Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mercredi 29 avril 2015

L'UE et Monsanto,

The big Firm come back
                                            La citadelle Europe faisait mine de faire encore de la résistance, malgré les immenses pressions.
      Mais elle commence à céder, avec la complicité de quelques pays.
Le lobbying de Monsanto finit par porter ses fruits...
  Même si une certaine résistance s'organise dans le cadre du Pacte transatlantique, qui pourrait ouvrir une opportunité majeure aux multinationales, qui ne seraient plus soumis au droit étatique.
   Le partenariat transpacifique (PTP, ou TPP en anglais) est un immense accord ultrasecret passé entre douze grands pays, qui s’apprêtent à donner aux entreprises un pouvoir inouï: celui de faire appel à de nouveaux tribunaux internationaux pour attaquer en justice les gouvernements qui adoptent des lois qui nous protègent mais réduisent leurs bénéfices!
  Ceci aura des répercussions dans tous les domaines, de l’étiquetage des aliments contenant des OGM à la liberté sur Internet. WikiLeaks a fait fuiter les documents de travail et une vague d’opposition est en train de se soulever très rapidement, mais les pays signataires se dépêchent afin de signer d’ici 48 heures.
      Ce ne sont pas seulement  les super mauvaises herbes, qui sont en cause, mais aussi certaines cultures OGM,  dont le développement intensif fait l'objet d'âpres discussions et de résistances légitimes.
  Celles-ci s'organisent.  Les luttes continuent. Malgré les condamnations en France.
Mais la partie va devenir plus difficile.
     Il y a tous les produits à éviter, dangereux, dont Marie Monique Robin a bien montré l'ampleur.
      Il y a la désinformation systématique à laquelle se livre la firme.
         Il y a l'action en justice de la compagnie américaine contre les agriculteurs bio.
                   Bref,  Monsanto revient, favorisé in fine par le double jeu et les louvoiements de la Commission européenne.
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mardi 28 avril 2015

Grèce: perseverare diabolicum

Jusqu'où?
                   L'obstination dans l'erreur est  la plus sure voie vers le désastre..
Mais la situation n'est-elle pas déjà désastreuse?
                 A Athènes, la vie continue...mal. Très mal. Les réformes promulguées tardent à produire leurs effets. Il faudra du temps, beaucoup de temps pour remonter la descente aux enfers.
             La vie va mal,  à l'image du pays, toujours pris au piège, dont la dette grossit à mesure qu'on prétend la résoudre.
    Victime d'une politique européenne qui a fermé les yeux trop longtemps et a surtout renfloué  les banques, tout en pratiquant un juteux business.
    La persévérance dans l'erreur surtout depuis 2010 est dénoncée, après d'autres, par Modi, un expert du FMI, qui met en cause l'institution européenne et la ligne suivie pas Mme Lagarde et les leaders de l'Eurogroupe..
     Le FMI et les autorités européennes ont répondu que la restructuration entraînerait un chaos financier mondial. Comme Karl Otto Pöhl l’avait candidement noté, il s’agissait seulement d’un alibi pour renflouer les banques allemandes et françaises, qui avaient été parmi les plus grands catalyseurs de la débauche grecque.
   En fin de compte, la voie suivie a consisté simplement à remplacer un problème par un autre : les prêts européens et du FMI ont été utilisés pour rembourser les créanciers privés. Et, malgré une restructuration tardive en 2012, les obligations de la Grèce restent insupportables. À ceci près qu’elles sont maintenant presque entièrement dues à des créanciers publics.
    Cinq ans après le début de la crise, la dette publique est passé de 130% du produit intérieur brut à près de 180%. Et une crise économique profonde et une déflation profondes ont gravement compromis la capacité de remboursement du gouvernement grec...
  Pourquoi davantage de dette n’a pas été annulée plus tôt ? Personne n’est prêt à affronter une arithmétique désagréable, et l’on préfère prendre ses désirs pour des réalités.
    Ayant échoué lors de son premier test grec, le FMI risque de le faire à nouveau. Il reste piégé par les priorités de ses actionnaires, y compris ces dernières années, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Pour réaffirmer son indépendance et retrouver une crédibilité perdue, il doit faire une croix sur une grande partie de la dette de la Grèce et il doit forcer ses actionnaires riches à supporter les pertes...
     Ashoka Mody souligne à juste titre que le FMI a fait dès 2013 son mea culpa en ce qui concerne les effets de la politique d’austérité appliquée à la Grèce depuis 2010..."
              L'impasse est totale et l'inédit plane sur le monde helléne.
Le pot de terre pourra-t-il éviter un choc fatal?
    Malgré l'unanimisme et la sérénité de façade; la tension est palpable au sein de l'Eurogroupe. On y redoute un échec qui serait le fait de tous.
A l'heure qu' il est, on peut pronostiquer une rupture possible.
    Certains ne s'embarrassent pas des résultats électoraux.. M. Jean-Claude Juncker déclarait « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens». Comme M. Moscovici. Ajoutons que les récentes déclarations de M. Schäuble  vont parfaitement dans ce sens. 
        Jusqu'à quand?
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Grèce: il y a urgence
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lundi 27 avril 2015

