros) étaient placés dans les paradis fiscaux ou centres offshore par des personnes fortunées. Ce qui représente une perte de recette fiscale mondiale de 255 milliards de dollars (165 milliards d’euros) chaque année.
Les paradis fiscaux sont empruntés par les sociétés multinationales pour payer moins d’impôt sur les bénéfices. La pratique utilisée pour faire passer les profits d’une filiale à l’autre, en fonction des taux d’imposition dans les différents pays, est celle des prix de transfert. Une autre technique consiste à falsifier les prix sur les exportations et importations des marchandises ou service...
..Mais les multinationales se servent aussi des centres offshore pour cacher leurs dettes afin de faire apparaître un meilleur bilan, voire, plus grave, pour truquer les comptes, à l’image du courtier Enron, qui avait créé jusqu’à 800 sociétés écrans dans différents paradis fiscaux . D’autres y dissimulent les rentes que leur procurent leurs brevets.
En 2005, le Wall Street Journal avait dévoilé que la quasi-totalité des revenus des brevets de Microsoft étaient gérés par une filiale en Irlande (où la fiscalité est attractive pour les multinationales), ce qui faisait perdre 500 millions de dollars (325 millions d’euros) de recettes fiscales par an aux États-Unis....
...Selon R.BAKER, l’argent sale est devenu « une menace pour le système capitaliste », qu’il appelle à rendre « propre » et à se séparer de sa « philosophie utilitariste qui justifie la transgression de la loi, la pauvreté et les inégalités ».
La première raison de réagir, écrit-il, est « la peur », car la drogue, la criminalité et le terrorisme ont connu une croissance vertigineuse. « Les mafias profitent aussi de la libéralisation pour nouer des partenariats de circonstance avec d’autres mafias, voire des groupes terroristes », surenchérit Jacques de Saint Victor, auteur de Mafias, l’industrie de la peur.
De plus, la financiarisation de l’économie favorise, selon lui, la formation d’une « bourgeoisie mafieuse », se mêlant plus aisément aux élites traditionnelles, notamment dans le monde politique, sportif et financier.
Selon Callum McCarthy, chef de la Financial Services Authority, l’agence de régulation financière britannique, des groupes issus du crime organisé placeraient des hommes à eux à la City pour améliorer leur connaissance des mécanismes de contrôle interne afin de les contourner..."
-Le blanchiment d'argent
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-Paradis fiscaux, mode d’emploi
-IREF - Les Paradis fiscaux
-Paradis Fiscaux et Judiciaires
-Paradis fiscal - Wikipédia
- Créez sur l'Ile Maurice
-Mafias / l'industrie de la peur
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- Dopage financier...

dimanche 25 mai 2008

Elections USA : jeu de dupes ?



Maison-Blanche 2008 : un show anti-démocratique (Entretien sur le processus électoral aux États-unis):
"...Le système électoral est un casse-tête que l’immense majorité des citoyens ne comprend pas. Dès la fondation des États-Unis, les choses ont été volontairement embrouillées et elles ont été complexifiées avec le temps. La Constitution des États-Unis a été conçue en réaction à la Déclaration d’indépendance. Il s’agissait d’arrêter un processus potentiellement révolutionnaire et de créer une oligarchie nationale qui se substitue à l’aristocratie britannique. Alexander Hamilton —le principal père de la Constitution— a imaginé un système pour empêcher toute forme de souveraineté populaire : le fédéralisme. Ce mot est équivoque. Dans la vieille Europe, on l’utilise pour désigner une forme d’union politique démocratique qui respecte les identités particulières et maintient des souverainetés partielles. On pense à la Confédération helvétique par exemple. Hamilton, quant à lui, a pensé le système non de bas en haut, mais de haut en bas. Il n’a pas fédéré des communautés locales pour créer un État, mais il a divisé l’État en utilisant des communautés locales....Alexander Hamilton était obsédé par sa hantise de la « populace » et sa volonté de créer une oligarchie états-unienne équivalente à la gentry britannique. Au cours du temps, son courant politique a imaginé toutes sortes de verrous pour tenir le peuple loin de la politique.Comme toujours, chaque État dispose de ses propres lois. D’une manière générale, elles visent à limiter la possibilité de créer un parti politique et de présenter des candidats aux diverses élections. Dans la plupart des scrutins locaux, il est interdit de se présenter sans l’investiture d’un parti et il est impossible en pratique de créer un nouveau parti.Le système le plus caricatural est celui du New Jersey où il faut réunir 10 % des électeurs pour pouvoir créer un nouveau parti, une condition que chacun sait irréalisable et qui interdit définitivement aux petits partis états-uniens de disposer d’une section au New Jersey.C’est un système entièrement fermé sur lui-même dans lequel, au final, la vie politique a été confisquée par les responsables des deux grands partis au niveau de chaque État. Il est impensable de pouvoir jouer un rôle si l’on n’est pas au préalable coopté par ces gens là...

