Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

dimanche 22 décembre 2013

Pause


             Si le Père Noël existe, il a une histoire compliquée._(1)
S'il existe, il n'existe pas que pour les enfants.
   Il viendra aussi à Bercy.  Merci! 
              A qui servent les cadeaux?
         L’emballage n'est-il pas l'important?...
[Attention à l'échange de cadeaux peut être une épreuve...
Et il ne pas vouloir trop en faire...]
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Images de la semaine
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samedi 21 décembre 2013

Faits d'hiver

* Chez Lidl : le rendement et le « pick by voice » en question.

* En Grèce, le pire aurait pu être évité...

* Les évêques se mêlent d'Europe.

* L'homme qui veut la peau des HLM.

* L'Allemagne a saboté l'union bancaire.

* USA: les fusillades dont personne n’entend parler.

* Canada-Alberta: combat environnemental.

* Le  Mossad  a des soucis.
 
* D'anciens soldats israéliens parlent.

* Energies renouvelables:un village modèle?

* Dernières nouvelles de Fukushima.
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Photos de la semaine
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jeudi 19 décembre 2013

Amazon: surveiller et trimer?

Un enfer amazonien?
                                 C'est bientôt Noël.
Livre disponible chez AMAZON
        Chez Amazon, l'activité atteind un niveau de haute intensité.
" Amazon réalise 70 % de son chiffre d'affaires à Noël. Début décembre débute ce que l'entreprise appelle la période de « rush ». C'est assez impressionnant quand on se rend aux abords des entrepôts à ce moment-là, d'ailleurs. Des cars de travailleurs qui habitent à plusieurs dizaines de kilomètres sont spécialement affrétés, il y a un va-et-vient de camions poids lourds incessant."
     Il faut expédier en temps et en heure livres, tablettes, et autres gadgets. Les clients, c'est sacré.
   La firme est en effervescence. On s'agite partout dans les mégacentres, selon des parcours Hi-fi programmés, tracé à la seconde, code-barré jusqu'au poignet, à grands renforts de personnels intérimaires.
Un modèle de gestion à la Big Brother.
          Mais il y a quelques grains de sables dans la grande machine à distribuer.
   Comme en Allemagne où les gentils collaborateurs ont décidé de faire grève, une nouvelle fois, jugeant les salaires insuffisants mais surtout les conditions de travail inacceptables.
9000 personnes y travaillent dans 9 centres.
Il est pourtant rare que ce pays donne le ton en  matière de luttes sociales.
     Le siège de Seattle commence à bouger lui aussi.
Le meilleur des mondes serait-il l'enfer amazonien, un monde de robots?
  Si tout paraît clean, organisé, ultrarationnel, les conditions de travail y sont particulièrement déplorables.
" Les travailleurs chez Amazon, loin, très loin des progrès du XXIe siècle, ont des conditions de travail qui sont dignes du XIXe siècle. Que ce soit en ce qui concerne les conditions de travail des intérimaires, que ce soit dans les cadences qui sont imposées, dans les contrôles de productivité, dans les fouilles au corps qui sont réalisées chaque fois qu'un travailleur franchit les portiques. Les exemples foisonnent...et tendent tous à montrer qu'Amazon, en ce qui concerne le respect des droits sociaux, est une entreprise qui n'est pas progressiste mais parfaitement réactionnaire..."
    De nombreux témoignages le confirment, décrivant  un système anxiogène et humiliant, verrouillé, une sorte de monstre froid.
    La multinationale fait des mégaprofits, le cerveau Jeff Bezos-aux-dents-longues aux USA et la tirelire européenne au Luxembourg.
     L'aide publique est venue opportunément aider ce pauvre géant., qui ne doit que 198 millions au fisc français. La multinationale dit merci à Mr Montebourg!
Pour ce qui est de l'optimisation fiscale, tout baigne. Des records sont battus, surtout  en Angleterre.
L'Amazonie, un monde étrange, vraiment. 
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Amazon en position dominante
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-Relayé par Agoravox
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mercredi 18 décembre 2013

La faucille et le goupillon

L'Evangile est-il Kapital?
                                          Et si Jésus était un capitaliste?
          C'est  un membre du "Tea Party", réagissant aux récents propos du pape, Jonathon Moseley, qui a jugé utile de préciser que, selon lui, "Jésus était un capitaliste prêchant la responsabilité personnelle, pas un socialiste(il faut savoir qu'aux USA, "socialiste" désigne ce que appelons chez nous communiste)

