Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

dimanche 31 août 2008

Ce cher Royaume ...


Nos amis-ennemis de Riyad...

Des relations troubles , intéressées, à géométrie variable-___

"L’opinion publique américaine a, depuis le 11 septembre 2001, une très mauvaise image du Royaume saoudien, géniteur de terroristes et financier de l’islamisme radical wahhabite. Bush est alors dans l’obligation d’exiger du Royaume saoudien des réformes politiques et institutionnelles qui vont dans le sens de la démocratie, des droits de l’homme et de l’émancipation de la femme. Pourra-t-il obtenir des Saoudiens et le pétrole et la démocratie ? Difficile pari pour le président américain." (A.B.)___________________

Les relations USA-Arabie Saoudite en reconstruction:

"...Les USA pensaient pouvoir s’installer durablement en Irak et pouvoir remplacer progressivement le pétrole saoudien par le pétrole irakien, ainsi que l’espace stratégique saoudien par l’espace stratégique irakien pour le contrôle de la région. Nous savons tous que les USA n’arrivent pas à gérer leur occupation de l’Irak et risquent de s’y embourber. Alors, le pétrole saoudien et le rôle géostratégique que pourraient jouer les USA à partir de Ryad sont les bienvenus.

La chaleureuse accolade de Bush au prince Abdelaziz trouve ici toute sa signification. Il reste tout de même que l’opinion publique américaine a, depuis le 11 septembre 2001, une très mauvaise image du Royaume saoudien, géniteur de terroristes et financier de l’islamisme radical wahhabite. Bush est alors dans l’obligation d’exiger du Royaume saoudien des réformes politiques et institutionnelles qui vont dans le sens de la démocratie, des droits de l’homme et de l’émancipation de la femme. Pourra-t-il obtenir des Saoudiens et le pétrole et la démocratie ? Difficile pari pour le président américain.

De son côté, le prince Abdelaziz, qui avait refusé en 2003 l’invitation que lui avait adressée le président américain pour une visite officielle aux USA, attend aujourd’hui du président Bush une aide militaire pour éradiquer le terrorisme qui se développe en Arabie Saoudite et surtout une politique musclée contre l’Iran chiite, puissance nucléaire potentielle, qui, profitant de la crise irakienne, pourrait réussir à déstabiliser le royaume. Ainsi, le deal américano-saoudien pourrait être le suivant : oui à l’approvisionnement énergétique des USA, oui à la coopération géostratégique avec les USA, oui à quelques réformes institutionnelles mais limitées dans leur portée politique. En contrepartie, les USA devraient faire accélérer le règlement du conflit israélo-palestinien en collaboration avec l’Arabie Saoudite (la feuille de route américaine et le plan Abdelaziz pourraient être réunis dans une démarche commune), maintenir l’Iran sous la menace d’une attaque américaine pour le dissuader de fabriquer l’arme nucléaire et renforcer la coopération militaire avec l’Arabie Saoudite dans toutes ses formes : armement, formation, couverture militaire..."

-Arabie saoudite et USA
-LA FACE CACHEE DU PETROLE
-Limites de la puissance pétrolière saoudienne
- Les USA soutiennent les sunnites contre les chiites partout où ils le peuvent
-L'Arabie saoudite, le terrorisme et... les Frères musulmans
-Les Saoudiens financent les rebelles Irakiens
-Les neocons à nouveau en guerre contre l’Arabie Saoudite
- La crise des relations entre les USA et l'Arabie Saoudite

-Geoscopies: Arabie Saoudite:
"...Théologiquement, la monarchie saoudienne est régie par l'austère doctrine Wahhabite, encore strictement appliquée dans l'ensemble du pays. Mais la manne pétrolière a transformé les puritains saoudiens en jouisseurs impénitents. Cette contradiction provoquent de grandes réactions en dehors du pays. Les Chiites par exemple ont ainsi récemment demandé que les lieux saints soient placés sous le contrôle de représentants de la communauté islamique et non plus sous celui de la dynastie saoudienne dont ils dénoncent l'hypocrisie et la dépravation. Premier producteur mondial de pétrole, l'Arabie saoudite utilise ses richesses énergétiques pour garder son leadership régional et jouer un rôle politique sur la scène internationale. Le pays est tout d'abord la tête de pont du dispositif militaire des Etats-Unis dans le Moyen-Orient, installé notamment en direction des "frères" musulmans d'Iran ou d'Irak, dont les influences grandissantes, au sein de la communauté musulmane, déplaisaient fortement au régime saoudien. Dans le même temps, Riyadh finance divers mouvements islamistes présents dans de nombreux pays (Algérie, Soudan...) et constamment montré par Washington comme étant des organisations terroristes. Ce paradoxe est clairement visible depuis la guerre du Golfe de 1991. Ce conflit a démontré qu'au sein d'un monde musulman dont elle est le phare théologique, l'Arabie saoudite est esseulée et ne peut être défendu que par les Etats-Unis, qui sont avant tout les alliés d'Israël, alors que l'Etat Hébreu subit régulièrement les opérations terroristes du Hamas, soutenu par les fonds saoudiens. Une situation interne fragilisée. Avec un quart des réserves pétrolières mondiales, c'est un véritable trésor que foulent chaque jour les 15 millions de Saoudiens. Mais cette richesse est en grande partie accaparée par la famille royale et ses quelques milliers de princes qui la gère sans aucun contrôle extérieur possible. En Arabie, la frontière entre argent public et revenus princiers est des plus ténus, voire quasi-inexistante. Pour ne pas devoir partager, le pactole pétrolier fourni par les plus grands gisements du Moyen-Orient, la dynastie saoudienne a choisi l'immobilisme politique, en gardant entre les mains tout les leviers du pouvoir, sous la bénédiction des oulémas wahhabites alliés traditionnels de la monarchie..."

samedi 30 août 2008

Afghanistan : la nasse ?

Une guerre(?) aux objectifs douteux , menée sans discernement, sans espoir de succès...un fiasco annoncé

"Là-bas, nous ne sommes pas en guerre contre quiconque : nous construisons la paix".(Morin)

-"Les statistiques compilées par les états-majors de l'Otan dans des bases climatisées... annoncent la victoire prochaine de l'Otan contre les «terroristes». La réalité sur le terrain pourrait un jour leur donner un démenti." (A.J.)___

-"Pas assez d'hommes pour contrôler un pays immense au relief montagneux particulièrement hostile. Pas assez de moyens débloqués pour développer les régions et améliorer la vie quotidienne des Afghans. Un certain désintérêt des Américains aussi, polarisés sur l'Irak entre 2003 et 2007. Des bavures lors des opérations de soutien aérien. Un gouvernement local, celui d'Hamid Karzaï, corrompu. Et une série d'erreurs stratégiques qui ont permis aux talibans de gagner la guerre psychologique et de propagande au sein de la population locale." (I.Lasserre)___________________

-"..l’attitude brutale des militaires américains est désormais l’obstacle numéro 1 à la pacification. Les militaires américains font détester chaque jour un peu plus les occidentaux.
Leur brutalité et leur absence de discernement dans leurs opérations est permanente
. Je sais combien mon propos peut paraître excessif et je ne croyais pas un jour pouvoir écrire de tels mots que je croyais réservés aux spécialistes de l’antiaméricanisme dont je me sens si éloigné. Mais je pèse ces mots. La réalité est là, chaque jour un peu plus gravée dans la mémoire des afghans.
Chaque jour, des militaires sous commandement américain tuent des civils. Non pas en dommages collatéraux, comme chaque guerre en cause inévitablement. Mais par nonchalance, peur et bêtise dans les opérations militaires, et incompréhension des réalités politiques
..."(A.J.)___________

Les provinces basculent du côté de la rébellion:

