Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

lundi 26 janvier 2015

Draghi: grande braderie?

__Qui pilote qui et où?__
 Fuite en avant?
                          En avant la planche à billets!
   En fait , il n'y a ni planche, ni billets...
On assouplit en douceur ( quantitative easing)
   Un pur jeu d'écriture.  Cela suffira-t-il à neutraliser le spectre de la déflation? Rien n'est sûr.
Un peu d'inflation ne nuit pas. Elle permettrait l'érosion douce des dettes, la poursuite de la baisse de l'euro (et donc un coup de pouce aux exportations), et certains ajustements (la gestion des salaires dans les entreprises, par exemple). Mais c'est un pari... 
______________ C'est la saison des soldes européennes... 
Super Mario fait des heureux avec son arme lourde  (*)
     Est-on en train de  re-nationaliser les politiques monétaires? Paradoxal! Mario avait une mission allemande: juguler l'inflation.  A quoi joue donc Mme MERKEL réticente/consentante?
             1000 milliards d'Euros ! Une paille...
Mais, c'est (sans doute) trop peu et trop tard...
.         S’il n’y a pas de demande de crédit des ménages et des entreprises, le flot de liquidité alimentera des bulles spéculatives plutôt que l’économie réelle.
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         Point de vue :Selon Pierre Leconte, imprimer des billets ne sert pas à relancer la croissance...
"... En rachetant massivement les créances immobilières pourries des grandes banques américaines, la FED, la banque centrale des USA, n’a pas relancé la croissance directement. Elle a évité la faillite des banques en prenant à sa charge des dettes moisies qui pesaient dans le bilan des banques. En allégeant cette charge pour les banques, elle leur a permis indirectement de poursuivre leur travail de prêts… et donc les banques ont pu continuer bon an, mal an à financer plus ou moins l’économie...
 ..En Europe, nous sommes confrontés à un problème tout aussi complexe. Croissance anémique certes, mais qui ne sera pas relancée par le QE de 500 à 600 milliards d’euros que l’on nous promet pour jeudi. Non, si encore nous dépensions ces sous-là dans de grands travaux… Là, évidemment, cela irait directement dans l’économie mais ce n’est pas ce que la BCE va faire. La BCE va « racheter » des obligations d’États. En clair, la Banque centrale européenne va racheter de la vieille dette française, italienne ou espagnole, mais en rachetant de la vieille dette on n’injecte pas un centime dans l’économie réelle puisque cette vieille dette a déjà été financée et que les épargnants en sont détenteurs via par exemple leurs contrats d’assurance vie fonds euros..."
   ...Quant à l’idée que le QE produirait de l’inflation monétaire, permettant selon ses partisans d’alléger le poids de l’endettement global, cela a été démenti par les faits. La seule façon de relancer l’inflation, c’est d’augmenter massivement les salaires et ainsi la consommation (qui représente 70% du PIB des États occidentaux -donc le seul gisement de croissance économique potentielle-), ce qui suppose au préalable de réorganiser le commerce international et le libre-échange actuels dans le sens du rétablissement de barrières et protections nationales raisonnables et le Système monétaire international dans le sens du rétablissement de taux de change fixes et de l’étalon-or, puisque ledit libre-échange de plus en plus généralisé et mondialisé dans le cadre de l’anarchie monétaire résultant des taux de change flottants crée structurellement du chômage de masse et la chute des salaires, d’où la « grande stagnation ». Pierre Leconte
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(*) _ "...Jusqu’au bout, l’Allemagne a tenté de s’opposer à ce qu’elle considère comme une grave erreur par rapport à la stricte orthodoxie monétaire, une incitation au laxisme pour les gouvernements irresponsables. Le 14 janvier, Mario Draghi a rencontré la chancelière Angela Merkel pour vaincre son opposition, celle de la Bundesbank ou d’autres pays comme la Finlande. Les grandes lignes du programme de rachat semblent avoir été arrêtées lors de cette rencontre.
Si l’Allemagne n’a pu s’opposer au principe même de cette politique non conventionnelle, elle a réussi à imposer ses conditions. La principale restriction est que ces rachats seront menés par les banques centrales nationales et que ce seront elles qui porteront le risque. Il n’y aura aucune mutualisation des dettes souveraines européennes. Ainsi, loin de renforcer une union, d’afficher une solidarité, ce nouveau programme marque les divergences, en rétablissant l’ordre des pays et des nationalités. Il redonne aux banques centrales nationales, qui avaient complètement disparu de la scène depuis la création de la zone euro, un rôle pivot.
Même si Mario Draghi a essayé de minimiser le risque, les graines de la dissension sont à nouveau semées. La fragmentation de la zone euro, qui n’a jamais été complètement effacée depuis la crise de la monnaie unique, risque de réapparaître ou, en tout cas, de redevenir un test sur les marchés financiers. D’autant que, tout en réaffirmant l’immuabilité de la zone euro, un statut à part a été réservé à la Grèce. Dans le cas d’un rachat des dettes souveraines par la banque centrale grecque, Athènes devra au préalable respecter strictement les conditions posées par la Troïka. Les conditions sont posées en cas de victoire de Syriza : l’Europe n’est pas prête à faire des concessions.
En dépit de tous les aménagements consentis à Berlin, les milieux allemands restent très hostiles à la dernière décision de Mario Draghi.  Menant un ultime combat, les représentants de la Bundesbank ont, semble-t-il, tenté une dernière fois de gagner du temps, lors de la réunion de la BCE. La déflation, selon eux, ne menace pas l’économie européenne. Si les prix baissent à une vitesse vertigineuse, c’est en raison de la chute des cours du pétrole, ont-ils expliqué. Mieux valait donc attendre que la situation se stabilise et vérifier si la déflation s’installait vraiment dans la zone euro, avant de lancer un programme de rachat de dettes. Ils n’ont pas réussi à convaincre leurs homologues. « La mesure a été adoptée à une large majorité », a dit Mario Draghi, souriant de sa victoire..."
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Giraud : "A moins d'un miracle, le plan de la BCE a peu de chance de fonctionner"
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