                  Diable! comme si la responsabilité était une valeur strictement libérale! Il aurait dû dire responsabilité sans solidarité, car pour les néolibéraux, la notion de responsabilité implique celle d'individualisme, comme Ayn Rand, leur idole, le préconisait, elle qui jugeait immoraux les programmes sociaux.
    Toute cette effervescence évangélico-économico-politique chez les ultra-conservateurs américains , vient d'une récente déclaration du locataire du Vatican. 
          Il est vrai que François est décidément un pape incontrôlable imprévisible.
Il n'en fait qu'à sa tête et n'en loupe pas une. Il file un mauvais coton (rouge)...
  Celui que certains appellent familièrement Pancho n'a pas fini de surprendre son entourage et certaines de ses ouailles.
     Voilà qu'il avoue avoir fréquenté des  mécréants gens infréquentables, de nombreux marxistes.
    Des gens très bien, dit-il.
Pour aggraver son cas, il fréquente un cardinal allemand qui s'appelle Marx!(sic!) et pour couronner le tout, il stigmatise la tyrannie du capitalisme sauvage. De plus, il accueille à sa table des sans abris...Mein Gott! Voilà qui ferait frémir la moindre grenouille de bénitier.
   Bon, qu'on se rassure à la Curie! Il n'a pas encore lu das Kapital, même si un jésuite comme lui a commis autrefois un gros livre sur ce sujet, malgré les condamnations venues d'Outre-Atlantique:
  ..Fidèle à son image de défenseur des pauvres, François, dans son exhortation apostolique "Evangelii Gaudium", publiée fin novembre, a dénoncé de manière très appuyée la dictature d'un marché "implacable" qui crée une "culture du déchet", rejetant des populations entières à la marge.
Rush Limbaugh, un animateur radio américain conservateur (méthodiste) très écouté, a qualifié ce texte de "marxisme pur".
Un membre du "Tea Party", Jonathon Moseley, a jugé utile de préciser que, selon lui, "Jésus était un capitaliste prêchant la responsabilité personnelle, pas un socialiste". Et un autre commentateur de la chaîne conservatrice Fox, Stuart Varney, de religion anglicane, a accusé le pape d'être un tenant du "néo-socialisme".
   C'est juste que l'ordre le désordre économique mondial et  les injustices liées au développement d'un libéralisme mondialisé commence à  soucier le locataire du Kremlin Vatican.
Il n'y a pas que les âmes qui l'intéressent...
  La théologie de la libération fut condamnée pas ses prédécesseurs.
Lui, il est pour une église pauvre, vraiment fidèle à son l'esprit de son fondateur
   Mais son fondateur Jésus fut-il communiste?
Il faudrait d'abord s'entendre sur le sens de ce terme, où chacun met des sens divers selon les époques et les courants de pensée.
   JF Revel, un des meilleurs représentants et commis-voyageur de la pensée néolibérale en France, dans les années 70, écrivit: Ni Marx ni Jésus, mais le Saint Marché! Celui-ci s'accommode très bien d'absence d'idéaux, et surtout de luttes sociales.
    Enfin, ne dramatisons pas. On va encore dormir tranquille du côté de Wall Street, à l'ombre des marchés financiers et dans les conseils d'administration des multinationales.
Ce n'est pas une parole, ni même une bulle papale qui va déranger le système.
   Le Vatican, malgré ses fonds, combien de hedges funds? 
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-Relayé par Agoravox
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mardi 17 décembre 2013

Veni vidi VINCI

PPP: Dérives d'un système
                                                        Vinci, se déclarant premier groupe mondial de construction et de concession de services publics, étend son empire à l'international.
Ses marchés explosent.
            Son gigantisme aux multiples facettes ainsi que certaines de ses méthodes posent problème.
   On l'a vu avec la distribution de la manne autoroutière par Villepin, critiquée par la Cour des Comptes et certains responsables politiques de premier plan.
    Une opération très juteuse, une rente abondante, grâce à la générosité de l'Etat, aux relations poreuses entre la direction de certains grands groupes et certains responsables ministériels.
"...Depuis la privatisation du réseau en 2005, des milliards filent dans les poches de concessionnaires privés. Une manne qui enfle à rythme constant, mais dont ni l’Etat, qui en aurait bien besoin, ni les usagers ne profitent.
  C’est une exception française. L’une de ces exceptions dont on n’a malheureusement pas envie de se vanter .
Notre réseau autoroutier, le deuxième en Europe avec ses 9 000 km – derrière l’Allemagne qui en possède près de 13 000 –, rapporte des fortunes. Mais, alors que l’Allemagne n’en retire que 4,5 milliards d’euros hors taxes (chiffres 2010), les autoroutes françaises génèrent 8,11 milliards d’euros par an. Le hic ? Depuis la privatisation du réseau en 2005, ce grassouillet pactole financé en partie par les impôts des citoyens, cette cagnotte qui enfle au rythme de 3 % chaque année, file dans la poche des concessionnaires..
."