Réfugiés: d'un sommet à l'autre

Mare nostrum ou mare mortale?
                                           L'urgence a mené de Mare Nostrum à Triton :
    Frontex constituait depuis dix ans une approche exclusivement sécuritaire et ...un échec
       Avec Frontex, l’Europe déploie (donc) des moyens disproportionnés pour combattre un ennemi qui n’en est pas un : le migrant. Une des caractéristiques principales de l’agence est le manque de transparence de ses activités. Peu de gens en ont d’ailleurs entendu parler… Quelles garanties l’agence présente-t-elle en termes de respect des droits des migrants lors de ses opérations ? Et qui est responsable en cas d’atteinte aux droits fondamentaux lors des opérations de Frontex: est-ce l’agence, l’État où se déroule l’opération, ou encore l’État dont relèvent les gardes-frontières impliqués ? Autant de questions fondamentales que soulève la campagne Frontexit.
            Bref, Frontex était plutôt un  tigre de papier
        Il fut un temps où un sommet n'était pas nécessaire pour une action humanitaire d'ampleur inégalée et où on ne rognait pas comme aujourd'hui sur l'aide au développement. Dans une autre contexte, certes. La France y a pris sa part.
   Fermer les frontières ne peut être qu'une illusion.  La fatalité  n'existe pas. Il n'y a pas de solution militaire au problème, réitère le Secrétaire de l'ONU.
     Le dernier sommet européen ne fait pas l'unanimité, loin de là. Triton  révèle ses limites.
Un stratégie tâtonnante et timorée, une inflation de termes "stratégiques", une attitude plus défensive que coopérative, une solidarité en berne.
Une presse parfois odieuse
    Si les gens qui meurent étaient blancs...
        Un sommet de détresse et un sommet de véllèités, d'aveuglement..Ce que reconnaît JC Junker.
           Finalement, ce fut  un sommet cache-misère (*)
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        (*) ...(Ces mesures, qui ), pour certaines constituent des avancées, ne sont-elles pas à la hauteur des événements et de l’émotion qu’ils ont suscitée ? Comme l’a rappelé son directeur général Fabrice Leggeri, Frontex, l’Agence européenne de surveillance des frontières extérieures, n'a pas pour mission de sauver des vies. Sa fonction est de contrôler et de repérer les entrées irrégulières sur le territoire. Les vies sauvées lors de patrouilles en mer l’ont été uniquement en application du droit de la mer qui impose de porter secours aux embarcations en péril. En s’abstenant de changer son mandat et son périmètre, les États membres empêchent toute évolution déterminante.
______Les « efforts » financiers consentis sont minimaux : le budget actuellement alloué à l’opération Triton intervenant au large de l’Italie est de 2,9 millions d’euros par mois. Il a d'abord été question de le porter à 5,8 millions d'euros par mois. En raison de l'insistance de Jean-Claude Juncker, il a été fixé à 9 millions d’euros par mois, ce qui correspond à peu près à ce que l’Italie seule consacrait à Mare Nostrum, l’opération humanitaro-humanitaire qui pendant une année, d’octobre 2013 à octobre 2014, a permis de sauver plusieurs dizaines de milliers de vies.
_____Au regard de la multiplication des décès, cette enveloppe, divisée en 28 alors que l'Italie la supportait seule, paraît limitée : 9 millions d’euros par mois, c’est moins d’un dixième du budget 2014 de Frontex. C’est une goutte d’eau en comparaison du budget 2015 de l’UE s’élevant à 161,8 milliards d’euros. Si la proposition d’accroître les équipements va dans le bon sens (chaque dirigeant a listé l'arsenal que son pays met au pot commun), l’expérience a montré que la question du nombre n’est pas seule en jeu. La taille des bateaux est également primordiale. Lors d’un naufrage intervenu début février, des rescapés sont décédés à bord d’un navire garde-côte trop petit pour tenir au chaud tous les migrants. Avec Mare Nostrum, des bâtiments militaires de grand gabarit venaient au secours des migrants en détresse, permettant d’abriter et de nourrir la totalité des survivants.
____Autre problème : la zone d’intervention de Triton se limite aux eaux territoriales des pays de l’UE, alors que Mare Nostrum était autorisée à déployer ses navires en haute mer jusqu’à la limite des eaux libyennes et tunisiennes. Les naufrages survenant tous ou presque dans la même zone, les bateaux de Mare Nostrum, plus gros et plus nombreux, arrivaient aussi beaucoup plus rapidement sur place, permettant de gagner des heures précieuses. Rien ne change à ce propos.
______« L'engagement de plusieurs pays européens à fournir des ressources, des navires et des avions pour les opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée est bienvenu sur le papier, mais le refus d’étendre la zone opérationnelle de Triton ruine totalement ces intentions », estime Amnesty International. « Avoir des navires en Méditerranée n’a d’intérêt que s’ils sont au bon endroit. L’opération Triton ne couvre pas les zones où ont lieu la plupart des naufrages. De nombreuses vies ont été perdues à cause de cela. Si les navires n’opèrent pas plus loin, les migrants et réfugiés continueront à se noyer », ajoute Jean-François Dubost, responsable du programme Personnes déracinées de l'ONG.
___Alors que l’urgence est de sauver des vies, les États membres profitent de l’occasion pour développer leurs outils répressifs. Piocher dans les caisses de l’aide au développement pour financer les retours forcés de sans-papiers par avion est à cet égard le comble du cynisme. Par « réadmission », il faut comprendre que les pays de l’UE entendent demander aux pays tiers de ré-accueillir sur leur territoire les étrangers qui seraient passés sur leur sol avant de rejoindre l'Europe.
