Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

dimanche 28 février 2010

Allemagne en crise

Crise politique sur fond de précarité, d'inégalités et de chômage croissant



-Guido Westerwelle est vice-chancelier depuis 118 jours et son couple avec la chancelière est soumis à dure épreuve, selon der Spiegel. Il multiplie les proclamations populistes comme un chef d'opposition, elle n'arrive pas à lui insuffler l'esprit de corps, de gouvernement. L'un bloque l'autre, la paralysie menace. Après quatre mois de gouvernement la coalition noir-jaune est déchirée.


-"11 millions 500 mille personnes vivent sous le seuil de la pauvreté en Allemagne, un pays représentant une géante économie.Selon un sondage, 14% des Allemands vivaient dans la pauvreté en 2008.
En dix ans, le nombre de pauvres dans ce pays a augmenté de 30%.Ceux qui gagnent moins de 20 500 dollars, ce qui signifie 60% du revenu annuel par personne, sont considérés en Allemagne comme " pauvres".Selon les résultats du sondage, 25% des jeunes allemands de 19 à 25 ans, devraient vivre dans le dénuement.Ces jeunes allemands se mettant à vivre séparés de leur famille, sont confrontés aux problèmes financiers.Le sondage en question a été réalisé par l'Institut des recherches économiques d'Allemagne et 10 mille familles ont fait l'objet du sondage.Ce sont les parents divorcés ayant des enfants, les familles ayant plusieurs enfants et les jeunes qui sont affectés le plus par la pauvreté
."
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-En Allemagne, Guido Westerwelle provoque une polémique:
"Le ministre allemand des Affaires étrangères, le libéral Guido Westerwelle, a provoqué une polémique en Allemagne. Il a déclaré que son pays était dans une situation de «décadence digne du bas empire romain», attaquant surtout le système social. Alors même que la Cour constitutionnelle de Karlsruhe contraint l'État à revoir les allocations sociales
.__Dans un arrêté rendu le mardi 9 février 2010, les juges de la Cour constitutionnelle on estimé le système d’aides sociales allemand inconstitutionnel. Ils remettent en cause le système prénommé Hartz IV en vigueur dans le pays depuis 2004. La Cour de Karlsruhe a notamment pointé du doigt l’incompatibilité de ce système avec une loi allemande qui garanti à tout citoyen le droit à une existence digne. Et les juges ont demandé au gouvernement de modifier son système d’allocation avant la fin de l’année 2010.Terminé le système Hartz IV, mis en place par l’ancien chancelier, le social démocrate Gerhard Schröder. C’était alors le volet le plus controversé de ses réformes. A l’époque, l’aide sociale et les allocations versées aux chômeurs de longue durée avaient été fusionnées pour former un forfait mensuel de 359 euros. Une réforme décriée qui avait été à l’origine de nombreux mouvements de grève en 2005 mettant à mal la coalition de Gerhard Schröder dont le parti avait perdu les élections suivantes
."(P.Thibaud)
-Pauvreté en Allemagne
-Les dessous de l’Allemagne - Le travail en Allemagne

-Allemagne : le chômage grimpe à 8,5% en février
- Le débat sur l’Etat social s’enflamme

-L'Allemagne, victime du tout export
-Hartz IV:Le juge constitutionnel et la justice sociale
-Dans la Ruhr, pour une poignée d'euros par jour
"A Wattenscheid , un habitant sur cinq – ils sont 75.000 – vit d'«Hartz IV»: l'allocation universelle que touchent les chômeurs comme les nécessiteux, 351 euros, somme modulée en fonction des revenus du couple, de son patrimoine et du nombre d'enfants — le loyer et le chauffage sont remboursés par l'agence pour l'emploi. «Hartz IV» est devenu synonyme de pauvreté. L'allocation tire son nom de son inventeur: Peter Hartz, ancien DRH de Volkswagen.__Peter Hartz était un ami du chancelier d'alors, le social-démocrate (centre gauche) Gerhard Schröder. C'est lui qui a imaginé la réforme de l'agence pour l'emploi, entrée en vigueur le 1er janvier 2005. L'économie mondiale prospérait, la crise n'était pas encore là. Dans la compétition mondiale, le modèle social allemand devait être adapté, professaient alors les politiques.La réforme devait réduire le chômage de longue durée, encourager les moins qualifiés à reprendre un travail. Peter Hartz avait avancé des mesures radicales : fusion de l'aide sociale et de l'allocation-chômage, restriction des conditions d'indemnisation. En échange, il proposait de mieux suivre les chômeurs, de les aider à retrouver un emploi, même mal payé. C'est à cette époque qu'ont fleuri les "jobs à 1 euro" comme celui d'Andreas. A cette époque qu'ont fleuri les petits boulots..."
-En Allemagne, les désaccords minent la coalition d'Angela Merkel
"...Dénonçant un possible relèvement des minima sociaux après qu'une décision de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe eut jugé leur niveau insuffisant pour garantir "une existence digne", le vice-chancelier et chef de file des libéraux a multiplié ces dernières semaines les déclarations provocatrices sur l'Etat-providence. Il a réclamé un durcissement du régime d'indemnisation des chômeurs de longue durée et a mis en garde contre une "décadence digne du bas empire romain". Ces mots ont enflammé le débat avec la CDU-CSU. "Nous n'avons pas besoin d'un débat fantôme qui n'apporte aucune proposition concrète", s'irrite le député CDU Wolfgang Bosbach..."
-Après le «chaos», les baisses d'impôt du nouveau gouvernement allemand:
"...Principal point de discussion, le déficit budgétaire. Pour les libéraux, il fallait aller plus loin dans les réductions d'impôt: le FDP souhaitait 35 milliards d'euros de réduction, il en obtiendra 24, écrit le Spiegel. C'est plus qu'Angela Merkel ne l'avait envisagé. La chancelière et ses alliés sont restés vagues sur le financement des mesures fiscales, estime l'AFP, qui profiteront aux foyers et aux entreprises allemands. La dette allemande s'élève déjà à plus de 1.500 milliards d'euros, soit environ 20.000 euros par personne, et l'Allemagne dépense plusieurs dizaines de milliards par an en intérêts de sa dette. Quant à la croissance, elle a plongé: les prévisionnistes allemands voient le PIB reculer de 5% en 2009 avant de croître en 2010..."
-Guido Westerwelle tente de reprendre l'offensive face au malaise de son parti
_____-__ELENA – un fichier national des « mauvais salariés »_______________
-Une autre Allemagne ?
- Dérives allemandes
- Fractures allemandes
- Les Allemands désorientés

samedi 27 février 2010

Prisons privatisables


Des prisons rentables?

Vers un modèle américain?..