"On le savait, les spécialistes le savaient, mais personne ne le disait jamais vraiment dans des états-majors de l'Otan. L'Afghanistan est en guerre, les insurgés afghans sont des adversaires sérieux, qui n'opèrent plus seulement dans les lointaines provinces du Sud pachtoune, mais sont maintenant aux portes de Kaboul.
Les insurgés, dont les talibans ne représentent qu'une fraction dominante, ne se sont pas forcément déplacés, même s'ils franchissent régulièrement la non-frontière pakistanaise pour se ravitailler. Les anciens étudiants en religion et leurs alliés n'ont pas repris de terrain en l'occupant. C'est surtout leur idéologie qui a regagné au cours des deux dernières années les clans et les tribus pachtounes des provinces voisines de la capitale : Parwan et Kapissa au nord de la ville, le Laghman et le Loghar à l'est, le Wardak et le Nangarhar au sud ont toutes, petit à petit, basculé du côté de l'insurrection. Les routes sont devenues d'abord dangereuses, puis impraticables. Les insurgés organisant à présent des points de contrôle en plein jour.
Les talibans ont ainsi réussi en quelques années, par un mélange classique de propagande habile et d'intimidation, à se remettre à flot politiquement, en se présentant comme des patriotes afghans luttant contre un envahisseur étranger, thème efficace dans ce pays jaloux de son indépendance. Les bavures de l'aviation de l'Otan, les erreurs et l'impéritie de l'administration de Hamid Karzaï ont fait le reste. Ils disputent à présent les provinces pachtounes du Sud et de l'Est au gouvernement.
Sarobi est le parfait exemple de ce basculement idéologique de provinces entières. Cette région, en majorité pachtoune, est un fief du Hezb-Islami, le parti de Goulbouddine Hekmatyar, l'ancien rival du commandant Massoud. Ce vétéran du djihad contre les Soviétiques n'avait jamais été allié aux talibans. Leur rapprochement s'est effectué après 2001, à la faveur de la nouvelle guerre contre l'Otan. L'est de la province de Kapissa et le district de Sarobi ont ainsi basculé dans l'insurrection.
Les gorges étroites de Sarobi forment un terrain favorable pour les insurgés. C'est par ces défilés étroits et ces vallées encaissées que passe la route Kaboul-Djalalabad, qui continue ensuite, à travers la Khyber Pass, vers Peshawar et le Pakistan. C'est là où les tribus afghanes Gilzaï avaient anéanti une armée britannique pendant sa retraite au cours de l'hiver 1841-1842. Au siècle suivant, les convois soviétiques avaient essuyé des pertes sévères en tentant de maintenir ouvert le passage des défilés. En 2001, au moment de la chute des talibans, trois journalistes avaient été assassinés de sang-froid dans les sombres gorges de Sarobi.

Contre-guérilla à l'aveuglette
Les insurgés afghans ne sont pas des surhommes mais des combattants sérieux. Qu'ils se battent pour une mauvaise cause n'y change rien. Dans ces combats d'embuscades et de coups de main, à coup de mortiers et de mitrailleuses, la technologie et la puissance de feu dont dispose l'Otan ne font pas toujours la différence. À forces égales, les talibans peuvent avoir le dessus contre une patrouille ou un poste isolé. Comme celui des parachutistes américains dans la vallée de la Pech, dans la province de Kunar, qui ont failli succomber à une attaque surprise, à l'aube, de leur petit poste, le mois dernier. Ou comme la patrouille française qui vient de tomber dans une embuscade meurtrière. Comme à l'époque de Kipling, l'«arithmétique sur la frontière», met souvent à égalité le coûteux combattant occidental surentraîné et suréquipé et le taliban avec sa kalachnikov à 100 dollars.
Pour faire face aux insurgés, l'Otan a placé beaucoup d'espoirs dans la nouvelle armée afghane, recréée en 2002. Mais ses bataillons ont été recrutés comme ceux d'une armée nationale, mélangeant dans chaque unité toutes les ethnies afghanes, Pachtounes et Hazaras, Ouzbeks et Tadjiks. Ce système, parfait sur le papier, contribue à casser les qualités traditionnelles des combattants afghans, qui reposent beaucoup sur leurs appartenances tribales.

Rusticité et endurance
Pour des raisons pratiques, cette armée a été entraînée et équipée comme une armée régulière occidentale, gourmande en matériel et en soutien logistique. Les qualités de rusticité et d'endurance des moudjahidins, ont elles aussi été perdues au profit d'une modernité factice. Pas de cohésion dans cette armée, si ce n'est celle de l'argent, et ses quelques bonnes unités sont noyées dans un système souvent corrompu, et rarement efficace.
Ainsi, au lieu de mener contre les talibans une guerre de commandos, de tendre des embuscades la nuit à leurs colonnes, l'Otan et ses alliés afghans font de la contre-guérilla à l'aveuglette, à coups de bombes de précision et de convois blindés, dépendant des routes et de l'air pour leur ravitaillement. Les statistiques compilées par les états-majors de l'Otan dans des bases climatisées, installées d'ailleurs à l'emplacement même des cantonnements britanniques de 1840 à Kaboul, ou des bases russes de Kandahar ou de Bagram, annoncent la victoire prochaine de l'Otan contre les «terroristes». La réalité sur le terrain pourrait un jour leur donner un démenti.(A.Jaulmes)

-Afghanistan : Voyage dans un pays en miettes
-» INTERVIEW - Balencie : «L'insurrection a changé d'échelle»

-» Les 70 000 soldats occidentaux à la peine face aux talibans-

-"HAMID KARZAI est repéré dans les années 1990 par Zalmay Khalilzad, un afghan naturalisé aux États-Unis en 1984 et qui fait partie de la RAND Corporation, un think tank proche de l'administration des États-Unis et actuel ambassadeur des États-Unis en Afghanistan. Sur ses conseils, le département d'État décide de le promouvoir comme futur président ; pour lui donner une légitimité, il est envoyé en Afghanistan en octobre 2001 pour rassembler quelques tribus pashtounes contre les talibans, les actes de guerre étant en fait largement effectués par les forces spéciales américaines et britanniques. Il échappe à un attentat le 5 septembre 2002.(Wiki)

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-MOURIR A KABOUL ?
- Afghanistan : mourir pour du pétrole ?
- Aventure afghane ?
-Débat sur l’Afghanistan, entre raisons officielles et motifs cachés de la présence de l’Otan | AgoraVox


vendredi 29 août 2008

Russie : réaction prévisible ?

Imprévoyance occidentale ou aventure pétrolière programmée?

Zbigniew Brzezinski : « La Géorgie nous ouvre l'accès au pétrole et bientôt au gaz de l'Azerbaïdjan, de la Mer Caspienne et de l'Asie centrale. ELLE REPRESENTE POUR NOUS UN ATOUT SRATEGIQUE MAJEUR ."
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Du Sud au Nord, la crise bascule!