___Par exemple, des Maliens ou des Camerounais arrivés en Italie (en ayant survécu au Sahara et à la Méditerranée) après avoir traversé le Niger se verraient renvoyés vers ce dernier pays. L’objectif de « prévenir les flux de migrations irrégulières » est tout aussi problématique. La Déclaration universelle des droits de l’homme autorise quiconque à quitter son pays et à chercher refuge ailleurs. Barrer la route à une personne susceptible de demander l’asile en Europe est juridiquement interdit par le droit international. Pour discuter de tout cela, un sommet UE-Afrique a été programmé à Malte dans les prochaines semaines.
___La chasse aux trafiquants part d’une intention louable, au regard des atrocités que les filières mafieuses font subir aux migrants, notamment en Libye. Mais agir dans cette direction suppose tout d’abord d’en avoir la volonté, ce qui paraît douteux. L’Italie, favorable à une intervention militaire générale en Libye, fait pression sur les autres États membres pour obtenir un mandat aussi large que possible pour détruire les bateaux des trafiquants. 
___Plusieurs pays, dont la France, mettent en garde contre les difficultés légales. Un mandat de l’ONU est indispensable. Sera-t-il obtenu ? Par ailleurs, agir dans ce sens n’est pas sans danger. La vie des migrants risquerait d’être mise en péril par des frappes mal calibrées. Enfin une telle opération serait-elle utile ? Les réseaux de passeurs savent s’adapter à la plupart des obstacles mis sur leur chemin par les dirigeants européens. Ils sont d’ailleurs là pour ça. Le coût de la traversée en dépend. Plus la route est longue et périlleuse, plus les tarifs sont élevés. Aussi, en cas de destruction des bateaux de pêche, les trafiquants se rabattraient vraisemblablement sur les Zodiacs, faciles à acheminer et à cacher, et plus difficiles à viser (étant donné leur petite taille). 
___L’existence des réseaux est directement liée au manque de possibilités d’accès légal dans l’UE, comme l’a rappelé François Crépeau, le rapporteur spécial de l’ONU sur les droits humains des migrants, dans un entretien au Guardian. « L’inaction de l’Europe est en réalité ce qui crée le marché des trafiquants », insiste-t-il. 
___La « solidarité » enfin. Accueillir quelques milliers de Syriens, à Vingt-Huit, alors que le nombre de réfugiés atteint 4 millions, est indécent. Certains pays comme l’Allemagne ou la Suède participent de manière significative (respectivement 41 000 Syriens accueillis en 2014 et 32 000). Ce n’est pas le cas de la France (3 500). S’il est judicieux de renforcer les moyens mis à la disposition des pays ayant une façade méditerranéenne pour examiner les demandes d’asile, l’absence de remise en cause du dispositif de Dublin, qui fait du premier pays d’accueil l’État responsable de la procédure, est le signe de la persistance d'égoïsmes nationaux de la part d'États moins concernés. Des programmes de réinstallation à grande échelle, impliquant non seulement les pays de l’UE mais aussi les pays de l’OCDE, plus riches que les autres, sont indispensables. Il suffirait de prendre exemple sur ce qui a été fait il y a trente ans pour les boat people vietnamiens. Rien de tel n’est proposé. 
____Rien non plus sur les visas humanitaires, que les États, dans le cadre de relations bilatérales, peuvent délivrer dans leurs ambassades afin de permettre aux réfugiés de se rendre légalement (et donc en sécurité) dans le pays pour y demander l’asile. À l’échelon européen, le régime de la protection temporaire institué par la directive du 20 juillet 2001 n’est pas évoqué. Pourtant, ce dispositif, créé dans le sillage du conflit en ex-Yougoslavie et de la crise du Kosovo, avait permis d’offrir une protection immédiate et temporaire aux centaines de milliers de personnes déplacées et d’organiser le partage de l’accueil entre les États membres. Susceptible d'encadrer la situation actuelle, il serait aujourd’hui d’une grande utilité.
___Si certaines personnes fuient la guerre, d’autres fuient la misère. Pour elles, rien n’est prévu non plus, si ce n’est d'essayer de les arrêter le plus en amont possible de leur parcours migratoire. Malgré les appels de longue date de plusieurs ONG, et la requête de Jean-Claude Juncker, l'assouplissement des politiques des visas n'est pas envisagé. 
_____Ces quelques annonces reflètent, outre la difficulté d'obtenir un consensus à Vingt-Huit, la tétanie des dirigeants des États membres face à des opinions publiques jugées réfractaires sur les questions d'asile et d'immigration et face à la montée de l'extrême droite et des discours populistes un peu partout sur le continent. Les eurodéputés, y compris les membres du groupe populaire européen (PPE), ont exprimé quant à eux des positions moins conservatrices. Le PPE a ainsi préconisé la mise en place d'un dispositif de solidarité « contraignant » avec des quotas pour répartir les réfugiés entre les pays. Les Verts ont appelé à créer « plus de possibilités d'arriver légalement et en toute sécurité en Europe [pour les] personnes nécessitant une protection internationale », tandis que les socialistes, démocrates-chrétiens et libéraux (S&D, EPP et ALDE) ont préconisé d'aller bien au-delà en matière de sauvetage, de faciliter la délivrance de visas humanitaires et d'appliquer le régime de la protection temporaire." (Mediapart) 
___ ____________________Ne pas manquer l'émission: Ce soir où jamais.
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dimanche 26 avril 2015

