Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mardi 5 octobre 2010

Entendez-vous dans nos campagnes?...

...La détresse de certains paysans...

-Traire plus pour gagner moins





Certes, les (grands) céréaliers vont bien.
La hausse du prix du blé, en partie conséquence de la sécheresse et la mévente russes, et une bonne récolte leur donnent cette année de confortables revenus. Pas de problème non plus pour les grands betteraviers .D'autant plus que les subventions agricoles les favorisent particulièrement
Mais pour le grand nombre de petits et moyens éleveurs....
____________________________Le désespoir est dans le pré:
Ce reportage récent de France 4 donne une idée, limitée mais forte, de la difficulté de continuer à gérer leur exploitation et à vivre correctement du revenu de leur travail, sans vision d'avenir.
On ne le dit pas assez: un paysan français se suicide chaque jour.
"...
Ces six derniers mois, 40 000 agriculteurs français ont rempli des demandes d'inscription au RSA, principalement dans le secteur laitier, où les revenus ont baissé de 50 % en deux ans. Plus de 20 % des quelque 600 000 exploitants agricoles encore en activité – ils étaient 1 600 000 en 1970 – peuvent être assimilés à des travailleurs pauvres. Surendettés, lancés dans une course insensée au machinisme et à l'agrandissement, ils sont impuissants à remettre en cause le modèle hyperproductiviste qui leur a été imposé..." (Télérama)
Tout se passe comme si , par le jeu du prix des produits, laitiers notamment, la politique agricole visait à faire baisser encore la population agricole, dans ce grand jeu de concurrence mondiale, malgré les subventions , jugées souvent "humiliantes". La PAC est en question.
L'agriculteur d'aujourd'hui n'a plus idée du (vrai) prix de ses produits, de son travail...
Les agriculteurs ont perdu leurs repères. Certains expriment ouvertement leur dégoût du métier.
-__Le prix du lait s'est effondré, du fait de la marchandisation de l'agriculture. Beaucoup témoignent qu'ils vendent à perte, ne pouvant même plus s'assurer un salaire. Situation encore provisoirement tenable quand l'épouse a un salaire extérieur, ce qui est devenu souvent une nécessité de survie. La pression des groupes laitiers et de la grande distribution, malgré quelques négociations mineures, se fait constante et pousse à la concentration des exploitations , donc à la désersification des campagnes, à l'industrialisation et à la standardisation des modes d'exploitation, et forcément à une baisse de qualité des produits.
Repenser l'agriculture est devenu une urgence

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