Ne nous laissons pas submerger par les problématiques que nous imposent les grands médias. Savoir si les États-Unis vont maintenir avec McCain 100 000 GI et 200 000 mercenaires en Irak ou s’ils vont avec Obama diminuer le nombre de GI’s et augmenter celui des mercenaires ne change pas grand chose. La vraie question, c’est de savoir si les États-Unis ont encore les moyens de leurs ambitions et peuvent gouverner le monde —comme les néoconservateurs persistent à la prétendre— ou s’ils sont minés de l’intérieur et doivent abandonner leur rêve impérial pour éviter l’effondrement —comme l’a déjà expliqué la Commission Baker-Hamilton—...">>>Rapport du groupe d'étude sur l'Irak<<< -Élection présidentielle américaine
-Elections américaines : l'argent au cœur des débats
-Quand ceux qui signent les chèques font les lois
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-Présidentielle américaine : l'argent de la campagne et les dépenses des candidats:


Présidentielle US

En France, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ont dépensé environ 20 millions d'euros chacun pour la campagne présidentielle de 2007. Il s'agit du plafond maximum de dépenses autorisées. A chaque élection, les comptes de campagne sont vérifiés par une commission nationale : hébergement, frais d'organisation de meeting, dépenses de maquillage, tout y passe. Aux Etats-Unis, les dépenses de campagne s'élèvent à plusieurs centaines de millions de dollars. Alors que les campagnes électorales sont financées sur fonds publics en France, l'appel au don de personne morale et de personne physique est un élément central dans la campagne américaine. Il suffit de voir la place prépondérante de ces appels au don sur les sites web de campagne des candidats pour s'en rendre compte. Mais pourquoi John McCane, Barak Obama et Hillary Clinton amassent-ils autant d'argent ?


samedi 24 mai 2008

IRAN et bruits de bottes



Quelqu’un cherche vraiment la guerre avec l’Iran... ?


« Une réunion du Conseil de la Sécurité nationale a approuvé les plans d’attaque par missiles Cruise contre une base Al Qods (la Garde révolutionnaire iranienne) où seraient entraînés les militants irakiens engagés dans la guérilla contre les troupes d’occupation », dans article journal The American Conservative.

"There is considerable speculation and buzz in Washington today suggesting that the National Security Council has agreed in principle to proceed with plans to attack an Iranian al-Qods-run camp that is believed to be training Iraqi militants” .

"...Gary Leupp (professeur d'histoire et orientaliste) est on ne peut plus pessimiste sur l’éventuelle opposition de l’opinion publique étasunienne qui serait prise dans une grande flambée patriotique de soutien à « nos boys au front » ; quant aux deux candidats démocrates à la présidence, tant Hillary Clinton que Barak Obama ont déjà assuré que, contre l’Iran, « toute option est valable » ; sans parler du républicain McCain, qui a même été décrit par un de ses partisans comme « un Bush aux stéroïdes ». Une grande guerre moyen-orientale rendrait certaine sa déjà probable victoire en novembre ; elle aiderait les Etats-Unis à dépasser leur plus grave crise économique depuis celle des années Trente ; et dans le projet insensé des neocons, l’interruption des flux énergétiques moyen-orientaux vers la Chine, l’Inde et l’Europe, ainsi qu’une utilisation possible d’armes nucléaires tactiques contre l’Iran, renforcerait l’hégémonie politique militaire du grand empire d’occident sur le monde entier."

- Olmert propose aux USA de décréter un blocus aérien et maritime de l’Iran:
« Le premier ministre israélien Ehud Olmert a proposé aux Etats-Unis de mettre en place un blocus aérien et maritime destiné à isoler l’Iran du reste du monde, annonce mercredi le quotidien israélien Haaretz. » Olmert ne peut méconnaitre la portée symbolique d’une telle mesure. En 1967, c’est à la suite du blocus du Golfe d’Akaba décidé par l’Egypte, qu’Israël a déclenché la guerre des six jours.

Novosti, 21 mai 2008

Lors d’une rencontre avec une délégation constituée de membres du Congrès américain conduite par la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, M. Olmert a laissé entendre que de son point de vue, les sanctions économiques décrétées contre l’Iran étaient épuisées, et a appelé les Américains à envisager des mesures plus "agressives" afin de faire face au problème iranien, considéré comme la menace numéro 1 par l’Etat hébreu."

-Zbigniew Brzezinski and William Odom - A Sensible Path on Iran

Dominique Larchey-Wendling :
"Fin 2007, les services de renseignements américains ont publié un rapport, le fameux NIE 2007 où ils affirment que l’Iran n’a pas poursuivit de recherche sur le nucléaire militaire depuis 2003 au moins.Toutes ces affirmations sur la volonté supposée de l’Iran d’acquérir la bombe atomique sont en contradiction frontale avec les conclusions de ce rapport. Elles font donc partie d’une entreprise de propagande type Arme de Destruction Massive pour le cas de l’Irak ...L’attaque souhaitée sur l’Iran n’a rien à voir avec la menace nucléaire Iranienne vu que celle-ci n’existe pas. Par contre, d’autres Etats bien plus instables comme le Pakistan par exemple la possède ... va-t-on les bombarder eux-aussi ?L’attaque sur l’Iran est motivée par la volonté américaine de contrôler par la force cette région cruciale pour le pétrole et le pouvoir qu’il procure. C’est le maintien de l’hégémonie américaine qui est en jeu. N’imaginez pas un instant que la Chine, le Japon, la Russie vont apprécier un bombardement de l’Iran. Quand à l’Europe, si nous voulons vraiment nous bunkériser avec un empire arrogant et irresponsable qui s’écroule devant nos yeux, nous n’avons qu’à les suivre ... mais nous serons les perdants de la guerre mondiale qui s’en suivra. Ecoutez les sages propos de Zbig Brzezinski (qui n’a rien d’une colombe) en mars 2007:"Nous devons survivre aux 20 prochains mois sans que la guerre en Irak ne s’étende [...] à l’Iran, parce que si nous faisons cela [...] ça sera la fin de la suprématie globale des Etats-Unis

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C'est bien pour le pétrole...
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vendredi 23 mai 2008

Le contrat plutôt que la loi ?