".... Simon Jenkins a publié une remarquable tribune, hier dans le Times également, qui se termine par ses observations sur la situation et, précisément, sur les dirigeants européens: «Yet history shows that “going to war” is never an intention. It is rather the result of weak, shortsighted leaders entrapped by a series of mistakes. For the West’s leaders at present, mistake has become second nature.»
L’“Ouest”, c’est-à-dire les USA principalement puisque les autres ne font que courir derrière en se donnant ainsi l’impression d’exister, n’a strictement aucune politique pour cette circonstance extraordinaire qu’il a pourtant tout fait, depuis 17 ans, pour susciter. L’“Ouest” a prévu les JO de Pékin, la visite du Dalaï Lama en France, les débats pompeux sur l’adhésion de la Géorgie à l’OTAN, l’installation du BMDE en Pologne et toute cette sorte de choses, mais pas de politique qui prenne en compte la réaction de la Russie. La Russie est soumise depuis 17 ans à un traitement qui aurait dû suggérer, ou pour le moins faire envisager qu’elle réagirait un jour ou l’autre; rien de cela mais beaucoup de gémissements et de jérémiades. Dans cet article qui devrait devenir fameux de l’International Herald Tribune sur le thème “oh là là, nous avons beaucoup à perdre avec la Russie”, un Strobe Talbott, vétéran des rapports avec la Russie de la fin des années 1980 et des années 1990, s’insurge contre les réactions de Washington qui semblent se réduire justement à ces gémissements et à ces jérémiades:
«“Outrage is not a policy,” said Strobe Talbott, who was deputy secretary of state under President Bill Clinton and is now president of the Brookings Institution. “Worry is not a policy. Indignation is not a policy.” “Even though outrage, worry and indignation are all appropriate in this situation, they shouldn't be mistaken for policy and they shouldn't be mistaken for strategy,” he added.»...
Il semble que les USA, tout en machinant un nombre considérable d’entreprises de subversion contre la Russie, aient considéré ce théâtre d’activité comme considérablement secondaire, si tant est qu’ils l’aient considéré comme un “théâtre”. Il semble par conséquent que les USA n’aient pas considéré comme une possibilité que la Russie pourrait réagir. (Et, par conséquent, leur annonce d'une “nouvelle Guerre froide” n'était qu'une aimable incitation faite à la Russie de capituler une fois de plus.) Cette attitude vient pour une bonne part du jugement méprisant sur la Russie après que la chute de l’URSS ait été assimilée et interprétée comme une “victoire” formidable de l’Amérique, jugement méprisant devenu un stéréotype de la pensée washingtonienne qui ne fonctionne effectivement que par le moyen du stéréotype accompagnant le conformisme et l’enfermement qui la caractérisent. Pour cette pensée, la Russie n’est plus quelque chose de sérieux depuis l’effondrement de l’URSS qui est effectivement présenté comme une défaite irrémédiable, et cette situation donnait le champ libre à toutes les machinations subversives possibles, à visage découvert, comme s’il existait un blanc-seing à cet égard...
La crise géorgienne comme matrice de la crise du continent européen poursuivi jusqu’à ses confins n’est pas la crise irakienne. Par définition et par ses caractéristiques, elle implique directement l’Europe et peut déboucher sur un conflit majeur. Il est bien possible que nous ne ferons pas cette fois l’économie de la démonstration tragique de notre irresponsabilité et, au bout du compte, de la nécessité d’envisager de prendre des décisions. La parenthèse indigne de l’irresponsabilité confortable est en train de se fermer, elle laisse place à la crise de l’irresponsabilité tragique."

-Russie - Yahoo! Actualités
-Recherche Google : Georgie
-Otan et Russie : les animaux malades de la peste | AgoraVox
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-Que veut la Russie?
- Où va la RUSSIE ?
- Géorgie : revers occidental ?
- Enjeux caucasiens

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mercredi 27 août 2008

Que veut la Russie ?




Une des principales clés de la crise actuelle n'est-elle pas ici ? >>

>>"...Architecte en 1980 de la très périlleuse stratégie afghane de Washington (soutenir militairement les islamistes pour vaincre les communistes...), M. Zbigniew Brzezinski a détaillé l’autre volet du dessein américain : « La Géorgie nous ouvre l'accès au pétrole et bientôt au gaz de l'Azerbaïdjan, de la Mer Caspienne et de l'Asie centrale. ELLE REPRESENTE POUR NOUS UN ATOUT SRATEGIQUE MAJEUR ." M.Brzezinski ne saurait être soupçonné de versatilité : même quand la Russie agonisait, au temps de Boris Eltsine, il voulait la chasser du Caucase et de l’Asie centrale pour garantir l’approvisionnement énergétique de l’Occident . Depuis, la Russie va mieux, les Etats-Unis moins bien, et le pétrole coûte plus cher. Victime des provocations de son président, la Géorgie vient de subir le choc de ces trois dynamiques" (S.Halimi)

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Russie: un tournant majeur que l'Europe n'a pas voulu voir [Mediapart]

"C'est un tournant majeur. Un tournant dont il est difficile, à ce stade, de mesurer toutes les conséquences, mais qui signe la fin d'une période inaugurée en 1989 avec la chute du Mur, puis en 1991 avec l'effondrement de l'URSS.
La reconnaissance par la présidence russe de l'indépendance de l'Ossétie du Sud (un territoire de la taille d'un petit département français et comptant 40.000 habitants) et de l'Abkhazie (environ 300.000 habitants) ne bouleverse pas que le Caucase, l'une des régions les plus fragiles du monde, à la frontière de l'Europe et de l'Asie ( déclaration de Medvedev ).

Cette reconnaissance bouleversera également les relations internationales et, tout particulièrement, celles que l'Europe tentait – bien souvent dans le plus grand désordre – de construire avec la Russie. Pour la première fois depuis la fin de l'Union soviétique, la Russie a mené et emporté une guerre à l'extérieur de ses frontières. Conséquence directe de cette opération victorieuse, elle provoque ou soutient – c'est selon – une modification des frontières d'un Etat souverain.Sur ces deux points, la Russie viole l'Acte final d'Helsinki qui, en 1975 et pour garantir la paix en Europe, interdisait justement toute opération armée, toute ingérence et toute modification des frontières . Moscou, qui n'a cessé de brandir le principe de l'intangibilité des frontières pour soutenir le régime de Milosevic puis protester contre l'indépendance du Kosovo, effectue un tête-à-queue stratégique.Une ère nouvelle s'ouvre ainsi. On pourra arguer que la reconnaissance de l'indépendance de deux territoires de facto indépendants depuis 1992 ne change pas grand-chose. C'est tout le contraire, tant la Russie a décidé de défendre ce qu'elle estime être ses «nouveaux intérêts» et de reconquérir par tous les moyens ses zones d'influence....
Moscou a décidé de déclencher une épreuve de force qui promet d'être durable. «Rien ne nous effraie, pas même la perspective d'une guerre froide, mais nous ne la souhaitons pas. Dans cette situation, tout dépend de la position de nos partenaires», a ainsi expliqué Dmitri Medvedev. Depuis une semaine, le Kremlin se livre à une brutale escalade qui prend de court les chancelleries.
Vladimir Poutine annonce qu'il n'est plus intéressé par une adhésion à l'OMC (Organisation mondiale du commerce) pour laquelle les négociations sont engagées depuis neuf ans. Dmitri Medvedev ajoute que la coopération avec l'Otan – au sein d'un conseil spécifique – est terminée. De la même manière que Moscou avait rejeté la présence d'observateurs internationaux lors de l'élection présidentielle de mars, les observateurs de l'OSCE déployés dans le Caucase sur la frontière russe ont régulièrement été obligés de se retirer....
Moscou a décidé de déclencher une épreuve de force qui promet d'être durable. «Rien ne nous effraie, pas même la perspective d'une guerre froide, mais nous ne la souhaitons pas. Dans cette situation, tout dépend de la position de nos partenaires», a ainsi expliqué Dmitri Medvedev. Depuis une semaine, le Kremlin se livre à une brutale escalade qui prend de court les chancelleries.
Vladimir Poutine annonce qu'il n'est plus intéressé par une adhésion à l'OMC (Organisation mondiale du commerce) pour laquelle les négociations sont engagées depuis neuf ans. Dmitri Medvedev ajoute que la coopération avec l'Otan – au sein d'un conseil spécifique – est terminée. De la même manière que Moscou avait rejeté la présence d'observateurs internationaux lors de l'élection présidentielle de mars, les observateurs de l'OSCE déployés dans le Caucase sur la frontière russe ont régulièrement été obligés de se retirer..."

