Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 30 novembre 2013

Au fil du net


* Un Europe bientôt ligotée?
        Un accord à risque.

* Dérives de la  télé-réalité et ses dessous.

* D'une révolution fondamentale.
         Miasme et  odeurs!
     Cacalogie et culture

Emballement médiatique dans l' affaire Abdelhakim Dekhar. 

* Allemagne: quel smig?
    Plus tard et pas trop...

* L'hyperinflation et la conscience allemande.

* Plus déprimés que les Français, ça existe.

* Retour aux paradis.
    Un secret bien gardé.
        Une bagatelle:
  " ...L’Hexagone pourrait récupérer 10 milliards d’euros par an s’il luttait de façon efficace contre la fraude. Et sans l'évasion fiscale, la dette publique française ne s’élèverait pas à 95 % du PIB, mais à 70 %..."
 
* Paris-Riyad: choix du porte-monnaie?

* Le Che pour une monnaie (seulement) commune permettant aux économies de respirer.
        Quelles marges de manoeuvre?

* L'Union européenne et  Microsoft. 
     Un partenariat de 100 millions d'euros.
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vendredi 29 novembre 2013

En rire ou en pleurer

__Métro, mais pas trop...
                                     Zazie-Nathalie dans le métro...
          ...  Joue sa Mme de Sévigné: 
 Savez-vous ce que c'est que faner flâner?
   Le bon peuple est si sympa.
          Le  métro semble être une malédiction pour nos zélites.
  Moins confortable qu'une Citroën C6...
   Y aurait-il une distance métrostratosphérique entre les zélites et le commun des mortels?
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__Chômage: un certain temps...
                                             Comme le fût du canon...
   La courbe du chômage, ça va, ça vient...

      Saloperie de courbe qui n'en fait qu'à sa tête!...
             Inversion ou diversion?
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__Bien jacter, mais comment?
                                        Se mettre au SMS ne suffit pas.
        S'il  manque des bases, un vrai bagage.
                    Un ascenseur pour la culture l'inculture.
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 __Ikea: cas en kit
                             Dans la série on n'arrête pas le progrès...
Un modèle à démonter...
      ...à construire et à  déconstruire;
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 __Dindons de la farce
Merci à Chimulus
                                  Ridicule: on  dégraisse gracie des dindes à la Maison Blanche.
Mais pas des condamnés...
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  __Chapeau la retraite!
                                 La retraite, ça décoiffe! Enfin, pas pour tous.
          Certains renoncent. Par solidarité, disent-ils...Tartufferie.
   Mais pas en Suisse, faut pas déconner...
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Photos de la semaine 
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jeudi 28 novembre 2013

DETTE: en sortir?

