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vendredi 2 janvier 2015

Anglais: le bon sens

Incredible, ridiculous!
                                      Yes, sir, un délégué français à la commission européenne écrit à un ministre français et collègue..in english!...alors que le français reste une des principales langues de travail à Bruxelles.
                   " ...L’envoi d’une missive en anglais par Pierre Moscovici à Michel Sapin est totalement ridicule. En outre, rien ne le justifie, le français faisant en plus partie des langues de travail de la commission. Rien ne justifiait l’emploi de la langue de Shakespeare entre deux français, à moins qu’il ne soit décrété que l’anglais soit la seule langue de travail de l’UE, ce qui n’est pas le cas. Et cela est d’autant plus absurde que Londres devrait organiser un référendum sur la sortie de l’UE. Il est donc encore plus affligeant que deux français correspondent officiellement dans la langue d’un pays qui pourrait quitter l’UE. Un ami indique souvent que la Banque de France publie de plus en plus en anglais sans même traduire.
 Il faut bien reconnaître que l’anglais a fini par s’imposer comme la nouvelle lingua franca du monde, portée par de multiples vents : la place économique des Etats-Unis, le relais de la culture populaire anglo-saxonne mais aussi la mondialisation, qui pousse les multinationales à adopter cette lingua franca pour travailler par-delà les frontières. L’immense majorité de ceux qui cèdent à l’utilisation de l’anglais le font bien plus par commodité que par un quelconque dessein funeste, influencés que nous sommes par les différents facteurs vus plus hauts. Mais comme le note Alain Borer dans une interview passionnante, « nous collaborons à la disparition du français  », un asservissement et un appauvrissement..."
  _______      Pourtant, une étude récente introduit un peu de bon sens dans l'enseignement précoce des langues !
   "... Une équipe suisse (1) a récemment fait une revue de la littérature sur l'âge et l'apprentissage des langues étrangères, en d'autres termes sur l'intérêt de l'apprentissage précoce. Cette étude confirme tout ce que nous avons souvent dit, et infirme les dogmes actuels.
(Par ailleurs, Christian Puren, de l'Association des professeurs de langues vivantes (APLV), en a fait un très intéressant compte-rendu téléchargeable sur le site de l'APLV)
Essayons de résumer les points principaux, sans les précautions et le jargon de la didactique des langues.
L'apprentissage précoce des langues à l'école n'a pas prouvé sa supériorité  : le niveau n'est globalement pas meilleur sur le long terme, voire moins bon à court terme sur certaines compétences..."
  ____        Défendre le français contre le tout-globish est un impératif.     Ce que font les Québécois.
   L'anglais oui, mais l'anglomanie généralisée, galopante, déjà décriée au 19°s. est une erreur. Une bêtise.
    Ce n’est pas l’anglais qui nous menace, langue belle et difficile au demeurant, c’est l’anglomanie généralisée, le globish imposé, qui est aussi une américanolâtrie naïve, dont se moquent nos amis anglophones.
   Même le  New-York Times s'étonnait de  "ce phénomène d’anglomanie qui semble se généraliser dans toute la France"
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