Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mercredi 4 mars 2009

Mexique : narcoétat ?



Un pays fascinant , devenu un des plus dangereux de la planète

[A Ciudad Juarez en 2008, on déplorait plus de morts qu’à Bagdad : 1800. ]

-"Elena Azoala ( conseillère du procureur général de la République et professeur de sociologie) : « Les causes fondamentales de cette violence sont liées aux énormes inégalités de la société. Non seulement il y a la pauvreté qui explique la violence, mais surtout l’écart qui existe entre ceux qui gagnent peu et ceux qui sont immensément riches », explique-t-elle. Il est effectivement incroyable que le Mexique ait 12 milliardaires en dollars et 60 % de sa population qui vit avec moins de 3 dollars par jour."
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Desaparecido | AgoraVox
"...Il faut souligner "Le rôle et la responsabilité de son voisin(USA) qui a tout fait pour faire du Mexique son arrière-cour de manoeuvres corvéables à merci, de politiques complaisants et d’industriels pas regardant envers les (rares) lois défendant le travailleur...
Jusqu’au haricot rouge et noir -élément nutritif principal des modestes gens et fierté du pays jusqu’à maintenant- que les E.U. exportent maintenant au Mexique qui doit sortir des devises rares pour celà ! C’est le monde à l’envers.
Il ne fait pas bon du tout d’être voisin des U.S.A. et en état d’infériorité...
"

-Vivre au Mexique pendant la guerre contre les « narcos »:

« Les Etats-Unis ont reconnu leur co-responsabilité dans cette guerre. C’est un premier pas, mais bien sûr ce n’est pas suffisant », estime M. Alejandro Díaz de León Carrasco, directeur de la coopération internationale au ministère de la justice. Le discours américain ne s’est en effet pas traduit par des actes. Les « narcos » profitent sans encombre de la « sacro-sainte » liberté qui, aux Etats-Unis, permet de posséder des armes. Ce qui n’existe pas côté mexicain. « Nous savons, comme le sait le gouvernement américain, que les trafiquants se fournissent dans les cent mille armureries installées au nord de la frontière ou lors des trois mille foires d’armement [gunshows] qui se déroulent chaque année dans les Etats du Texas, de l’Arizona et de la Californie, ajoute le fonctionnaire. Il suffit d’avoir une carte de résident pour acquérir un, dix ou vingt-cinq fusils-mitrailleurs AK-47. Il n’y a ni limite d’achat ni contrôle sur leur destination. »

Selon les chiffres du ministère de la justice mexicain, 90 % des armes confisquées aux « narcos » proviennent du « grand voisin du Nord ». Et les chiffres augmentent de manière spectaculaire : entre 2002 et 2006, la moyenne des confiscations annuelles était de deux mille cinq cents armes lourdes et quatre cent cinquante mille munitions ; entre janvier et septembre 2008, l’armée assure avoir récupéré plus de neuf mille six cents armes lourdes et un million deux cent mille munitions . Et elle reconnaît que la différence n’est pas la seule conséquence de la lutte du gouvernement, mais bien une augmentation des achats d’armement de la part des narcotrafiquants. Les luttes pour le territoire exigent du matériel.« Le pire, dans ce trafic, poursuit M. Díaz, c’est que l’argent de la drogue est blanchi dans l’industrie d’armement américaine. La route de la drogue et celle des armes sont exactement les mêmes. » Un tel discours peut surprendre : jusqu’à présent, le gouvernement mexicain n’avait jamais fait un tel aveu publiquement. Mais, devant la faible coopération américaine sur le sujet, les langues se délient. Même le très conservateur président Calderón n’a pas hésité à déclarer : « Il est devenu prioritaire de freiner le trafic des milliers d’armes qui proviennent des Etats-Unis et entrent au Mexique. Ce sont elles qui contribuent fortement à l’augmentation de la violence et sont responsables de la mort de dizaines de policiers et de soldats mexicains chaque année...-M. Arenas ne nie pas les faits, mais s’irrite quand on n’évoque qu’un aspect du problème : « On croit toujours que seuls les policiers mexicains sont corrompus. Ce n’est évidemment pas aussi simple. Plusieurs de mes collègues américains viennent d’être incarcérés pour avoir reçu de l’argent des “narcos”. Cela coûte simplement bien plus cher de corrompre côté américain ; dix fois plus cher. Reste que la drogue ou les armes, quand elles passent ainsi la frontière, ont besoin de relais des deux côtés. » Que penser alors de l’initiative Merida, cette aide américaine de 500 millions de dollars reconductible sur trois ans pour le Mexique, et de 50 millions de dollars pour l’Amérique centrale, afin de lutter contre le narcotrafic ? Censée améliorer la formation comme l’armement des policiers, elle est peu appréciée par les intéressés. « Une fois de plus, les Etats-Unis refusent de regarder ce qui se passe chez eux, s’insurge M. Arenas. Avant de venir nous former, qu’ils réduisent leur consommation de drogue ! » Sur son sol, le premier pays consommateur de drogues du monde consacre trois fois plus d’argent à la détention des consommateurs et des trafiquants qu’à la prévention."