La dette, la dette, la dette!...aurait dit De Gaulle
                                                                   Que n'a-t-on pas dit déjà sur la dette! 
Le problème de la dette revient de manière récurrente, avec plus ou moins d'idées toutes faites, de prêts à penser commodes, de stéréotypes imposées, d'idéologie fabriquée.. L'Etat et ses dérives dépensières est le plus souvent visé, selon le principe libéral-hayekien exprimé par Reagan qu'il serait le problème.
      La gestion de la crise ne dépend pas que des Etats, comme le prétend  Laurence Boone économiste en chef Europe de Bank of America, qui dit: on aurait pu mieux gérer cette crise »,, afin « de rendre cette austérité moins violente ». En particulier en « lissant l’ajustement budgétaire entre les pays et dans le temps. Les Etats ne l’ont pas fait, car ils ne se font pas assez confiance entre eux et quand on voit le relâchement général des efforts aujourd’hui, on comprend qu’il y a quelques raisons à cette méfiance ».
  Question de méthode seulement? Ce serait trop simple...
       Si la crise n'est pas que financière,  et est l'aboutissement d'une histoire, la responsabilité des grands groupes bancaires est écrasante, l'Etat étant devenu le bon serviteur des intérêts qu'ils représentent.
            Comment sortir alors du piège culpabilisant du discours médiatique dominant, stéréotypé et faussement évident, comme celui des habitués de C'est dans l'air, qui cherchent dans la libéralisation des services publics la voie royale pour remplir les caisses de l'Etat? Si on peut trouver quelques milliards à économiser de ce côté, que dire des +/- 80 milliards qui échappent à l'impôt chaque année?
   En sortant des discours prêts à l'emploi et en s'interrogeant sur les origines  et les mécanismes qui nous ont amenés là où nous sommes.
"... La responsabilité est à chercher du côté des politiques de libéralisation instaurées sur l'ensemble de la planète depuis les années 1970. Selon leurs partisans, personne mieux que les marchés, ne pouvait orienter les choix des agents économiques. Il convenait donc d'ôter toute entrave susceptible de les réguler, en particulier les contrôles et autres règles prudentielles instaurées après la crise de 1929. Cette dérégulation a permis l'accumulation de risques délirants dans le système financier. Un deuxième élément est à chercher du coté de la libéralisation des échanges. Chine, Japon et Allemagne ont engrangé des excédents sur le reste du monde et les ont recyclés vers les pays déficitaires, finançant ces derniers et favorisant ainsi leur endettement excessif. Enfin, la libre circulation des capitaux a provoqué un phénomène de dumping fiscal en faveur des entreprises et des plus riches. A partir des années 1980, la répartition de la richesse s'est faite au profit des détenteurs de capitaux et des fractions les plus aisées de la population. Chômage et augmentation des inégalités ont poussé les classes moyennes à s'endetter de plus en plus, tout en réduisant les recettes de nos systèmes de protection sociale. Ces éléments expliquent l'accroissement massif de la dette dans nos pays..."
   Le discours convenu sur la dette repose sur un mensonge : elle ne vient pas d'une orgie de dépenses publiques, mais de l'érosion organisée des recettes fiscales. Les niches et les cadeaux consentis aux ménages les plus riches et aux grandes entreprises se sont multipliés à l'infini. En empruntant sur les marchés financiers pour financer ces déficits, les États se sont encore enfoncés davantage, puisqu'ils ont dû payer des taux d'intérêts souvent excessifs.
Cette dette est donc largement illégitime. La crise financière de 2008, la récession et le sauvetage des banques ont alourdi le boulet. Affolés par l'envolée des dettes publiques les marchés financiers se sont alors mis à spéculer contre les États qui les ont sauvés. Dans toute l'Europe, des plans d'austérité drastiques déferlent pour " rassurer les marchés ". Mais en voulant nous faire payer la crise financière, les gouvernements nous enfoncent dans la récession et sacrifient les investissements vitaux pour la reconversion écologique de l'économie. 

        Les Etats cèdent devant les banques, qui ont été réformées trop peu, trop tard, comme le rappelle utilement un banquier lui-même, comme un examen un peu approfondi le montre assez bien. La rente a pris le dessus sur le travail, depuis les années 70.
  La question de la dette, arme de destruction massive, et de sa révision éventuelle est une vieille affaire.
        Avant qu'il ne soit trop tard, il serait nécessaire de penser l'effacement, au moins partiel de la dette, ou sa renégociation. Il faudra de toutes manières y venir un jour, vu son ampleur dans certains pays. (*)  L'Allemagne elle-même en a bénéficié plusieurs fois.  Une sortie par le haut, n'est pas une question utopique. La prix exigé pour la payer telle quelle n'est pas acceptable
  Il serait temps d'arrêter le chantage, propre à démobiliser les esprits et à appauvrir les déjà moins favorisés.
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(*)     1- Japon : dette publique de 242,3 % du PIB _   2- Grèce : dette publique de 174 % du P  _ 3- Italie : dette publique de 133,1 % du PIB   _ 4- Portugal : dette publique de 125,3 % du PIB  _ 5- Irlande : dette publique de 121 % du PIB _  6- Etats-Unis : 107,3 % du PIB. _ 7- Espagne : 99,1 % du PIB.  _ 8- Royaume-Uni : 95,3 % du PIB._ 9- France : 94,8 % du PIB.
 La France se situe dans la moyenne des pays européens.
        Malgré ses excédents commerciaux,    L'Allemagne ne se prive pas, dans la crise actuelle, de se présenter en modèle pour le reste des pays européens dans la gestion de sa dette publique. Et pourtant. Dans une étude publiée en février et reprise mardi dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung,, deux économistes, Lars Feld et Ekkehard Köhler, montrent que le niveau de la dette allemande n'est historiquement pas soutenable.
    En établissant un comparatif depuis 1850, soit 21 ans avant l'unification allemande, l'étude montre que le niveau actuel de la dette publique allemande, 82 % du PIB, est le plus élevé en temps de paix si l'on exclut l'année 1923 marquée par l'hyperinflation. Jusqu'au début des années 2000, le plus haut historique touché par la dette allemande en temps de paix avait été de 60 % du PIB. "Record" atteint à trois reprises : deux fois sous l'empire en 1892 et en 1909, puis, après la réunification à la fin des années 1990.
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- Où en est la régulation financière ?
- Les paradoxes des dettes
-L'article 104 du traité de Maastricht 
- La dette, quelle dette ?
-La dette comme investissement lucratif
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-Relayé par Agoravox
a atteint un niveau record à la fin du premier trimestre 2013, à 92,2% du PIB en moyenne. La dette dépasse 100% du PIB dans cinq pays européens. La France se situe dans la moyenne
En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/economie/en-images-le-nouveau-palmares-des-pays-europeens-les-plus-endettes_395751.html?p=11#EgJARWkBOQQ4gxBz.99
a atteint un niveau record à la fin du premier trimestre 2013, à 92,2% du PIB en moyenne. La dette dépasse 100% du PIB dans cinq pays européens. La France se situe dans la moyenne
En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/economie/en-images-le-nouveau-palmares-des-pays-europeens-les-plus-endettes_395751.html?p=11#EgJARWkBOQQ4gxBz.99
La dette publique de la zone euro a atteint un niveau record à la fin du premier trimestre 2013, à 92,2% du PIB en moyenne. La dette dépasse 100% du PIB dans cinq pays européens. La France se situe dans la moyenne
En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/economie/en-images-le-nouveau-palmares-des-pays-europeens-les-plus-endettes_395751.html?p=11#F7XFQmTXDiTBk1Pu.99
La dette publique de la zone euro a atteint un niveau record à la fin du premier trimestre 2013, à 92,2% du PIB en moyenne. La dette dépasse 100% du PIB dans cinq pays européens. La France se situe dans la moyenne
En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/economie/en-images-le-nouveau-palmares-des-pays-europeens-les-plus-endettes_395751.html?p=11#F7XFQmTXDiTBk1Pu.99
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mercredi 27 novembre 2013