Aux USA-Des politiques de détention favorisant les profits:

"Afin de maximiser leurs profits, les établissements de détention privés doivent favoriser une utilisation maximale de leurs installations, ce qui implique un nombre maximal de détenues accompagné d’une rétention maximale de ces mêmes personnes. Il faut comprendre que le travail forcé des détenuEs rapporte gros à l’entreprise privée qui vend leurs services à des entreprises externes et encaisse la différence entre ce que paie l’entreprise externe et ce qu’elle verse aux détenues.
__En mars 1997, dans un document public, la CCA reconnaissait que « le rythme de construction de nouveaux centres de détention ainsi que le potentiel de croissance de la CCA dépendra de plusieurs facteurs incluant les taux de criminalité et la tendance des sentences rendues dans les tribunaux aux États-Unis
. » En résumé, plus les juges sont sévères envers les personnes trouvées coupables de crimes mineurs ou graves, plus le potentiel de profits pour ces entreprises augmente.
____C’est ainsi que la CCA et la WCC versent d’importantes contributions financières au American Legislative Exchange Council (ALEC), une organisation située à Washington influençant les politiques publiques en supportant les législateurs conservateurs
. De tous les législateurs états-uniens, 40 % sont membres de ALEC. En plus de maintenir des pressions sur les législations pour que celles-ci suivent des principes conservateurs telle la privatisation, ALEC, par le biais d’un comité nommé Criminal Justice Task Force (ALEC-CJTF), a joué un rôle important dans la mise en place et l’adoption par plusieurs états de lois telles que la « Truth in Sentencing » et la très controversée « Three Strikes ». Alors que la première réduit considérablement ou retire complètement les possibilités d’obtenir une libération conditionnelle, forçant les détenues à purger de 85 % à 100 % de leur peine, la deuxième implique des peines de 25 ans à la prison à vie pour toute personne « récidiviste » trouvée coupable d’un troisième crime punissable par la loi. C’est alors que si vous êtes pris à fumer de la marijuana puis arrêté pour avoir fraudé une banque et que, finalement, vous êtes pris de nouveau pour avoir volé une tablette de chocolat, un juge peut décider d’appliquer cette loi qui vous fera passer les 25 prochaines années de votre vie en prison.Les entreprises privées qui gèrent des établissements carcéraux sont les principaux bailleurs de fonds du budget opérationnel de l’ALEC..." (Martin Petit)

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Privatisation des prisons - AgoraVox
...La population des États-Unis représente 5% de la population mondiale. La population carcérale américaine représente 25% de tous les détenus du monde… cherchez l’erreur ! Autre chiffre important, celui de la progression de cette population carcérale aux states : 300.000 en 1972, 1 million en 1990, 2 millions en 2000 et 2,3 millions en 2009.
On peut dès lors chercher des raisons à cette explosion du nombre de prisonnier. Manifestement les politiques sociales sont un cuisant échec, surtout lorsque l’on regarde les statistiques qui concernent les crimes, voies de faits et délits en tous genres, mais comment expliquer qu’un pays comme les États-Unis, capable de verser des centaines de milliards de dollars de fonds publics pour voler au secours des banques et des constructeurs automobiles, n’arrivent pas à mettre en place des mesures efficace pour lutter contre l’exclusion sociale et la pauvreté ?
Une des explications passe par l’organisation et la gestion des centres pénitenciers. De plus en plus de prisons sont maintenant construites et gérées par des entreprises privées, surtout depuis que Bush, le brillant intellectuel libéral, a fourré son nez dans ce dossier. Que voulez-vous, aujourd’hui il faut faire de l’argent avec tout.
Ces entreprises privées facturent très cher aux états ces services (en France, les libéraux, c’est-à-dire les partisans de l’UMP et du Parti Socialiste appellent ça des Partenariats Public-Privé ... Mais pour faire encore plus d’argent, ces entreprises ont eu une idée géniale : transformer les détenus et esclaves, en déguisant tout cela sous des noms pompeux comme aide à la réinsertion et formation. Cette population est corvéable à merci, payée avec des salaires qui conduiraient les chinois les plus défavorisés à la révolte, et ne bénéficient bien sur d’aucun droit. Génial comme idée non ? Du coup de nombreuse entreprises y ont vu une solution très opportune pour éviter les frais de délocalisation en Chine ou en Indes : IBM, Boeing, Motorola, Microsoft, ATT, Wireless, Texas, Dell, Compaq, Honeywell-Packard, Nortel, Lucent Technologies, 3 Com, NorternTelecom,TWA, Nordstorm, Revon, Macy’s, Pierre Cardin, Target Stores... oui, vous avez bien lu, Pierre Cardin.
Et si vous ne voulez pas bosser vous allez directo en cellule d’isolement jusqu’à ce que vous ayez changé d’idée. Elle n’est pas belle la vie ? Là où le bas blesse, c’est que ces entreprises qui gèrent les prisons, super, mais alors super rentables, ont un intérêt énorme à ce que les prisons soient pleines. Plus il y a de détenus, plus les états versent d’argent, et plus ils y a de contrats à la clef avec des entreprises qui passent des commandes pour faire travailler les malheureux prisonniers. La boucle est bouclée...
Les fameuses entreprises qui gèrent les prisons, passent des contrats avec des entreprises françaises (L’Oréal, Bouygues, EADS, Yves Rocher, BIC, etc.), pour leur proposer une main d’œuvre vraiment bon marché : un détenu est payé souvent à la pièce (ce qui est illégal en France) entre 200 et 300 euros par mois, bien sur sans aucun droit ni aucune protection sociale. L’Observatoire International des Prisons dénonce haut et fort cet esclavage moderne légal : « Non seulement les prisons en France détiennent le triste record européen du nombre de suicide, mais elle a déjà été condamnée par l’Europe pour des conditions inhumaines d’incarcération (surpopulation, hygiène, droits des détenus). Dans les prisons, les détenus qui travaillent sont dans des zones de « non droit ». François Besse, de l’OIP, connaît le problème : « En ce moment, nous aidons un détenu de la maison d’arrêt de Caen à essayer, malgré tout, d’obtenir des indemnités. L’an dernier, en restaurant des palettes en bois, il a enlevé la sécurité de son pistolet à clous. Il s’est crevé un œil. Puis, comme il avait besoin d’argent, il a repris le travail et s’est crevé le second…
Bouygues, Eiffage Construction, Sodexho-Alliance (Siges et Idex-Sogerex), Suez-Lyonnaise des eaux (Gepsa)... sont en prison. Pour y faire de l’argent, pas à cause de tout ce qu’on peut leur reprocher.
Le système carcéral offre un excellent exemple de l’interpénétration "public-privé". Le partage des tâches est simple : le "service public" fixe les lois permettant les emprisonnements (parlement), régule les flux d’entrée et de sortie de prisonniers (police, justice) et le "service privé" fait ses choux-gras de l’exploitation du système. Le principe de base de cet accouplement monstrueux, c’est la "délégation de service public", que les contrats dits PPP (Partenariats public-privé, loi du 2 juillet 2003) ont porté à son maximum. Avec les PPP, administrations et entreprises ne font pratiquement qu’un pour l’exécution du service, et deux bien distincts pour ce qui concerne les bénéfices.
La gestion en PPP est pour les entreprises privées une manne. Elles espèrent engranger, sur le modèle américain, d’immenses profits. Grâce à un accroissement progressif -et d’ailleurs programmé- de la population carcérale, le système atteindra certainement une forte rentabilité.
Les puissantes entreprises qui se sont lancées dans les PPP feront donc, avec tous les moyens dont elles disposent (les médias qu’elles contrôlent, leur copinage politique, la corruption...) tout ce qu’elles peuvent pour que la "justice" matraque de plus en plus l’habitant de base et le fasse passer par la case prison quand il leur conviendra. Leurs bénéfices en dépendent. Leur cotation à la bourse aussi.
___L’histoire de la privatisation des prisons vient de loin, mais c’est en 1987 qu’elle a été relancée par Albin Chalandon (gouvernement de droite) avec la construction de 15 000 nouvelles cellules et l’attribution à une même entreprise de la conception, la construction et la gestion d’un établissement pénitentiaire. Sur les 25 prisons prévues par son programme, 21 ont été construites avec un total de 13 000 cellules... "