Une époque formidable...

Pas sur la tête!
                       ____ Il n'y a pas que les dinosaures qui vous le diront.
La Terre n'est pas sûre...
Le ciel peut nous tomber sur la tête.
Certes, le danger est relativement improbable, mais pas nul.
____ A tel point que de très sérieux organismes se penchent sur la question:
L’Agence spatiale européenne (ESA), est « l’occasion de faire le point sur la défense planétaire, sur les efforts déployés par la communauté internationale pour continuer à repérer de nouveaux géocroiseurs, sur l’étendue des connaissances relatives aux astéroïdes », sur la prévention des risques, les conséquences d’une collision et les moyens de l’empêcher.
___Que faire? Blinder la planète?...Ou imposer un code de la routedu ciel.?
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 EPR
          ______Officiellement, c'est une "anomalie sérieuse"
 « Une anomalie sérieuse, voire très sérieuse qui touche un composant crucial » à déclaré Pierre-Franck Chevet, président de l’ASN._(...Les extrémités du lingot contiennent des concentrations importantes d'éléments non désirés comme le carbone qui dégradent les propriétés mécaniques de l'acier mais le procédé choisi devait normalement conduire à l'élimination de ces zones périphériques.)
_____N'est-ce pas plutôt un désastre?

EPR
Le retard est considérable et les coûts atteignent des sommets
Abandon du projet ou reprise ruineuse des travaux?

Difficile à comprendre ..
.Areva, ça va pas
La cocotte minute est un puits sans fond...


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___________________Demain, destination Mars?Je réserve mon billet. Mais à quel prix?

Les milliardaires ont de la chance...
Mais bientôt Amazon va nous envoyer en l'air pour pas cher.
A 100 km, dans un premier temps.
Histoire d'avoir un beau point de vue.
Ivresse passagère....

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Il y a l'école et ses mythes.

Vous avez dit Charles Martel?Il y eut Charles...magne.
Et le fameux Charles Martel.
___ Non pas qu'ils n'existèrent pas

Mais ils furent bien instrumentalisés
Quand on refait l'histoire de l'histoire

___ Une victoire assez facile sur une razzia arabe..
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samedi 25 avril 2015

Au fil du net

Tsipras: le défi.

*  Rien ne va plus chez les traders a Genève.

*  Le Panama, un paradis artificiel

*  Suisses: de la  barbarie  à la prospérité.

*  Avant le réveil, comment se réveillait-on?

*  En Israël, les anciens déportés financièrement délaissés.  
*  Surtout pas la Chine!

*  Il n'y pas eu que les soldats russes.