L'homme algorithmé

Vie numérisée____ Contrôler ou être contrôlé_      
                                                                           Le mot peut faire illusion ou impressionner, mais il est d'une grande banalité dans le domaine des mathématiques ou de la logique formelle. Il est constitutif du monde des ordinateurs et de leurs applications qui nous accompagnent.
   Les algorithmes sont partout.
Derrière des applications numériques et techniques de plus en plus nombreuses.
   Ils sont en voie de conquérir le monde, pour le meilleur et pour le pire.
De la médecine numérisée au trading haute fréquence, en passant par les moteurs de recherche et les systèmes d'écoute et d'observation.
Certains usages ne sont pas sans danger.
                 Les algorithmes, qui se font oublier, encadre nos vies plus que nous ne le pensons.
 "Que ce soit pour nous mettre en relation avec d'autres sur des sites de rencontres ou pour estimer notre capacité de crédit, pour nous diriger dans la ville via nos GPS voir même pour nous autoriser à retirer de l'argent à un distributeur automatique... les algorithmes se sont infiltrés dans notre vie quotidienne sans notre consentement et modulent notre rapport au monde sans que nous soyons vraiment au courant de leur existence, de l'ampleur de leur action, de leur pouvoir et des critères qu'ils utilisent pour décider de nos existences à notre place. Sans que nous ayons non plus beaucoup de possibilités pour réfuter ou intervenir sur ces critères. Trop souvent, c'est l'ordinateur qui décide...
 Nos vies sont désormais influencées par les technologies, non seulement par les objets que nous utilisons tous les jours, mais également par les systèmes invisibles qui nous entourent et ces architectures qui façonnent nos modes de nos vies. "Nous vivons à l'intérieur de systèmes invisibles aussi courants que des formulaires d'assurance, des demandes de prêts, d'emplois, de rencontres... et nous tentons de nous y ajuster consciemment en fournissant les informations que nous pensons être les plus appropriées ou les moins mal interprétées par ces systèmes." Mais les machines ne comprennent pas très bien la normalité, au-delà d'une courbe statistique à laquelle mon comportement doit se conformer. !"
  Nous sommes cernés, parfois à nos dépens.
Par les marchands, dont nous pouvons être les proies semi-consantantes
Leur usage dans la spéculation bancaire démultiplie les effets pervers du système.
Par des systèmes de surveillance, qui ne sont pas toujours innocents, pouvant mettre en péril des aspects de la vie privée. à notre insu. 
    Nous sommes à l'ère des panoptiques volants, les fameux drones, qui ne sont (seront) pas tous à usage militaire.
  Bref, homme est de plus en plus numérisé. Ce n'est qu'un début.
L'homme numérique de demain ne sera pas forcément aussi positif que le pense Joël de Rosnay, si le droit démocratique ne suit pas.
   Va-t-on vers une sorte de traçabilité généralisée?
Il est temps d'instaurer des moyens et des organismes pour la maîtrise de ces outils silencieux, souvent précieux, parfois néfastes.
  La montée en nombre et en sophistication des robots ne va pas sans poser des problèmes.
     S'ils s'inscrivent dans la perspective (utopique et perverse) d'une posthumanité toute puissante, il y a lieu d'être vigilant.
       ________- Dompter les algorithmes-
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mardi 26 novembre 2013

L’Illusion Obama.