-Prisons: privatisation et dérives capitalistes:
"...
pour compléter la panoplie des « contrats de partenariat », on développe les fameux Partenariats Public Privé et le système AOT-LOA (autorisation d'occupation temporaire-location avec option d'achat). L’argument est basique : l’Etat n’a pas de fric. Mais comme il a des besoins, il va passer des contrats avec le BTP qui va construire les bâtiments qu’on estime « non finançables par les utilisateurs finaux ». Les prisons entrent parfaitement dans ce cadre.

Et en échange de la construction des bâtiments (par exemple trois prisons de 400 à 700 places), de leur équipement et de leur entretien (dont le nettoyage), l’Etat paie un loyer pendant 20 à 30 ans, par exemple (mais pas plus de 70 ans). A la fin, il devient propriétaire du bâtiment. Et comme l’entreprise est choisie en fonction de sa capacité à « mobiliser les financements », seuls les plus gros du BTP et leurs banques peuvent entrer dans la compétition.__Le vrai propriétaire des bâtiments, c’est donc celui qui les a financés.En juin 2004, une « ordonnance » crée le « contrat de partenariat » (CP) pour « optimiser la répartition des taches entre Public et Privé en fonction des coûts, délais, performances et risques ». Rien qu’au jargon utilisé, on sent qu’au final il s’agit de filer de l’argent public au privé..."

-
Privatisation prisons

"...La construction de nouvelles prisons, privatisées de surcroît, en vue de réduire la surpopulation carcérale est pourtant contestée par de nombreux travaux internationaux pour ses effets pervers : loin d’être synonyme de désengorgement, elle stimulerait une extension du recours à l’incarcération. En France, le Programme 13 000 lancé en 1987 a été suivi par un Programme 4000 en 1995, et en 2005, le plus vaste programme de construction de prisons en Europe a été lancé, avec 18 nouvelles prisons semi-privées sur 28 (soit 10 000 nouvelles places) en cours33.__Par ailleurs, non seulement les prisons privées n’échappent pas à la surpopulation malgré des clauses contractuelles la prohibant34, mais en plus, la surpopulation carcérale représentant un incitant pour le marché, les entreprises n’auraient aucun avantage à ce qu’elle diminue. Aux Etats-Unis par exemple, des entreprises privées ont construit des établissements de leur propre initiative, cherchant ensuite à les louer à l’Etat.
Payées en fonction du nombre de détenus incarcérés, par prix unitaire journalier d’un « lit », elles ont tout intérêt à maintenir un taux d’occupation maximale, d'où le danger de l’influence du lobby pénitentiaire sur la politique pénale.
La « mégaprison » de 2106 lits construite en 1997 et gérée par la CCA à Youngstown, région de l’Ohio économiquement défavorisée et à la recherche d’emplois, illustre à l’extrême les dangers de cette « politique de remplissage » : comme à son ouverture, la prison n’accueillait aucun détenu et ne générait donc aucun revenu, la CCA négocia officieusement avec le gouvernement fédéral pour obtenir la prise en charge
immédiate de 1700 détenus de sécurité moyenne. Peu après, elle obtint aussi d’une prison fédérale qui dut fermer, le transfert de détenus à haute sécurité, mais reclassés en détenus moyennement dangereux pour l’occasion...
"

-PRISON.EU.ORG - Le portail de l'information sur les prisons
Observatoire international des prisons
-Privatisations à perpète

-Petite conséquence de la privatisation… des prisons
-USA : des juges ripoux au service de prisons privées
-Les juges américains seraient-ils achetés?
-Suicides en prison : le macabre record français - AgoraVox
-Proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête sur la situation dans les prisons françaises et ses perspectives d'évolution
-L'univers carcéral aux USA
-Prisons US:youtube
-
Fermons les prisons !
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-Prisons: notre scandale
-Les prisons, encore

vendredi 26 février 2010

Mossad en ses oeuvres


-Dubaïgate: le Mossad en question

-Les affaires très spéciales du Mossad

-Guerre
de l'ombre-

-Les révélations qui inquiètent l'Europe


-"Le commando du Mossad, les services secrets israéliens, suspecté de l’assassinat d’un cadre du Hamas à Dubaï aurait finalement utilisé quatre passeports français. Le ministère français des Affaires étrangères dénonce trois nouvelles "usurpations d’identité de citoyens".La liste des personnes soupçonnées d’être liées à l’assassinat d’un cadre du Hamas dans un hôtel de Dubaï le 20 janvier dernier s’allonge. Selon la police locale, 15 nouveaux suspects sont accusés d’avoir apporté leur soutien logistique à cette opération attribuée au Mossad, les services secrets israéliens.__Autre liste qui s’allonge parallèlement : celle des pays dont le commando aurait falsifié des passeports et "volé" l’identité de citoyens pour se couvrir. __Parmi ces 15 nouveaux suspects figurent trois personnes ayant utilisé un passeport français. "Trois passeports manifestement falsifiés" souligne le porte-parole du Quai d’Orsay, selon lequel "il y aurait eu usurpation d’identité de citoyens français ".(France-Info)__________________________________
-“Dubaïgate” : sale temps pour le Mossad…
-Les affaires très spéciales du Mossad
-Mossad: Israël peut donc tout se permettre
:
"...La politique israélienne des assassinats à l’étranger soulève de graves questions en menaçant les fondements de l’État moderne : la souveraineté, le pouvoir des lois et la sécurité nationale aussi bien que celle des individus.
Une des politiques ouvertement déclarée d’Israël consiste à violer la souveraineté de n’importe quel pays en vue de tuer ou d’enlever ses opposants (à Israël). Tant dans leur proclamation que dans leur mise en pratique réelle, les lois, décrets et actions à l’étranger d’Israël supplantent les lois et les organes d’application de la loi de toute autre nation. Si la politique israélienne se mue en pratique commune dans le monde entier, nous allons entrer dans une jungle aussi sauvage que le monde de Hobbes. Les individus y seront exposés aux intentions meurtrières d’équipes de tueurs venues de l’étranger qui ne seront tenus par aucune loi ni aucune autorité nationale responsable. Chaque État sans exception pourrait imposer ses propres lois et franchir ses frontières nationales afin d’assassiner impunément des citoyens ou résidents d’autres nations. Les assassinats hors frontières d’Israël se moquent totalement de la notion même de souveraineté nationale. L’élimination extraterritoriale d’opposants par une police secrète était une pratique courante de la Gestapo nazie, de la GPU de Staline et de la DINA de Pinochet et elle est devenue aujourd’hui une pratique – condamnée – des « Forces spéciales » américaines et de la division clandestine de la CIA. De telles actions sont la marque de fabrique des États totalitaires, dictatoriaux et impérialistes, qui foulent systématiquement aux pieds les droits souverains des peuples.."

