Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 29 juin 2013

Tour du Tour

 Autour du Tour
________________On en a fait le tour...
C'est reparti pour un tour... 
100e édition, ça vaut le détour!
Un tour à tour, passant par Tours.
Certains nous ont joué des tours (pas à Joué-les-Tours), des en-tour-loupes. 
Tours de passe passe... 
Chacun son tour .
 A qui le tour?
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1913: moyenne 26 km/h____. 2012: 40km
La technique n'explique pas tout.
 Toujours plus...
Jean-René va continuer à lire ses fiches sur les admirâââbles paysages de notre patrimoine (mais quelle France?), pour tromper l'ennui d'une épreuve minée par le business et en fin de cycle...
Une légende où l'enfer a sa place.
Des échappées parfois fatales...
Beau comme une légende antique.? Argent content...

_____________Tous à vélo pour un petit tour ! 
Sans tours de rein, pour le plaisir...
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Dans le peloton, une langue créative:
"... «Mettre tout à droite», c’est bien, mais il ne faut pas confondre «un pont de chemin de fer» ou une vraie «bosse» ; car, si on «enroule trop grand» sur le 54 × 11, on aura vite «les grosses cuisses» au risque de «pédaler avec les oreilles», puis de «rester en équilibre» et, enfin, de «passer par la fenêtre» ; mais si on a vraiment «la socquette légère», qu’on «tourne bien les jambes», «dans l’huile», bref qu’on est «soyeux», alors on peut tirer un «bout-droit», mettre les autres «dans le dur», les «enrhumer», sans même trop «saler la soupe» ; alors là, «sucer la roue» ne servira à rien, ce sera trop tard pour «rentrer», même si le «train bleu» veut «mettre en route», ou pour «avoir de la laine sous les ongles» au sprint. Cela ne ressemble-t-il pas à du Céline, amélioré par Audiard et Dard ? Car le peloton des «coursiers» forme un groupe social clos, quoiqu’en annuel renouvellement, qui reste entre soi sur toutes les routes du monde, avec ses usages et ses rites, produisant sans le vouloir un langage à la fois très précis, initiatique et interne ; chaque incident, chaque accident, chaque coup de fusil suscite une nouvelle trouvaille, une brève de pédale pour ainsi dire, que seuls les habitués comprennent et pratiquent. L’épopée tient d’abord au récit, donc au style. Une fois de plus, l’homme-machine recule devant l’homme, qui parle même en pédalant."
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vendredi 28 juin 2013

Paradoxal Brésil

Pays inachevé, entre espérance et désespérance...
Pays que l'on croyait endormi, qui est en fait deux pays.
Est-ce la fin d'une certaine léthargie
Le mythe de l'insouciance d'un peuple si divers, voué au carnaval, à la samba... a vécu.
Un "miracle", ou plutôt son mythe, se trouve aujourd'hui  en question. 
 "..Le Brésil demeure un des pays les plus inégalitaires au monde: à peine 1% de la population du pays concentre 50% des richesses. Selon le coefficient de Gini qui mesure la répartition des richesses, le Brésil est l'un des plus mal placés, aux côtés du Honduras, de la Zambie ou de Haïti. Le salaire minimum est de seulement 200 euros..."(R.Soubrillard)
____Après la lulumania, un des pays les plus inégalitaires du monde est en effervescence, ce qui a surpris les autorités de ce pays.
Un mouvement dont on peut dire qu'il ne se ramène pas à un soulèvement consumériste.
__ La dimension politique du mouvement est évidente. Pauvreté qui perdure, malgré des avancées, réforme agraire toujours différée, dopage artificiel à l'agrobusines, impatience des nouvelles classes moyennes, corruption, folles dépenses pour la future Coupe du monde de foot, tout convergeait  pour créer les conditions d'une protestation exigeant qu' avant le foot, on tienne compte de la santé et de l'éducation.
 Du pain et des jeux, ça ne suffit pas..Beaucoup s'élèvent contre la dictature du foot.
La rue exige moins d’opium sportif, plus de politique, de justice.
La demande d'un nouvelle donne politique semble bien unanime.
La lutte ne semble pas prête de s'arrêter. 
Un referendum suffira-t-il?
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jeudi 27 juin 2013

Vers un retour au protectionnisme?

Le protectionnisme s'invite au G8
 ______________________________Ce qui était tabou hier, selon les dogmes de l'OMC, commence à devenir une question ouverte...ou entr'ouverte.
 Tous les ingrédients sont réunis pour que le monde connaisse une poussée de protectionnisme qui devrait ralentir  (ou rééquilibrer?) la croissance des échanges planétaires.
Il existe déjà un protectionnisme de fait qui peut prendre bien des formes. Les Etats-Unis donnent l'exemple, à coup de subventions ou de normes parfois draconiennes...
L'Europe a ouvert ses portes naïvement et sans discernement, favorisant la faillite  programmée de nombres de secteurs de production.
"... La crise persistante a achevé de convaincre de nombreux gouvernements, menacés de défaite électorale, que le bon vieux mercantilisme était la panacée. Cette doctrine consiste à favoriser  les exportations et à défavoriser les importations, de façon à accumuler  sur le territoire national le maximum de richesses et d'emplois en dégageant un excédent commercial le plus important possible.
Ce nationalisme économique a changé de visage. Autrefois, il utilisait les droits de douane pour empêcher l'intrusion des produits étrangers. Aujourd'hui, ces taxes sont limitées par les règles de l'OMC : 2 % à 3 % pour l'Europe  ou les Etats-Unis, 30 % à 40 % pour l'Inde ou le Brésil et 60 % à 80 % pour les pays africains.
Les nouvelles barrières prennent la forme de normes, qui compliquent ou empêchent les importations. Cela peut être une interdiction faite à une voiture d'émettre de l'oxyde de carbone au-delà d'un certain seuil. Ou la couleur des fusées de détresse d'un yacht. Ou l'obligation d'exporter la valeur correspondante à des importations d'eaux de toilette, etc.
"Faire fuir les "envahisseurs" à coups de réglementations peut sembler une bonne affaire, relève Ludovic Subran, chef économiste chez Euler Hermes. Leur compliquer la vie a pourtant des effets délétères. Certes, tous les pays sont en train de devenir plus protectionnistes, mais des pays comme le Brésil et l'Argentine se sont tiré une balle dans le pied en multipliant les embûches : les investissements étrangers en Argentine ont été divisés par deux et la croissance du Brésil est à la peine...."
La panne des négociations multilatérales était intolérable pour les pays qui croient toujours que la croissance dépend de leur capacité à exporter. Aussi a-t-on vu fleurir les négociations bilatérales, où chaque pays espère imposer sa façon de libéraliser les échanges. Washington a conclu avec Séoul. Paris et Tokyo ont ouvert des négociations. De plus en plus souvent, ces négociations ambitionnent de constituer des blocs commerciaux ; tels l'Alena nord-américaine, le Mercosur ou l'Alliance du Pacifique, tous deux latino-américains. Sous la houlette de Washington, qui veut ainsi marginaliser  la Chine, ont débuté des discussions pour constituer une vaste zone de libre-échange dans le Pacifique..."
Un certain protectionnisme, dans un environnement mondial où la concurrence est libre et faussée, est nécessaire, mais quel protectionnisme? 
Le problème est celui du bon dosage...
La patriotisme économique au sens strict,paraît  aujourd'hui  irréaliste. La querelle autour du solaire chinois en montre les limites. L'Allemagne sur ce point refuse le protectionnisme... pour mieux se protéger.
Le libre échange joue rarement en faveur des plus défavorisés.
Il reste à construire un protectionnisme raisonnable ...
Un projet plus politique qu'économique.
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mercredi 26 juin 2013

