Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

lundi 7 décembre 2015

En marge de la COP

 La COP, côté jardin
                              Des graines de changement en vue, mais des ambiguïtés, qui laissent planer beaucoup de doutes quant aux effets de ce rassemblement planétaire.
   Un quasi-succès aux dires des officiels, malgré son caractère tardif et son aspect non contraignant.
   Mais il n'y aura pas de miracle, malgré la forte volonté d'y croire.
    Les "amis du climat" (Fabius)  étaient là:
,      " Jamais les multinationales n'auront été aussi présentes lors d'un sommet de l'ONU sur le climat. Elles bénéficient même d'une place de choix dans les négociations.... Qualifiés sans rire d’«amis du climat» par Laurent Fabius, la plupart sont même des sponsors officiels de la COP21. «La présence des multinationales à ce sommet climat est sans précédent, remarquait dès l’ouverture du sommet Naomi Klein, interrogée par Libération. C’est aussi une des raisons pour laquelle il est si tragique que l’expression des citoyens soit ainsi restreinte sous prétexte d’état d’urgence. Car cela laisse encore plus de place à leur greenwashing....»
        «C’est comme si on invitait l’industrie du tabac à des négociations sur la lutte antitabac!»
           Le vert, ça peut rapporter gros.
  L'intervenante bien connue, Naomi Klein, revient sur le Leap Manifesto (« Un grand bond vers l'avant »), large mouvement politique lancé au Canada pendant la dernière campagne électorale. Son but : militer pour un Canada alimenté à 100 % par les énergies renouvelables, où les emplois offerts par une telle transition sont aussi conçus pour éliminer les inégalités. L’appel du Leap Manifesto est visible ici...(Propos recueillis par Jade Lindgaard. En partenariat avec l'hebdomadaire américain de gauche The Nation).
   On assiste cependant à de rares virages (verbaux?) dont on attend la concrétisation: les déclarations du groupe  Rockefeller:
Stephen Heintz ©A vifs    "En 2014, le fonds d’investissement de la famille Rockefeller, héritière de la Standard Oil, l’entreprise fondatrice de l’industrie pétrolière américaine, stupéfie le monde économique en annonçant sa décision de désinvestir des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). Le montant est faible, 70 millions de dollars. Mais le symbole frappe les esprits. Venu à Paris pour la COP21, le sommet de l’ONU sur le climat, Stephen Heintz, le directeur du Rockefeller Brothers Fund, s’en explique dans cet entretien...
  [Pourquoi êtes-vous venus à la COP21 ?]_Nous sommes venus parce que nous pensons que combattre le dérèglement climatique n’est pas de la seule responsabilité des gouvernements. C’est aussi celle de toutes les institutions et de tous les individus sur la planète. Nous sommes dans un moment de bascule. On en peut pas attendre plus longtemps. Le débat sur la science du climat est terminé. Nous connaissons les faits. Le temps est venu d’agir : il faut en finir avec l’ère des énergies fossiles et avancer rapidement vers l’économie des énergies propres. Et pour cela, cette COP est un pivot. C’est l’endroit et le moment où la bascule va se faire pour enclencher cette transition..."
     On attend son action et son effet d'entraînement....
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