Banalité et immoralité, par Paul Jorion:
« Dans le monde des affaires, rien ne prévient automatiquement les décisions rationnelles contre l’immoralité. » Les libéraux affirment que les « lois » du marché permettent de pacifier les relations humaines bien plus efficacement que le politique, au mieux suspecté d’inefficacité et de démagogie, au pire de tentation totalitaire. De là vient leur préférence pour le contrat plutôt que la loi, et leur volonté de réduire l’action publique à la portion congrue. Mais comment ne pas voir que la recherche systématique du profit maximum, en encourageant à s’affranchir de toute règle morale et à nier la notion de bien commun, sape les bases même du vivre ensemble ? Paul Jorion réaffirme la nécessité de domestiquer l’économie, en lui donnant un cadre, une constitution.
"les principes selon lesquels fonctionnent l’économie et la finance sont ceux - spontanés - qui règlent les processus naturels, ceux qui caractérisent la nature laissée à elle-même, avant que n’intervienne la domestication que notre espèce s’est imposée à elle-même, comme ce fut le cas quand elle inventa la démocratie : ceux de l’antagonisme entre les parties impliquées qui prend, selon les circonstances, la forme de la confrontation larvée ou du conflit ouvert.

"Tant que l’économie et la finance n’auront pas connu une révolution comparable à celle que constitua pour le politique l’avènement de la démocratie, tant que n’existera pas, selon l’expression que j’utilise, « une constitution pour l’économie », ni les comportements ordinaires, ni les décisions rationnelles en leur sein ne seront automatiquement moraux - et l’on devrait cesser de feindre s’en étonner."

-Loi et contrat : la protection des salariés en question
- "Simplifier" le droit du travail ?
-Feu le Code du Travail ?
-Salariat : à l'américaine ?
-Vers une précarité généralisée ?
"...le risque évident de généralisation du contrat « de projet » assorti du licenciement amiable pour fin de l’objet du contrat, fait peser sur LES SEULS SALARIES le poids des incertitudes entrepreunariales en laissant à la très hypothétique bonne volonté collective le soin de financer les inter « contrats de projet » par le régime ASSEDIC ..." (C.)

jeudi 22 mai 2008

Qui sont les fraudeurs ?



Une lutte contre la fraude très sélective:
"Sous l’impulsion présidentielle, Sarkozy ne cessant de vilipender les "assistés" et les "tricheurs", le gouvernement intensifie la lutte contre la fraude, coordonnée par Éric Woerth, ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique.
L’ennui, c’est que les plus grands fraudeurs ne sont pas ceux que l’on désigne à la vindicte populaire. Lutte contre la fraude : le gouvernement se trompe de priorité, titre ainsi Philippe Frémeaux, directeur de la rédaction de notre revue de chevet, Alternatives économiques : "Eric Woerth, le ministre du Budget, a annoncé mercredi 16 avril, la création d’une délégation nationale de lutte contre la fraude. On serait tenté de saluer ce témoignage de la volonté des pouvoirs publics de lutter contre la fraude si les mesures annoncées hier par le ministre ne se concentraient pas sur la chasse aux fraudeurs aux prestations sociales, notamment via le croisement de différents fichiers et de nouveaux dispositifs d’évaluation de la situation des personnes. (...) Selon les estimations du Conseil des prélèvements obligatoires, le montant de la fraude fiscale et sociale tourne, en France, entre 28 et 40 milliards d’euros, soit 1,7 % ou 2,3 % du PIB. Le Syndicat national unifié des impôts (SNUI) l’évalue pour sa part à 50 milliards d’euros. Mais peu importent les chiffres - par définition, on ne peut chiffrer avec exactitude les comportements délictueux -, on constate à ces évaluations que le montant de la fraude équivaut peu ou prou au déficit du budget de l’Etat ! Or, la fraude aux prestations sociales ne contribue que pour une part négligeable à ce total. Ainsi, la Caisse nationale d’assurance-maladie n’a constaté, en dépit des moyens croissants mis en œuvre pour lutter contre la fraude, que 116 millions d’euros de fraude en 2007. La Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF) en est resté à 35 millions en 2006. Quant à l’Unedic, la caisse d’assurance-chômage, elle évalue à 140 millions d’euros les sommes perçues par des chômeurs faussement déclarés. Au total, moins de 300 millions d’euros. En admettant même que ces organismes n’identifient qu’une part limitée de la fraude et que celle-ci s’élève à deux fois, voire trois fois les montants détectés, on n’atteindrait pas le milliard d’euros. Un montant à rapporter aux 500 milliards d’euros redistribués chaque année par l’ensemble des régimes sociaux. Alors ? Alors l’essentiel de la fraude est liée à la fiscalité. Des ménages pour une petite part, et surtout des entreprises, qui déploient parfois une grande intelligence pour éviter de payer la TVA ou minimiser, au-delà de ce que les règles légales autorisent, leur impôt sur les bénéfices des sociétés. Or, dans ce domaine, le discours politique est précisément inverse de celui qui prévaut en matière sociale. La priorité affirmée est d’alléger la fiscalité assise sur les entreprises...."(O.Bonnet)


-Le Figaro –Fraude fiscale:

"Chaque année, c'est l'équivalent du déficit budgétaire de l'Etat qui est détourné.."