-«Les Occidentaux ont un problème de compréhension du régime russe actuel»
-La presse russe juge l'attitude de Moscou périlleuse
- L'énigme russe:
"...que cherchent les Russes concrètement? Il est difficile de croire, et impossible de penser une seconde qu’ils cherchent l’affrontement au plus haut niveau, bien entendu. On peut penser, par contre, que les Russes en sont arrivés à la conclusion que, dans certaines conditions de tension, les USA peuvent être conduits à rencontrer des difficultés intérieures graves qui mettent leur système en grave danger. En cela, après tout, ils (les Russes) sont instruits par l’expérience. (Il y a divers moyens pour imposer des tensions supplémentaires au système. Un de nos lecteurs suggérait d’une façon très intéressante l'idée de la pression conduisant à des dépenses supplémentaires d’armement, que les structures US pourraient de moins en moins supporter, – la situation soviétique des années 1980 à l’envers, dans tous les cas la situation soviétique des années 1980 selon la narrative des historiens assermentés du système de l’américanisme.) L’attitude russe dans la crise géorgienne a-t-elle pour but, parmi d’autres, d’exacerber la tension à l’intérieur du système américaniste en espérant que cela mènera à une rupture intérieure ou l'autre?... Poutine, après Chirac (et avant le Turc Gür), est l’un des rares hommes politiques à avoir conclu qu’un système unipolaire n’était plus possible, – et, ajouterions-nous, plus tenable, lorsque le détenteur de l’unipolarité peut être observé comme irresponsable et erratique dans son comportement, et conduisant le reste à l’abîme...."

-Retour russe
- Où va la RUSSIE ?

mardi 26 août 2008

Servitude (in)volontaire ?

-"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux." (E.de la Boétie)

-"Le peuple est le même partout . Quand on dore ses fers , il ne hait pas la servitude." (Napoléon)

"L'esclave perd tout dans ses fers , jusqu'au désir d'en sortir." (J.J. Rousseau)



En lisant ALAIN ACCARDO...

--"Il n'y a pas d'émancipation possible sans la prise de conscience explicite de ce par quoi on est asservi , et plus fondamentalement sans la conscience même de l'asservissement , jusque là étouffée, anesthésiée par les habitudes et le poids des conformismes." (A.A.)_________

--"
Nous accordons toujours beaucoup plus au système que nous ne lui refusons. Parce que le système a les moyens de nous extorquer notre assentiment sans même que nous y prenions garde" (A.A.)_________

--"
La référence à la nature est un moyen de contester, ou de conquérir, ou de conserver une position dominante , en faisant d'une pierre deux coups: en effet, on ne peut légitimer des propriétés en les présentant comme “naturelles” (donc conformes à l'ordre du monde et s'imposant à la Raison universelle) sans par là-même dé-légitimer, implicitement ou explicitement, les propriétés opposées, ou concurrentes, en les faisant apparaître comme des propriétés contre nature, qui n'ont pas de place dans un ordre humain." (A.A.)_______________

Changer le monde et se changer:

"Dans la société capitaliste, comme dans n’importe quelle autre, l’ordre social repose fondamentalement et nécessairement sur deux piliers, comme dirait Maurice Godelier : un pilier objectif, celui de la force et des contraintes de toute nature qui s’exercent de l’extérieur sur les agents sociaux, et un pilier subjectif, celui du consentement personnel qui s’enracine dans la psychologie de chacun, au plus intime de son intériorité.
S’agissant du capitalisme actuel, on peut ajouter une réponse plus spécifique : la socialisation des individus dans une société où tout est marchandise et où l’argent est roi tend à façonner un homo œconomicus porteur de propriétés matérielles et psychologiques – par exemple un certain esprit de lucre et de jouissance – qui l’inclinent spontanément à se soumettre à la domination du capital économique, à la trouver normale et à y participer, par exemple (un exemple entre mille) en confiant son épargne à sa banque pour que celle-ci spécule en son nom et lui serve les intérêts de cette spéculation financière ; spéculation que par ailleurs il condamne peut-être quand elle est le fait des grands investisseurs et des multinationales. Si la personne qui consomme les « produits financiers » que lui vend sa banque est un homme ou une femme « de gauche », se disant « hostile à la domination du capital », faut-il voir dans la contradiction entre ses actes et ses convictions proclamées une marque de cynisme, ou de tartuferie ? Pas nécessairement. Ce qui est à incriminer, c’est la pédagogie diffuse et institutionnalisée du système qui a façonné cette personne, qui a structuré chez elle son entendement et son affectivité de telle sorte qu’elle est capable de percevoir, penser, ressentir certaines choses et qu’elle reste aveugle et insensible à d’autres choses. Chaque formation sociale se fabrique les types d’humains dont elle a besoin pour fonctionner et durer....
Nous accordons toujours beaucoup plus au système que nous ne lui refusons. Parce que le système a les moyens de nous extorquer notre assentiment sans même que nous y prenions garde . Pour la raison essentielle que nous lui sommes accordés en profondeur, structuralement et que la logique de son fonctionnement est inscrite en nous sous une forme pratique d’abord, sous forme de dispositions, de tendances, d’automatismes qui nous poussent à agir, concevoir, sentir, comme nous le faisons, de façon compatible et connivente avec le système, sans avoir besoin d’y réfléchir expressément. Il faut beaucoup de temps et de travail d’autoanalyse pour prendre clairement conscience de l’infinité des liens par lesquels nous sommes liés au monde qui nous a façonnés à notre insu même....
Contrairement à une idée très reçue aujourd’hui, le laxisme des pratiques actuelles, loin de manifester un progrès des individus dans l’ordre de la libération personnelle, est plutôt une manifestation de régression à un stade de moindre évolution. Le manque de tenue et de retenue, au sens de Benda, est devenu dans tous les domaines un des plus sûrs symptômes de la décomposition sociale et de l’aliénation ultra individualiste par le système...
Ce que ne voient pas toujours la plupart des gens, c’est que la dictature du plaisir des sens est en relation circulaire avec l'exigence capitaliste de la marchandisation généralisée.L'offre et la demande sur le marché du plaisir à tout prix s'entretiennent réciproquement, insatiablement. Mais le degré d’aliénation est désormais tel que le simple fait de critiquer cet aspect des choses, dans le climat du politiquement correct, est perçu paradoxalement comme une menace à la « liberté » de chacun de « s’éclater », « prendre son pied », « jouir comme une bête », etc. Il faudrait peut-être se préoccuper de réapprendre à jouir comme un humain, car le capitalisme sait parfaitement tenir la bête en laisse tout en excitant ses appétits....
quand on veut changer le monde, on doit prendre conscience qu’il faut opérer des changements partout où est le monde et que le monde est partout, c’est-à-dire à l’extérieur de soi et au-dedans de soi....
Une sociologie de la domination, comme celle développée par Bourdieu , met en lumière le fait fondamental que les rapports sociaux de domination sont inséparablement des rapports de force et des rapports de sens. Pour qu’une domination soit durable, il faut qu’aux yeux des dominés, les dominants, qui disposent de tous les capitaux qui font leur force, disposent aussi de ce type de capital symbolique que leur amassent la confiance et la reconnaissance par les dominés de leur excellence et de leur générosité. La force brute du dominant doit être redoublée par le sens positif que le dominé confère au rapport de domination. Le terme de légitimité résume cette alchimie qui transmute la force en droit et le droit en force..."

-L'illusion naturaliste
-Le double jeu des classes moyennes
-Succession Lagardère
-Alain Accardo: bibliographie
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-SOUMISSION: fragile humanité ?
-Jean-Claude Michéa et la servitude libérale
- Consommateurs ou/et citoyens ?
-Rêves de pauvres ?
-Pourquoi les pauvres votent à droite
- Individualisme: positif ou négatif ?
- L’incohérence éthique
- Ego-mania

lundi 25 août 2008

Climat : controverses


Que le réchauffement de la planète (ou de certaines de ses parties) soit une réalité , cela n'est pas objet de polémique.
Que ce phénomène soit ,du moins en partie, d'origine humaine (anthropique), cela est assez partagé .
Que ce soit (aussi)l'effet d'un processus naturel, d'origine solaire par exemple, n'est pas non plus à écarter.
Si certaines causes sont anthropiques, peut-on les "prouver" ou en déterminer la probabilité plus ou moins grande ?
Les sciences de la nature et les experts sont-ils crédibles sur ces sujets?

