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dimanche 27 septembre 2009

Merkel: populaire "par défaut"?



Débats électoraux convenus

faisant abstraction de l'autre Allemagne , celle des inégalités
Une Allemagne en perte de cohésion
où la précarité s'installe
_________________Fin du modèle allemand?-
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-A la veille des législatives allemandes, Merkel mobilise la droite:
"...Elle "a gouverné avec tant d'assurance durant ces quatre dernières années que beaucoup parmi les 62,2 millions d'électeurs voteront pour la CDU bien qu'ils n'aiment pas du tout ce parti", résumait samedi le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung.De son côté, le social-démocrate Frank-Walter Steinmeier a dressé un tableau très noir vendredi soir de ce que serait l'Allemagne sans le SPD au gouvernement. En cas de coalition CDU/FDP, "vous verrez des coupes claires dans le système de protection sociale", avait-il assuré devant 10.000 personnes rassemblées au pied de la Porte de Brandebourg à Berlin..."
-Le SPD allemand sonne la charge contre Merkel à 6 semaines des législatives:
"...Mme Merkel 'reste dans un flou souverain', une attitude habile 'car dans un climat de crise économique, on souhaite de la sécurité et du calme', juge Rudolf Korte. Selon lui, elle se rend 'difficilement attaquable' en se posant en 'modératrice de la grande coalition' gouvernementale CDU-SPD..."
-Comment «Mutti» Merkel a soumis l’Allemagne | Mediapart:
"...Malgré la crise, le chômage qui s'envole (3,5 millions de chômeurs et 1,4 million d'Allemands au chômage partiel), la dette qui enfle (une horreur dans un pays où la stabilité budgédataire est un dogme, Merkel, sur son nuage, affiche la popularité d'une altesse de principauté (67%). Des sondages à faire baver le président français — de toutes façons trop agité à son goût. On l'aime bien. Elle rassure. Elle panse les plaies de la crise. Elle anesthésie? Pendant quatre ans, Angela Merkel, à la tête d'un gouvernement noir-rouge (noir pour la CDU, son parti démocrate-chrétien, rouge pour le SPD, le parti de l'ancien chancelier Gerhard Schröder), a gouverné avec une prudence de chat. En «chancelière présidentielle», tacle un éditorialiste du Spiegel. Pas franchement un compliment, dans un pays où le président est dénué de pouvoir. «Angela Merkel a moins donné une direction que passé les plats (...). A force de voir venir, tergiverser et de rechercher des compromis, on risque vite d'être soupçonné de ne pas savoir fixer un cap.» Quel bilan pour cette équipe improbable, constituée après les législatives de 2005 alors que Merkel n'avait pas obtenu assez de voix pour prétendre gouverner seule ? Une hausse de la TVA, le recul de l'âge de départ à la retraite à 67 ans, le tout sur fond d'économies drastiques pour assainir les budgets. La réforme du congé parental, réponse à une criante urgence démographique, tant l'Allemagne vieillit à vue d'œil. Plusieurs autres chantiers ouverts et pas terminés, sur l'éducation ou l'intégration.-Les deux grands partis, la CDU et le SPD, ont surtout fini d'y gâter leur image, l'un accusé de loucher vers la social-démocratie, l'autre de finir de se droitiser... De ce champ de ruines politique, de cette confusion liée à la décrépitude d'appareils politiques usés, n'émerge qu'une seule figure : Angela Merkel, son sourire et ses paroles apaisantes. Et tant pis pour la substance. «Que retiendra-t-on de votre passage à la chancellerie, Mme Merkel? l'interpelle Wolfram Weiner, rédacteur en chef du magazine de débats Cicero (...). Jusqu'ici, votre régence (sic) était placée sous le signe de la conciliation. Maintenant, il faut du fond.» Le député vert européen Daniel Cohn-Bendit n'est pas tendre avec «Mère Térésa» : «Elle est populaire par défaut, parce qu'il n'y a personne en face.»...

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Une autre Allemagne ?

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