-Fraude fiscale et sociale : effet d'affichage,dilution du contrôle ou vraie ambition ?
-Fraude fiscale de A à Z
-Fraude fiscale : et en France ?

Israëliens et palestiniens


Point de vue d'un Israëlien.

Un passé lourd de violence, un présent sans perspective...quel avenir ?

Israéliens et Palestiniens : conflit et solution:

"Avant de parvenir à quelque conclusion significative que ce soit, - et bien certainement avant de prendre parti -, nous devons être clairs sur la façon d'appréhender le problème. Commencer de façon normative serait une erreur. Il faut porter un jugement moral. Je ne me ferai certainement pas l'avocat d'une idée contraire. Mais il ne faut pas commencer par porter des jugements moraux. Décerner des blâmes pour cause d'atrocités n'est pas un bon point de départ.
"Dans tout conflit violent, il arrive que les deux côtés, - et c'est souvent le cas -, commettent des atrocités épouvantables: Tuer et mutiler au hasard des innocents désarmés, détruire leurs maisons, les priver de leurs moyens d'existence. Et, bien sûr, toutes ces atrocités doivent être condamnées. Oui, il est tout à fait aisé de montrer qu'Israël commet des atrocités à bien plus grande échelle, incommensurablement plus grande, que ses opposants palestiniens (ou autres arabes) Mais, en soi, cela n'est pas une base suffisante pour prendre parti. Israël fait beaucoup plus de mal, commet des atrocités plus horribles parce qu'il le peut : il est beaucoup plus fort. Il a une énorme machine de guerre, une des plus grandes dans l'absolu et la plus formidable par rapport à sa taille. C'est pourquoi le bilan des atrocités ne signifie pas forcément qu'Israël a tort. De même, se demander « qui a commencé ? » n'est d'aucune aide.
Chaque côté prétend se venger des crimes que l'autre a perpétrés. Les médias parlent de « cycle de la violence », en fait ce n'est pas véritablement un cycle, c'est une spirale. Jusqu'où peut-on revenir en arrière ? Et même si nous reculons aussi loin qu'il soit possible de reculer, si nous trouvons qui a tiré le premier, qu'est-ce que cela donne ? Peut-être que celui qui a tiré le premier avait raison ? Il faudrait se confronter au problème de façon descriptive et analytique. Nous devons poser la question : « quelle est la nature du conflit ? De quoi s'agit-il ? »
La compréhension devrait précéder le jugement. Quand nous comprendrons de quoi il s'agit, chacun d'entre nous pourra appliquer ses principes moraux et porter un jugement. Et alors, alors seulement, ayant compris la nature du conflit et porté un jugement moral, nous pourrons élaborer ce que serait une solution du conflit et essayer d'imaginer ce qu'il faudrait faire pour arriver à cette solution....
...Aucun équilibre des forces n'est éternel. Une véritable solution du conflit deviendra possible à long terme, lors d'un changement dans l'équilibre des forces actuel. Il est impossible de prévoir exactement comment ce changement pourrait arriver. Mais il paraît tout à fait certain qu'il ne se confinera pas à la relation entre Israël et les Palestiniens, alors que rien d'autre ne bougerait. Cela impliquera forcément des mouvements tectoniques dans toute la région ainsi que des bouleversements à l'échelle mondiale. L'interconnexion de deux processus se renforçant mutuellement sera une nécessité vitale pour un changement du rapport des forces. D'abord le déclin de la domination de la puissance américaine et tout particulièrement la capacité des Etats-Unis à soutenir l'hégémonie régionale d'Israël sans que cela implique des coûts économiques et politiques inacceptables. Deuxièmement, une transformation sociale, économique et politique de l'Orient arabe, menant à un degré d'unification de la Nation arabe, le plus vraisemblable étant sous la forme d'une fédération régionale. Cela n'a guère de sens de discuter d'une solution du conflit israélo-palestinien comme s'il avait lieu dans une boite palestinienne isolée, -divisée ou en un seul morceau, - en ignorant le reste de la région et en ne prenant pas en compte la transformation sans laquelle cette solution serait dans tous les cas impossible. Mise dans son contexte régional approprié, notre vision d'une solution implique un changement de regard. Ce serait une erreur d'en rester à des données figées une fois pour toutes, Israël dans les frontières de 48 à 67 ou la Palestine dans ses frontières de 1923 à 1948. En réalité les données de base sont humaines : les deux groupes nationaux qui sont directement impliqués dans le conflit et qui continueront à exister pendant encore très longtemps, les Arabes palestiniens et les Hébreux israéliens. La tâche sera alors de faire vivre ces deux groupes dans une union nationale ou dans une fédération. Les frontières deviendront des démarcations internes à la Fédération et seront tracées selon les besoins. Nous ne pouvons pas prévoir ce qu'elles seront, mais il n'est pas du tout obligatoire qu'elles soient conformes à celles qui ont existé jusqu'à maintenant..."
-Autre point de vue,celui d'un palestinien : >Courrier international, 60 ans après la “catastrophe”: la "faute originelle"-Palestine-

-Israël : entre mythe et histoire
- Palestine : simple " problème démographique" ?
-Histoire d'Israël : revisitée par Bush
-Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949)

mercredi 21 mai 2008

La dette : faillite de l'Etat ?