La polémique est parfois rude , comme dans cet article, vu l'hypercomplexité du problème et la tendance à simplifier à l'extrême
Difficile de concilier les points de vue, même apparemment bien informés sur cette question...chaude!
La climatologie a encore beaucoup a nous apprendre...[
Climat


"
N’oublions pas que le GIEC estime qu’il est fort probable que les activités humaines participent au réchauffement climatique et aux changements. Ils n’existent évidemment pas de preuves, car le système est complexe. " (Chria)___________

"Disons qu’un vaste ensemble de faits montre que pour l’augmentation récente des températures, il est plausible que l’activité humaine soit le principal contributeur bien que des phénomènes "naturels" semblent aussi concourir pour une faible part. "(Pierrot)
"

Réchauffement climatique : il n’y a aucune PREUVE de son origine humaine (Koudou)
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-Jean-Marc Jancovici : le réchauffement climatique - Existe-t-il un seuil de danger ?
-Controverses Homme-Climat
-Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat - Wikipédia
-Recherche Google : Réchauffement climatique
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-Histoires de climat
- Notre terre : pour un sursaut ?
- Une petite planète bleue
- G8 : Ecobusiness ?
-Allègrement réfuté...
-Développement durable ou décroissance soutenable ?
-Un iconoclaste :Marcel LEROUX >>Pensee unique pour les scientifiques

dimanche 24 août 2008

ABSALON Julien , de RAON à Pékin






BRAVO JULIEN !


Un endroit charmant dans une vallée vosgienne
Où un garçon en VTT faisait des siennes

Il devint très vite un champion
Dans son village de RAON

Que personne ne connaissait
Sauf moi :
un jour j'y naissais...

Julien Absalon, un VTT en or massif

Malgré l'or, malgré les dévots, il est resté modeste...
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Un village et une région à découvrir...
Raon-aux-Bois
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-Pédalez moins pour rouler plus...
-Confidences d’une petite reine
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samedi 23 août 2008

Où va la RUSSIE ?



"Autant qu’elle énerve, la Russie de M. Vladimir Poutine fascine. " (H D-P)___________

"
La Russie n’a pas besoin d’espace, elle en a. Elle n’a pas besoin de ressources, elle en a. En revanche, et c’est un facteur de paix important, la Russie a besoin de débouchés et de voies de communication sécurisées vers l’extérieur. A l’Ouest, par un partenariat serré avec l’UE. A l’Est avec la Chine et le Japon. Au Sud, par la Mer Noire et la jonction caucasienne avec la mer Caspienne" (JDR)_______________________

Cette Russie qu’occultent les clichés:

"Pour résumer les derniers livres parus en France sur la Russie (qui, bien sûr, « fait peur »), un quotidien parisien brode sur l’air des Beatles : Back in the USSR (« Retour en Union soviétique »). « Cette célèbre chanson, qui date de 1968, pourrait– écrit Libération servir d’exergue à la plupart des livres qui sortent en français à un rythme accéléré en vue d’une présidentielle russe que tout le monde sait jouée d’avance. Dans la même veine, on pourrait avoir KGB Is Back, Russia Is Back ou Gazprom Forever . Car, autant qu’elle énerve, la Russie de M. Vladimir Poutine fascine . »Mais d’autres, inquiets de la dérive autoritaire du futur ex-président et de ces élections trop bien orchestrées , s’efforcent de comprendre ce qui est en gestation : quel type de régime politique ; quelle stratégie socio-économique ; quelle « idéologie nationale » ; quel rapport au monde ?...
La complexité du « postsoviétisme » est insaisissable pour ceux qui croyaient à une « transition démocratique » et qui, désarçonnés, nous resservent du « totalitarisme ». La kremlinologie n’a pas quitté les ornières qu’avait décrites l’historien Moshe Lewin : « Se focaliser sur les dirigeants [aujourd’hui : l’élite] et n’étudier l’URSS [la Russie] que du point de vue de son statut d’Etat “non démocratique”, avec un recensement sans fin de tous les traits qui dénotent cette absence de démocratie, au lieu de chercher à comprendre sa réalité ..."

-Une nouvelle politique de développement ?
-Révolutions en trompe-l’œil à l’Est
-Où va la Russie ? : premières conclusions par Jean-Pierre Chevènement
-Bons baisers de Russie pour 2008 | AgoraVox
-L’Empire contre-attaque | AgoraVox

-Du Caucase à l’Asie centrale, « grand jeu » autour du pétrole et du gaz
-Vladimir Poutine - Wikipédia
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-Moscou-sur-Léman...
- Géorgie : revers occidental ?

vendredi 22 août 2008

Crise financière : rebond

Le pire serait-il à venir ?
Nationalisations en cours : socialiser les pertes...

"Nous nous attendons à ce que les résultats du troisième trimestre 2008 soient rongés par la détérioration continue de l'hypothécaire (...) Cela devrait marquer le quatrième trimestre consécutif d'annonces de pertes", prédit-il, "ce qui est sans précédent". (W.Tonana-AFP)____

-"The US is not out of the woods. I think the financial crisis is at the halfway point, perhaps. I would even go further to say the worst is to come” Prof Rogoff said______________

Crise financière: c'est reparti de plus belle:

"Nouvelles pertes pour les banques.--Les difficultés de Fannie Mae et Freddie Mac sont énormes. Mais elles ne sont pas les seules. C'est toute une partie du système financier américain qui semble désormais atteint. Les premières études - l'une de GOLDMAN SACHS , l'autre de CITIGROUP sur les résultats du monde financier au troisième trimestre font état de nouveaux déboires. Toutes les banques ou presque devraient afficher un résultat nul ou négatif, pour la quatrième fois depuis un an, en raison de la dégradation de l'activité.Circonscrite jusqu'alors au marché immobilier et marché actions, la crise est en train de s'étendre à toutes les autres activités financières. La gestion d'actifs, mais aussi le crédit pour les entreprises, le crédit à la consommation, sans parler des obligations ARS (auction rate securities). La valeur des produits de titrisation qui étaient bâtis sur ces crédits fond à vue d'œil, comme cela s'est passé auparavant sur les subprimes. De nouvelles dépréciations d'actifs dans le bilan des banques risquent de s'imposer. Goldman Sachs les chiffrent à 23 milliards de dollars.Les banques ne pourront pas toutes supporter ces nouvelles pertes. Des recapitalisations vont à nouveau s'avérer nécessaires.

Le cas le plus critique, pour l'instant, semble être celui de LEHMAN BROTHERS. La banque d'investissement se débat dans des difficultés immenses. Wall Street la dit proche de l'étranglement.Pour tenter de se sauver, elle semble prête à tous les expédients. Un jour, on la dit proche de brader une grande partie de ces actifs, notamment immobiliers. Un autre, prête à se vendre à des fonds sud-coréen et chinois, comme le rapporte le Financial times de ce jeudi. Tous les scénarios sont évoqués, même celui de sa faillite.Mais à la différence de Bear Stern, sauvé en mars, la Réserve fédérale risquerait de ne pas pouvoir faire grand-chose. La Fed a déjà épuisé une grande partie de ses munitions. Elle a accepté de prendre en pension les titres les plus « pourris » du marché, elle a baissé ses taux de crédit au-delà du raisonnable. Et c'est ce qui inquiète aujourd'hui les marchés. Malgré toutes ces mesures, rien ne repart dans la sphère financière. « Le pire est devant nous », prédit même Kenneth Rogoff..."