*   Hubble: 25 ans déjà.
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- Calbuco en action. 
-Revue de presse. 
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vendredi 24 avril 2015

Bibliothérapie

Si la musique adoucit les moeurs, les livres peuvent adoucir l'existence

     "La vie est trop courte pour s'infliger de mauvais livres"
           Certes, les livres ne guérissent pas les bleus de l'âme, mais ils peuvent souvent contribuer à retrouver un certain goût de vivre, en nous sortant de notre isolement, voire de notre esseulement, d'une certaine détresse morale, en côtoyant l'humaine condition, comme disait Montaigne.
  Encore faut-il trouver les bons livres, ceux qui nous conviennent à un moment donné.
        Comme dit Birnbaum: "Au début de son récit 'Tomber sept fois et se relever huit', Philippe Labro raconte qu'il ne cesse de transpirer, sans comprendre ce qui lui arrive. Exactement comme moi à ce moment-là. De même, en lisant 'Face aux ténèbres', où William Styron, suicidaire, décrit sa plongée dans la dépression, à chaque page, je pouvais me dire : 'D'autres avant toi sont passés par cet état."
    Que l'on croie ou non au bibliocoaching, on peut toujours se donner les moyens de trouver le livre, l'auteur, avec lequel notre esprit entrera mystérieusement en résonance et qui nous révélera à nous-mêmes et peut-être nous libérera de pesanteurs aliénantes. De manière vraiment littéraire et non purement utilitaire
    Comme dit encore Birnbaum: "Pour aller mieux, j'ai retrouvé le chemin du papier et de l'écriture à la main, moi qui m'étais enfermé dans les écrans"
       Lire peut aider à libérer
                    Lire libère, c'est le bon sens même. Les mots, leur agencement peuvent apaiser les maux.
      Le plaisir de lire ne se décrète pas, mais il peut se cultiver. 
Pas de recette particulière, le goût de la lecture vient en lisant.
Trouver une passeur de lecture est la meilleure voie...Affaire de chances, mais aussi de disponibilité.
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jeudi 23 avril 2015

Travailleurs pauvres

 Travailleur, mais pauvre.
                 A notre époque de libéralisme avancé, comme disait Giscard, travailler ne protège plus de la pauvreté.
     Nous ne somme pourtant plus à l'époque de Dickens ou de Zola.
Le travailleur pauvre existe, on peut le rencontrer.

Il n'est pas une rareté loin de là.
        Mais on peut l'ignorer.
Il a des raisons de donner de la voix de temps en temps, juste pour se faire entendre.
             Faute de pouvoir agir.
      On sait que la précarité tend à devenir un régime "normal".
On envisage même ici et là un travail non payé, ou si peu...
    Certains pays comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne font  le choix d'avoir des travailleurs pauvres plutôt que des chômeurs.
       On connaît le fondement de la  de la vulgate libérale: 
Les riches seraient plus entreprenants s'ils payaient moins d'impôts ; les pauvres seraient plus travailleurs s'ils recevaient moins de subsides.
  La théorie du ruissellement ne fait plus illusion.
        Avec cinq euros par jour, que peut-on faire?
    Aux  USA,  les 20 % des ménages les plus pauvres ne disposent que de 3,4 % de l'ensemble des revenus, mais les 5 % les plus aisés en perçoivent 21,2 %. 
      Dans ces conditions, on peut donner l'illusion du  plein-emploi, sachant qu'un nombre toujours plus grand de personnes renonce à chercher un travail, celui-ci étant désespérement absent. 
    Que va modifier la réforme qui vient: à budget constant, qu'est-ce qui peut changer?
  Le Président a annoncé dimanche que le gouvernement va bientôt donner à « toutes les personnes qui sont dans des petits boulots, l’intérim, le temps partiel, une prime  pour que ça puisse être avantageux de travailler » 
    Lénifiant...
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mercredi 22 avril 2015

Privatisation de la guerre?