Cotiser plus pour vieillir plus?...
Le "bon sens " est parfois un argument ultralibéral...

Le virus du «bon sens» libéral se propage : après Aphatie, Barbier et Demorand !
"...ce prétendu « bon sens » n'est en fait que l'emballage familier et simpliste d'une vraie rhétorique anti-étatique primaire. Cette «faillite» annoncée ramène à de belles angoisses sociales qui tétanisent les foules et font courber les têtes : les étiquettes valsant dans les années 1920 en Allemagne, les banques fermant brutalement en Argentine laissant sur le carreau des centaines de clients ruinés dans les années 1990...
-La France est-elle en faillite ?
"«La dette publique française (64, 2 % du PIB) est inférieure à celle de la zone euro (69,1 %) et de l'Allemagne (67,9 %), approximativement au niveau des Etats-Unis (65 %) et nettement en dessous de l'Italie (107 %) et du Japon (159 %). De plus, la dette au sens de Maastricht est une mesure brute qui ne prend pas en compte les actifs détenus par les administrations publiques. Si on comptabilise l'ensemble des actifs, c'est-à-dire aussi les actifs physiques, les administrations publiques ne présentent plus une dette, mais une richesse nette (37,8 % du PIB en 2006). (…) Le bébé français ne récupère pas à la naissance une dette publique de 18 700 euros, mais hérite au contraire d'un actif net de 11 000 euros, même s'il est vrai qu'une partie des actifs physiques ne sont pas cessibles et qu'il est difficile de leur donner une valeur marchande».
-Jean-Paul Fitoussi : mieux vaut endetter l'Etat que les Français!
"...ce n'est pas la croissance qui détermine la politique économique, mais la politique économique qui détermine la croissance. A l'inverse, les dirigeants des Etats-Unis ne supportent pas de ne pas bénéficier de la croissance, et la population américaine ne supporte pas le chômage, peut-être parce qu'il s'agit d'une société plus inégalitaire que l'Europe, dans laquelle l'absence de croissance serait dramatique pour les classes populaires.
Le Président de l'OFCE répond à ceux qui prétendent que l'accroissement du déficit public pèsera sur les générations futures : «Il vaut mieux un déficit de l'Etat qu'un déficit des ménages», s'emporte-t-il. C'est le BABA de la théorie économique : l'Etat paye son endettement beaucoup moins cher que les ménages.»Il dénonce une panique injustifiée devant la dette française : «la France est moins endettée que l'Allemagne."
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France: quel déclin ?
-Des sous et des hommes -
-Sur une étude menée sur la dette publique et ses perspectives d'évolution
-Dette publique, rente privée

mardi 20 mai 2008

Planète en péril ?

" On ne résoudra pas la crise écologique sans s'attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd'hui les riches qui menacent la planète."

«Il faudra encore que la préoccupation écologique s'articule à une analyse politique radicale des rapports actuels de domination. On ne pourra pas diminuer la consommation matérielle globale si les puissants ne sont pas abaissés et si l'inégalité n'est pas combattue. Au principe écologiste, si utile à l'époque de la prise de conscience -- "Penser globalement, agir localement" --, il nous faut ajouter le principe que la situation impose: "Consommer moins, répartir mieux".» (H.K.)

Hervé Kempf ou « Comment les riches détruisent la planète »

"Nous sommes à un moment de l'histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l'espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d'orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C'est un défi magnifique, mais redoutable.
Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s'impose urgemment . Elle ne porte aucun projet, n'est animée d'aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme, l'idéologie néolibérale ne sait plus que s'autocélébrer. Presque toutes les sphères de pouvoir et d'influence sont soumises à son pseudo-réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroître toujours plus la richesse.
Cette représentation du monde n'est pas seulement sinistre, elle est aveugle. Elle méconnaît la puissance explosive de l'injustice, sous-estime la gravité de l'empoisonnement de la biosphère, promeut l'abaissement des libertés publiques. Elle est indifférente à la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes, consent à voir dilapider les chances de survie des générations futures
Pour l'auteur de ces pages incisives et bien informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s'attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd'hui les riches qui menacent la planète."

-SGM - Hervé Kempf
-Reporterre.net - Consommer moins, répartir mieux
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-Développement durable ou décroissance soutenable ?
-Notre terre : pour un sursaut ?