La question d'un renflouement par le gouvernement américain ne fait pas débat : CES DEUX INSTITUTIONS SONT SI IMPORTANTES QUE LEUR FAILLITE POURRAIT ENTRAINER UN RISQUE SYSTEMIQUE ET UN ECROULEMENT EN CHAINE DU SYSTEME FINANCIER. Les modalités du sauvetage, en revanche, font l'objet d'âpres discussions.
Les actionnaires veulent bien l'aide de l'Etat mais, même s'ils ne sont pas dans la capacité de les renflouer, ils ne veulent pas être expropriés ou réduits à la portion congrue. Henry Paulson, actuel secrétaire du Trésor, est sur leur ligne, souhaitant maintenir le statut mixte des deux établissements.
Pour d'autres, y compris l'ancien président de la Fed, Alan Greenspan, cette position est indéfendable : Fannie Mae et Freddy Mac doivent être nationalisés. « Ils auraient dû être supprimés depuis dix ans. Il faut les NATIONALISER ET EXPROPRIER LES ACTIONNAIRES » a affirmé l'ex-chef économiste du FMI, Kenneth Rogoff..."

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-Stagflation mondiale ?
-Le système financier international
- Dogmes ultralibéraux en question ?
- Economie réelle : sombres pronostics ...
-Mondialisation à crédit
- Récession française ?

jeudi 21 août 2008

L'antisémitisme comme arme ?


L'antisémitisme sous toutes ses formes est condamnable sans restriction.
Mais l'accusation d'antisémitisme peut être un alibi , le produit d'arrière-pensées manipulatrices, d'une volonté de culpabilisation, de victimisation, d'un refus de toute critique de la politique israëlienne, d'un sionisme intégriste, dont beaucoup de Juifs de par le monde condamnent les pratiques...__________________

-"La thèse de l’antisémitisme a été utilisée comme une arme pour rehausser l’image d’Israël et défendre sa politique" (Esther Benbassa)___________

- " Les juifs ont-ils un avenir ? Les juifs ont survécu au pire. Ils se sauveront eux-mêmes, à leur manière, et ils changeront. Mais la qualité de leur avenir dépendra largement de la capacité qu’ils auront à ne plus céder à la fascination de la souffrance, à ne plus voir dans l’hostilité des autres, réelle ou supposée, le principal ciment de leur identité. Au judaïsme s’impose le devoir de relever le défi de la vie." (J.C.Attias)_________________

-"La judéomanie est un nom que j'ai inventé pour qualifier un phénomène pas vraiment récent, mais qui a pris au fil des années des proportions inquiétantes. Je la définis comme l'admiration outrée pour la communauté juive, qui génère de l'antisémitisme par retour de boomerang. En d'autres termes, la judéomanie permet de qualifier la discrimination positive dont la communauté juive est l'objet en France, et comment ce qui peut a priori apparaître comme un privilège se révèle en fait être un piège pour les juifs de France." (J.Robin)____________

La nouvelle Inquisition : sionisme en France:

"...ces nouveaux inquisiteurs au service du sionisme ne soient pas tous d’une origine communautaire que d’autres revendiquent ouvertement peut aussi nous inquiéter sur la présence, sur notre propre sol, d’un courant qui outre-Atlantique forme la frange néoconservatrice-sioniste dont nul ne songe à nier l’existence ni le rôle qu’elle a pu jouer dans les orientations politiques guerrières de l’Empire américain !

Il est permis de penser que, au-delà de la solidarité indispensable avec les personnes victimes de cette nouvelle Inquisition, nous ne devrions pas ignorer dans quel contexte politique se passent ces actes : il ne s’agit pas seulement de "règlements de compte" qui devraient se résoudre devant la justice en faveur des victimes stigmatisées. Il s’agit d’une stratégie politique globale visant à préparer l’opinion à une adhésion sans limite aux théories du "choc des civilisations" et au ralliement avec la frange la plus belliqueuse de cette idéologie qui nous prépare un siècle de sang et de terreur, pas seulement au Moyen-Orient, en réplique à des actes issus de minorités le plus souvent non-étatiques dont la violence insupportable ne peut être niée, mais il nous est demandé d’accréditer les confusions, les amalgames et les mensonges qui désignent déjà comme "terroriste" tous ceux sur la planète qui songent seulement "à se défendre" contre nos prétentions dominatrices. ..
Ces événements qui peuvent sembler d’une importance factuelle dérisoire représentent en réalité des faits d’une importance majeure. Ils nous révèlent un glissement de nos perceptions qui nous fait banaliser l’intolérance. La crainte de l’inquisiteur contribue à faire accepter l’Inquisition. On peut y voir en effet l’effet de « la peur » qui a saisi nos sociétés depuis le 11-Septembre 2001. On peut aussi y voir l’impact d’une sournoise propagande au quotidien qui travaille pour banaliser aussi bien le découpage du monde en un axe du bien et un axe du mal, légitimant toutes les lois sécuritaires et les guerres préventives. Il est dans ce contexte attendu que les intellectuels ne soient au service que d’une seule cause qui sert les intérêts de l’Occident ; ceux d’entre eux qui tenteraient de garder une pensée « universaliste » sont suspects et discrédités, assimilés au camp déjà désigné ennemi ! Robert Redeker, dans sa sincérité délirante et sa phobie voyait partout une « islamisation des esprits ». En réalité, ce que "son affaire" avait révélé c’est tout le contraire, c’est une "islamophobisation massive des esprits". Ce que révèlent les excès de ceux qui croient défendre la lutte contre l’antisémitisme, c’est une sionisation massive des esprits..."

-Jean Robin : « La judéomanie a créé une distinction entre les citoyens français »
-Quel rapport à la la judéité ?
- Esther Benbassa, historienne du judaïsme
-Israël-Palestine : changement d'opinion ?
-Israëliens et palestiniens
-Palestine : simple " problème démographique" ?

-Veut-on nous rendre antisémites ?

mercredi 20 août 2008

Mourir à Kaboul ?

Vers un nouveau Vietnam ?

Au service d'un atlantisme renforcé et des intérêts géostratégiques américains ...



-
« Peu m’importe si cela prend encore 10 ou 20 ans, mais nous ne pouvons pas nous permettre d’échouer en Afghanistan. » ( Frank Carlucci, ancien Secrétaire à la Défense des USA, puis directeur du groupe Carlyle)_______

-
« Il ne peut y avoir de solution militaire » (Eric Margolis)____

-"«On ne peut ni gagner militairement ni partir» (Olivier Roy)_____

-"Aucune Armée ne peut gagner et n'a jamais gagné dans un pays qui lui est étranger"(déclarait à peu près le candidat N.Sarkozy)__
-"Nous n'avons pas le droit de perdre" (le Président N.Sarkozy)
_[Flop sur l’Afghanistan ou le revirement de Sarkozy]_______________

- Objectifs inavoués:Établir des bases militaires à proximité de l’Iran , contrôler l’exploitation pétrolière en Irak et construire le pipeline trans-afghan pour accéder au pétrole et au gaz naturel des républiques de l’Asie Centrale au nord de l’Afghanistan. [MOURIR POURQUOI EN AFGHANISTAN ?]
-Que fait la France en Afghanistan ?

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La guerre en Afghanistan a-t-elle encore un sens?:

"L’état du pays est de plus en plus chaotique (lire le reportage d’Anne Nivat). L’année 2007 a été marquée par une forte dégradation de la situation. En juin dernier, 49 soldats de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) de l’Otan et de la coalition sous commandement américain sont morts. Le bilan le plus lourd depuis le début de la guerre.On est loin du plan initial. Le 7 octobre 2001, moins d’un moins après l’attaque du World Trade Center, George W.Bush annonçait que les frappes américaines, soutenues par les pays de l’Otan, par l’ONU et par l’Alliance du Nord, coalition afghane anti-talibans, avaient commencé contre les camps d’Al-Qaeda, soupçonnée d’être à l’origine des attentats du 11 septembre. Washington avait, en vain, réclamé la tête d’Oussama Ben Laden avant d’attaquer le pays.En novembre 2001, la chute des talibans, « étudiants en religion » à la tête d’une dictature islamiste brutale depuis 1996, consacrait la victoire-éclair des Américains. Rapide, mais ephémère : la guerre s’est éternisée ; les talibans ont ouvert des fronts dans l’Est du pays et la démocratie rêvée est restée une illusion...
...le revirement du président français s’inscrit (aussi) dans une inflexion de la stratégie nationale. Sarkozy souhaite que la France reprenne sa place pleine et entière dans les instances de l’Otan - à commencer par son commandement militaire - et qu’elle prenne la tête de son « pilier européen ». Envoyer des troupes en Afghanistan, c’était apparaître comme le chef déterminé d’une France qui n’hésite pas à engager ses troupes au côté de ses frères d’armes de l’Alliance sur des terrains éloignés. Une France qui se distinguerait ainsi dans une Europe de plus en plus frileuse...