      La remise en cause probable du projet nantais risque de coûter très cher aux contribuables.
Ce qui est surtout en question, c'est le problème des concessions, qui sont la poule aux œufs d’or de ce groupe et d'autres.
 " Pour réduire le poids de la dette, l’Etat a de plus en plus recours aux Partenariats Public Privé, où des entreprises privées réalisent des missions de service public contre espèces sonnantes et trébuchantes.  
On a pu voir récemment toutes les limites de ce système avec l’écotaxe..." 
[  « Il n’y a pas un scandale de l’ écotaxe, il y a un scandale Ecomouv », a dénoncé Joël Giraud, député radical de gauche lors de la séance des questions d’actualité. Le sénateur PS François Rebsamen demande une commission d’enquête parlementaire pour mettre au clair les conditions d'attribution de ce partenariat public-privé. Il avoue avoir des « doutes sur la création de cette société censée collecter l’écotaxe ». __ Une usine à gaz, monstre de complexité, enfant de la privatisation des autoroutes]
     Les PPP, engagés sous Raffarin, suite au modèle anglais, sont en plein essor, avec emballements coûteux et dérives manifestes.
                     Pour éviter le développement de la rente aux dépens des services publics et de l'argent du contribuable, il est urgent d'instituer de nouvelles formes de contrôle.
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lundi 16 décembre 2013

Portugal: économie de guerre

  Fuir le désastre...   
                                     Cela fait plus d'un an qu'on évoquait un cauchemar éveillé  à propos de la situation du Portugal, tellement la situation paraissait hallucinante
S'annonçait une sorte de tremblement de terre à Lisbonne, qui n'a pas fini de produire ses effets. Un mal qui vient de loin...
  Déjà toute une population s'éloigne du  séisme économique. Un vrai fuite des cerveaux.
        Certains n'hésitent pas à évoquer aujourd'hui une économie de guerre
"... Le Portugal est ce pays où l’on peut dire, avec la précision d’une expérience menée en laboratoire, que les milliards d’euros de sacrifices imposés à la population n’ont eu aucun effet sur la dette dont la progression est vertigineuse ni sur le déficit, systématiquement revu à la hausse à chaque évaluation de la troïka.
C’est pourtant muni des résultats de cette expérimentation que Lisbonne vient de présenter le budget le plus austère de l’histoire de la démocratie depuis 1977. L’ajustement budgétaire représente 2,3% du PIB et se fait essentiellement par la ponction directe sur les salaires des fonctionnaires et sur les retraites de la fonction publique.
Dans ces conditions, seul le gouvernement peut feindre de croire qu’en dépit de la nouvelle réduction drastique du revenu disponible des ménages à laquelle conduira inévitablement «son» budget, la consommation privée et l’investissement seront là pour soutenir son hypothèse de croissance de 0,8%. Ceci d’autant plus que la ponction fiscale violente de 2013 sera maintenue et que 2014 verra de nouvelles réductions dans les dépenses de l’éducation, de la santé et des transferts sociaux. Reste les exportations, mais celles-ci sont tributaires de la demande extérieure.
Comme dans toute économie de guerre, celle qui a cours au Portugal ne fait pas que des perdants..."
   Cela se vérifie: un tout petit nombre n'est pas en crise!
Le Portugal en est réduit à vendre ses meubles
       Le précepte biblique est toujours de rassurer les marchés (ou la spéculation), ces sacro-saints marchés, malgré l'échec patent des politiques d' austérité dictées. Trop tard, disait naguère Delors...
Mais d'où vient la toute-puissance des marchés financiers?["La domination de l'Union européenne par les marchés financiers a été construite patiemment par les traités européens, notamment par trois articles. L'article 63 instaure la libre circulation des capitaux, laissant ainsi l'UE sans protection contre la spéculation des capitaux venus du monde entier. L'article 121 § 1 interdit à la Banque centrale européenne de prêter aux Etats-membres et d'acquérir directement des titres de la dette publique de ces Etats. L'article 125 §1 interdit à l'Union de prêter à un Etat-membre ou à un Etat-membre de prêter à un autre Etat-membre. En l'absence de tout budget fédéral européen digne de ce nom, un Etat n'a donc plus d'autre solution que de faire appel aux marchés financiers lorsqu'il lui est nécessaire d'emprunter."]
                  Il y a deux poids deux mesures:
"... Si le Portugal cumulait ces mêmes indicateurs (que l'Irlande), nos taux d'intérêt dépasseraient allègrement les 6 % actuels. Mais l'Irlande peut se permettre de prendre le risque d'aller sur les marchés, car elle bénéficie de taux à 3,5 %. Et si les taux lui sont si favorables, c'est parce que, malgré l'austérité et le déséquilibre de ses comptes publics, Dublin affiche un volume d'exportations supérieur à 100 % de son PIB et jouit de facilités d'accès au marché financier nord-américain – tout cela grâce à l'anglais, que les Irlandais ont en commun avec les Etats-Unis..."
   Une économie cannibale et une politique suicidaire qui ne produira qu'une vaste dévastation
Les  men in black sont d'une surdité sans pareille."...les inspecteurs de la "troïka" ne regardent que leurs tableaux de chiffres, obsédés par les exportations, censées augmenter, le marché du travail, censé s'assouplir, et le niveau des salaires, censé baisser. "Notre salaire minimum est de 485 euros !..moins que la Grèce..."
        Qu'en dit notre président portugais Barbarosso, l'optimiste bruxellois, qui fut un temps aux commandes à Lisbonne?
Il pense à autre chose...
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dimanche 15 décembre 2013

