Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

lundi 12 novembre 2012

Detroit: résurrection?

 Résilience américaine?______

_____ La ville partait à le dérive...
 L'ancienne et mythique capitale de l'automobile, coeur du rêve américain, se clochardisait peu à peu, sous le choc de la crise et  par manque d'adaptation à une concurrence féroce.
La cité de Ford, General Motors, Chrysler... régressait à vue d'oeil , touchée au coeur.
Cela semblait irréversible. La ville en déroute  perdait sa substance, jusqu'à devenir ville-fantôme.
Obama est arrivé en sauveur, injectant des capitaux qui devait sauver le marché automobile, symbole de l'american way of live...
La ville semble renaître, pas seulement son équipe de baseball

" 80 milliards de dollars injectés dans une industrie malade, incapable de vendre des modèles trop chers, trop gros et trop gourmands en carburant. Un peu comme si le gouvernement français prenait le contrôle de PSA… Un sauvetage risqué mais incontournable, Obama s’étant engagé à défendre coûte que coûte le « made in America ». Et, au final, sauvetage plutôt réussi !"
Une bonne nouvelle, au coeur d'une économie dévastée.
En attendant de nouvelles révolutions en matière d'industrie automobile...
Pas étonnant qu' Obama ait fait là-bas de bons scores.
______Pari néokeynésien réussi, malgré une dette fédérale qui s'alourdit encore, mais on n'est plus à quelques milliards près...
Pari fragile, quand on voit que la croissance américaine est largement  compromise par le politique de la Fed, les excès de la finance et les profondes inégalités engendrées les années passées.
Les firmes renouent avec les bénéfices, mais en modifiant complètement les conditions de travail, qui devient un système à deux vitesses:
« Depuis 2009, nous avons perdu pas mal de primes alors que le PDG de Ford, Alan Mulally, et certains de ses cadres ont empoché 35 millions de dollars de bonus. Et, aujourd’hui, à mon poste de travail, je suis tout seul, alors que nous étions deux auparavant. » Surtout, Jeff voit l’émergence rapide d’un monde qui le désole, l’explosion des contrats précaires, la généralisation d’un système qui met côte à côte, sur des postes quasi identiques, anciens et nouveaux venus payés moitié moins et privés des confortables garanties de retraite dont il va bénéficier : « Entre eux et nous, il y a une coupure, c’est clair. »

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