-Le Mossad piégé par son meurtre :
"...Le chargé d’affaires d’Israël en France a été reçu au Quai d’Orsay, qui a exprimé «la profonde préoccupation de la France quant à l’utilisation malveillante et frauduleuse de documents administratifs français»._En Israël, aussi, l’affaire commence à faire de sérieuses vagues : l’usurpation de l’identité de sept citoyens israéliens, utilisée par les membres du commando, a été largement condamnée. Les Israéliens concernés, dont six ont la double nationalité britannique, se sont plaints dans les médias de ce qu’ils dénoncent comme une atteinte à leurs droits individuels. «Etait-il adéquat de mettre ainsi en danger des Israéliens dont les identités ont été volées et utilisées par les assassins ? La crainte de voir son identité usurpée rappelle les pratiques des régimes totalitaires», s’indignait hier le quotidien de gauche Haaretz dans son éditorial..."
- Le Mossad piégé par son amateurisme :
"...Nous venons d’assister à une gigantesque fraude, à une violation de la vie privée et à une sérieuse entorse au droit de tout citoyen à la sécurité et à la liberté de mouvement. Ces sept Israéliens pourront-ils à l’avenir voyager sans risques à l’étranger ? La violation de leur vie privée n’est-elle pas un prix trop lourd à payer ? Il ne nous reste plus qu’à espérer que le Mossad ne considère pas que tous les citoyens de ce pays se sont enrôlés dans ses rangs. En effet, tout cela rappelle la prophétie apocalyptique de feu Yeshayahou Leibowitz [philosophe religieux israélien], qui prédisait que la perpétuation de l’occupation [des Territoires palestiniens] et de la guerre finirait par transformer tous les Israéliens en membres du Shabak [Renseignements intérieurs]. Aujourd’hui, nous sommes en tout cas devenus des membres du Mossad.__La plus grave question est de savoir si le Premier ministre israélien, qui est politiquement responsable du Mossad, a soupesé les profits et les pertes d’une opération à laquelle il a donné son accord. Pour l’instant, les pertes sont énormes. Mahmoud Al-Mabhouh sera vite remplacé par un autre dirigeant du Hamas, peut-être plus cruel. Ce sont au moins onze agents du Mossad qui ne peuvent plus opérer à l’étranger. Les méthodes du Mossad sont désormais connues. Dubaï, un Etat arabe modéré, reconsidérera sans doute l’opportunité de continuer à entretenir des relations avec Israël. Enfin, le statut d’Israël auprès des chancelleries et de l’opinion européenne est encore plus démonétisé. La fiction d’une réussite s’est transformée, dans la réalité, en échec retentissant. Et le Mossad est devenu une organisation d’amateurs vivant dans un passé révolu..."(Haaretz)
-Les médias britanniques s’en prennent au Mossad israélien
-Après le Dubaïgate, Israël en «porte-à-faux» avec les pays arabes modérés
-Quand le Mossad tuait à Paris...
-La vérité sur le Mossad
-Le patron du Mossad n'est plus Superman
-
Le Hamas n'a pas été infiltré par le Mossad(?)
-Les revers du Mossad dans ses opérations à l’étranger
-Dubaï, une opération d’Etat voyou dommageable à Israël
-Les Patriotes

jeudi 25 février 2010

France: diagnostic social

Crise et pauvreté

-"Je suis inquiet car je perçois, à travers les dossiers qui me sont adressés, une société qui se fragmente, où le chacun pour soi remplace l'envie de vivre ensemble (...). Cette société est en outre en grande tension nerveuse, comme si elle était fatiguée psychiquement"- Jean-Paul Delevoye -

-Lutte contre la précarité et la pauvreté-
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-Jean-Paul Delevoye : "Je suis inquiet, le chacun pour soi a remplacé l'envie de vivre ensemble"
-"Médiateur de la République depuis 2004, Jean-Paul Delevoye est un observateur privilégié de la société française. Ancien ministre de la fonction publique de Jacques Chirac, ancien président de l'Association des maires de France, maire de Bapaume (Pas-de-Calais), c'est vers lui que se tournent les citoyens lorsqu'ils sont en litige avec l'administration. Son constat d'une société émiettée et en tension alimente le rapport annuel qu'il remet, mardi 23 février, au président de la République et au Parlement.
Cela sonne comme un cri d'alarme et un appel politique à retrouver le goût du vivre ensemble. Jean-Paul Delevoye, dont le mandat devrait expirer fin 2010, évoque aussi le futur défenseur des droits, qui se substituera au médiateur de la République en 2011.

Quel diagnostic portez-vous sur l'état du pays ?
_Je suis inquiet car je perçois, à travers les dossiers qui me sont adressés, une société qui se fragmente, où le chacun pour soi remplace l'envie de vivre ensemble, où l'on devient de plus en plus consommateur de République plutôt que citoyen. Cette société est en outre en grande tension nerveuse, comme si elle était fatiguée psychiquement.
_Qu'est-ce qui vous fait dire cela ?_
La moitié des 76 000 dossiers qui remontent à l'Institution sont des demandes d'information de droits. Un fossé s'est creusé entre le citoyen et l'Etat. Les personnes qui frappent à notre porte ont été mal comprises et mal orientées. Elles se sentent dépassées par des lois devenues trop complexes et changeantes. Elles se sentent mal défendues par l'Etat._Par ailleurs, des exigences démocratiques nouvelles - besoin de transparence, de dialogue - ne sont pas satisfaites : dans le pôle santé-sécurité des soins que j'ai créé en janvier 2009, 56 % des réclamations sont des demandes d'informations concernant notamment les dossiers médicaux : les patients veulent une information que le monde médical, sous pression, a du mal à lui garantir._J'ajoute enfin que les Français qui s'adressent à moi sont souvent en situation de grande fragilité sociale.
La crise économique n'obscurcit-elle pas votre jugement ?
_
La France a de bons amortisseurs sociaux. Mais je ne peux que constater que l'angoisse du déclassement augmente. Sont déjà confrontés à cette réalité un certain nombre de nos concitoyens, ceux qu'on ne connaît pas, que parfois on ne soupçonne pas, et qu'on peine à dénombrer, formant la "France des invisibles".__J'estime à 15 millions le nombre de personnes pour lesquelles les fins de mois se jouent à 50 ou 150 euros près. Je suis inquiet de voir que des personnes surendettées peuvent se retrouver en plan de redressement personnel (PRP) pour la deuxième ou troisième fois parce que leurs dépenses dépassent structurellement le montant de leurs ressources.
Pourquoi l'Etat a-t-il autant de mal à répondre à ces fragilités ?
_Parce que sa boîte à outil est mal adaptée. Aujourd'hui, les parcours de vie s'opèrent sur des trajectoires de plus en plus fracturées : le même boulot, le même conjoint pour la vie, c'est fini. Des échecs importants peuvent se produire en cours de route. Or
l'administration gère des dossiers, non des personnes dans la difficulté. L'octroi des aides se fait avec un décalage de plusieurs mois.__C'est pourquoi je défends l'idée d'une fiscalisation à la source et individuelle. Elle seule permettrait d'adapter, en temps réel, l'octroi des aides compensatrices à la réalité de la situation des personnes. L'enjeu, c'est de les aider au bon moment, faute de quoi elles s'installent dans une spirale du fatalisme, persuadées qu'elles ne sortiront pas de leur condition sociale.Je suis frappé par la cohabitation de deux types de sociétés : l'une officielle, que nous connaissons tous, l'autre plus souterraine qui vit d'aides, de travail au noir et de réseaux. Ces deux sociétés ont des fonctionnements parallèles, elles ont leur propre langage, leur propre hiérarchie, leur propre chaîne de responsabilité..."