Maxivoyages et Mégaventures

 Toujours plus loin, toujours plus près...

L'homme ne cesse d'affiner ses outils d'exploration.

     Le plus grand télescope du monde , immense capteur à photons, est en cours de réalisation. Une étape de plus dans le gigantisme.
    Combiné au plus grand réseau d'antennes radio ALMA, à 3.060 mètres d'altitude, dans le désert hypersec de l'Atacama,  le site propose des nuits d'un noir profond, éloigné de toute pollution lumineuse, la plupart du temps sans nuages et un air très peu turbulent. 
      Avec Hubble, aux déjà riches moissons, notre petit horizon s'élargira encore. __(1)
                            Galilée aurait aimé Gaïa, "capable de distinguer un cheveu à 700 km de distance, grâce notamment à son plan focal gigantesque d'un milliard de pixels..."

Un microscope géant permet d'aller à un niveau encore inédit , capable de travailler à l’échelle atomique. Une incroyable loupe qui permet non seulement d’observer des colonnes d’atomes, mais aussi de mesurer les champs magnétiques et électriques ainsi que les déformations quand on les manipule.
100 millions de fois plus petit que l’épaisseur d’un cheveu… C’est à cette échelle que travaillent les chercheurs dans le nouveau bâtiment «picoLab.

Cela permet de fantastiques voyages aller et retour: d'un infini à l'autre 

      Notre vue deviendra un peu moins courte, notre intelligence moins bornée...
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samedi 14 décembre 2013

Faits d'hiver

* C'est évident, le vélo conserve.
   Il ne suffit pas d'en parler...

* L'OCDE et la santé
«Nous réalisons des économies sans précédent sur les dépenses d’assurance maladie », vient 
de déclarer notre ministre de la Santé, Marisol Touraine, 
en annonçant un plan de réduction 
de 2,4 milliards d’euros. Mais à quel prix, avec quels effets ?
  La santé ne va pas avec la précarité.

* Pauvres retraités allemands...

* Inkorichibles Franzais!

* Amazon toujours en question.
     L'aide publique ne lui suffit pas.

* Rafael Correa,
       Il a la tête froide, du courage politique et la culture d'un économiste. Il dirige un pays longtemps sous tutelle économique. Il veut en sortir. Il a beaucoup à apprendre sur les dettes illégitimes.

* Légaliser le cannabis?

* A la Redoute: redoutable patron. Il vide les caisses.

* Palestine: transfert silencieux

* Pas fous les Papous: une  civilisation  étonnante.