Aurait pu mieux faire...
                                             Un rêve semble bien passé.
            C'est peu de dire que le Président a déçu une grande majorité d'Américains.
Ils attendaient un changement de nature du pouvoir surtout après l'ère Bush, l'aventurier texan.
     Un an après, des critiques se faisaient déjà jour sur les grandes lignes de la politique menée.
           [  « Is Obama Punking Us ? se demandait le NYTimes  "Obama est de plus en plus emporté par les événements, en même temps qu’il en est leur prisonnier"]
            Il est déjà broyé par le système, diagnostiquaient certains observateurs
"Soucieux de ne pas paraître radical, le président démocrate s’est montré velléitaire, cédant souvent aux pressions de ses ennemis. Nombre des promesses faites en 2008 sont ainsi demeurées lettre morte. Tout en trouvant « injuste que la secrétaire de Warren Buffett paie un taux d’impôt supérieur à celui de Warren Buffett », M. Obama n’a pas modifié la fiscalité des plus riches. Sa réforme du système financier s’est limitée à une panoplie relativement indolore pour Wall Street. Le président démocrate a, et ce n’est pas rien, assuré une couverture santé à des millions de citoyens, notamment aux femmes pauvres, mais son nouveau système d’assurance-maladie a laissé la part belle aux lobbies médicaux. Il n’a pas non plus abrogé les lois hostiles aux syndicats, ni levé les entraves aux libertés publiques mises en place par M. Bush. Quant à la prison de Guantánamo, qui détient indéfiniment et sans jugement des dizaines de « combattants ennemis », elle est toujours ouverte.
Désormais, les Américains eux-mêmes l’éprouvent : leur modèle est malade. Il n’assure plus le changement, même lorsque celui-ci est ardemment désiré ; il menace de déclassement ceux qui imaginent encore que le rêve de mobilité sociale est compatible avec le capitalisme financier.."       
                             La démocratie US ne serait-elle qu'un mirage? se demande un bon connaisseur de la vie politique de ce pays.
La question se pose depuis 2009: qui gouverne à la  Maison Blanche?
    Certains, d'habitude modérés, comme André Kaspi, parlaient déjà d'énigme ou de grande désillusion.
  En 2010, on évoquait la fin d''une sorte de bulle, d'enthousiasme du début, 
On attendait une rupture. Il fut l'otage des lobbies.
   Dans un contexte parfois difficile, il fut certes la cible d'une opposition souvent violente et bornée des Républicains ou de celle, encore plus ultraconservatrice, de Tea Party
    Sur le Moyen-Orient, Guantanamo, l'usage militaire des drones et surtout sur les questions financières et sociales, le bilan n'est pas à la hauteur des espérances..
      Le changement attendu n'a pas lieu, selon le directeur du Harper's Magazine.
Tant de projets abandonnés, de renoncements, de compromissions, juge-t-il
  "...Le 28 septembre 2008, alors qu’un plan de sauvetage des banques agréé par le candidat Obama allait leur allouer une aide d’urgence de 700 milliards de dollars, un parlementaire de gauche, M. Dennis Kucinich, interpella ses collègues : « Sommes-nous le Congrès des Etats-Unis ou le conseil d’administration de Goldman Sachs ? » La question demeure assez pertinente pour que le président américain ait jugé récemment utile de préciser : « Je n’ai pas fait campagne pour aider les gros bonnets de Wall Street. » Toutefois, en 2008, Goldman Sachs, Citigroup, JPMorgan, UBS et Morgan Stanley figurèrent sur la liste des vingt principaux bailleurs de fonds de sa campagne . Le journaliste William Greider résume la situation : « Les démocrates sont placés devant un dilemme : peuvent-ils servir l’intérêt public sans mécontenter les banquiers qui financent leurs carrières ? »
    On peut se demander si on peut réformer les Etats-Unis...
Mc Arthur n'est cependant pas pessimiste. 
     Espère-t-il la venue d'un nouveau Roosevelt?
 Sans doute faudrait-il pour cela une crise majeure, qui mette le pouvoir au pied du mur, pour que se produise une vraie rupture...
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- Obama n’est pas aussi réformateur que Roosevelt ou Kennedy
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lundi 25 novembre 2013

Fiscalité: Erreur système. Redémarrer.