-L'impact de la crise sur la pauvreté sera «considérable»
"L'étude, encore inédite, devait être rendue publique jeudi matin 25 février. C'est ce jour-là que l'Observatoire nationale de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes), un organisme gouvernemental, doit remettre son rapport annuel sur la pauvreté, en présence de deux membres du gouvernement, Martin Hirsch, haut-commissaire à la jeunesse et aux solidarités actives, et Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au logement. Cette année, l'Onpes a demandé à plusieurs équipes de chercheurs de travailler sur les conséquences de la crise. Une équipe de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le centre d'économie de Sciences-Po, s'est penchée sur une question cruciale: «L'impact de la crise sur la pauvreté». La France, lit-on, a connu en 2009 «sa plus profonde récession depuis la Grande Dépression des années 1930». Pourtant, jusqu'à aujourd'hui, très peu de données prospectives sur les conséquences de la crise étaient disponibles. Etonnant, alors que le chômage augmente et qu'un million de personnes perdront leurs droits à l'indemnisation chômage cette année...
«La brutale montée du chômage [..] va se poursuivre dans les années qui viennent, préviennent-ils en introduction. [...] On entre aujourd'hui dans une phase de chômage durablement élevé. Cette hausse du chômage aura des conséquences considérables en termes sociaux.»[> Cliquer ici pour télécharger le document (PDF, 417 Ko)]...
Les principaux enseignements de cette note, établie à partir des statistiques disponibles et de modèles économiques développés par les chercheurs eux-mêmes, sont très inquiétants. Malgré quelques signes encourageants, la crise n'est pas terminée: «Au cours de l'année 2010, l'activité devrait croître de nouveau (0,8% en moyenne annuelle) mais à un rythme très faible, insuffisant pour parler de reprise.» Mauvaise nouvelle: cela va durer. En 2011 et en 2012, la croissance ne serait, selon l'étude, que de 1,8%. Pas assez élevée pour résorber l'hémorragie des emplois héritée de la crise. Du coup, on comptera de plus en plus de chômeurs de longue durée, et la pauvreté va gagner du terrain..."

Vivre avec 1.000 euros par mois__-Julien, 25 ans, sans permis et prisonnier de sa campagne__-Les nomades de la misère__-Trop pauvres pour se chauffer__-Sans argent donc sans amis__

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Un million de chômeurs en fin de droits en 2010:
"...Seuls 38 % de ces "fins de droits" devraient bénéficier de la solidarité nationale : "Sur la période de juillet 2008 à juin 2009, 16 % des chômeurs en fin de droits étaient éligibles à l'allocation spécifique de solidarité (ASS), et 22 % au revenu minimum d'insertion (RMI), remplacé depuis par le revenu de solidarité active (RSA)", indique Jean-Paul Blouard, directeur adjoint de cette direction de Pôle emploi. L'éligibilité à l'ASS comme au RSA est en effet soumise aux conditions de ressources du foyer et non de l'individu.Ce sont donc plus de 600 000 chômeurs qui verront leur sort remis au seul soutien familial, entraînant un accroissement sensible de la pauvreté en France.
.."
- Explosion du chômage des jeunes
-Chômage : alerte rouge
-Chômage : une hausse, une ! - AgoraVox
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-Pauvreté en France
-France:inégalités croissantes

mercredi 24 février 2010

Mondialisation et désindustrialisation

Désindustrialisation de la France: mythe ou réalité?

Délocalisation,conséquence du progrès technique? (R.Reich):

-"
...Dans un processus de production morcelé et extrêmement concurrentiel, où de plus, le capital a acquis un pouvoir de nuisance considérable par son chantage au départ et son exigence accrue de rémunération, l’ancienne solidarité de destin qui existait dans les entreprises entre les agents est morte et avec elle le partage des gains. Les salariés de la sous-traitance, des multinationales, des services peu qualifiés, sont aujourd’hui non seulement démunis mais aussi dépourvus de moyens de rétorsion leur permettant de faire valoir leur droits à partager les fruits du progrès et les gains de productivité réalisés par la société dans son ensemble. Classiquement, l’autre force redistributrice capable d’imposer sa volonté, c’est l’Etat. Mais la charge qu’implique son rôle maintenu d’amortisseur en Europe continentale, et tout particulièrement en France, est de plus en plus mal tolérée par une société où l’individualisme est roi et où les entreprises délocalisent vers le moins-disant fiscal. En résumé, le morcellement des processus de production, la segmentation et l’inégalité croissante des niveaux de création de valeur ajoutée, l’ouverture à la concurrence internationale, qui ont laminé le pouvoir des négociation des salariés, et la réduction progressive du rôle organisateur, régulateur et redistributeur de l’Etat, ont donc eu pour résultat une privatisation par une minorité des fruits du progrès résultant des avancées du savoir de l’humanité. Et c’est cette double contrainte, cette double impasse, qui dessine le contour du problème qui est le nôtre. Reich conclut son texte en estimant que le plus grand défi actuel est celui de faire remonter le niveau de rémun
ération des emplois peu qualifiés..."