Nouvelles technologies et emplois

___ La course aux  nouvelles technologies, et notamment à la robotique, dans des secteurs de plus en plus nombreux, nous confronte, du point de vue de l'emploi, à des problèmes redoutables pour l'avenir immédiat, à moins qu'elle nous oblige à terme à repenser complètement le travail, ses conditions, son temps, la place qu'il prend dans la vie...
__Les technologies en gestation vont d'une certaine manière changer le monde, entrainer une productivité inouïe, être créatrice de nouvelles richesses  et avoir des incidences sur le travail encore difficile à imaginer.
Toute technologie est ambivalente, créatrice de nouveaux emplois et destructrice d'autres, accentuant le retard des pays les moins industrialisés, marginalisant les moins qualifiés, créant parfois des effets pervers.. .
Dans la finance mondiale, par exemple, le caractère envahissant des ordinateurs dans la spéculation haute fréquence, rendant l'ultra cout-termisme des marchés aveugles, conduise parfois à des ravages .  «  Il faut 350 millisecondes à un être humain pour cligner de l’œil, et en seulement quatre clins d’œil 91 millions de dollars s’étaient envolés... »
 ___Le débat sur les conséquences à moyen ou à long terme des technologies de pointe, dont beaucoup sont encore dans le berceau, ne faiblit pas: les sauts technologiques seraient-ils créateurs ou destructeurs d'emplois?
Les optimistes ne manquent pas d'arguments: la robotique permet de sauver certaines entreprises en "déplaçant le travail vers des emplois plus qualifiés."
Cela semble évident dans certains cas, localement et à l'échelle d'un temps court.
Mais l'optimisme n'est pas unanime, surtout dans les conditions économiques actuelles et l'horizon de l'emploi et de la formation dans ce contexte globalisé.
La course mondiale à la compétitivité à tous prix conduit à une fuite en avant sans merci:
Jeremy Rifkin en question
"...Depuis 1975 et de façon exponentielle, la redistribution des richesses via le travail se réduit tendanciellement et de façon exponentielle depuis le début des années 2000. Poids des délocalisations d'un côté, progrès technologiques de l'autre, sans oublier les gains de productivité massifs générés par les technologies Internet au sens large qui commencent juste à donner toute leur puissance.Celui qui ne veut pas voir ne verra pas. Quel que soit le pays, quelle que soit la couleur politique du gouvernement en place, que l'on parle de l'Allemagne où le chômage est officiellement bas avec une tripotée de travailleurs pauvres, ou de la France avec son chômage élevé mais ses « assistés » aussi riches que les travailleurs pauvres allemands, le problème est le même.Il n'y a plus assez de travail disponible pour tous. Le constat n'est pas plus compliqué que cela... le Japon est très en avance dans le domaine de la robotique. Au moment où la France, avec son ministre du Redressement productif, lance un plan, tenez-vous bien, de 100 millions d'euros pour soutenir la filière robotique française (ce qui est pitoyable compte tenu des enjeux), le Japon, lui, en est déjà au stade de l'exploitation industrielle des humanoïdes avec retour sur investissement en moins de 24 mois...La révolution robotique est vertigineuse économiquement mais aussi en termes sociétaux et philosophique. Il peut en sortir le meilleur. Un monde d'où la pauvreté serait éradiquée et où l'homme oisif pourrait méditer, créer, inventer, imaginer en toute indépendance financière..."
___La fin du travail, annoncé par Rufkin, est sans doute sans fondement réel, mais il est sûr que le travail  sera profondément affecté et redistribué. Pour le meilleur, si changent les rapports sociaux et les rapports de production.
Un défi pour demain... 
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mardi 25 juin 2013

Au chevet de l'Euro(pe)