* Malédiction du diamant: la Centrafrique: un pays pauvre de ses diamants
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-Photos de la semaine
-Lieux abandonnés
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vendredi 13 décembre 2013

Telle est la télé

Etrange lucarne , étrange fascination.
                                                                  Ce qu'elle fut , ce qu'elle est devenue, ce qu'elle pourrait être ...La meilleure ou la pire des choses?
On dit beaucoup de choses sur la télé, de nos rapports schizophrènes avec elle, à la fois aimée et haïe...
    Difficile de ne pas tomber dans les banalités, les généralisations, le simplisme et les clichés.
Tant pis...On va forcer un peu le trait. Chacun nuancera.
Les rapports ambigüs au robinet à image, à la nounou (trop) bienveillante de bien des soirées vides, sont à placer sous le signe de la diversité. Chacun y trouve ce qu'il cherche ou ne cherche pas, selon ses exigences explicites ou non, sa formation et ses goûts, ses tropismes et ses fantasmes.
_______________________ Imaginons seulement quelques soirées sans télé...Sacrées soirées, comme disait un animateur d' envergure!
     Certains ont essayé: ça n'a pas marché.
    D'autres résistent cependant, pour eux et leurs enfants, surtout pour les enfants, avec pédagogie.      Des héros?
           Dans son usage le plus courant, la télé est devenue un simple passe-temps.

 _Un "chewing gum for the eyes." (disait Frank Lloyd Wright)
         _Une perte de temps, comme nous nous l'avouons parfois.
                                                          Combien d'années devant le télé?
  _ Un remède à l'ennui.
                                    _ Une rustine qui bouche le vide.
   _Une occupation hypnotique et chronophage.
                                                     _ Une vie par procuration.
    _  Une drogue douce-amère.
                                             _  Un doux maître au pouvoir insoupçonné.
   _ Un produit standardisé.
                                             _  Une voleuse de temps et d'attention, aux dépens de la lecture, de l'action, de la vie familiale et sociale, etc... 
  Un peu de tout cela...
                                   Un lavage cérébral quotidien, qui traite l'information à sa manière, très spéciale, aux dépens de l'esprit critique (70% des personnes ont pour seule source d’information la télévision):

"....Nous sommes constamment exposés à la surmédiatisation d'un fait, d'un événement, d'une personnalité et parfois même d'une idée qui, à un moment donné, emplit des ondes et les pages de nos médias. L'information-spectacle est fille de cette surmédiatisation. Le monde politique a lui-même une responsabilité certaine. Se montrer devient plus important que prouver sa capacité à agir. Pour un député, se faire voir au journal télévisé paraît plus important que de défendre un engagement ou une proposition de loi. En agissant de la sorte, les politiques se plient aux exigences de la toute puissante Télévision. Les journalistes télévisuels sont moins des professionnels de l’information que les personnalités du show business.
Notre vision du monde résulte essentiellement de celle qui nous est donnée à voir et à entendre par les médias audiovisuels, qui exercent un véritable magistère sur les représentations collectives qui prévalent à un moment donné..."
                     Là est surtout le problème: de l'info sans (vraie) info. _(1)
   Un  journalisme sans déontologie.
Sans parler de la prétendue  téléréalité, pire la télé-trash, loin de la realité.
     Telle-est la réalité...Télé pris..qui croyait être appris...
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jeudi 12 décembre 2013