         Il y a comme un bug...
On  s'est trompé.
Revoir le logiciel. Remettre à plat...

     On avait fait un erreur de planning . Une grosse négligence. Une erreur et quelques oublis.
  On aurait dû suivre les (bons) conseils du Dr Piketty.
 Bon sang, mais c'est bien sûr!
       La révolution fiscale, avait-il dit...
Pourquoi ne pas avoir commencé par là, comme promis par le candidat à l'Elysée?  C'est ballot!
    A force d'accumuler depuis des décennies taxes et hausses d'impôts diverses, on a rendu le sytème plus injuste et plus illisible. La complexité  est devenue la norme.
On s'en avise enfin aujourd'hui. Il faut repartir à zéro, tout remettre à plat.
       Le  ras-le-bol fiscal, mélangeant souvent tout, aux aspects parfois discutables, est tout de même un indice d'un malaise, même s'il est parfois exploité par qui vous savez, qui parlent de spoliation, ceux qui se cachent parfois derrière les bonnets.
Il n'y a ni impôt parfait, ni grand soir fiscal, mais le système peut être régulièrement amélioré, voire revu dans ses fondements. Contrairement à ce que disent parfois les fiscalistes, un vieil impôt n'est pas forcément un bon impôt...
   Les gens ne refusent pas l'impôt, ils en comprennent le plus souvent la nécessité citoyenne.
Mais le  déminage de Matignon arrive sans doute trop tard et semble purement opportuniste.
  C'est un chantier  qu'il tente désepérément d'ouvrir là, titanesque,  à haut risque, qu'il aurait fallu préparer plus tôt, bien plutôt, dans la concertation et la transparence pédagogique.
   Une embrouille fiscale? avancent certains.
      " Ce changement de cap pour la politique fiscale s’apparente plus à une nouvelle plongée ubuesque dans l’incohérence. D’autant que ces personnalités dont on parle tant pour remettre Bercy au pas se sont déjà distinguées par le passé pour leur fort conservatisme ou leur proximité avec les milieux d’argent. En bref, ce n’est assurément pas sur elles qu’il faut compter pour piloter une grande réforme fiscale progressiste – elles joueront strictement en sens contraire...
  François Hollande avait programmé pour le 1er janvier prochain une hausse de près de 7 milliards d’euros de la TVA, l’impôt le plus injuste du système fiscal français, celui-là même qu’il reprochait à Nicolas Sarkozy de relever (lire TVA, l’impôt du reniement et de l’injustice). C’est donc l’aboutissement sidérant de ce grand écart fiscal : partisans d’une réforme qui améliore la progressivité du système fiscal français (en clair, plus on est riche, plus on paie !), les dirigeants socialistes en viennent aujourd’hui à mettre en œuvre une réforme strictement opposée, qui renforce… la dégressivité du système (en clair, plus on est pauvre, plus on paie !). Ce qui a aussi lourdement pesé dans la fronde fiscale qui secoue aujourd’hui le pays. Les socialistes avaient promis une « révolution fiscale » ; mais voilà qu’au lieu de cela, ils organisent une contre-révolution qui renforce les privilèges…"
   Cette annonce, aux effets improbables, provoque des réactions peu amènes de la citadelle Bercy, qui fait de la résistance.
   Deux logiques contradictoires semblent s'affronter, signe supplémentaire de l'absence de cohérencce et de concertation et du caractère dominant de la finance sur le politique.
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-Rétablir une vraie progressivité de l'impôt
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dimanche 24 novembre 2013

Vive les vieux!