 Questions et hypothèses
________________________ Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie 2001, affirmait déjà en mai 2010 : « L'Europe va dans la mauvaise direction […], elle veut un plan coordonné d'austérité. Si elle continue dans cette voie-là, elle court au désastre. Nous savons, depuis la Grande Dépression des années 1930, que ce n'est pas ce qu'il faut faire.
Prémonitoire, mais prévisible? _(1)_ 
_______________Donner un cours nouveau à la politique européenne, est-ce encore possible?
Le présent est difficile à décrypter, l'avenir est très incertain. La récession s'aggrave du fait d'une politique austéritaire sans perspective ni projet.
  Pour certains, le verdict semble sans appel: l'Europe, du point de vue économique serait un échec.
La monnaie unique serait condamnée, selon le directeur général adjoint de Saxo Bank
Un ancien acteur de premier plan dans la mise en place de l’Euro, Oskar Lafontaine, "admet que ce dernier a constitué une erreur. Cette déclaration marque un tournant dans la position de l’élite européenne dont Oskar Lafontaine fait partie. Elle annonce d’autres déclarations du même ordre qui vont désormais se multiplier dans les mois à venir..."
D'autres prônent l'arrêt de l'expérience de la monnaie unique avant de graves problèmes, jugeant que  la seule solution raisonnable est celle d’une dissolution ordonnée de la zone Euro, laissant subsister des mécanismes de concertation monétaire entre les pays, mas leur redonnant toute la flexibilité monétaire voulue.
Un euro qui divise et qui ne semble pas pouvoir être sauvé en l'état.
__L'Allemagne joue sa propre partition, favorisée pour l'instant par un euro fort, critiquée par beaucoup d'Allemands eux-mêmes, qui  ne sont pas tendres à l'égard de la ligne politique de Merkel:  d'anciens hommes politiques comme Helmut Schmidt, ou des intellectuels comme _Ulrich Beck ou Habermas ou un leader de l'opposition comme Sigmar Gabriel, pour qui Merkel conduit l'Europe à "l'anorexie"
Mais une Europe sans l'Allemagne, elle-même prise au piège, n'est pas pensable.
__Quel peut-être l'avenir de cette Europe en crise? Au risque de la démocratie...
Faudrait-il tout arrêter, du fait de la cacophonie des États-nations? 
Mais comment arrêter l'inertie d'un supertanker aveugle dans une mer déchainée dont personne ne tient plus la barre?
La confiance peut-elle être restaurée?
_______________________________Le temps est compté, selon P.Jorion: "...La raison voudrait que l’on arrête la politique du chacun pour soi, qu’on rebâtisse un ordre monétaire international, dont l’absence depuis 1971 entraîne tout le monde par le fond. Au niveau européen, la construction telle qu’elle a été faite montre toutes ses lacunes et ses erreurs. Il faudrait aller vers plus de fédéralisme, afin qu’un système budgétaire et fiscal commun vienne compléter la monnaie unique. Mais si cela se fait, ce sera contre les opinions publiques. Celles-ci ont décroché du projet européen : elles souhaitaient une Europe des citoyens, elles n’ont que l’Europe des marchands.
À ce stade, il y a toutes les raisons d’être pessimiste. Nous sommes dans une période très critique. La zone euro est à deux doigts de l’éclatement. Le système est dans une telle situation de fragilité que la moindre étincelle peut le faire exploser..."
___Mais il est trop pessimiste...peut-être...peut-être pas...
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- En finir avec  (quelle) Europe?
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lundi 24 juin 2013

Exception culturelle: os ou caramel ?

 La ligne rouge ne sera pas franchie...
_____________________Du moins si l'on en croit les déclarations officielles:
 "Le gouvernement a su rester ferme pour que la culture ne soit pas traitée comme une marchandise. C'est une victoire pour la diversité culturelle européenne qui va pouvoir être préservée. A travers cette exception c'est un modèle de production culturelle, basé sur un système de soutien public et de régulation économique qui se trouve renforcé...", affirme le PS.
Mais l'arbre ne cache-t-il pas la forêt?
Les réactions sont mitigées. Certains voient là un rideau de fumée, une manoeuvre, un os à ronger, une concession qui ne résistera pas avec le temps, vu la puissance de l'industrie culturelle us et la faiblesse de la réaction européenne, souvent alignée, par tropisme ancien, sur les intérêts de l'oncle Sam.
___Les USA font dans la critique, la dérision ou le sarcasme:
 La France a obtenu son «caramel»fudge» en anglais), s’est moqué Martin Walker, éditorialiste britannique de l’agence américaine UPI, dans l’un des rares commentaires consacrés à l’affaire."
Barroso emboîte le pas, manifestant par là quel type d'Europe il défend. 
Il y a un os. Un européiste notoire n'est pas dupe concernant les objectifs finaux du traité :"Et si l’«exception culturelle» n’était qu’un chiffon rouge, destiné à détourner l’attention pour mieux faire passer la pilule ? Celle de l’abandon du «modèle européen» au profit d’une logique du tout marché ? Car si la France a réussi à obtenir, vendredi, au prix de treize heures de négociations avec ses partenaires de l’Union, l’exclusion de l’audiovisuel du mandat de négociation confié à la Commission, celle-ci a emporté l’essentiel : la mise en chantier d’un grand marché transatlantique unissant l’Union européenne et les Etats-Unis, les deux principales puissances économiques de la planète, où les biens, les capitaux et les services circuleront librement (lire mon papier précédent ici). 
Certes, les milieux culturels français et européens peuvent être soulagés que leur secteur reste à l’écart de cette zone de libre-échange. Mais «l’enjeu stratégique du Transatlantic Trade and Investment Partnership [TTIP] est ailleurs», souligne un fonctionnaire européen. En effet, il s’agit non pas d’abaisser des droits de douane déjà historiquement bas (4% en moyenne), mais d’éliminer les «obstacles non tarifaires» aux échanges que sont les normes environnementales, sanitaires, phytosanitaires, les lois protégeant les consommateurs ou les données personnelles, les droits d’auteur, le droit bancaire et financier, l’accès aux marchés publics, etc. En clair, il faut har-mo-ni-ser et créer entre l’UE et les Etats-Unis l’équivalent du marché unique...
  Paris a sans doute grillé toutes ses cartouches en se battant pour l’exception culturelle«Cela fait partie, avec le siège du Parlement à Strasbourg et la politique agricole commune, des constantes politiques françaises», se justifie un diplomate hexagonal, tout en reconnaissant qu’il va désormais être difficile d’agiter le veto français pour défendre la réglementation sur les OGM ou les normes sanitaires. «La Commission a bien joué avec l’exception culturelle : elle a pour longtemps cornerisé les Français», admire un diplomate européen. Yannick Jadot, eurodéputé vert, n’est pas dupe : « Le gouvernement nous a dit que pour protéger l’audiovisuel, il fallait le sortir du mandat. C’est bien la preuve que tout le reste ne l’est pas... »
______La lutte du pot de terre contre le pot de terre a toutes chances de se faire au détriment d'une Europe affaiblie, sans cohérence, aux intérêts divergents quand à l'alignement sur les intérêts US. L'américanisation de la France pourra franchir les derniers obstacles.
Il n'y a pas que l'exception culturelle au sein d'accords qui risquent de tourner en farce
  "La défense de l'exception culturelle, aussi précieuse soit-elle, fait passer à la trappe d'autres enjeux. Le mandat de l'accord, tel qu'il s'annonce, brasse bien plus large. Les inquiétudes sont nombreuses sur la naïveté des Européens s'embarquant dans des négociations dont ils sortiraient forcément perdants (lire nos entretiens avec Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon sur le sujet). Pourquoi le gouvernement français ne réclame-t-il pas davantage de garanties sur ces autres points qui s'annoncent, à terme, explosifs ?.."
Un marché de dupes, si les choses restent en l'état...
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dimanche 23 juin 2013

Glané sur le net

* Mais de quoi se mêle François?
___Pas le Français, l'Argentin...

* Dégraisser le mammouth... pour engraisser le privé 

* Reprise: Grouchy ou Blücher ? 