Sarkozisme et cynisme




L’ère Sarkozy et le triomphe du cynisme:

"... L’idylle de notre président avec les grands affairistes français, avec les plus grands dictateurs tels que Poutine, Hu Jintao, Bongo, Ben Ali, Kadhafi, Deby… préfigure ce monde de la solidarité mondialisée des classes dominantes. C’est pourquoi, c’est à pouffer de rire que d’entendre le président et son idéologue, H. Guaino, nous parler de politique de civilisation et des valeurs morales et religieuses. Le cynisme est en effet aux antipodes des valeurs, de la morale et de l’idée de civilisation au sens de la sociabilité et du vivre mieux ensemble. En réalité, les nouvelles lubies du président, que ce soit la suppression de la Pub des médias publics, la politique de civilisation ou la rengaine sur les apports de la religiosité ou de la spiritualité à la civilisation, ne sont qu’autant de cache-misère. C’est l’écran de fumée qui vise à cacher le désert d’action notamment en faveur du pouvoir d’achat des Français et les trop nombreuses fausses promesses de sa campagne. Si tôt évoqués, ces thèmes sont d’ailleurs immédiatement chassés par de nouvelles fausses pistes.Il n’y aura qu’une réaction concertée des pauvres et des faibles en face qui pourrait enrayer cette marche macabre. Et cela sera très difficile, pas seulement parce que les puissants ont les médias et la force avec eux, mais aussi parce que le cynique, même puissant, se posera toujours en victime d’un coupable imaginaire..."

-Diogène contre Sarkozy. Cynisme antique et cynisme contemporain
- Le cynisme d'un président:
"...Trouver des thèmes qui plaisent à l’opinion, peu importe qu’ils soient bons ou mauvais. Et puisqu’il s’agit de cliver gauche et droite, quel meilleur moyen qu’adopter carrément les positions de l’extrême droite ? Une démarche consciente et volontaire : "Pour nous, l’élection de 2007 se jouera sur les électeurs de Le Pen. On les prend, on gagne. On les prend pas, on perd", annonce-t-il ainsi. Ce qui est corroboré par l’ouvrage de Yasmina Reza, L’aube le soir ou la nuit, qui rapporte le propos suivant : "Je vous dis une chose. Si on n’avait pas l’identité nationale, on serait derrière Ségolène. On est sur le premier tour, mes amis. Si je suis à 30%, c’est qu’on a les électeurs de Le Pen. Si les électeurs de Le Pen me quittent, on plonge"..."
- Qu'est-ce que le sarkozysme?
-Contre journal: gouverner ,c'est faire croire
-Sarkozy an 1
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-Cynisme - Wikipédia
-Machiavélisme et cynisme- Wikipédia
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-Une société de chiens - Eric Dupin

lundi 19 mai 2008

Histoire d'Israël : revisitée par Bush

Manichéisme politico-religieux: une lutte du bien contre le mal...

George Bush, croisé mystique de Sion
« La lutte contre le terrorisme et l’extrémisme est le plus grand défi de notre temps. D’un côté, il y a ceux qui défendent les idéaux de la justice et la dignité avec les armes de la raison et de la vérité. De l’autre côté, il y a ceux qui poursuivent un projet de domination cruelle, en commettant le meurtre, en répandant la peur, en propageant des mensonges. » Pour George Bush, les conflits du Moyen Orient sont ceux du bien contre le mal. Dans ce combat biblique, Israël et les USA sont deux alliés indefectibles, réunis par une même conviction mystique : « Que soit accomplie en Sion la Parole de Dieu. »..
"...L’alliance entre nos gouvernements est inaltérable, mais le fondement de notre amitié est plus profond que n’importe quel traité. Il est construit sur l’esprit animant notre peuple, les obligations du Livre, les liens de l’âme. Lorsque William Bradford est descendu du Mayflower en 1620, il a cité les paroles de Jérémie : « Que soit accomplie en Sion la Parole de Dieu. » Les fondateurs de ma nation y ont vu une nouvelle terre promise et donné à leurs villes des noms tels Bethléem et Nouvelle Canaan. Et depuis lors, de nombreux Américains sont devenus les avocats passionnés de la cause de l’Etat juif..."

- Bush et Israel
-Agoravox TV : George Bush en Israël : une visite très amicale
-La chimère américaine ’Palestine-Israël’:
"...Il n’y a aucun débat sérieux et loyal à propos de la Palestine et d’Israël dans la sphère médiatique, ni dans tout autre cercle culturel, politique et religieux américains. S’il se trouve que l’histoire actuelle est débattue, alors, elle l’est dans un langage imaginé, non réel, presque complètement à coté des réalités de la Palestine et d’Israël, fondée pour une grande part sur une étroitesse d’esprit, dans un discours apocalyptique religieux qui, depuis des décennies, se retrouve le point de départ accepté de la plupart des politiciens, même de ceux qui se déclarent faussement des libéraux.Entre les deux discours, celui des fantasmes absurdes des religieux et celui des flagorneries des politiciens, il y a sans doute assez de place pour un autre récit. Malheureusement, cet espace est lui aussi encombré d’idées culturelles erronées, de partis pris institutionnels et de confusions délibérées, introduits et insufflés par les producteurs de médias, les experts et autres fabricants de la culture populaire américaine.Jusqu’à ce que les gardiens de la culture américaine ne soient sérieusement contestés, la Palestine continuera de représenter, dans l’imagination américaine, une bataille entre le bien et le mal, une « Terre sainte » qui doit être arrachée des mains de ceux ont pu en être propriétaires, à une certaine époque, mais qui « n’ont rien à y faire sauf de la profaner ».
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-Le lobbying de l'AIPAC>>>American Israel Public Affairs Committee <<<
-Gideon Levy : Israël doit rompre avec le lobby juif américain
-Le Sionime, une idéologie raciste
- Palestine : simple " problème démographique" ?
- Quel rapport à la la judéité ?
- Histoires d'Israël

samedi 17 mai 2008

USA et complexe militaro-industiel

Quand s'imbriquent intérêts économiques privés et objectifs militaires...