Vieux, vraiment? 
                                          (Vieux) problème de vocabulaire...
         Pour faire dans le socialement correct, pour atténuer symboliquement une réalité souvent mal vécue par anticipation dans nos sociétés exaltant la seule jeunesse, il n'existerait que des anciens, des seniors, voire des aînés, classe d'âge indéterminée auquel chacun de nous ne manquera pas de faire partie un jour.
  On peut toujours adoucir les connotations, lisser les mots.
Ces mots, culturellement marqués, sont ici surtout révélateurs de notre imaginaire, de notre contemporaine dénégation de la mort. celle qu'on ne saurait plus voir, comme le remarquait Baudrillard.
           Des anciens, qui sont le fondement des générations présentes, sur lesquels l'histoire s'est construite, génération après génération, couche après couche, comme un terreau porteur de vie et de culture.
    Mais quand débute ce qui est tout de même convenu d'appeler la vieillesse?
   Question insoluble...C'est comme si on se demandait à partir de quand on est chauve. A partir du denier cheveu?
Une notion flottante et relative. Le vieillissement commence plus tôt que l'on ne croit. A bas bruit.
     Et  l'allongement de l'espérance de vie  est toujours un horizon incertain, largement fantasmée, qui ne résoudra pas de toutes manières le passage à la dernière étape.
    Tout au plus peut-on évoquer le grand âge, quand l'esprit commence à déserter et le corps à résister à la volonté. Quand le flou envahit les souvenirs du passé, quand la conscience se fait moins aiguë, quand le gris devient peu à peu la couleur dominante de la vie mentale.
Vieux Crétois (photo perso)
 La vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille et  finit parfois comme un naufrage, comme disait  de Gaulle, s'inspirant de Chateaubriand, mais visant Pétain.
                      Mais c'est souvent une période plus riche qu'on ne le croit, malgré la terreur et les fantasmes qu'elle inspire.
Une période de lenteur, certes obligée, de plus grande distance, faite d'expériences nouvelles, dégagée des urgences, de la courte vue, de la fébrilité...Quand la mort n'est plus un problème, mais est intégrée comme normale, condition même de la vie. Tout est là. Certains appellent cela sagesse.
  Comme Herman Hesse le fait justement remarquer dans son Eloge de la vieillesse
  Victor Hugo disait : « On voit de la flamme aux yeux des jeunes gens / Mais dans l’oeil du vieillard, on voit de la lumière… » C'est souvent vrai.
Certes,  bien vieillir ne va pas de soi.
    Mais vieillir, ce n'est pas que perdre..
 Ce n'est pas qu'un déclin.
Avant de s'abandonner, de lâcher prise définitivement et sereinement, les vieux font parfois de la résistance, pas du tout prêts à s'investir, autant qu'ils le peuvent, dans la  silver-economie.
  Beaucoup s'insurgent jusqu'au bout contre le gérontobusiness, le filon de  l'or gris,  des mouroirs à la carte.
Leur façon, tant qu'ils le peuvent, d'être libres jusqu'au bout. 
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Relayé par Agoravox

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    _____  Images de la semaine_____




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samedi 23 novembre 2013

Parcours net

* Circoncision: une très vieille histoire.
__________Un débat sans fin?
 
* Vivre avec  (trois fois) rien:
          400, 700, 1 000 euros (pour une famille avec 3 enfants) par mois pour (sur)vivre.

* Réinventer la presse.
     Avant qu'elle ne meure...

* Les vaches et le PDG.

* Tous des singes français?

* Fukushima: le mois de tous les dangers.
   L'opération  la plus risquée.
Le gouvernement japonais veut que les habitants reviennent vivre dans les zones contaminées.
 
* Qui finance les think tanks?

* Ça se passe comme ça chez  Mc Donald’s.

* Un pacha à l'Institut.
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vendredi 22 novembre 2013

Eléphants de Maastricht

 Ils sont toujours là...
                               Dans l'ombre. Mais la succession est assurée..
         Un type bien, toujours courtois, ce Barroso, mais de plus en plus contesté, même dans le sérail.
 J. Delors est lui-même aujourd'hui moins en phase avec lui et avec la ligne de la Commission, du moins en parole:
"Je refuse une Europe qui ne serait qu'un marché, une zone de libre-échange sans âme, sans conscience, sans volonté politique, sans dimension sociale. Si c'est vers ça qu'on va, je lance un cri d'alarme...  Le modèle économique européen doit se fonder sur trois principes : la concurrence qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit."... disait-il...
  Mais la réalité est loin des déclarations d'intention. La concurrence (libre et faussée!) fonctionne bien, merci!. Manquent les deux derniers principes... Y'a encore du boulot!