Point d'histoire

1942-1945  Stratégie de la terreur
                                          _-Bomber Harris: une action et un homme  encore controversés 
                                                                                                              Quand on revient  de Dresde, ville saxonne anéantie et ressuscitée, on ne peut pas ne pas s'interroger sur les opérations massives et systématiques de destruction de grandes villes allemandes, dont le but avoué était de briser le moral des populations ( moral bombing), afin de hâter le cours de la guerre. Objectif qui fut loin d'être atteint. Cela contribua plutôt à renforcer la propagande nazie, qui instrumentalisa la peur.
       On dira que c'était une réponse du berger à la bergère, un juste retour des choses, après Varsovie, Rotterdam, Coventry, Londres... Qui sème le vent récolte la tempête, avait coutume de dire le controversé  Harris, qui passa de la  détermination à l'obstination dogmatique.
 Sauf que ce fut un déluge de feu inouï, avec de nouvelles bombes  incendiaires, qui rendit souvent le comptage des victimes impossible ou problématique. Un  bombardement toujours discuté en Allemagne, en Angleterre et dans les cercles d' historiens.
        Contrairement aux bombardements ciblés sur zônes d'intérêt industriel et militaire, les bombardements urbains de masse furent assez vite contestés. Leur l'ampleur et leur utilité furent mises en cause .
 "...Il ne faut pas (non plus) négliger l'influence des lobbies industriels et militaires : il y avait bien, alors, un véritable lobby du bombardement sur zone, grand consommateur de munitions, produites, larguées sur les villes allemandes et... dûment facturées au Ministère de la Défense. Enfin Harris était aux commandes, une méthode arrêtée, mise en œuvre et poursuivie : il est très hasardeux de changer constamment de stratégie. Enfin la désignation d'objectifs ennemis, simples taches sur une carte, devient vite une routine, une ville suivant l'autre au gré des ordres de mission et des conditions météo. D'ailleurs, vers la fin de cette campagne, le seul motif pour lequel une ville était désignée comme objectif n'était plus guère que le seul fait qu'elle « n'avait pas encore » été attaquée) (Wiki)
       Il est reconnu que ce fut surtout le fait de la RAF
 Selon les estimations recoupant les statistiques officielles." Sur l’ensemble du conflit, la RAF a largué 48 % de bombes sur des villes, contre 6 à 13 % pour les Américains. A partir de janvier
Arthur Travers Harris.
1942, le Bomber command dirigea 56 % de ses sorties sur les quartiers centraux des villes allemandes. La moitié de la charge totale du Bomber command, soit 500.000 tonnes de bombes, a été larguée sur des centres urbains densément peuplés.
   Jusqu’à la fin de la guerre, la campagne américaine a été marquée par un souci constant des dimensions morales du bombardement. Ils ont pris par ailleurs des mesures très concrètes pour protéger le patrimoine culturel de l’Europe. Le ministère de la guerre américain intervint, à plusieurs reprises auprès de Roosevelt pour demander à épargner le mieux possible les bâtiments culturels allemands. En août 1943, le président Roosevelt consentit à la mise sur pied de la Commission américaine pour la protection et le sauvetage des monuments artistiques et historiques en Europe. Travaillant avec l’armée américaine, la commission a établi des relevés des villes et des monuments que les forces américaines d’invasion devaient épargner, notamment en Italie..."
    Les Américains eurent moins de scrupules au Japon et plus tard au Vietnam, où plus de deux fois plus de bombes  que pendant toute la Deuxième Guerre furent déversées, avec les conséquences que l'on sait.
             Parmi les 150 villes allemandes détruites plus ou moins complètement, on retiendra surtout, par leur ampleur, les opérations sur: 
1) Hambourg dont les résultats stratégiques sont discutables, mais dont les destructions urbaines furent massives 
  (L'effet escompté sur le moral des Allemands est controversé. Quant aux effets sur l'effort de guerre, les chantiers navals, avancés comme objectifs militaires dans la propagande alliée mais en réalité peu touchés, continuaient à travailler après quelques semaines.)
2) Cologne:  L' opération millenium , dont les destructions militaires furent insignifiantes (Les seuls équipements militaires endommagés sont les baraquements de la défense aérienne)
3)  Dresde: "La notion d'« objectif militaire légitime » fut étendue jusqu’à être vidée de son sens : l'exemple de Dresde, illustre ville d'art incendiée le 13 février 1945 alors que le sort du régime hitlérien ne faisait plus guère de doute, faisant sans motif militaire sérieux plus de 35 000 victimes, est le plus connu (cette opération détient le record historique du plus grand nombre de personnes tuées en une fois en un même lieu, selon l'historien militaire américain Lt. Col. Mark A. Clodfelter, si l'on excepte les bombardements sur le Japon). Dresde, avant guerre, avait à peu près la réputation de Venise ou de Prague en matière culturelle." (Wiki)
 Harris s'est entêté jusqu'au bout, comme il l'avoue dans ses mémoires: ‘I know that the destruction of so large and splendid a city at this late stage of the war was considered unnecessary even by a good many people who admit that our earlier attacks were as fully justified as any other operation of war. Here I will only say that the attack on Dresden was at the time considered a military necessity by much more important people than myself, …’. (Bomber Offensive, 1947, p. 242)
4) Mayence (un mois avant l'entrée des troupes américaines): Opération totalement gratuite.
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mercredi 11 décembre 2013