* La Belgique, un paradis pour les multinationales françaises

* Demain, un américain sur trois sera latino

* A Pékin, on respire mal

* Un tournant? Front uni contre l'évasion fiscale
___Mais une réforme inachevée

* Signe de déclin US?

 * L'enquête se poursuit: importante cité maya découverte au Mexique

* Du pain et des jeux, ça ne suffit pas..
____Avant le foot, santé et éducation,
  La dictature du foot -
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samedi 22 juin 2013

Faites de la musique!

 Musique partout!

___"Grande" ou plus commune...

♪♫ Toute la Musique ♫♪♫


 Vive la musique

Surtout quand elle rassemble.

____Même si elle pose des questions à certains bonimenteurs...

Mais à quoi sert la musique? 
___A rien...même si c'est bon pour la dopamine.
________Mais ce n'est pas rien...

Gare quand même à certaines pollutions auditives!
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vendredi 21 juin 2013

Turquie: nouveau seuil?

 Tourisme pas cher, politique à courte vue 
_____________________________________Dans ce pays en voie de rapide développement économique, le pouvoir se trouve brutalement soumis à l'épreuve de la place publique. (1)
 La démocratie turque, sous le contrôle de l'AKP, se trouve ébranlée, sans que l'on puisse prévoir la suite des événements et l'avenir d'un pouvoir de plus en plus autocratique mais gardant le soutien des masses et des milieux d'affaires, notamment les Tigres anatoliens, ces nouveaux businessmen, qui ne croient plus en l'Europe.
Mais une nouvelle génération se lève.
 La "victoire" d''Erdogan semble fragile, au sein d'un modèle social et politique lui-même fragilisé.
___La Turquie est la première prison au monde pour les journalistes (2)
Au pays qui a connu la première révolution laïque des pays musulmans,  Erdogan avance ses pions contre la laïcité et l'islam est plus favorisé que les écoles ou les hopitaux. 
___Marc Pierini, ambassadeur de l'Union européenne en Turquie pendant cinq ans, livre à la fois un témoignage personnel et sensible, et une analyse des défis auxquels fait face la quinzième puissance économique mondiale, qui sera le pays le plus peuplé de l'Union européenne (UE) si le processus d'adhésion aboutit. Marc Pierini décrit subtilement les multiples paradoxes turcs : d'un côté, une européanisation à marche forcée, stimulée par les interminables négociations d'adhésion mais aussi par une croissance économique exceptionnelle (dont les acteurs principaux sont souvent ces "Tigres anatoliens" que l'auteur qualifie de "calvinistes islamiques") ; de l'autre, une évolution politique ambiguë : renforcement de la démocratie par la mise à l'écart de l'armée, mais mise en cause de la laïcité. Les dix ans au pouvoir de l'AKP, c'est une modernisation de l'administration salutaire mais aussi un conservatisme social pesant et des menaces sur la liberté d'expression. Selon Marc Pierini, les succès de ce parti et le désenchantement à l'égard de l'UE peuvent raffermir les tendances au conservatisme, au nationalisme et à l'intolérance. L'auteur n'exclut pas le maintien de la Turquie dans la catégorie des démocraties "de seconde classe" mais il ne croit pas à l'hypothèse d'une dérive radicale, à cause des puissants points d'ancrage que sont les liens économiques avec l'UE, l'appartenance à l'OTAN et l'héritage kémaliste : une Constitution laïque et une ambition de "marche vers l'Occident" qui n'est pas près de disparaître..."
Un kémalisme cependant menacé et une ouverture économique de plus en plus tournée vers l'Est.
______Paradoxes d'un pays, entre conservatisme et  mutations profondes.
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(1)__ Gezi symbolise l’expression des nouvelles exigences démocratiques, de la conscience urbaine et des valeurs de la civilité dans la vie publique. Gezi est devenu le lieu de rassemblement public contre la polarisation politique et pour le dépassement des anciens clivages entre laïcistes et islamistes, nationalistes et kurdes, sunnites et alevis, voire des supporters des clubs de football rivaux. La parole et les esprits se sont libérés par le détournement des mots et des actes répressifs à leur égard par l’usage de l’humour et la résistance pacifique. Le mouvement public de Gezi a fait respirer l’espace public en mettant en scène un mode de vivre ensemble carnavalesque et festif, optimiste et convivial.  
Le mouvement Gezi était une opportunité pour une démocratie plus pluraliste et pour une société réconciliée avec elle-même.
Le gouvernement a raté cette occasion. L’intervention violente de la police, son usage sans distinction de la violence contre les  jeunes, les femmes, les enfants, les médecins, les avocats, et la chasse ouverte aux manifestants jusqu'à l’intérieur même des hôtels qui accueillaient les blessés montrent que le pouvoir est entré dans une spirale du déni. L’aveuglement, la surdité et la cruauté du pouvoir ne fait qu’accentuer le sentiment d’injustice. Contre le mouvement de citoyens minoritaires de la place publique de Gezi, le gouvernement organise des meetings avec ses partisans pour démontrer sa popularité. Il s’agit d’une démonstration de force et de nombre où Erdogan affiche son leadership auprès de ses électeurs.
Ce qui se joue actuellement en Turquie, c’est la dispute sur le sens à donner à la démocratie. Le pouvoir AKP reste campé sur la notion de la démocratie qui tire sa légitimité par la majorité des urnes. La contestation de Gezi fait primer le rôle de la place publique comme un des piliers de la démocratie pluraliste...
Le pouvoir a été mis à l’épreuve par le mouvement de la place publique. Il a échoué. Depuis, il ne cesse de durcir sa réaction. Il ressuscite les anciens clivages du passé pour légitimer sa ligne de conduite autoritaire et répressive. Il recule dans le temps. La tradition de l’Etat républicain laïque et autoritaire est blâmée comme si l’AKP n’était pas au pouvoir depuis une décennie. Il reprend à son compte un discours de l’opprimé, il désigne du doigt tout opposant comme potentiel instigateur d’un coup d’Etat contre un pouvoir démocratiquement élu...
L’AKP, soucieux de se définir comme un mouvement « conservateur démocrate », avait amené les nouvelles classes à s’intégrer dans les expériences de la modernité. Sa politique moralisante nie non seulement l’existence de ces classes moyennes urbaines, mais risque surtout de faire de l’islam une politique intrusive dans la vie publique.
Les mouvements de protestations autour du parc Gezi demandent depuis le début le respect pour la pluralité des modes de vie. Certaines plumes de la mouvance islamique ont donné leur soutien. Ils ont publié un texte s’adressant aux musulmans « ô vous musulmans », où l’on compte parmi les signataires des intellectuels islamiques de renom. Ce texte est un véritable « manifesto ». Voici les grandes lignes de sa lecture du mouvement Gezi. Il commence en condamnant la violence : « Ceux qui voulaient protéger les arbres des pauvres se sont heurtés à la face la plus dure de l’arrogance…. La morale musulmane n’accepte pas de tout réduire à l’argent et au pouvoir ». Il réfute la thèse du complot laïc : « Nous condamnons le ravivement de la confrontation entre laïques et religieux….Etre les opprimés d’antan ne justifie pas d’être aujourd’hui du côté de l’oppresseur ». Ils font appel au sens intime de la foi et au sentiment personnel de justice: « Ce n’est pas parce que  nous avons peur que l’on intervienne contre nos foulards, nos mosquées, notre culte que l’on doit donner raison à tout prix à un pouvoir qui s’éloigne du sens de la justice. » Pour eux, ce n’est pas à l’Etat ou à un parti de protéger la religion. 
Ce sont les intellectuels musulmans croyants qui forment les premiers rangs des sceptiques de la politisation de l'islam et de son instrumentalisation dans la polarisation de la société. Ce manifeste témoigne de l’existence des rencontres transversales et de la solidarité éthique entre musulmans et séculiers dans ce nouveau seuil à franchir pour la démocratie turque. Dans cette étape, le parti AKP est mis à l’épreuve dans sa notion de la démocratie majoritaire mais également dans sa conception d’être musulman..."
(2)__A l’occasion de la publication de son bilan annuel, Reporters sans frontières rend publiques les conclusions d’une enquête de plusieurs mois sur les journalistes emprisonnés en Turquie.
« Avec 72 professionnels des médias actuellement emprisonnés, dont au moins 42 journalistes et 4 collaborateurs le sont en lien avec leur activité professionnelle, la Turquie est la plus grande prison du monde pour les journalistes. Un triste paradoxe pour un pays qui se présente comme un modèle régional de démocratie. Cet état de fait, inédit depuis la fin du régime militaire, n’a pourtant rien d’étonnant, au regard des problèmes structurels de la justice turque : un cadre législatif encore largement répressif, aux dispositions si larges et floues qu’elles autorisent tous les excès ; une culture judiciaire volontiers paranoïaque, arc-boutée sur des objectifs sécuritaires au mépris des droits de la défense et de la liberté de l’information. La grande majorité des journalistes emprisonnés sont des représentants de médias pro-kurdes, ce qui souligne une nouvelle fois le caractère indissociable de la liberté de l’information et de la recherche d’une solution pacifique à la question kurde », a rappelé l’organisation...."
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jeudi 20 juin 2013