  Son dauphin, Pascal Lamy, possible successeur du patron, milite avec ardeur pour une église aux dogmes intangibles: l'OMC, qui favorise les puissances économiques pratiquant le plus le dumping en tous genres, affaiblissant les Etats et les politiques sociales.
 _________Il serait temps de dire au revoir aux éléphants.
   La gérontocratie européenne est à bout de souffle.
Où sont passées les ambitions pour l'Europe, les beaux principes de Maastricht? 
La crise n'a été qu'un révélateur de dysfonctionnements anciens au coeur d'une Europe en péril et sous influence.
                   Au sortir de la guerre, il y avait une idée intéressante et généreuse, née de la nécessité, qui n'était pas tout à fait  neuve, mais qui semblait prendre une tournure réaliste, étant donnée l'étendue du désastre. Mais on a mis la charrue avant les boeufs.
 Le projet de J. Monnet, relayé par les pères fondateurs d'inspiration chétienne (Adenauer, De Gaspéri,Schuman), n'était pas indépendant de certains intérêts américains, qui cherchaient dans le Vieux Continent une place au soleil.
 "... le rôle de Jean Monnet sous la IVe République est trouble. L’homme est lié à tout un réseau d’amis américains, notamment John Foster Dulles, inspira­teur de Jean Monnet en 1950 et John Mac Cloy qui rallia les Allemands au projet de CECA. Preuve parmi d’autres que l’Eu­rope de Jean Monnet s’est faite sous la contrainte extérieure -les pressions américaines et la menace soviétique...."
            L’Europe est avant tout un projet Américain mise en place par l’oligarchie industrielle et financière.
Les américains ont pris le pouvoir sur l’Europe après la deuxième guerre Mondial et cela à travers le plan Marshall.
Le plan Marshall (après son élaboration, il fut officiellement appelé «  Programme de rétablissement européen », en anglais European Recovery Program : ERP) était un plan américain pour aider la reconstruction de l’Europe après la seconde Guerre mondiale... Les Américains ont ainsi contribué à la coopération européenne, prélude à la construction européenne ... 
   Il s’agissait aussi de trouver des débouchés pour les produits américains. Les États-Unis ont connu pendant la guerre une forte croissance liée à l’industrie de guerre et la question à l’étude depuis 1941 à Washington est de savoir comment maintenir le plein emploi après la guerre. La solution mise en place sera, via le plan Marshall de trouver des débouchés à l’étranger financés par des prêts remboursables en dollars. Ces prêts sont émis via la banque mondiale et contrôlés via le FMI (accords de Bretton Woods). La particularité de ces deux institutions est que les USA sont seuls à y avoir un droit de veto, ce qui leur permet de dicter leurs conditions, en particulier, d’obliger les pays européens ruinés à accepter que des conditions soient liées aux prêts du FMI ...
    L’une des conditions de l’époque était que les dettes contractées par le pays recevant cette aide ne soient plus émises dans la monnaie du pays mais en or ou son équivalent en dollars dont le prix était de 34 $ l’once d’or. Ces prêts en dollars sont la garantie pour les États-Unis de ne pas avoir de perte de valeur si les pays emprunteurs dévaluent ; d’autre part les dollars dépensés pour acheter des produits autres qu’américains finiront toujours par revenir aux États-Unis pour acheter des biens américains. source
  Selon une révélation faites le 19 septembre 2000 dans le Daily Telegraph, le quotidien le plus vendu au Royaume-Uni, un journal conservateur et Euro-critique, la communauté des services secrets américains à mené une campagne, tout au long des années 50 - 60 enfin de promouvoir l’unification européenne.
  Le rôle des États-Unis fut camouflé comme pour une opération secrète. L’argent de l’ACUE (Americain Comite for United Europe) provenait de fondations Ford et Roquefeller, aussi bien des milieux d’affaires ayant des liens étroites avec le gouvernement américain..."
                    Un contrôle indirect, qui s'arrange très bien de l'absence d'union politique et qui fait aboutir logiquement un vieux projet. 
         Les réaction prudentes de Nicole Bricq seront-elles un barrage suffisant?
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- « L'idée d'Europe, historiquement, évoque une union de peuples libres et égaux, épris de démocratie, s'unissant pour tracer dans le monde un chemin qui leur soit propre. Le Grand Récit, l'histoire officielle de l'Union européenne, s'y réfère. La réalité historique est tout autre, celle d'un grand projet instrumentalisé et trahi. Notre Europe n'est guère plus - la crise le révèle crument - qu'une pièce d'un ordre mondial marchand, néolibéral et financiarisé. Croyant travailler au nom de l'idée, le processus européen a, au contraire, créé les conditions de sa disparition. Le résultat est une Europe « malgré nous », incapable et en crise. L'Union économique et monétaire, loin d'être amendée, est toujours poussée plus loin dans les deux mêmes directions : libéralisation financière et déni de la démocratie. Pour comprendre comment ce détournement de l'idée européenne s'est produit, on entremêle les fils de deux histoires : celle de l'origine (l'Europe avant les traités de Rome), marquée par l'échec d'une communauté politique, et celle des chemins qui auraient pu être empruntés si l'Europe ne s'était pas enfermée dans le marché, puis dans la libéralisation financière. Des « lucioles » ont révélé d'autres Europe possibles. Si nous suivions les pistes qu'elles éclairent ?  »Robert Salais
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- Discours de Philippe Séguin contre le traité de Maastricht
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jeudi 21 novembre 2013