Ce qui est regrettable, c’est que ces décisions aient été prises sans débat national, presque en catimini. Elles n’ont pas été bien accueillies par l’opinion, qui y a vu non seulement un alignement sur Washington, mais aussi un risque inutile pour la vie de ses soldats. Non sans raisons, comme l’embuscade mortelle le démontre aujourd’hui.
La situation est aujourd’hui si mauvaise pour les forces occidentales, que le parallèle avec l’occupation russe s’impose. Après l’invasion de 1979, l’armée rouge a occupé le pays pendant dix ans, sans jamais parvenir à le contrôler.
L’Américain Eric Margolis, chroniqueur pour le Toronto Sun, l’un des experts les plus réputés de l’Afghanistan, juge cette guerre impossible à gagner, comme il nous l’a expliqué en avril dernier. Dans les années 1980, les Soviétiques avaient mobilisé 160 000 hommes et, face à une communauté pachtoune déterminée, et soutenue par les Etats-Unis, ils n’avaient pas réussi à contrôler le pays, malgré des appuis pro-communistes importants...."

«On ne peut ni gagner militairement ni partir»:
"...Cette négociation avec une partie des talibans représente pourtant la seule issue. Il n’est pas possible de gagner militairement cette guerre et il n’est pas possible non plus de quitter l’Afghanistan en le laissant dans le chaos. Des contacts existent déjà, notamment pris par les Britanniques. Beaucoup, comme les Français, se contentent de répéter qu’ils resteront là jusqu’à ce que l’armée afghane soit capable de prendre le relais. Ce qui risque de durer très longtemps...."
- L’Afghanistan sera le cimetière de l’OTAN
- Les provinces basculent du côté de la rébellion
-Afghanistan : une guerre perdue | AgoraVox
- Calvaire afghan
-Un Oeil sur la planète : Mourir à Kaboul ?
-Un député afghan dénonce la CORRUPTION généralisée qui règne dans le pays
-Recherche Google : Afghanistan
-Qui sont vraiment les combattants « talibans » ?
-La France doit retirer ses troupes d'Afghanistan
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- Aventure afghane ?
-Afghanistan : mourir pour du pétrole ?
- «On constate une perte de contrôle politico-territorial»
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"...Très attachés à leur indépendance, les Afghans menèrent de très nombreuses batailles contre les envahisseurs qu'ils aient été indiens, perses, russes ou britanniques. Ces derniers ont notamment subi en Afghanistan des défaites parmi les plus marquantes de leur histoire, notamment celles de Gandamak en 1842 où le 44e régiment britannique fut totalement anéanti et de Maiwand[3] où le 66e régiment n'a compté que quelques survivants, notamment un chien nommé Bobbie, décoré par la reine Victoria. L'Afghanistan fut d'ailleurs une des rares puissances asiatiques avec le Japon et la Thaïlande à avoir mis en déroute les puissances coloniales européennes...."


mardi 19 août 2008

Récession française ?

L'homme au complet gris semble soucieux, ce qui n'est pas le cas de la dame à sa droite...
Un gouvernement entre préoccupations sérieuses et optimisme de commande .
Sans solution, sans courage, c'est le surplace:

Eric Woerth: «NI plan de relance NI plan de rigueur»
_______

-"
C'est un manque de compréhension des mécanismes de l'économie mondiale que d'avoir cru que l'Europe échapperait à un choc qui est indissociable de la mondialisation et provoqué par son principal moteur, les Etats-Unis. Dire la vérité, ce n'est pas être un marchand de désespoir. Mais préparer la nation à deux années difficiles. Et mobiliser les énergies en montrant l'horizon et en dessinant une stratégie."( NB)__________

-"Nous n'avons pas besoin d'un plan de relance, qui serait un plan de relance artificiel", a affirmé lundi François Fillon, à l'issue de la réunion des ministres chargés de l'Économie, convoqués à Matignon pour analyser la crise économique et "identifier les réponses" à celle-ci "____________


Pourquoi n'y a-t-il "aucune marge de manœuvre" économique ?

"Lorsque le chef du gouvernement (François Fillon, pour ceux qui l’auraient oublié) improvise en urgence une réunion des ministres en charge des dossiers économiques pour "analyser les causes de la dégradation de la conjoncture internationale" et lorsque l’un d’entre eux, Eric Woerth (Budget), explique qu’il faut garder "son sang froid", il y a de quoi avoir la frousse. C’est le signe que la conjoncture ne va pas bien du tout. Nicolas Sarkozy avait promis d’aller "chercher la croissance avec les dents s’il le faut", mais la plupart des économistes jugent qu’il n’a aucune marge de manœuvre. Ont-ils raison ? Le gouvernement doit débattre de la question jeudi, lors du conseil des ministres...Les mauvaises nouvelles se sont enchaînées depuis plus d’un an, minant le pouvoir d’achat des ménages dans de nombreux pays:
  • envolée des prix du pétrole (une hausse de dix dollars du baril, sur un an, réduit la croissance d’environ 0,3 point) et des produits alimentaires. L’accélération de l’inflation qui en résulte affecte le pouvoir d’achat et grippe le moteur de la consommation des ménages;
  • hausse de l’euro face au dollar, qui affecte la compétitivité des produits européens exportés;
  • chute de la construction immobilière (aux Etats-Unis et dans d’autres pays européens) liée à la crise américaine des « subprimes »;
  • crise prolongée des marchés financiers, qui incite les banques à brider le crédit;Dans cette conjoncture maussade, le chômage risque de remonter. Sa baisse était facilitée par la retraite des baby boomers: il peut reculer avec seulement 2% de croissance (contre plus de 3% dans les années 1990). Mais avec une croissance quasiment plate, il risque de repartir à la hausse...
Aux Etats-Unis, lorsque le pays menace d’entrer en récession, les autorités appuient vigoureusement sur ces deux leviers: la Réserve fédérale (la banque centrale) baisse ses taux d’intérêt hardiment pour faciliter les emprunts (donc les investissements, l’esprit d’entreprise, le logement, etc.); de son côté, le gouvernement fédéral n’hésite pas à creuser le déficit (Reagan était allé jusqu’à 6% du PIB!) pour distribuer du pouvoir d’achat dans l’économie sous forme de dépenses publiques et/ou de réductions d’impôts.

En Europe, ces deux leviers traditionnels sont grippés:

  • pas grand chose à espérer du côté de la politique monétaire, qui échappe aux dirigeants politiques depuis la fin des années 1990: elle a été confiée à la Banque centrale européenne, qui est à la fois indépendante et ultrarigide. De par ses statuts, sa seule préoccupation doit être d’empêcher l’inflation. Elle n’a pas hésité à relever ses taux d’intérêt pour juguler celle-ci, alors que l’activité économique aurait besoin d’une baisse de ces taux;
  • le gouvernement Fillon ne peut pas faire grand chose, car le déficit français atteint déjà la limite autorisée (3% du PIB). Alors que la France préside l’Union Européenne...

