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mercredi 15 décembre 2010

National-populisme en Europe

Montée de périls?

___________On
s'interroge à juste titre sur la montée de l'influence de la droite extrême. dans certains pays d'Europe, du développement de partis déjà anciennement enracinés, qui augmentent leur audience à chaque élection, ou de tendances nouvellement apparues, qui semblent prendre de l'ampleur par un grignotage lent.
Le contexte d'une crise économique profonde, la diabolisation de communautés "étrangères", servant de boucs émissaires, la remontée d'un certain nationalisme s'expliquant par défaut d'Etat et 'inefficacité des instances européennes, actuellement paralysées, semblent être les principaux éléments -justifiés ou non- qui expliquent ce symptôme inquiétant.
__Il y a lieu de s'inquiéter de cette dynamique irrésistible, de ce grignotage, de cette une lente imprégnation idéologique, même si ce
s mouvements, qualifiés de "populistes", sont souvent assez différents d'un pays à l'autre.
Mais
la notion de populisme ne suffit pas pour caractériser les droites extrêmes, anciennes ou nouvelles, ou les droites classiques, flirtant avec elles.
__Pas facile de parler de populisme sans risque de non sens. Un mot "qui chante plus qu'il ne parle", comme disait Valéry à propos du bonheur et de toutes les notions utilisés à tout-va, sans rigueur.
Neutre étymologiquement, la racine "peuple" ne comporte aucun sens particulier négatif. On peut même dire que toute pratique politique ne vise, si elle se respecte, qu'à s'intéresser au bien commun, au peuple, à ses intérêts bien compris.
_Mais l'usage rhétorique du mot comporte des glissement de sens et des jugements de valeur.
Si le populisme accompagne toujours les courants extrêmes, fascistes ou préfascistes, un certain populisme
peut être sans rapport avec eux.
La définition du mot est
problématique , sa sémantiq
ue est flottante, équivoque. Il peut désigner des positions très différentes, parfois opposées, par références aux valeurs démocratiques fondamentales, les seuls critères de référence. Un mot suspect, qui cache parfois des arrière-pensées ou des intentions polémiques. Qualifier quelqu'un de populiste, c'est le diaboliser, l'acculer à se justifier.
_Un discours qui s'appui
e sur la légitime exaspération d'un peuple, par défaut de démocratie, en proposant un projet pour sortir d'injustices flagrantes, ne peut être comparé avec un autre, purement antiélitiste et antiparlementaire, souvent clairement raciste, qui flatterait les passions, les colères, pour séduire les masses de manière purement démagogique, en jouant essentiellement sur les peurs réelles ou imaginaires, à des fins de succès personnel, de seule ambition de pouvoir au dépends des valeurs démocratiques. On ne peut comparer Clémenceau et Boulanger, Mélanchon et Marine le Pen ou Wilders...
_Le national-populisme a bien des visages, malgré un noyau commun.__Il y a populisme et populisme. Lui donner systématiquement une valeur de droite réactionnaire contribue à la confusion. C'est un mot-piège, dont il ne faut pas systématiquement avoir peur...
__De même, la droite extrême peut prendre bien des formes selon les pays et leur histoire. Radicalisation sans projet, liées aux circonstances ou organisation structurée souvent ancienne, aux racines fascistes, qui se refont une santé à la faveur des événements. En Europe, les situations sont contrastées, malgré une base commune, même s'il y a parfois des liens organiques entre les mouvements , d'un pays à l'autre...
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Allemagne: xénophobie?
-Enigme suédoise
-L'islamophobie, business électoral de la peur en Europe
-USA: montée de populisme?
-Faillite de la gauche ?
-Berluscobonapartisme
-Belgique: le tournant
-Les minarets de la discorde

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