La question du mercenariat.
                                       Le problème du mercenariat n'est pas nouveau, mais il prend aujourd'hui une autre tournure.
    Il fut un temps où les Etats ou les Cités, démunis, faisaient appel à une main d'oeuvre étrangère pour mener bataille, conduire des missions périlleuses...
  Depuis l'Antiquité, des formes de volontariat existaient déjà, sous des modes variés, des hommes, des peuples, parfois pour survivre, étant disposés à offrir un temps leur service pour défendre ou attaquer un territoire, protéger un souverain, assurer des conquêtes.
   Les Suisses  en ont tait une spécialité depuis longtemps. Il en reste quelques traces symboliques dans l'enceinte de Vatican.
      L'Irak a vu se développer rapidement  une sorte de guerre privatisée, avec ses dérives maintenant connues...On voulait éviter le coût humain et surtout les traumatismes publics de la guerre du Vietnam, génératrice de contestation.
   Blackwater, qui a changé de nom depuis, groupe influent, puissant, proche des néoconservateurs,a pris en charge des tâches de plus en plus nombreuses, de plus en plus sensibles.
Comme disait la Libre Belgique à l'époque, les développement de firmes comme Halliburton, rendent les guerres plus faciles à gérer...théoriquement!
La priorité des intérêts de l'Etat-Nation s'est évidemment dissoute dans le contexte de guerres à dominante économique et géostratégique.
    Le système semble faire tache d'huile.
      Même en France, la  question est (fut) discutée: on pourrait autoriser le mercenariat, interdit depuis 2003 : Il existe des tenants de l'autorisation en France des sociétés militaires privées. Ce débat se déroule de manière feutrée sur fond de privatisation accélérée de services  et de désengagement financier de l'Etat.
                 Outre le principe d'une armée privée, même seulement partielle, plus que contestable, se pose la question du contrôle de ces groupes engagés, souvent soumis à de nombreuses  dérives. 
   Le nouveau business mercenaire post colonial nécessiterait une réflexion plus approfondie des instances internationales. 
    Un monde trouble qu'il conviendrait de bien connaître et de contrer, faute de pouvoir éviter tous le conflits.
     Pour paraphraser la formule célèbre de Clémenceau, prise à contre-sens, la guerre est une chose trop sérieuse pour être livrée à des mercenaires.
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mardi 21 avril 2015

USA: perspectives sur l'Europe

 Un plan pour l'Europe
                              Il y a ce que les USA font sans le dire.
Il y a ce qu'ils disent sans le faire vraiment.
Il y a ce qu'ils annoncent sans être sûrs d'y parvenir.
   Comme le Partenariat Transatlantique qui, malgré le lobbying intense, rencontre encore des résistances, en Allemagne-même.
Les USA ont encouragé la constitution de l'Europe, mais à condition qu'elle reste sous tutelle.
Donc ils se refusent, sans le dire, à une fédération.Diviser pour régner.
    La puissance militaire des USA domine les Océans, mais se sait vulnérable sur terre, après les cuisants échecs.au Moyen-Orient.
    Il est difficile d'y voir clair dans les discours officiels souvent lénifiants du pouvoir, mais dans les bureaux de la CIA et de ses officines parallèles, filtrent parfois des informations sur les intentions et projets en cours, comme au sein de la très influente et très discutée agence Stratfor.
    Son directeur, Georges Friedman,à l'impérialisme décomplexé, a fait récemment une déclaration qu'on peut considérer comme parfaitement cynique, mais révélatrice de tendances déjà en cours en ce qui concerne l'avenir proche de l'Europe.
    La revue géostratégique De defensa parle à ce sujet de vérité toute nue, sans fioriture ni rhétorique diplomatique. . C'est la première fois qu’un “officiel” de Washington décrit sans ambiguïté, et même avec un brin de provocation, le changement de gouvernement à Kiev comme un “coup”, et ce “coup” comme une intrigue totalement machinée par Washington. Même si l'Empire n'a été et n'est que partiellement maître du jeu et est aussi réactif qu'actif.
A vrai dire, on s'en doutait, mais l'annonce fait grand bruit.
     On peut estimer que cette franchise, à portée aussi intérieure, vise à faire pression sur les services qui sont à l'origine des grandes décisions. Friedman étant en fait en contact avec le Pentagone et les services secrets, par la publication ouverte de ses estimations, tente sinon d’exercer une pression, du moins d’attirer plus l'attention sur des approches alternatives à une stratégie globale et systématique avec un plan de suivi des défis essentiels.
      La CIA de l'ombre trace des pistes d'un futur remaniement de l'ordre européen aux dépends de la Russie. Déclaration ICI. 
          Isoler la russie de l'Europe, tel est l'objectif final, dont l'Ukraine ne représente qu'une étape.   
             Installer un cordon sanitaire autour de la Russie.Cela suppose la collaboration de l'Allemagne, ce qui fait problème, car l'Allemagne a des relations commerciales particulières avec la Russie, surtout depuis Schröder: importation du gaz, exportations importantes...
    Ces intentions et ces réorientations, comme dit le Contrarien, des objectifs font peser sur notre pays, la France, des risques considérables que vous pouvez voir par exemple dans l’affaire des navires Mistral devant être vendus à la Russie ou de façon plus générale des tensions avec la Russie qui n’est en aucun cas notre ennemi mais le rival des Américains.
Les conséquences de ces divergences sont également économiques avec la crise de l’euro, le système financier, boursier et monétaire avant tout dominé par l’Empire qui s’en sert comme d’une arme de soumission des peuples et des nations non pas pour votre bien… mais pour son propre profit.
C’est exactement cela qu’explique George Friedman. Il n’y a pas à lui en vouloir pour la simple raison qu’il agit en tant qu’américain pour favoriser les intérêts américains, et maintenir la domination américaine.
    Le but est de constituer un cordon sanitaire pour neutraliser la Russie, suivant une:ligne qui va de la Baltique à la Méditerrannée.
     On s'explique mieux le récent'envoi de troupes américaines dans certains pays baltes et en Ukraine.
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lundi 20 avril 2015