  • Une solution européenne est-elle envisageable ?C’est une solution dont rêvent de nombreux hommes politiques et économistes: un plan de relance général, fondé sur un emprunt public européen. Un tel plan aurait également l’avantage de constituer un signal fort, celui d’une Europe solidaire face aux mauvaises fortunes. Ancien ministre de l’Economie et des Finances, Laurent Fabius suggère ainsi à Nicolas Sarkozy de prendre l’initiative d’un "grand programme, en particulier énergétique, au niveau européen, pour éviter la récession".
-Recherche Google : récession en France
-La France peut-elle échapper à la récession ?
-Alerte à la récession en France
-Crise en vue pour l’économie française | AgoraVox
-Baverez pérore, Fillon s'exécute...

lundi 18 août 2008

OTAN , suspends ton cours...!


L'OTAN n'avait de sens et de raisons d'exister que par rapport au Pacte de Varsovie, dans le contexte de la Guerre Froide.
Ces conditions n'existant plus, à quoi donc peut-il servir ?
Devenir le bras armé des seuls intérêts américains dans le monde , maintenant menacés ?_____

-"Se réfugier derrière les concepts surannés et la modélisation figée d'une pensée stratégique américaine poussiéreuse est se fermer l'avenir"(JP Immarigeon)_______________

-"Les Etats-Unis ont (ainsi) pu faire de l’organisation politique et militaire de l’Alliance atlantique l’un des instruments privilégiés de leur politique étrangère." (PM de la Gorce)_______________________________

-"La stratégie européenne de recours à la force doit se différencier des concepts américains de destruction et avancer une stratégie de neutralisation..Enfin , l'Europe pourrait disposer de son propre système d'évaluation de crises et non plus dépendre des renseignements américains.." (Pierre Conesa)"________________
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-Immarigeon: "Le degré zéro de la pensée stratégique":
"...Dans son libellé, intitulé "Le degré zéro de la pensée stratégique", l'auteur d'American Parano, qui vécut aux Etats-Unis, fustige l'alignement de la France sur la politique américaine, qui s'est concrétisé par l'envoi de 700 soldats français en Afghanistan..."
-OTAN- IMMARIGEON.(Objet application/pdf)

-L'OTAN, un instrument de l'hégémonie américaine:
"...l’Alliance atlantique et son organisation militaire continuèrent à fonctionner sans changement. La fin de la guerre froide aurait pu remettre en cause, sinon l’existence de l’alliance, du moins son fonctionnement, puisque sa raison d’être, toujours invoquée par les gouvernements occidentaux, était de faire face à une menace - réelle ou supposée - venant du camp de l’Est. Or ce camp n’existait plus. Pourtant, aucun des gouvernements européens n’a paru vouloir, à cette occasion, reprendre plus de liberté d’action. Tous, au contraire, se sont déclarés en faveur du maintien de l’OTAN, et même du renforcement de ses structures politiques et militaires. Les Etats-Unis, de leur côté, tout en retirant une part substantielle de leurs forces déployées jusque-là en Europe, ont tenu à maintenir une organisation qui assure leur prépondérance politique et stratégique sur le théâtre européen. Ils ont renforcé l’intégration des forces qui en dépendent, et ont obtenu qu’elles puissent intervenir hors de l’aire géographique constituée par le traité de l’Atlantique nord...."
>>La nouvelle stratégie militaire des Etats-Unis<<
>>Report to Congress on NATO Enlargement<<

--L'Otan s'est de plus en plus transformée en une alliance militaire d'agression:
".... Il subsiste (également) de grandes divergences d'opinion entre ceux (surtout les États-Unis et la Grande-Bretagne) qui veulent garder une alliance atlantique forte sous la direction de fait des États-Unis, et ceux qui veulent mettre sur pied le pilier européen au sein comme en dehors de l'Otan et veulent être moins dépendants des États-Unis (surtout la France et l'Allemagne). En tant que partenaire le plus puissant, les États-Unis essaient de mettre sous pression les autres pays de l'alliance... Via l'Otan, les Etats-Unis entraînent également les pays européens dans cette guerre d'occupation sans perspectives (Afghanistan), qui va ressembler de plus en plus à celle contre l'Irak. Jaap de Hoop Scheffer, le secrétaire général de l'Otan, veut porter le nombre de soldats de l'alliance, de 9.000 actuellement (dont 290 Belges), à 15.000 et, finalement, à 25.000..."

-Alliance Atlantique : nouvelles missions ?
-Otan, suspends tes vols... | AgoraVox

-L’Europe, "petit cap d’Asie" entre Etats-Unis et entente sino-russe | AgoraVox

dimanche 17 août 2008

Pêche aux évangélistes

Un électorat incontournable, déterminant dans l'élection de GW Bush, plus réticent à l'égard de Mc Cain...
Les candidats font assaut de moralisme . Qui aura les faveurs de Dieu ?


-À l'issue de la Première Guerre mondiale, le président Wilson affirme : « L'Amérique est la seule nation idéale dans le monde [...]. L'Amérique a eu l'infini privilège de respecter sa destinée et de sauver le monde [...]. Nous sommes venus pour racheter le monde en lui donnant liberté et justice."____________

-Nabil Shaas, à l’époque ministre des affaires étrangères a rapporté : "le Président Bush nous a dit à tous : "Je suis investi d’une mission par Dieu"_____________________

-"Il y a quatre ans, DIEU a fait pencher la balance lors du scrutin présidentiel aux Etats-Unis. En effet, pas moins de 80 % des évangélistes blancs ont donné leur voix à George W. Bush, lui assurant ainsi une réélection aux plus hautes fonctions de l’Etat. A leurs yeux, il incarnait un président pieux dont la politique serait dictée par la foi et par la morale. "__________

Obama et McCain courtisent le vote évangélique - Les élections américaines:

"Pour la première fois depuis qu'ils ont remporté leurs primaires respectives, John McCain et Barack Obama se sont retrouvés sur la même scène, samedi 16 août, lors d'un forum religieux organisé en Californie par Rick Warren, un des pasteurs les plus influents des Etats-Unis. Au menu, des débats sur certains des thèmes de prédilection de la communauté évangélique, notamment l'avortement, la foi, le mariage homosexuel ou la pauvreté, retransmis en direct à la télévision nationale...
John McCain a pris le contrepied du démocrate et a semblé plus en phase avec les chrétiens évangéliques, soulignant notamment son opposition totale à l'avortement, au mariage ou aux unions civiles des couples homosexuels. Interrogé sur le plus grand échec moral des Etats-Unis, le sénateur de l'Arizona a estimé qu'après le 11-Septembre, le pays aurait dû s'investir "dans des causes plus grandes que leurs propres intérêts". M. Obama avait opiné que c'était "la façon dont nous traitons les pauvres". En plus des échecs moraux du pays, Rick Warren a demandé à chacun des candidats quel était leur plus grand échec moral personnel. "J'ai eu une jeunesse difficile. Il y a eu des moments où j'ai pris de la drogue", a confié M. Obama, qui avait déjà écrit sur le sujet mais qui l'aborde rarement en public. De son côté, John McCain a estimé que l'échec de son premier mariage était le plus grand signe de faillite morale qu'il ait montré dans sa vie. Aux Etats-Unis, où un adulte sur quatre se dit de confession protestante évangélique, le vote de cette communauté,constituée en force politique sous le nom de "majorité morale" sous l'égide du télévangéliste Jerry Falwell dans les années 1980, joue un rôle prépondérant lors de tout scrutin. Selon un récent sondage commandé par la chaîne ABC, les évangéliques sont 67 % à soutenir M. McCain contre 25 % qui disent vouloir voter pour M. Obama.En 2000 et 2004, George W. Bush avaient bénéficié de 80 % des voix de cette communauté, mais depuis le début de sa campagne John McCain peine à séduire les plus conservateurs et les plus jeunes. Ainsi, parmi les évangéliques de moins de 30 ans, 55 % se considéraient comme républicains en 2004. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 37 %."
-McCain cherche des électeurs évangélistes
-Pouvoir et foi

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- Dieu est-il américain ?
- USA et héritage religieux