-"Nicolas Sarkozy a raison de s'inquiéter: la position industrielle de la France ne cesse de se dégrader. En 2010, l'industrie emploie 500 000 personnes de moins qu'il y a dix ans. Le secteur salarie 3,3 millions de personnes contre 3,8 millions en 2000. Une étude de la direction du Trésor intitulée "La désindustrialisation en France", consultable sur le site Internet du ministère des finances, estime que deux millions d'emplois ont disparu en trente ans.
Le secteur manufacturier français participe à hauteur de 16 % à la création de richesses alors que la moyenne s'établit à 22,4 % dans les pays de la zone euro et à 30 % en Allemagne. Sur trente ans, la perte de valeur ajoutée est de 40 % selon l'étude du Trésor précitée.
Pourtant, en termes de recherche et de développement (R&D), les investissements rapportés au produit intérieur brut (PIB) sont supérieurs en France à ceux effectués en l'Allemagne et au Japon dans les secteurs suivants: chimie, machines et équipements, machines électriques, technologies de l'information et transports. Mais, du fait d'une orientation vers des activités peu intenses en R&D, l'industrie française est en position de faiblesse par rapport à d'autres pays concurrents, notamment l'Allemagne. C'est ce que souligne le rapport issu, le 10 février, des états généraux de l'industrie organisés par le ministre de l'industrie, Christian Estrosi.
" (Y.M.)
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Désindustrialisation et faiblesse de l’innovation
-Désindustrialisation, délocalisations
-La désindustrialisation en France, un mythe ?
-Les délocalisations détruisent au moins 15.000 emplois par an en France
-Délocalisation - Wikipédia
-Gros plan sur la désindustrialisation de la France
-Une désindustrialisation difficile à enrayer
-La désindustrialisation française en question.
-Délocalisations
-Délocalisation entreprises françaises

__________-Libre- échange en question
______-Emplois de demain...
___________-Retour au protectionisme ?
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-63% des destructions d’emploi dans l’industrie française dûes à la mondialisation!
" Depuis 1980, l’industrie française a détruit près de 2 millions d’emplois. Un document de Bercy estime que, entre 2000 et 2007, 63 % de ces destructions sont le fait de la concurrence internationale. Une étude que le ministère de l’Economie assume mal.
A quelques jours de la présentation de son projet de « nouvelle politique industrielle », Nicolas Sarkozy a sans doute eu vent du document de travail publié par la très sérieuse Direction générale du Trésor et de la politique économique (DGTPE). Si le Président, qui se rêve comme le meilleur opposant à la « France sans usine », avait encore des doutes sur l’ampleur de la tâche qui l'attend, les résultats de cette étude ont dû définitivement les dissiper. En 1980, l’industrie au sens large avec ses services attachés, comme l’intérim, employait 6 millions de personnes. 27 ans plus tard, elles n’étaient plus que 4,6 millions. Et à peine 4,1 millions, selon nos calculs à la fin de l’année 2009. 2 millions d’emplois détruits purement et simplement. La faute en revient à la désindustrialisation en marche dans le pays depuis le double choc pétrolier des années 80 et la politique de désinflation de la décennie suivante. Ce phénomène s’est accéléré une première fois depuis 2000, avec la montée des délocalisations dans les pays émergents comme l’analyse l’étude et une seconde depuis la crise de 2007...."




mardi 23 février 2010

TOTALement crédible ?

Baisse de la consommation inéluctable ou déménagement vers un ailleurs plus profitable?

Délocalisations prévues
Exporter la pollution et produire à moindre coût







-"Le sort réservé à la raffinerie des Flandres s'inscrit pour la CGT dans un plan de délocalisation et de désengagement progressif de l'outil industriel européen du groupe Total au profit d'investissements importants dans des pays (Asie ou Moyen-Orient) où la législation est moins contraignante en matière de droit du travail et d'environnement"
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-Total : appel à la grève dans les raffineries
"...Jeudi, le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), Jean-Louis Schilansky, a qualifié la situation dans le raffinage de «critique». Selon lui, il faudrait fermer 10 à 15% des 114 raffineries en Europe pour rétablir l'équilibre avec la demande.En France, la consommation de produits pétroliers a reculé de 2,8% en 2009 et de 8,9% en dix ans, selon l'Ufip.
Mais pour Charles Foulard (CGT), «certes la consommation baisse en Europe et aux Etats-Unis, qui étaient notre marché pour nos excédents, mais il y a aussi des choix d'investir dans les zones de croissance et de préparer la France à importer davantage de produits raffinés, notamment via le port de Marseille». Dans ce contexte, la CGT
«demande une table ronde sur le raffinage français, car la situation est extrêmement grave».
-Total: mouvement de grève dans la quasi totalité des raffineries françaises

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Quel avenir pour le raffinage en France ?

"...L'inquiétudes ne se limitent pas à la seule question du devenir du site Total de Dunkerque"Nous voulons interpeller les pouvoirs publics sur l'avenir du raffinage", explique Laurent Delaunay, délégué CGT d'ExxonMobil. "Comme chez Total à Dunkerque, ExxonMobil ferme des sites. C'était le cas à Noroxo près de Lens. Et le groupe se désengage du raffinage en Espagne, au Portugal, en Autriche. Nous avons donc toutes les raisons d'avoir la trouille !"Les raffineries françaises, comme leurs homologues européennes, connaissent une période difficile. Début février, l'Union française des industries pétrolières avait évoqué une situation "critique", évoquant des pertes, pour les douze raffineries françaises, de "150 millions d'euros par mois"
Après une période sombre, dans les années 80, qui a vu la fermeture de 13 raffineries en France, le raffinage a connu une période plus faste, dégageant des milliards de bénéfices, grâce aux prix très bas du brut. Les sites européens, excédentaires dans leur production d'essence, exportaient facilement aux Etats-Unis. Mais tout s'est arrêté brutalement avec la crise économique et la diffusion des idées écologistes : la consommation des Etats-Unis a chuté, et les Européens se sont retrouvés avec leurs excédents sur les bras", explique Jean-François Gruson, chef du département économie à la direction économie et veille de l'Institut français du pétrole.
Du nord au sud de la France, en Normandie comme dans les Bouches-du-Rhône, chez Total, ExxonMobil, I
mais s'étendent plus globalement à l'avenir de cette industrie en France et en Europe. depuis mars 2009, un recul de la demande de 2,8 % en 2009 et de près de 9 % sur dix ans...neos ou même LyondeBasell (ex-Shell) qui n'est pas encore touché par le mouvement, les syndicats expriment tous la même crainte : voir à moyen terme l'ensemble des activités de raffinage délocalisées dans des pays du Sud. "Le raffinage n'intéresse plus nos entreprises : c'est une industrie lourde, dangereuse, exigeante en main-d'œuvre et qui rapporte beaucoup moins que l'exploration de pétrole brut. Les sociétés comme les nôtres investissent au Moyen-Orient ou en Inde, où ils profitent de réglementations plus souples, que ce soit sur le plan environnemental, de la sécurité ou des droits sociaux, pour gagner plus d'argent", développe Laurent Delaunay..."

