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mardi 16 avril 2013

Paradis fiscaux: un tournant?

Vers la chute d'un mur?
______________________La bombe Cahuzac et l'affaire chypriote ont créé un miniélectrochoc, libéré les langues et les medias et suscité certaines initiatives politiques.
L'ampleur et la nocivité des paradis fiscaux apparaissent mieux pour ce qu' elles sont, même si nous ne voyons que la partie émergée de l’iceberg.
 Les experts cités par « The Guardian » estiment que l’argent placé dans les paradis fiscaux et qui échappe donc de cette façon au fisc est l’équivalent du Produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis et du Japon réunis !
En France, cela représenterait six fois le trou de la Sécu...
Et on s'étonnera que les caisses soient vides!
Un élément non négligeable d'appauvrissement général, par manque à gagner fiscalement donc économiquement et socialement.
Une routine... "...quiconque fraude le fisc à travers les paradis fiscaux ou les places offshore ne planque pas simplement ses capitaux mais participe à la spirale de la dette et de ses bénéfices… "
Et on ne parle que de l'évasion fiscale, pas du recyclage de l'argent sale...
__Comment éradiquer l'opacité, qui constitue le mode de fonctionnement et la force de certains organismes financiers, couverts par les autorités de leurs pays, ayant souvent pignon vertueux sur rue?
En quelques années , on pourrait en France résorber le déficit.
Des mesures efficaces pourraient rapporter  30 à 50 milliards d'euros.
Il suffit de se référer du rapport officiel du Sénat pour en être convaincu.
Mais serions-nous enfin à  un tournant, du moins en Europe?
Un mur est-il tombé, comme l'estime Pascal Canfin, comme il a commencé à tomber, en partie aux USA, dans certains secteurs, ou n'est-ce pas plutôt qu'un coup de canif?
 Car la lutte contre l'évasion fiscale en Europe bute sur l'unanimité, même si certains pays, par intérêt, commence à lâcher du lest. "En Suisse, au Luxembourg et ailleurs, on se prépare désormais à l'inéluctable disparition du secret bancaire, ce paravent commode pour refuser de coopérer. Et comme l'affirme le ministre luxembourgeois Luc Frieden, "il sera difficile de refuser aux États européens ce que nous aurons accepté de faire avec les États-Unis" (ici)
 Mais  des mesures beaucoup plus drastiques et courageuses devraient être prises, au niveau international, pour en finir avec la face cachée de la finance mondiale, enfer de l'économie réelle...
Un mur d'opacité et de pouvoirs occultes, qui est loin de s'écrouler.
Juste une brèche... 
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-UBS en première ligne

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