Le bateau, l'homme et la mission


                                               [Modestes pistes pour une recherche]
____ La frégate Hermione, dont beaucoup ignoraient l'existence,  conduisit le marquis de La Fayette
en 1780 rejoindre les insurgés américains en lutte pour leur indépendance, dont on peut approfondir ici les causes et le contexte, sur fond de rivalités entre la France et l'Angleterre.
   La révolte américaine fut un bon prétexte pour tenter d'affaiblir la puissance voisine.
En février 1782, alors que la guerre bascule en faveur des insurgés américains que Louis XVI soutient, la frégate regagne la France, selon Wiki
    L' homme qui prit en main cette aventure, courageux et complexe, habile propagandiste, s'engagea moralement et physiquement dans les luttes contre l'occupation anglaise, finissant par rejoindre les proches de Washington. 
A son retour en France, le Marquis poursuivit son activité, parfois ambigüe jusqu'au Trente Glorieuses. Il s'engagea courageusement aux côtés des révolutionnaires français, partisan de l'insurrection, mais s'attira vite une animosité populaire certaine, par ses positions finalement jugées trop modérées, louvoyantes, voire pro-royalistes. Toute son ambigüité peut se résumer dans son propos: : « Pour la révolution, il a fallu des désordres, car l'ordre ancien, n'était que servitude, et, dans ce cas, l'insurrection est le plus saint des devoirs ; mais pour la constitution, il faut que l'ordre nouveau s'affermisse, et que les lois soient respectées."
                     Le chantier de la reconstruction est terminé
                                      L'aventure continue, dans un tout autre contexte...
BON VENT!
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samedi 18 avril 2015

Une époque formidable...

Traquer le tracking
                              Et la vie privée?
Les outils de Firefox suffisent-ils?
_____" Do Not Track" explore les différentes manières dont le Web
moderne enregistre et traque nos activités, nos publications et nos identités. Pour vous aider à comprendre comment vos informations sont utilisées et collectées… nous vous demandons de participer avec vos données. Oui, vos données. Ça peut sembler paradoxal, mais c’est en vous prêtant au jeu que vous pourrez comprendre l’implication du tracking –- non seulement pour vous, mais pour vos amis ou votre famille..."
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Gallica pour Gaulois... et autres

____La BNF, c'est aussi Gallica.

Comme si vous y étiez...ou presque.

Quand on a du temps et de la curiosité, on peut y passer des heures....
   Sans jamais s'ennuyer.
___Par exemple en histoire.
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Des poules partout

____Les poules abondent en ville
Des poules partoutLes poulets, ça dépend des quartiers;
ça, on le savait.
_____Mais les poules, les vraies, à plumes, sont en train de gagner clandestinement nos arrère-cours.
La poule au pot tous les dimanches, c'est ce qu'on veut de Barbès à Neuilly. Cocorico!
La poule de la crises est arrivée. Jusqu'à l'Elysée?
A quand les cochons?
ça roule, la poule....
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Vélos partout?
                                  Paris veut booster le vélo
On va y mettre le paquet...

On verra si cela sera suffisant et convainquant.
Si ça marche,le vélo ira loin...

     Vive la Vélorution!
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Braves petits requins 
 
Le cannibalisme suscite nombre de fantasmes.
_____Les petits requins, eux, pratiquent l'oophagie, le "cannibalisme intra-uterin"
La journaliste Juliet Eilperin le rappelle dans Demon Fish : les petits de certaines espèces, comme le requin-taureau, sont déjà des « tueurs confirmés » à leur naissance. Sur des portées pouvant atteindre plusieurs dizaines de fœtus, seuls deux survivront, chacun dans un des deux utérus de leur mère. Ceux-là, explique Eilperin, auront dévoré leurs frères et sœurs
___La lutte pour la vie avant la naissance, quoi...Un service mutuel, peut-on dire...
_____Le cannibalisme financier, lui, est bien réel...et plus cruel.
Les requins de la finance, eux, abondent , dans les eaux troubles des (très) grosses affaires. Attention! Danger!
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Hilary rit

Une femme présidente?


Hilary ritPourquoi pas?...Mais pour quoi faire,?. Du pragmatico-pragmatique? De la représentations sypathique? Adoucir son image?