L'injustice sociale tue

Santé: enjeux socio-économiques
                                                       L'inégalité devant la mort est un fait de nature.
      Mais aussi un fait de culture, une donnée de l'histoire, dépendant des conditions de vie, de santé.
    Malgré les progrès de la médecine et les avancées dans l'espérance de vie, des contrainte socio-économiques dépassables pèsent toujours sur  les inégalités devant la maladie.
  Les problèmes d'alimentation,  de suivi médical, de soins appropriés, de prévention, de qualité d'information médicale et d'accès aux soins de qualité sont statistiquement en relation avec le degré de formation, le statut social, les conditions de vie, d'alimentation, etc...
  L'injustice sociale est directement en cause dans ces disparités manifestes,  parfois criantes, même dans nos pays européens.
   La couverture santé à plusieurs vitesses accentue le phénomène.
Le développement galopant de la précarité introduit un facteur aggravant, comme en Grèce et en Espagne.. Des soins élémentaires ne peuvent parfois plus être assurés ou sont différés et une alimentation non diversifiée et aléatoire compromet un équilibre alimentaire minimal.
            On l'observe dans une ville comme Glasgow, par exemple, où la qualité de la santé varie d'une catégorie de population à l'autre en fonction des ressources, des conditions d'habitat, etc...
L'OMS le souligne dans ses rapports, quelle que soit l'échelle choisie.
        L’injustice sociale tue, c'est une évidence.
                   "Pour remédier aux inégalités sanitaires et aux disparités des conditions de vie quotidiennes, le rapport de l’OMS recommande l’instauration d’« une protection sociale universelle généreuse » – fonctionnant de préférence « par répartition » –, ainsi que d’importants investissements dans le secteur de la santé. Un tel chantier « exige un secteur public puissant, déterminé, capable et suffisamment financé ».
Au moment où les gouvernements des pays capitalistes avancés délèguent au secteur marchand une part toujours plus importante des activités de santé et transfèrent aux assurances privées des pans entiers de la couverture maladie, les auteurs de l’étude rappellent que « la santé n’est pas un bien négociable ». La fourniture des biens sociaux essentiels, comme l’accès à l’eau et aux soins, « doit être régie par le secteur public et non par la loi du marché ». Les membres de la commission de l’OMS insistent sur ce point : « Comme les marchés ne peuvent fournir les biens et services indispensables de façon équitable, le financement par l’Etat exige du secteur public qu’il assure un encadrement solide et consente des dépenses suffisantes. » Avant de conclure, à la barbe des partisans d’une fiscalité toujours plus réduite : « Cela suppose un impôt progressif, car il est attesté qu’une redistribution même modeste contribue bien davantage à résorber la pauvreté que la croissance économique seule. »
A la lumière de ces résultats, faut-il songer à imprimer sur les boîtes de médicaments les mentions « Baisser l’impôt nuit à la santé » et « L’injustice sociale tue » ?
          La dégradation des services publics de santé, parallèle à la montée des structures privées aggravent le problème, comme on le voit bien dans certains pays.
Cela saute aux yeux aux USA, où, malgré des dépenses supérieures, les disparités sont criantes, le privé tenant le haut du pavé. Le projet Obama est aujourd'hui compromis ou dénaturé. Mieux vaut être riche et bien portant...
    En Europe, la crise en Grèce a des effets dramatiques. En Espagne aussi, l'austérité tue.
Le glissement insidieux vers la privatisation de la santé n'est pas une bonne nouvelle.
      La santé sera-t-elle bientôt un luxe pour une partie des Européens fragilisée, au sein d' Etats marginalisant une de leur mission prioritaire?
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mardi 10 décembre 2013