-Total ne délocalise pas par hasard :
"...Les salariés savent que les réserves de pétrole diminuent, mais que l’« or noir » sera exploité pendant encore plusieurs décennies. Ils savent que l’avenir du raffinage en France est plus que jamais compromis. Ils savent aussi que le groupe Total a réalisé en 2008 des bénéfices records : 12,2 milliards d’euros. Le prétexte du « manque de marges » est assez difficile à digérer.
« En trente-cinq ans de travail ici, je n’ai jamais vu une direction aussi autiste », confie Didier Demuyter, l’ancien secrétaire de la CGT, aujourd’hui retraité. « Christophe de Margerie, directeur général de Total, est le financier de Desmaret : son objectif est de faire plus de fric, un point c’est tout. » Pour l’ancien syndicaliste, la décision de Total est directement liée aux futures taxes dont devront s’affranchir les groupes les plus polluants. « Total ne veut pas payer les taxes écologiques européennes qui lui tomberont bientôt dessus, comme la taxe carbone. L’entreprise préfère aller là où on extraie le pétrole brut et où les charges sont les moins élevées, pour conserver et augmenter ses marges. » Didier Demuyter déplore les effets indirects de cette fermeture pour le tissu économique local. « Ça aura un coût terrible pour la région. Total est extrêmement lié aux entreprises du coin et, mine de rien, l’entreprise finançait beaucoup de projets. Ça va faire mal au tissu économique mais aussi social .
__ » À Dunkerque, 20 000 emplois sont liés à cette industrie.« Il y a dix ans, on disait que Total faisait 7 à 8 milliards de bénéfices. Mais c’étaient des francs. Aujourd’hui le groupe fait 12 milliards de bénéfices, mais ce sont des euros ! Jusqu’où ira cette logique du profit à tout prix ? »...
Christophe, 37 ans, calaisien d’origine, travaille à l’inspection de la raffinerie depuis dix ans. Son métier consiste à superviser la distillation du pétrole brut dans les grandes cheminées de production. En haut, c’est le GPL, au milieu, le gazole et en bas, restent les résidus retraités qui sont revendus à des dizaines d’entreprises avoisinantes, comme Polimeri, Lesieur. «
Le pétrole, il y en a encore, dit-il. On ne conteste pas le fait que les stocks diminuent et que l’or noir est de plus en plus rare. Mais que l’on ne vienne pas nous dire qu’il n’y en a plus et que c’est à cause de ça qu’on se retrouve sur le carreau. Dans ce cas-là, pourquoi est-ce que Total construit une méga-raffinerie à Jubail ? » Le groupe pétrolier a lancé en 2006 la construction de la « méga-raffinerie » du XXIe siècle, dans la ville de Jubail, en Arabie Saoudite. Un investissement de 9,6 milliards de dollars, en partenariat avec Saudi Arabian Oil Company (Saudi Aramco). Avec une capacité de 400 000 tonnes par jour, cette unité, qui doit entrer en fonctionnement fin 2011, permettra à Total de continuer à raffiner du pétrole, plus près des lieux d’extraction... Tout en tenant des discours « écologiques » en France.
____Pour Total, qui reste un des plus gros pollueurs français de la planète, avec ArcelorMittal et EDF (tous trois sont présents dans le port de Dunkerque), l’opération pourrait bien ressembler à du green-washing. Ou du moins à un contournement des règlementations internationales : fermer des raffineries en France, où le groupe est soumis depuis le protocole de Kyoto à des « droits à polluer » concernant les émissions de CO², pour les délocaliser en Arabie Saoudite, pays qui n’est pour l’instant pas concerné par les quotas d’émissions de gaz à effet de serre. Cela permet en tout cas au groupe de continuer à marteler un discours éco-responsable aussi inique que mensonger : « Tout en poursuivant la croissance de ses activités, Total a la volonté de contribuer à l’effort international de lutte contre le changement climatique. Le Groupe s’inscrit dans l’esprit du protocole de Kyoto sur le long terme et poursuivra les efforts réalisés pour atteindre ses objectifs volontaires de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre », peut-on lire dans un document mis en ligne par le groupe. « L’esprit » du protocole de Kyoto (s’échanger des droits à polluer) convient donc assez bien à Total, qui polluera moins en France, mais davantage en Arabie Saoudite, en toute légalité..."

-Grève des raffineries : le gouvernement met Total sous pression____>Total : Frédéric Lefebvre soutient l'action de la... CGT

Y aura-t-il de l'essence au mois de mars? | Mediapart__
"...L'exécutif avait tout fait pour que Total ne vienne pas polluer sa campagne électorale avec des annonces potentiellement explosives. Docile, le pétrolier français avait dans un premier temps reculé, à l'après-régionales, toute annonce définitive sur son usine de Dunkerque. Mais la grève illimitée des raffineries, et le durcissement du mouvement, ont plombé cette stratégie. Conséquence: à la demande de l'Elysée, la direction de Total s'est trouvée contrainte d'avancer, du 29 au 8 mars, la tenue de son comité central, censé régler l'avenir de la raffinerie des Flandres et du raffinage français. L'affaire Total, au cœur de la campagne régionale dans le Nord-Pas-de-Calais, pourrait bien s'imposer comme l'un des sujets explosifs du scrutin national tout entier...."

_Total rame, malgré ses bénéfices importants et ses astuces pour payer moins d'impôts.
-Total: on nous refait le coup de Gandrange
-Des superprofits pour Total
-Total | Eco89

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Aides de l’Etat :

-L'Etat donne 7 millions à Total pour fabriquer des biocarburants

-Aide à Total
-14 milliards de Bénéfices: La Cerise sur le Gateau du Mépris « Total »

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-TOTAL-ment choquant

lundi 22 février 2010

Florence Aubenas, journaliste


Une résistante dans la monde des médias

L'admiration devient une valeur rare ,en général et dans le domaine journalistique.. La critique ravageuse prédomine le plus souvent à l'égard de cette sphère où sévissent trop souvent la routine, le conformisme, l'obséquiosité, l'intérêt, parfois la complicité et l'autocensure

Quelques figures échappent, à mon avis, à ce qui tend à devenir la règle

Denis Robert est de ceux-là, par exemple, empêcheur de juger en rond

___Florence Aubenas me semble être une figure exemplaire, par son courage,sa ténacité, son enthousiasme , son indépendance, sa cohérence, son souci de ne pas séparer engagement citoyen et journalisme d'investigation et d'immersion.

Elle l'a prouvé , depuis qu'elle s'est fait remarquer lors de son « aventure » en Irak, dans son implication personnelle dans l'affaire d'Outreau, dans son engagement sur les prisons, dans sa récente immersion dans le monde obscur d'un travail mal connu et déconsidéré...dans la peau d'une femme de ménage précaire,

Pour "Voir les choses à hauteur d'être humain"

Oui, cette femme courageuse, sans ostentation,se présentant comme "spécialiste de rien du tout", mérite admiration.

Nous avons besoin d'exemples.

Juste quelques mots sur elle, en guise d'hommage...

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« Nous voyageons pour des guerres, des faits divers, des tsunamis, des catastrophes en tout genre. Nous nous retrouvons à partager avec des inconnus ce qui restera sans doute la période la plus tragique de leur vie, exceptionnelle au sens propre du terme. On me demande régulièrement si je rencontre souvent des vedettes, des hommes politiques. La réponse est non. Ce que j’aime, c’est cette humanité nue, ces gens ordinaires confrontés à l’extraordinaire, emportés malgré eux dans la tempête et qui n’auront jamais de statue. »
« Les journalistes n’ont pas une très bonne image en France (…) Nous avons une drôle de position dans la société française aujourd’hui. Les journalistes ne sont ni aimés, ni respectés, mais en même temps leur métier fait envie. Cette situation est assez bizarre. »
« Je suis très critique par rapport à ma profession. C’est vrai. Je m’en vante. J’ai toujours pensé que quand on aime vraiment son métier, ce qui est mon cas, il faut être le premier à le critiquer.( …) Parmi les grands adversaires des journalistes, je citerai les journalistes eux-mêmes. Pour prendre un billet d’avion, se catapulter à l’autre bout du monde, il faut en avoir envie. Or, la profession s’apparente de plus en plus à un statut social, une position enviable et privilégiée. C’est très chic. On s’y vit davantage comme des personnages importants que comme des Tintin reporters
»(F.A.)