Toujours plus low-cost!

 Bas coûts ou coups bas?
_____________________Lowcostons à fond!...Jusqu'à la gratuité?
Cela devient, dit-on, une activité noble...
Le low cost est en train d'exploser, mais à quel prix?
__Mr X, en consommateur malin, à cheval sur les économies, parfois de bouts de chandelles, était toujours à la recherche de bonnes affaires, de prix cassés: du vêtement à la nourriture, du voyage aux opérations banquaires, du livre jusqu'aux futures obsèques....Des affaires jusqu'au dernier souffle! («Si vous trouvez moins cher ailleurs, nous remboursons la différence, plus 30 euros», clame ainsi la publicité de l'allemand SargDiscount qui propose des enterrements clé en main à partir de 479 euros, un prix bien inférieur à celui de la moyenne nationale qui oscille entre 2800 et 3500 euros", en se réfèrant au modèle Aldi, avec service ultra minimal et cercueil chinois...)
Mais Mr X s'est rendu compte un jour qu'il avait la vue un peu courte. Depuis que son épouse a perdu son emploi dans l'atelier de confection locale, pour cause de délocalisation au Bangladesh, que son gendre s'est fait viré de chez Truc qui a fait  sa valise pour la Roumanie, que le centre de sa ville s'est désertifié, pour cause de commerces fermés, ne résistant pas aux mammouths de la grande distribution se fournissant chez les tigres orientaux, que sa bonne librairie a fermé, tuée par le géant Amazon, sa perception des choses a changé. Si tout ce qui est cher n'est pas forcément de qualité, ce qui est bradé peut l'être souvent....
Toute baisse des prix, conséquence d'une meilleure productivité ou d'une concurrence normale, sans dumping d'aucune sorte, est en principe favorable au consommateur, mais celle que pratique le low cost, ajustée aux porte-monnaies dégonflées par la crise et le chômage, montre qu'en dessous d'un certain seuil plancher moyen, il joue indirectement en  défaveur de tous.. Acheter chez Amazon, c'est favoriser un groupe qui ne paie presque aucun de ses impôts chez nous, donc qui contribue à dégrader le niveau des dépenses sociales et la qualité des services publics. La  chemise chinoise achetée à au prix ridiculement bas contribue au chômage généralisé, dont Mr X souffrira forcément indirectement, notamment pour le financement de sa retraite. Mr X est depuis un peu plus raisonnable, ayant compris que consommateur et salarié ne font qu'un.
____Mais un Club d'entrepreneurs malins n'en n'a cure et foncent dans une  brèche alléchante, l'intérêt à court terme étant le moteur essentiel de leur nouvelle campagne: Pouvoir d’achat en baisse, inflation des produits de première nécessité, chômage chronique et massif : les Français se demandent si leur situation va encore empirer. Les entreprises regroupées dans le Club des Entreprises Low Cost affirment qu’elles ont entre les mains une partie des solutions pour résoudre les problèmes des Français.
Grâce à une offre rénovée et simplifiée, elles rendent le pouvoir de l’arbitrage aux consommateurs. Les prix baissent mais pas la qualité. Le pouvoir d’achat des Français a été confisqué, nous allons le leur rendre.
Les entreprises Low Cost en croissance offrent des emplois, des formations et des carrières valorisées. Dans le commerce, les services, la création, l’industrie, elles forment une véritable école de la deuxième chance et font confiance aux jeunes même sans diplôme...", 

déclarent ces leaders d'un secteur s'estimant à la pointe du progrès social...
Les laudateurs du low cost font souvent silence sur le niveau  de qualité  et les conditions de production de beaucoup de produits.
Mourir ne doit plus être un luxe
___En fait, " plus aucun secteur n'échappe au phénomène low cost. Synonyme d'achat malin, le low cost serait la pierre philosophale de l'économie moderne. Une formule magique capable de concevoir la même voiture, la même robe, le même billet d'avion, la même boîte de céréales ou la même opération chirurgicale pour deux fois, trois fois, voire dix fois moins cher. Les consommateurs suivent, les industriels jubilent. En réalité, le low cost se traduit le plus souvent par une logique folle de réduction des coûts au détriment de la qualité des produits, des conditions de travail des salariés, des emplois, de la santé et de la sécurité des consommateurs"
 ____Arnaque et mise en danger de la santé des clients, surexploitation des salariés, mépris total de l'environnement… et croissance à deux chiffres. C'est le monde du low cost, qui gagne chaque jour du terrain.
Mais qui en paie le prix ?
_____________________Paru dans Agoravox
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Bonjour,
Désolé pour le dysfonctionnement ci-dessus, rendant la lecture de certains passages hors cadre plus que difficile.
A la recherche d'une boîte à outils...

