Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mercredi 18 avril 2012

Paradoxes du "vote utile"

Le coeur ou la raison?
__Le meilleur ou le moins pire?
________________Ne pas se tromper de vote utile...

(Quelques questions impertinentes sur un problème insoluble)

__La question revient presque a chaque élection importante.
Doit-on toujours voter
en fonction de ses plus intimes convictions citoyennes ou, dans certains cas, faire fi de ses choix politiques profonds pour donner sa voix, par nécessité stratégique et intérêt supérieur, au candidat qui peut éviter l'élection de celui que l'on considère comme le pire.
Problème: chaque candidat, surtout en situation incertaine, fait appel à une telle
attitude électorale et qui décide du meilleur et du pire en démocratie?
Quel sens a le vote que l'on dit utile?

Conventionnellement, "le vote utile est dans les systèmes politiques bipartisans, en raison du système de vote, un appel à une partie des électeurs à voter pour celui des deux partis dominants (ou options) dont ils se sentent le plus proche, plutôt que pour un parti représentant mieux leur sensibilité mais estimé peu probable de parvenir au pouvoir, et ce principalement pour empêcher le parti dominant adversaire de triompher._Plus généralement, le vote utile est un vote conditionné par les prévisions d'un résultat donné. Cela revient par exemple à estimer l'impact des deux réponses à un référendum et à envisager la moins mauvaise. Le vote utile peut alors intentionnellement s'inscrire dans ce qui peut être appelé une logique du "moins mauvais" que dans celle du "meilleur".
____Le problème est qu'au premier tour d'une présidentielle, il y a des options alternatives parfois nombreuses et fortes, surtout dans la configuration électorale française, où beaucoup peuvent se reconnaître, avec le désir légitime de faire triompher un représentant de leur choix, au nom de valeurs qui leur sont propres.___
Ne serait-ce qu'une obligation de bien-pensants, directement liée à la tendance à la
bipolarisation de la vie politique française, à laquelle 'on est en droit de ne pas se résoudre, car asséchant, homogénéisant et appauvrissant le débat politique (selon la vieille formule: bonnet blanc/blanc bonnet) __comme on le voit trop bien aux USA, selon John RMacArthur_
Il y a un certain paradoxe du vote utile: rien n'est encore acquis pour personne au premier tour...malgré des tendances fortes exprimées par des sondages discutés et discutables.
S'agit-il de favoriser la qualification ou la dynamique, la compétence ou le mouvement? Mais la qualification est-elle assurée et va-t-elle se manifester dans la gestion future des affaires publiques, surtout quand le candidat n'a pas encore fait ses preuves et que l'on sait que les promesses électorales peuvent toujours être soumises à un questionnement légitime?...

Dans les circonstances présentes, d'aucuns pourront avoir tendance à considérer certains appels au vote utile comme un piège, parfois grossier...
On devra toujours se dire, pour éviter les désillusions démobilisatrices, que le domaine de la vie commune, malgré les progrès accomplis et à accomplir, les combats nécessaires à mener sans compromission, sera inévitablement toujours de l'ordre du compromis et de l'imparfait.

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