-Le Mexique vit dans la violence de la guerre anti-"narcos"

-Mexique: la drôle de lutte antidrogues du président Calderon | Rue89

-Le Mexique confronté à la puissance des narco-trafiquants:
"LE Mexique est pire que la Colombie. En Colombie, l’Etat combat les cartels. Ici, l’Etat, ce sont les cartels », n’hésite pas à affirmer l’économiste Eduardo Rebeles. Pour provocante qu’elle soit, la formule met en évidence la plaie du pays : la corruption."

-Les narcos mexicains posent leurs valises à Los Angeles | Rue89
-Drogues et violence : les espoirs démocratiques du Mexique s’effondrent
-Carlos Fuentes: "Conjuguer sécurité et démocratie"

- Géopolitique des drogues au Mexique
-Le narco-Mexique:
"...M. Calderón commet une grave erreur en ne comptant que sur la force militaire pour casser les narcos. Le Mexique de Calderón ressemble à s'y méprendre, ces temps-ci, à la Colombie d'Alvaro Uribe, où la militarisation de la lutte antidrogue, financée à coups de milliards de dollars depuis le début des années 2000 par les États-Unis, est pourtant loin d'avoir donné des résultats probants.
D'abord, les 25 000 soldats et policiers déployés dans la poignée d'États chauds n'a pas endigué l'activité narcotrafiquante au Mexique, par lequel transite 90 % de la cocaïne colombienne à destination des narines américaines. Au contraire, les cartels -- qui se livrent en parallèle à des guerres intestines sanglantes pour le contrôle des routes de contrebande -- se trouvent en fait à avoir étendu leurs tentacules à presque tout le pays. Évidemment, M. Calderón aurait plus de succès si les narcos ne pouvaient si facilement s'approvisionner en AK-47 dans les gun shows américains et chez les marchands d'armes de Houston et de Phoenix...
Surtout, les gouvernements mexicains successifs n'ont jamais trouvé le courage, pour des raisons qu'on devine, de s'attaquer aux réseaux de corruption et de protection extrêmement complexes liant les gangs aux milieux politiques, judiciaires et d'affaires. En mai dernier, l'aisance avec laquelle les cartels ont pu assassiner l'un des grands chefs de la lutte antidrogue, Edgar Eusebio Millan, a montré le degré d'infiltration criminelle aux seins des structures censées les combattre. À moins que Calderón ne s'attaque aux complicités qui tiennent l'État en laisse, les cartels continueront de prendre de l'expansion et de faire des affaires d'or. "

-Monde diplo :Mexique
- Le Mexique, Etat failli
-Lutte antidrogues: le Mexique sous perfusion des Etats-Unis | Rue89
-La drogue, alibi de Washington en Amérique latine,
-Dedefensa.org : Les armées du Sud:
"... L’article du Washington Times du 3 mars produit un choc, sans aucun doute à cause de ce qu’il décrit des conditions de “militarisation” de ce qui est de plus en plus identifiable comme une “guerre” sur la frontière Sud des USA et au Mexique même. Le choc principal pour l'information spectaculaire, c’est l’information exclusive sur laquelle le journal fait son “accroche”, qui est l’estimation du Pentagone que l’“armée” des cartels de drogue, les soi disant “foot soldiers”, atteint 100.000 hommes. L’armée mexicaine compte, elle, 130.000 hommes.Il est très significatif que le Washington Times se soit adressé au Pentagone pour obtenir une information complète sur la situation. Désormais l’évaluation est qu’il s’agit d’une “crise” de première dimension, et elle vient du Pentagone: «“It's moving to crisis proportions,” a senior U.S. defense official told The Washington Times. The official, who spoke on the condition that he not be named because of the sensitive nature of his work, said the cartels’ “foot soldiers” are on a par with Mexico's army of about 130,000.Les divers organismes de sécurité nationale US placent le Mexique en tête de liste des menaces contre les USA, souvent à égalité avec le Pakistan, ou avec l’Iran, ou avec les deux et, en général, au-dessus de l’Irak et de l’Afghanistan. On a déjà eu des échos de ces évaluations, et les nouvelles qui nous viennent maintenant les confirment...."
- Mexique : les cartels disposeraient de 100 000 « soldats »
-"L'économie du Mexique est infiltrée à 78 %" par les cartels
-Déluge de feu au nord du Mexique - AgoraVox
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-Etat grangrené ?
-L'opium , instrument de pouvoir

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