mercredi 19 juin 2013

Espagne: grand saut en arrière

____Un gran salto hacia atras 
_______________L'Europe n'en a pas fini avec l'Espagne...
_____________________________________La saignée espagnole continue: le malade pourrait mourir guéri...
Même si des citoyens s'organisent dans la crise, les problèmes s'aggravent, malgré un récent petit excédent commercial (conséquences d'importations plus réduites dues à un effondrement du pouvoir d'achat...) Certains ministres osent tout de même un humour cynique.
La socialisation des pertes va bon train. La crise dépasse le simple aspect économique. Les dégâts sont partout (sauf pour quelques uns). Le pessimisme généralisé compromet un sursaut.
Site internet de Juventud sin futuro ______« Nous, les Espagnols, sommes arrivés à un point où nous ne pouvons pas choisir entre rester comme nous sommes et faire des sacrifices. Nous n’avons pas cette liberté. Les circonstances ne sont pas aussi favorables. L’unique option que la réalité nous laisse est d’accepter les sacrifices et de renoncer à quelque chose ou bien de refuser les sacrifices et de renoncer à tout. » C’est ce qu’a dit Mariano Rajoy, le président du gouvernement, le 11 juillet 2012 devant le Congrès, annonçant un coup brutal porté à l’État-providence. Des propos très éloquents qui, au fond, montrent que la démocratie est de plus en plus soumise aux intérêts de ceux qui ne sont pas élus. Le seul doute est de savoir jusqu’à quel point les innombrables coupes budgétaires peuvent être solubles dans la démocratie.
La question apparaît dans les conclusions du Rapport sur la démocratie en Espagne 2013 de la Fondation Alternativas, élaboré avec le concours de nombreux experts. « Les politiques économiques actuelles ne sont pas démocratiquement durables », a affirmé, lors de la présentation de l’étude le 12 juin, la sociologue Belén Barreiro, ex-présidente du Centre de recherches sociologiques (CIS) et directrice du laboratoire d’Alternativas. Car ces politiques ont pour résultat d’accroître la pauvreté et de rendre la « société plus duale, inégale et divisée ».
Le sous-titre de ce rapport de 258 pages en dit long : Un grand saut en arrière. La santé de la démocratie espagnole s’est progressivement détériorée depuis 2008 (année de lancement du premier rapport de cette fondation proche du PSOE) mais a brutalement chuté l’année dernière : le système était noté 5,2 contre 6,2 en 2008. Une baisse d'un point, dont six dixièmes sur la seule dernière année...
  L’Espagne est aujourd’hui affaiblie parce qu’aucune politique de redistribution n’a été mise en place en période de croissance et que les inégalités n’ont donc pas été réduites alors. Incontestablement, « l’explosion du chômage » et ses répercussions de plus en plus fortes sur les chefs de famille ont amplifié le phénomène comme jamais. Selon Luis Ayala, les « changements rapides dans la structure salariale » et la baisse des salaires ont contribué au renforcement des inégalités. Autrement dit, ce qui atténue le plus les écarts sociaux, ce sont « les pensions, les impôts, la santé et l’éducation, précisément les piliers auxquels on est en train de toucher ».
Le résultat est que l’Espagne est aujourd’hui l’un des trois pays qui enregistrent le plus fort taux d’inégalité, juste après la Bulgarie et la Lettonie. « Même dans les pays qui ont bénéficié d’un plan de sauvetage, comme la Grèce ou l’Irlande, cet indice n’a autant augmenté. » Les revenus moyens ont été affectés et les revenus faibles se sont effondrés, alors que les hauts revenus « ont continué à augmenter au-dessus de la moyenne ». Le risque d’exclusion sociale de beaucoup de foyers s’en est trouvé augmenté en conséquence..."
_____________________________Point de vue sur le nouveau miracle espagnol
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mardi 18 juin 2013

Grèce: on achève bien un pays...

Toujours plus...vers le fond 
_________________________________________________L'orchestre s'est tu...Sombre symbole.
Comme sur le Titanic, à deux doigts de sombrer?
 "La restructuration de l'audiovisuel public n'accorde plus le budget nécessaire pour le maintien de l'orchestre, vieux de 75 ans et du chœur."
Du jamais vu, même pendant la dictature, relève la presse. (*)
La déshérence imposée, pas seulement culturelle, continue
Les salaires réduits parfois de moitié, les soins qui ne sont plus assurés, la misère des écoles, les sans-abri d'Athènes  la télé publique fermée, malgré la résistance, la braderie au privé, des projet fous en cours, les nouvelles cures d'austérité qui se préparent. 40% des Grecs sont sans couverture sociale ..
La violence économique est partout. Le pays est à bout de forces et l'extrêmisme se nourrit tous les jours un peu plus impunément de la détresse. 
« Solon, réveille-toi, ils sont devenus fous ! ».
"La dette ne doit pas être un perpétuel prétexte à saigner toujours plus les peuples. Plus que jamais, une « seisachteia » s’impose. Qui peut raisonnablement croire que les dettes des Etats seront un jour entièrement remboursées ? C’est aussi une invitation aux peuples européens à reprendre en main leur destin."