(Dedefensa.org) La montée en puissance du complexe militaro-industriel:

"...Que s'est-il passé réellement en février-avril 1948 à Washington ?, interroge Kofsky. « Dans un espace remarquablement court de deux mois, écrit-il, l'administration réussit à augmenter les dépenses programmées pour les commandes d'avions militaires de 57%, alors que le total alloué au Pentagone augmentait de 30%. Aucun président depuis — y compris Ronald Reagan à son époque de plus grande influence — n'a approché un tel bond spectaculaire dans les dépenses militaires en temps de paix »
...Kofsky estime que le mouvement puissant qui naquit à la fin de 1947 pour sauver une industrie aéronautique au bord de l'effondrement avait notamment pour cause la crainte qu'un tel événement catastrophique puisse à nouveau précipiter une dépression : « Avec le souvenir de la pire dépression encore vivace dans l'esprit du public, il existait une crainte constante et très forte qu'un effondrement économique puisse à nouveau intervenir ». Cette même crainte se trouvait, sous-jacente, de façon plus générale derrière toute entreprise économique considérée à cette époque. Ainsi, le “plan Marshall” (ou ERP pour European Recovey Programm) était-il destiné à rétablir un marché occidental (transatlantique) vital pour l'économie américaine, tout autant et même davantage que d'ériger une barrière contre l'expansion du communisme (il est bien évident que les deux objectifs se confondent...
...il fallait sauver l'industrie aéronautique. On l'a vu, il y avait la cause fondamentale de la crainte que l'effondrement de cette industrie amenât une réaction de panique en chaîne semblable à celle de 1929, et précipitât à nouveau l'Amérique dans la Dépression. Là encore, on retrouve, au travers de cette préoccupation purement intérieure, le signe que la Dépression constitue, bien plus que la Deuxième Guerre mondiale qui en fut principalement la cure comme le dit Mailer, l'événement fondamental pour l'Amérique au XXe siècle. Dans ce cas de l'aéronautique, il joua effectivement un rôle essentiel, alors que des concepts tels que la nécessité de maintenir la base industrielle aéronautique des États-Unis n'eurent qu'une place réduite.
Un autre point, plus particulier et encore plus délicat, concerne le rôle de la Chase Manhattan Bank de la famille Rockefeller, alors la première institution financière du monde. La Chase Manhattan avait investi massivement dans l'industrie aéronautique : en 1944, les avances et prêts qu'elle lui consentait atteignaient 276 millions USD en prêts industriels, 320,4 millions USD en prêts à court terme, 852 millions USD en prêts partiellement garantis par l'état, etc. Bien entendu, la Chase Manhattan ressentit l'effondrement de la fin de la guerre d'août 1945 à août 1947, les dépôts des compagnies aéronautiques à la banque passèrent de 85,4 millions USD à 16 millions. Avec la perspective de l'effondrement de l'industrie aéronautique, l'équilibre même de ta banque était en question.
La Chase Bank joua un rôle fondamental dans la relance de l'industrie aéronautique par le biais des commandes de l'état. Elle le put par l'influence énorme qu'elle avait sur le monde politique (tous les candidats républicains à la présidence avaient leurs campagnes payées par la Chase Manhattan, et les démocrates recevaient également des fonds). Forrestal, ancien banquier, était un ami intime de Winthrop Aldrich, beau-frère de John D. Rockefeller et directeur général de la Chase Manhattan. Au début 1948, une lettre du secrétaire à l'Air Force Stuart Symington à Aldrich indiquait que l'opération était lancée : « Le problème est de savoir comment faire avec l'argent pour obtenir ce que nous voulons ». La réponse vint en mars-avril 1948 : la War Scare du printemps 1948 amena le Congrès et Truman à accepter une augmentation de 57% des commandes militaires aéronautiques. Et ce n'était qu'un début. L'industrie aéronautique américaine était sauvée. Jusqu'à aujourd'hui, elle a vécu sur ce régime qui dispense tous les avantages de la nationalisation sans imposer aucune de ses obligations..."

-Complexe militaro-industriel des États-Unis d'Amérique - Wikipédia
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Eisenhower et le complexe militaro-industriel>>YouTube - Eisenhower warns us of the military industrial complex
-Le complexe militaro-industriel américain veille | AgoraVox
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-Les enjeux économiques : Le complexe militaro-industriel
-Le complexe militaro-industriel
-Le complexe militaro-industriel : Comment trouver les liens des entreprises ?
-Pourquoi certains se taisent sur le complexe militaro-industriel
-La nouvelle course aux armements
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-(Dedefensa.org)IRAK:transformation de la guerre

-Les USA et la guerre 1939-1945 : une "bonne" guerre ou un engagement très intéressé ?

jeudi 15 mai 2008

Economie réelle : sombres pronostics ...