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-Florence Aubenas : pratique de l'immersion en temps de crise | Rue8
-Florence Aubenas: six mois dans la peau d'une travailleuse précaire
-Moi, Florence Aubenas, femme de ménage pendant six mois en CDD
-Libération de Florence Aubenas et Hussein Hanoun
-Florence Aubenas, la libération
-“Grand Reporter”, de Florence Aubenas
-Videos Florence Aubenas
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L'immersion ou le journalisme à visage humain


dimanche 21 février 2010

Dessous de Bruxelles

En catimini...


-Silence, on transpose la directive Bolkestein:
"La directive de libéralisation des services, dite Bolkestein, du nom de son créateur, est en cours de transposition en France. Sans bruit ni volonté gouvernementale de mettre en débat cette étape importante.
__Pour comprendre l’importance de ce qui se prépare en matière de libéralisation des services, il est nécessaire de rappeler comment la Commission européenne définit le contenu de la directive qui porte le nom de l’ultralibéral Fritz Bolkestein, son initiateur. L’objectif de la directive sur les services est de réaliser un marché intérieur en supprimant les barrières juridiques et administratives, considérées comme des obstacles à la libre circulation des prestations de services entre Etats membres et leur mise en concurrence. Cette libéralisation qui concerne 75 % des emplois dans l’Union européenne (UE) et 66 % de son PIB, selon la Commission qui a fixé la date butoir du 28 décembre pour la transposition de cette directive dans les législations nationales.
__La directive Bolkestein est donc de retour. Ni morte, ni enterrée, comme on a pu l’entendre en 2005 de la part de Jacques Chirac encore président de la République. Elle est même d’une brûlante actualité : une courte passe d’armes entre la Confédération européenne des syndicats (CES) et la présidence suédoise de l’Union européenne, passée inaperçue en France, eut lieu le 23 septembre, la veille du Conseil européen sur la compétitivité. La présidence suédoise y a déclaré que « la directive sur les services peut permettre à l’Europe de sortir plus rapidement de la crise économique. » Ce à quoi la CES a immédiatement rétorqué : « La Présidence semble de plus en plus coupée de la réalité de la pire crise économique depuis la Grande Dépression […]. Si vous souhaitez lutter contre la crise, vous devez investir dans un vaste plan de relance européen et mettre fin à la domination des principes de marché à court terme », ainsi qu’aux « obsessions idéologiques » de la directive sur les services, a aussi persiflé la CES.
..
Rien ne filtre des négociations secteur par secteur, ou peu de choses. L’étonnant mutisme gouvernemental est expliqué dans un rapport sur l’état de la transposition de la directive sur les services, présenté le 17 juin par le sénateur UMP Jean Bizet, quelques jours après les élections européennes. On y apprend que le gouvernement a abandonné l’idée d’un projet de loi-cadre pour transposer la directive services, en raison « des considérations politiques tenant à la forte sensibilité des implications de la “directive services”, sur les professions réglementées par exemple. Une loi-cadre de transposition pourrait en effet servir d’“épouvantail” à tous ceux qui seraient tentés d’instrumentaliser un exercice essentiellement technique à des fins électorales. Elle ne doit pas constituer un prétexte à la “cristallisation” des mécontentements de tous ordres, d’autant plus nombreux en période de crise ». En clair, pas de grain à moudre pour les altermondialistes…
Pas de débat politique, ni de campagne d’information générale ne sont programmés par le gouvernement. Seule une communication serait envisagée en direction des professionnels....
L’exclusion des services de santé et des services sociaux (SSIG, selon la terminologie communautaire) n’est que provisoire. « Il n’est pas inenvisageable que certains secteurs aujourd’hui exclus du champ de la directive y soient réintégrés à l’avenir, à la demande des professionnels eux-mêmes », prévient le rapport Bizet. Car les règles du jeu fixées par la directive sur les services peuvent changer en cours de route : 2010, première année d’application, sera l’occasion de procéder à d’éventuels « ajustements ». Surtout, le 28 décembre 2011, et par la suite tous les trois ans, la Commission présentera un rapport sur l’application de la directive, « accompagné, le cas échéant, de propositions de modifications et de mesures supplémentaires concernan
t les questions exclues du champ d’application de la directive ». (Thierry Brun)
________-La directive Bolkestein revient

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Silence, la France transpose la directive Bolkestein :
"Petit à petit, sans bruit, et sous l’étroit contrôle de la Commission européenne, la législation française est passée au peigne fin pour que soient levés les « obstacles » à la libre circulation des services dans l’Union européenne. Une conséquence de la directive relative aux services dans le marché intérieur, la fameuse directive Bolkestein, définitivement adoptée par le Conseil de l’Union européenne, le 12 décembre 2006
.__Échaudé par la mobilisation citoyenne, en 2005, contre ce texte menaçant les services publics et encourageant le dumping social, le gouvernement a préféré la discrétion pour procéder à sa transposition dans le droit français. Pas de loi-cadre, donc, mais une modification graduelle de la législation. Dans son rapport d’information sur l’état de la transposition de la directive services, le sénateur (UMP) de la Manche, Jean Bizet, justifie ce choix dans des termes ahurissants. Cette transposition, explique-t- il, « ne doit pas constituer un prétexte à la “cristallisation” des mécontentements de tous ordres, d’autant plus nombreux en période de crise ». Mieux vaut, poursuit-il, « instiller plusieurs dispositions de nature technique à l’occasion de l’examen de différents projets ou propositions de loi afin de mettre la législation française en conformité avec les prescriptions de la directive. Cette méthode est sans doute moins lisible, tant pour les parlementaires que pour l’opinion publique, mais elle permet, en “technicisant” la transposition, d’éviter l’apparition de polémiques stériles »..
." (Rosa Massaoui)
-Directive Bolkestein

-Chevènement raconte comment l'acte unique européen a été signé au pas de charge -
-Construction européenne : Le ver était dans le fruit
- La crise sociale a rattrapé le Parlement européen
-Petits arrangements sur le dos des salariés
-Les dessous de Bruxelles_____-Salon des lobbies
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-La Commission Barroso II engluée dans son anglophonie
-L'Europe dans la tourmente financière
- L’Europe pour les Nuls

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-Barroso s'obstine____- Bruxelles : intense lobbying_____-Ombres sur l'euro___- Crise : et l'Europe ?...___-Banques: hold-up sur l'Europe___-Parlement européen: impuissance?___-Aux origines de la construction européenne___-Impuissance européenne ?___-Europe-USA: vassalité?____-Vers une Europe asservie ?___-Une Europe moribonde ?___-Refonder l'Europe