Un choc total  
La Grèce est devenue un  pays émergent. 
 Comment osent-ils ?
Les gouvernants européens ont contribué à créer un monstre 
________Et pourtant, pour  Juncker: la Grèce est sur le bon chemin!!
Il ne fallait pas faire entrer la Grèce, disent maintenant des Européistes
Il aurait pu être clair dès le début que le type et le niveau de son économie ne pourraient pas s'aligner sur les critères en vigueur, rivaliser avec celui de  vieilles nations industrielle par exemple. Mais l'aveuglement a été total, avec la complicité des banques comme la maquilleuse Goldman Sachs. On pouvait faire autoroutes et investissements divers à grands coups de subventions, en encourageant du coup la gabegie et une corruption ancienne, la Grèce devait s'aligner, à marche forcée, dans une concurrence libre et faussée, dans un dumping sociale et fiscal généralisé, sur une monnaie taillée pour les plus performants, surtout l'Allemagne, qui a trouvé là-bas un lieu pour des affaires juteuses et des placements bancaires parfois douteux. Les ravages d'une monnaie forte a produit ses effets...
Elle aurait dû se développer à son propre rythme, en marge de l'eurozône, et mener elle-même ses propres réformes nécessaires à son rythme, sans les contraintes que l'on sait, en toute autonomie, avec sa propre monnaie non corsetée. Elle n'aurait peut-être pas autant d'autoroutes, mais elle vivrait mieux qu'aujourd'hui où elle atteint le fond et l'humiliation d'une pauvreté crée de toutes pièces.
Sauver les banques, non la Grèce, est devenu l'arme létale. Les acrobates de la finance ont joué avec le feu.
On en arriverait à penser que cet effondrement était planifié, car les faiblesses d' Athènes, ses errements aussi étaient connus quand sa candidature a été acceptée et des connivences bancaires ont prolongé le mal jusqu'au point fatal. Delors lui-même a fini par admettre que l'intégration de la Grèce avait été une erreur et que l'Allemagne menait un leadership plutôt désastreux . 
_________Le FMI commence timidement  quelques autocritiques.
J.Delors et quelques autres commencent à réaliser les erreurs et les périls.
Il fallait empêcher à tout prix la Grèce de sortir de la zone euro et aussi et surtout il fallait sauver les banques créancières de l’Etat grec. (1)
La BCE, le FMI et l'Union européenne, que l'on appelle la troïka, ont refusé une restructuration immédiate de la dette grecque dès le début de la crise. Résultat de cette décision : ce sont les contribuables européens qui ont payé la facture.
La stratégie de la destruction continue...
___La Grèce, où sur fond de déni démocratique, un parti néonazi (l'Aube dorée, qui s'est d'ailleurs félicité de la fermeture de l'audiovisuel public à Athènes) campe désormais au cœur du paysage politique (lire ici l'article d'Amélie Poinsot). Mais ce monstre est aussi un laboratoire de cette nouvelle Europe que veulent forger les marchés et les artisans des politiques néolibérales.
Le démantèlement de la protection sociale, les privatisations, les purges budgétaires, la découpe de la fonction publique, la précarisation du salariat : tous ces chantiers, qui mettent depuis des mois la Grèce à feu et à sang, sont également ouverts en Italie, au Portugal, en Espagne, en Belgique. Et ils le sont également en France par le gouvernement socialiste de François Hollande (il faut aussi retenir de son hommage à Pierre Mauroy, mardi, sa défense de la « rigueur »).
Lundi, Jean-Claude Juncker, qui fut durant huit ans l'inamovible président de l'Eurogroupe et à ce titre un des premiers responsables de la destruction imposée à la Grèce, s'est autorisé quelques conseils lors d'un voyage à Athènes. Qu'il dirige le Luxembourg, qui demeure l'un des principaux paradis fiscaux au cœur de l'Europe, ne l'empêche nullement de disserter : « Nous avons commis des erreurs, mais qui n'en n'aurait pas commis... L'essentiel, c'est que nous ayons réussi à éviter que la Grèce sorte de la zone euro. » Le Luxembourgeois a, au passage reconnu, que les purges imposées à Athènes en échange de prêts « n'avaient pas coûté un centime aux États européens », ajoutant même : « La BCE a réalisé des bénéfices » ! Oubliant tout de même de préciser que les États et la BCE se retrouvent aujourd'hui à porter les créances dont ont pu se débarrasser les grandes banques...
Au même moment, les experts de la Troïka (FMI, banque centrale européenne et commission européenne) se réinstallaient à Athènes pour vérifier que les politiques européennes étaient bel et bien mises en œuvre. Au centre des désaccords : les licenciements de 4 000 fonctionnaires (dont les salaires ont déjà été diminués de 45 %), dont 2 000 d'ici la fin du mois. Pas assez rapide, a fait savoir la Troïka : le lock-out de l'audiovisuel public permettra de combler le retard...
On se croirait ramené aux sombres années où Churchill disait, dans un autre contexte:  « Il nous faut tenir et dominer Athènes »
______
(*)_ Il serait question aujourd'hui à Athènes de revenir sur cette décision, sous la pression de la rue et des réactions internationales. 
Mais " Les salariés ont de bonnes raisons de s'inquiéter : c'est une tactique bien rodée depuis le début de la crise en Grèce, que d'annoncer le pire pour faire passer un plan derrière... Les salariés de ERT ne sont pas dupes du tour de passe-passe. Il n'est pas exclu que le chef de Nouvelle Démocratie parvienne finalement à atteindre son objectif, à savoir neutraliser ses partenaires et passer pour celui qui a osé s'attaquer au service public. Samaras, le grand réformateur ? Le quotidien conservateur Kathimérini saluait la semaine dernière en lui le « courage » de s'attaquer à un organisme public. Dimanche, Angela Merkel exprimait son respect et son soutien « pour la politique de réformes claires du gouvernement grec »
___ Les masques sont tombés
___ Plans de sauvetage de la Grèce : 77 % des fonds sont allés à la finance
___La Grèce au bord du précipice 
___Seulement une toute petite partie des fonds alloués pour le sauvetage sont allés au peuple
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t il faut rappeler à cet égard que le FMI s’est régulièrement et massivement trompé sur les conséquences des importantes dévaluations de ces dernières années (Russie, Argentine) qui ont été en réalité très favorables aux économies concernées, on ne peut que partager le sentiment que cette possibilité est aujourd’hui bien réelle. De fait, les dynamiques de l’économie grecque se rapprochent de celles des économies dites « en transition » dans les années 1990, à la différence néanmoins que ces dernières ont pu compter sur des dévaluations massives pour se relancer :
« the dynamics of the Greek recovery resemble those in transition economies in the 1990s, where large reallocations were undertaken in an unstable macroeconomic environment albeit alongside exchange rate depreciation. »
Tout cela est une histoire connue. Les politiques d’ajustement budgétaire et fiscal entraînent une contraction de l’activité, qui entraîne une chute de la collecte fiscale, à la fois parce que la base fiscale se réduit mais aussi parce que le taux de collecte se détériore devant l’insolvabilité d’un nombre grandissant d’agents économiques. Il faut constamment recourir à l’emprunt, jusqu’au moment où un défaut (faute d’avoir procédé en son temps à une restructuration) s’imposera. Clairement, les experts du FMI n’ont pas tiré toutes les leçons de l’histoire de la Russie dans les années 1990 et jusqu’à la crise financière d’août 1998. Il y a donc bien des zones d’ombre et des trous dans ce rapport, mais il a au moins le mérite d’exister et de mettre crûment en lumière la responsabilités des dirigeants européens.
- See more at: http://russeurope.hypotheses.org/1338#sthash.RfMFfu0J.dpuf