Assurer les mêmes continuités, à quelques détails près?
Une question d'image, dans une Amérique aux élites largement soumises au lobbies.
La démocratie attendra
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Traces de nos jeunes ancêtres
                                           ____Connaissez-vous Chauvet, ou du moins sa nouvelle réplique?
Traces de nos jeunes ancêtres
Il y en d'autres, et pas seulement en France...
Indonésie...,Vietnam

Et tout ce qui reste à décoiuvrir...

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Angela à la peine
Angela à la peine
         Discours d'une allemande, Sahra Wagenknecht, à une autre allemande, Angela Merkel.
Mais Angela fait semblant de ne pas écouter..
____ Il n'y a pas qu'en France que la Kantzlerin subit quelques critiques.
La politique de l'aile droite libérale qu'elle dirige ne satisfait pas beaucoup d'Allemands;
____Il faudra encore du temps pour qu'elle soit reine en son pays.
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-Chine: jamais sans mon toit 
-Revue de de presse
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vendredi 17 avril 2015

Surveillance généralisée?

Question en débat
                        Contrôler? Oui, mais comment?Jusqu'où?
 -____«Plus on est habitué à être observé, moins on est sensible aux atteintes à la vie privée» (A.Rouvroy)____
                                                                       On ne peut être sans réaction à cette question, aux menaces qui nous guettent.
    Les réponses données ne peuvent  nous laisser indifférents.
   On ferait bien d'y regarder de plus près, car si le danger est réel, les réponses données en hâte ne sont pas sans péril. Le dossier est complexe. On ne saisit pas toujours tous les tenants et aboutissants de cette mesure exceptionnel. On nous promet des garanties. Peut-on y compter? On nous annonce des améliorations. Mais comment ne pas se poser de questions? Même l'OSCE s'interroge...
    Car le dossier n'est pas que technique. On a beau être non spécialiste des algorithmes, on est confronté à une problème politique, juridique, qu'on ne peut éluder, étant donné l'ampleur et l'ambigüité des moyens informatiques que nous ne comprenons et ne maîtrisons que très partiellement.
   La stratégie mise en place par le gouvernement inquiète même un modéré comme Pierre Rosanvallon, qui se pose des questions.
       Serions-nous tous  suspects? Certes, dira-ton , comme d'habitude, si nous n'avons rien à nous reprocher, qu'avons nous à craindre?
  C'est voir le problèmes par le petit bout de la lorgnette.
Sans tomber dans la schizophréne, sans comparer point par point avec le Patriot Act, (*) sur lequel Obama n'est revenu que très partiellement, nous savons que nos libertés sont déjà sous surveillance.      
   Comment sortir  d'un piège qui n'est pas que commercial et qui peut porter atteinte à des principes essentiels de la liberté de conscience. Si nous n'y prenons garde.
     Un mauvais signe: la discussion sur la loi a eu lieu devant une assemblee presque vide! Et les Français consultés seraient plus de 60% à approuver les mesures, n'y connaissant rien ou ou presque.. Ce qui n'est pas pour rassurer. (*) L'indifférence ou l'ignorance peut faire peur, ainsi que les stratégies d'évitement. D'autant que le PS de 2009 s'oppose au PS de 2015.
 Cette loi cristallise de nombreuses critiques.
    L'ennemi est à nos portes informatiques et il faudrait utiliser des armes radicales pour tout contrôler (à condition que cela soit possible).
   Le Monde, journal (très modéré) s'est livré à une petite enquête qui fait déjà réfléchir.
   L'enjeu démocratique n'est peut être pas sans précédents , mais il est important, car des questions essentielles nous échappent, comme à certains experts.
   Difficile de ne pas mettre en question ce qui va échappe au judiciaire, contre ce que l’on ne perçoit pas vraiment.
    On ne peut prêter au gouvernement des intentions perverses, mais une certaine rapidité et une certaine légèreté. D'autant que le gouvernement écarte la Cnil de sa réflexion.
   L'objectif des luttes contre les cyberattaques ne suffit pas à nous rassurer.
    Et la question des questions: qui contrôlera les services de renseignement ?
          Que feront les boites noires de la Loi Renseignement ? (*)
  "...le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme demande que toute loi sur la surveillance de la population soit "suffisamment accessible, claire et précise pour qu'un individu puisse s'y référer pour vérifier qui est autorisé à pratiquer la surveillance des données et en quelles circonstances".
         N'est-on pas là face à une utopie? 
_________-Pourquoi une nouvelle loi
-_Les taux d'échecs des algorithmes de surveillance sont très élevés
Renseignement: vu d'Allemagne, le texte français est inimaginable
- Course discutable au durcissement  
Un danger pour  la confidentialité des sources
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