UE: détachement low cost

 Circulez!
                Y a tout à gagner...
                                                Les voyages forment les ouvriers mais déforment les principes de la concurrence non faussée...
     Notre Tintin  européen donne le ton: la liberté (celle du business) est sacrée, il faut se méfier des critiques formulées à l'égard de l'immigration dérégulée. Laisser faire, laisser passer... On connaît la chanson.
 L'ombre de Bolkenstein planerait-elle de nouveau sur une Europe sans principes?
  Le  plombier polonais, roumain ou  ukrainien  aurait-il changé de tenue?
        Pour parler la novlangue de l'Union, on ne dit plus plombier polonais , il est convenu de parler maintenant de travailleur détaché, déclaré ou non... 
   C'est souvent le silence face aux dérives, parfois critiquées du bout des lèvres (libéralisme oblige) ou objet d'un double discours, comme celui de David Cameron, le premier ministre britannique, qui a publié une tribune dans le Financial Times, fin novembre, intitulée : « La libre circulation en Europe doit être moins libre », dans laquelle il s'inquiète de l'arrivée de travailleurs roumains et bulgares sur l'île. La stratégie, ici, est toujours la même : l'exécutif ne veut pas abandonner ce terrain aux eurosceptiques du UKIP, une formation en tête des sondages pour les européennes. Mais le même David Cameron, à Bruxelles, torpille tout projet de renforcement des contrôles des ouvriers détachés...(Mediapart)
            Le  moins disant salarial, voilà l'aubaine, un peu partout...
   Sauf que certains chefs d'entreprise ne sont pas contents du tout et il est question de revoir la législation.
      Un rapport parlementaire paru mercredi alerte sur les dérives de plus en plus graves provoquées par le détachement de travailleurs au sein de l'Union européenne (UE). Le principe est simple: un salarié est détaché quand son employeur l'envoie remplir une mission temporaire dans un autre pays de l'Union. Dans les faits, comme les charges sociales appliquées sont celles du pays d'origine, ce dispositif est de plus en plus souvent utilisé pour employer des travailleurs à moindre coût dans des pays aux charges salariales élevées. Aujourd'hui, ce dispositif, en plein boom, concerne 1,5 million de salariés en Europe, dont près de 300.000 en France.
 Une directive européenne datant de 1996 est censée réglementer cette pratique. Las, «insuffisante et largement inefficace», elle «consacre des pratiques de concurrence déloyales et le dumping social», déplorent dans leur rapport les députés Gilles Savary, Chantal Guittet et Michel Piron. Et pour cause, les contrôles sont inopérants.
 Résultat, la mise en pratique du principe de libre circulation des travailleurs menace «des pans entiers» de l'économie française. Trois secteurs en pâtissent particulièrement: transports, agroalimentaire et bâtiment. Les abattoirs allemands, par exemple, profitent d'un coût du travail «trois fois inférieur au coût français» en employant des salariés d'Europe de l'Est. Bref, le travailleur détaché est «une menace pour l'emploi».
       Mais l' Union veut-elle vraiment lutter contre le dumping salarial?
 La commission reconnaît l'ampleur des détournements du texte, comme le montre un inventaire des abus qu'elle a dressé, dans un rapport de 2012. Elle y évoque par exemple (page 27) le cas désormais bien connu du chantier de l'EPR de Flamanville, où Bouygues est accusé d'avoir payé moitié moins que les salariés français des détachés polonais. Ces ouvriers étaient envoyés par une filiale, basée à Chypre, d'une agence d'intérim irlandaise… Bouygues est également accusé de ne pas avoir déclaré 38 accidents sur le chantier, impliquant des détachés (pour d'autres exemples, lire l'enquête de Rachida El Azzouzi).
        C'est la politique de l'autruche, doublée de la croyance faussement naïve que les salaires, de Brest à Bucarest, finiront pas s'égaliser (par le bas?) à l'horizon...2053 (?)
Barroso veut un compromis réaliste...(on est prié de ne pas sourire)
        Le dumping social devrait  encore connaître de beaux jours, faute d'unanimité, de volonté forte, de législation rigoureuse et de contrôle efficace.
             "Les discussions en cours à Bruxelles sont censées déboucher sur une amélioration du texte de 1996. Le gouvernement français a décidé de monter au créneau sur ce dossier emblématique. Mais rien ne dit que ses efforts s'avéreront payants. Que peut l'Europe, dans la lutte contre le « dumping social » ?...Un noyau dur d'États membres freine tout durcissement de la directive de 1996. Autour de la Grande-Bretagne, on trouve l'Irlande, la Pologne, la Hongrie, la Lettonie ou encore l'Estonie. Certains d'entre eux avancent un argument de principe : ce n'est pas à l'Europe de dire aux États membres comment faire appliquer le droit du travail. Et un argument plus pragmatique : ne pas alourdir la charge administrative des entreprises par temps de crise. D'autres, enfin, s'inquiètent de ce qu'ils considèrent comme un retour déguisé du protectionnisme..."
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* A Flamanville: "La troisième enquête, et non la moindre, concerne l’emploi de salariés étrangers, roumains et polonais en majorité, sur le chantier par l'intermédiaire de deux entreprises, Elco et Atlanco. Les charges portées contre Bouygues par l’OCLTI, l’Office centrale de lutte contre le travail illégal en charge de l’enquête, sont lourdes : « dissimulation d’activité et de salariés », « recours sciemment au travail dissimulé », « prêt illicite de main-d’œuvre », « marchandage ».
Pour disposer d’ouvriers à tout moment, Bouygues a fait appel à la société d’intérim Atlanco, de droit irlandais, ayant recruté ses employés en Pologne et Roumanie, pour les mettre à disposition en France, en les rattachant à des bureaux situés à Chypre. Sur le terrain, les ouvriers polonais encadrés et dirigés par Bouygues n’avaient ni congés payés ni droit au chômage. Et un salaire inférieur à la convention collective française.
Ce système de fraude sociale dont Bouygues a bénéficié entre 2009 et 2012 sur l’EPR lui a permis de faire quelques belles économies contrairement à l’Urssaf qui estime le préjudice global entre 9 et 12 millions d’euros. L’année 2014 s’annonce décidément coûteuse pour EDF..." (Mediapart)
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- Le gouvernement capitule !
- Pour une concurrence loyale
-Les parlementaires EELV mobilisés contre l’esclavage moderne
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