Faut-il craindre ce scénario ?

Evans-Pritchard : la crise atteint l’économie réelle:

"La cascade de faillites a commencé. Six entreprises américaines importantes ont fait défaut sur leurs obligations au cours des dernières semaines, contre 17 pour l’ensemble de l’année dernière.Je ne croyais pas à la possibilité d’un rebond instantané de l’économie, et n’ai pas pour habitude de me laisse impressionner par de sombres prévisions. Mais la dernière étude publiée par Standard & Poor’s : « l’éclatement après le boom », m’a épouvantée.La liste des entreprises en difficulté est assez variée, mais pour le moment la plupart sont des victimes de la crise immobilière : Linens’ N Things, ( 650 millions de dollars), Kimball Hill ( 703 m), Home Interiors ( 310 m), French Lick Resorts ( 142 m), Recycled Paper Greetings ( 187 m), Tropicana et Divertissement ( 2,49 milliards).Comme le montre la dernière enquête sur le crédit de la Fed, les prêteurs ont fermé les guichets. Une fois passé le délai habituel, le poison se propage des banques au monde réel...
...« Rien, nulle part, ne sera épargné. Nous sommes à la limite d’un effondrement des actions qui va déchiqueter les portefeuilles, » juge Albert Edward, analyste stratégique à la SG .« Nous voyons une récession mondiale se développer. Les liquidités vont s’assécher et crever les deux bulles des marchés émergents et des matières premières. Les nouveaux espoirs que « le pire pourrait être passé » sont vraiment stupéfiants. Les bénéfices sont en voie de désintégration », avertit-il.La remontée des cours à laquelle on assiste pourrait durer jusqu’en juin. Mais n’y comptez pas trop. Les bourses mondiales ne sont déjà plus à la hausse - en un mouvement parallèle à celui du pétrole - dopées par le sauvetage des liquidités permis par les réductions des taux aux États-Unis, Royaume-Uni, et au Canada.Le brut a cessé d’être l’ami des actions quand il atteint environ 110 dollars le baril. En frôlant les 126 dollars la semaine dernière il s’est transformé en une menace pure et simple. Le plan de sauvetage de Bush - 800 dollars de crédit d’impôt par ménage - a été réduit à rien par la dernière flambée des cours. Un foyer américain moyen dépense aujourd’hui plus de 8% de ses revenus pour l’énergie et le carburant.L’OPEP joue avec le feu en refusant de produire plus de pétrole pour compenser les attaques rebelles au Nigeria. Dans cette situation, la baisse de production de 350 000 barils par jour en avril est un acte d’hostilité.Mais pourquoi les États du Moyen-Orient devraient_ils aider l’Amérique alors même que la Maison Blanche continue de remplir les réserves stratégiques de pétrole des États-Unis pour préparer la guerre avec l’Iran ? Bush lui aussi joue avec le feu.La flambée des cours du pétrole produira elle-même sa fin. La Chine atteint déjà ses limites. Avec une inflation à 8,5%, elle risque l’apparition de troubles sociaux. En outre, elle a répété les erreurs commises par le Japon dans les années 1980, en construisant de trop nombreuses usines produisant de trop nombreux articles à faible marge destinés à l’exportation vers un marché en train de s’effondrer.Sun Mingchun, chez Lehman Brothers, estime que la situation de la Chine va se retourner au deuxième semestre de cette année. « Avec autant de surcapacité potentielle, un ralentissement débutant par les exportations pourrait déclencher une réaction en chaîne qui, dans le pire des cas, pourrait menacer la stabilité de [son] système économique et financier », observe-t-il."

-Le président Allemand dénonce le « monstre » que sont devenus les marchés financiers:
Les marchés financiers mondiaux sont devenus « un monstre » qui « doit être remis à sa place », déclare le président de la République Allemand, qui compare les banquiers à des alchimistes responsables de « destruction massive des actifs ».
-Pour une politique monétaire antispéculative
- Sur la monnaie
-Concurrence, concurrence... Paul Fabra
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-(Dedefensa.org :)Loin du pays de l'or noir...:
"... les inquiétudes de Washington concernant le prix du pétrole sont liées de plus en plus directement à la crise économique US. L’inquiétude des dirigeants US ne porte plus tant sur le prix du pétrole que sur les effets du prix du pétrole sur le coût du combustible de consommation courante, donc sur la situation économique des citoyens des USA. La dégradation continue de cette situation, à laquelle le prix du pétrole participe de plus en plus, aggrave les perspectives sociales, donc l’équilibre intérieur des USA, et menace de transformer de plus en plus la crise financière et économique en crise globale US avec une forte dimension sociale. Comme d'habitude, le spectre de la Grande Dépression veille. L’on pourrait ajouter un “déjà vu”, que la guerre en Irak, qui peut être définie comme une autre manifestation de la crise systémique de la puissance US, ou de la puissance occidentale, joue un rôle direct dans la crise économique US et qu’elle a bien entendu un rôle dans la crise du pétrole. Là encore, des branches de la crise systémique centrale sont liées entre elles. Ce que nous voyons s’effectuer est bien la perception d’un puissant mouvement d’intégration de crises systémiques de divers domaines..."