et il faut rappeler à cet égard que le FMI s’est régulièrement et massivement trompé sur les conséquences des importantes dévaluations de ces dernières années (Russie, Argentine) qui ont été en réalité très favorables aux économies concernées, on ne peut que partager le sentiment que cette possibilité est aujourd’hui bien réelle. De fait, les dynamiques de l’économie grecque se rapprochent de celles des économies dites « en transition » dans les années 1990, à la différence néanmoins que ces dernières ont pu compter sur des dévaluations massives pour se relancer :
« the dynamics of the Greek recovery resemble those in transition economies in the 1990s, where large reallocations were undertaken in an unstable macroeconomic environment albeit alongside exchange rate depreciation. »
Tout cela est une histoire connue. Les politiques d’ajustement budgétaire et fiscal entraînent une contraction de l’activité, qui entraîne une chute de la collecte fiscale, à la fois parce que la base fiscale se réduit mais aussi parce que le taux de collecte se détériore devant l’insolvabilité d’un nombre grandissant d’agents économiques. Il faut constamment recourir à l’emprunt, jusqu’au moment où un défaut (faute d’avoir procédé en son temps à une restructuration) s’imposera. Clairement, les experts du FMI n’ont pas tiré toutes les leçons de l’histoire de la Russie dans les années 1990 et jusqu’à la crise financière d’août 1998. Il y a donc bien des zones d’ombre et des trous dans ce rapport, mais il a au moins le mérite d’exister et de mettre crûment en lumière la responsabilités des dirigeants européens.
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et il faut rappeler à cet égard que le FMI s’est régulièrement et massivement trompé sur les conséquences des importantes dévaluations de ces dernières années (Russie, Argentine) qui ont été en réalité très favorables aux économies concernées, on ne peut que partager le sentiment que cette possibilité est aujourd’hui bien réelle. De fait, les dynamiques de l’économie grecque se rapprochent de celles des économies dites « en transition » dans les années 1990, à la différence néanmoins que ces dernières ont pu compter sur des dévaluations massives pour se relancer :
« the dynamics of the Greek recovery resemble those in transition economies in the 1990s, where large reallocations were undertaken in an unstable macroeconomic environment albeit alongside exchange rate depreciation. »
Tout cela est une histoire connue. Les politiques d’ajustement budgétaire et fiscal entraînent une contraction de l’activité, qui entraîne une chute de la collecte fiscale, à la fois parce que la base fiscale se réduit mais aussi parce que le taux de collecte se détériore devant l’insolvabilité d’un nombre grandissant d’agents économiques. Il faut constamment recourir à l’emprunt, jusqu’au moment où un défaut (faute d’avoir procédé en son temps à une restructuration) s’imposera. Clairement, les experts du FMI n’ont pas tiré toutes les leçons de l’histoire de la Russie dans les années 1990 et jusqu’à la crise financière d’août 1998. Il y a donc bien des zones d’ombre et des trous dans ce rapport, mais il a au moins le mérite d’exister et de mettre crûment en lumière la responsabilités des dirigeants européens.
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il faut rappeler à cet égard que le FMI s’est régulièrement et massivement trompé sur les conséquences des importantes dévaluations de ces dernières années (Russie, Argentine) qui ont été en réalité très favorables aux économies concernées, on ne peut que partager le sentiment que cette possibilité est aujourd’hui bien réelle. De fait, les dynamiques de l’économie grecque se rapprochent de celles des économies dites « en transition » dans les années 1990, à la différence néanmoins que ces dernières ont pu compter sur des dévaluations massives pour se relancer :
« the dynamics of the Greek recovery resemble those in transition economies in the 1990s, where large reallocations were undertaken in an unstable macroeconomic environment albeit alongside exchange rate depreciation. »
Tout cela est une histoire connue. Les politiques d’ajustement budgétaire et fiscal entraînent une contraction de l’activité, qui entraîne une chute de la collecte fiscale, à la fois parce que la base fiscale se réduit mais aussi parce que le taux de collecte se détériore devant l’insolvabilité d’un nombre grandissant d’agents économiques. Il faut constamment recourir à l’emprunt, jusqu’au moment où un défaut (faute d’avoir procédé en son temps à une restructuration) s’imposera. Clairement, les experts du FMI n’ont pas tiré toutes les leçons de l’histoire de la Russie dans les années 1990 et jusqu’à la crise financière d’août 1998. Il y a donc bien des zones d’ombre et des trous dans ce rapport, mais il a au moins le mérite d’exister et de mettre crûment en lumière la responsabilités des dirigeants européens.
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il faut rappeler à cet égard que le FMI s’est régulièrement et massivement trompé sur les conséquences des importantes dévaluations de ces dernières années (Russie, Argentine) qui ont été en réalité très favorables aux économies concernées, on ne peut que partager le sentiment que cette possibilité est aujourd’hui bien réelle. De fait, les dynamiques de l’économie grecque se rapprochent de celles des économies dites « en transition » dans les années 1990, à la différence néanmoins que ces dernières ont pu compter sur des dévaluations massives pour se relancer :
« the dynamics of the Greek recovery resemble those in transition economies in the 1990s, where large reallocations were undertaken in an unstable macroeconomic environment albeit alongside exchange rate depreciation. »
Tout cela est une histoire connue. Les politiques d’ajustement budgétaire et fiscal entraînent une contraction de l’activité, qui entraîne une chute de la collecte fiscale, à la fois parce que la base fiscale se réduit mais aussi parce que le taux de collecte se détériore devant l’insolvabilité d’un nombre grandissant d’agents économiques. Il faut constamment recourir à l’emprunt, jusqu’au moment où un défaut (faute d’avoir procédé en son temps à une restructuration) s’imposera. Clairement, les experts du FMI n’ont pas tiré toutes les leçons de l’histoire de la Russie dans les années 1990 et jusqu’à la crise financière d’août 1998. Il y a donc bien des zones d’ombre et des trous dans ce rapport, mais il a au moins le mérite d’exister et de mettre crûment en lumière la responsabilités des dirigeants européens.
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