Tous des singes!

Black is (not) beautiful
                                      En  entrant dans la salle,  la voix de Johnny nous saisit.
Pourtant, on avait l'habitude.  Paul, le propriétaire du bar-tabac Le Black and White, en est resté à son amour de jeunesse et repassait en boucle le CD, parfois la journée entière:
                         Noir, c'est noir...Y a-t-il un espoir?...
     Après une journée de travail entre copains de chantier, on a commandé des bières. Des blanches, comme d'habitude.
  Dopée par la victoire de la veille, la discussion démarra comme presque toujours sur les grandeurs et décadences des Bleus.
__________Maurice lance, comme pour expliquer les déconfitures passées:
Il y a trop de noirs dans l'équipe de France...Pourtant je n'ai rien contre les noirs, j'ai même un ami Martiniquais. Il m'accueille quand je vais là-bas..Un rhum! j'te dis pas
_____         Trop de noirs? surtout quand on perd! lui rétorque Raymond
  ____  Bernard, narquois, lui rappelle Muriel Robin:
 "j’en parlais encore à midi avec ton père, et je lui disais :
« Chéri, y a beaucoup trop de blancs dans la famille... ». Des blancs, toujours des blancs, moi, j’en ai marre..
."

 _____      Pourtant y a un problème avec les noirs, rétorque Jean-LouisIls y vont fort avec Taubira-banania, d'accord, mais le noir n'est tout de même pas une couleur terrible. Mais il n'y a pas de racisme en France. Peut-être en Italie, oui...
On n'est pas des sauvages!
Mais on a bien le droit d'avoir des opinions, de se poser la question: comment peut-on être noir? Ça étonne quand même.
Les asiatiques, c'est pas pareil, ils nous ressemblent tant et ils sont civilisés
Obama, c'est pas pareil non plus, il n'est pas tout à fait noir, quoique...
     _____   Déconne pas, rétorque Bernard, ce ne sont pas des singes tout de même!
 Et puis, nous sommes tous venus d'Afrique.
   Claudine Declerck a certainement parlé sans réfléchir. Et puis, elle aime les animaux..
Finie l'époque des   cocotiers, le bon temps de la coloniale.
   _____  François, qui n'en était qu'à sa deuxième bière, se réveille: Y a un problème avec la  la peau?
_______Bernard, sans s'énerver: La peau, c'est rien, juste une enveloppe.  Chacun a son sauvage. Moi la sauvagerie, je la vois du côté  des Banksters de la noire finance, ces sauvages, qui nous ont amenés à nous haïr les uns les autres. Ils doivent se réjouir de voir les pauvres se déchirer entre eux... Il y a des racistes occasionnels, éclopés de la crise, mais surtout de  vrais manipulateurs de masse, qui sont tapis dans l'ombre, surtout soucieux de leur fond de commerce. Des exploiteurs de colères...Goebbels avait tout compris.
Les cages,  elles sont aujourd'hui surtout morales, culturelles,économiques, politiques.
  Et puis, le blanc-rose, c'est pas aussi une couleur, non?
    ___Ouais, mais noir!...murmura Maurice, songeur, l'oeil mi-clos, après sa troisième bière.

 _____Là-dessus, pour éviter l'enlisement, et pour en finir avant de se retrouver, toujours bons copains, pour le petit noir du lendemain matin, je risquai cette double question pour nos champions:
Qui a dit! "On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir."?
Et qui a répondu plus tard? 
 « Imaginez un seul instant que Dieu soit noir ; comment pourrions-nous répondre, une fois arrivés là-haut, en ayant traité toute notre vie les Noirs comme des êtres inférieurs ? "
     On sentit comme un silence un peu pesant tomber dans la salle , tandis que Johnny, indifférent, continuait: Noir, c'est noir...♪♫♪
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-Relayé par Agoravox
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