Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

vendredi 28 août 2015

Humeur d'août

Je suis désolé!
   Je ne savais pas....
   Je ne l'ai pas fait exprès...
    Devant le juge, je suis vraiment désolé.
L'inventeur de la Kalach est désolé, mais content quand même.
Je suis désolé pour le bruit ou de m'être énervé.
Désolé de vous avoir tiré dessus!  
  Madoff devait être désolé d'avoir ruiné tant de monde.
   Je  suis désolé de vous avoir blessé, de vous avoir trompé sur un produit.
     On est désolé pour tout et à tous propos: pour le plus insignifiant ou le plus grave.
        On ne s'excuse plus, mon bon monsieur, on est juste désolé.
Ça ne mange pas de pain.
    Au lieu d'être vraiment en sympathie, on est désolé.
    Au lieu de reconnaître courageusement ses torts, on est désolé.
    Pour esquiver une responsabilité ou un devoir de réparation, on est désolé.
     Pour masquer son manque de courage, son devoir de savoir, d'attention et d'empathie.
On est désolé.
Désolé, on vous dit! 
     Un voile commode d'auto-justification, de déresponsabilisation parfois, qui fait partie des locutions propres à la nouvelle langue de bois d'aujourd'hui, technique d'évitement, de défense, de minoration.
     Bon, c'est décidé, je ne serai plus désolé...
        Désolé d'être désolé!
             Y'a pas d' souci...
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jeudi 27 août 2015

Londres en tête...

 L'envers du décor  [Billet d'août]

                                                 Londres est devenue une capitale attrayante.
 Souvent méconnaissable pour celui qui l'a connue  il y a quarante ans.
 Certains diront qu'elle n' a  pas le prestige de Paris, remodelé par Hausman, modernisé par Pompidou et les autres. Mais devenu cher: les prix de l'habitat ont rejeté à la périphérie une population modeste.
    Mais pour la capitale de Sa Gracieuse Majesté, les affaires marchent du feu de Dieu. La ville s'affiche et se vend:
____London First: Open for Business
                                                                      Sauf que...
      Si la saleté d'autrefois a disparu ,une autre  s'est développée. L'argent sale y règne comme nulle part ailleurs.
A tel point que même le patron s'en inquiète (discrètement)
_______La City, cet empire dans le royaume, est moins clean que l'apparence futuriste qu'elle offre
Un monde peu fréquentable , qui laisse indifférent,  quand il est connu...
      L'immobilier est aussi touché, devenant un paisible refuge au bord de la Tamise.
   Mais D.Cameron se fâche tout rouge: « Je veux que la Grande-Bretagne soit le pays le plus ouvert du monde aux investissements. Mais je veux m'assurer que tout cet argent soit propre »
Voilà qui va faire mal!
It's a Joke...
___On le sait, malgré les réformettes de façade, les mesures purement esthétiques, le système financier est intact, les lessiveuses à argent sale fonctionnent toujours bien, le shadow banking reste prospère... On voit mal comment cela pourrait changer dans un proche avenir.
Tant que l' 'hydre mondiale  exerce son empire.
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Le logement social de Londres s’écroule
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- Relayé par Agoravox
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mercredi 26 août 2015

(Nouvelle) question allemande

Que veut (que peut) l'Allemagne
                                       « L'Europe allemande est maintenant sur le point de prévaloir sur l'aspiration d'une Allemagne européenne. » [Romano Prodi, ex-président de la Commission de Bruxelles]__
                                  Périodiquement, depuis 1870, se pose la question géopolitique au sujet de la place de l'Allemagne au sein de l'Europe.
 L' Histoire récente de l' Allemagne, aux frontières mal définies pendant longtemps, est jalonnée de ruptures, de mutations.
      On assiste aujourd'hui, après la réunification, à la faveur d'une montée en puissance du pays, de son leadership industriel, de ses capacités exportatrices, de la force de sa monnaie favorisant un mercantilisme sans complexe, à un retour de la  question allemande, diversement interprétée selon les pays, les époques, les courants politiques. Elle fait aujourd'hui aussi question dans une frange du monde politique allemand lui-même. Une certaine élite vise carrément une hégémonie allemande au coeur d'une Europe sans pouvoir. Dans ses propres mots, il veut que l’Allemagne, comme la «puissance au centre», devienne le «chef exigeant» de l’Europe et constitue sa «puissance hégémonique» afin de défendre ses intérêts géopolitiques et économiques.
   Une question complexe et évolutive.
              Beaucoup, surtout après la gestion désastreuse de la crise grecque, se posent la question: que veut l’Allemagne ?
     Dans le Financial Times de Londres, Wolfgang Münchau a accusé les créanciers de la Grèce d’avoir « détruit la zone euro que nous connaissons et démoli l’idée d’une union monétaire comme étape vers une union politique démocratique. » Il a ajouté, « par là, ils sont revenus aux luttes nationalistes des puissances européennes du 19e et du début du 20e siècle...
   Schäuble et ses partisans dans la politique et les médias se battent donc pour une Europe dominée et disciplinée par l’Allemagne et qui sert de tremplin à la politique de grande puissance mondiale de Berlin. Schäuble avait déjà développé cette idée en 1994 dans le soi-disant ‘document Schäuble-Lamers’, sous le titre de « Noyau européen. » À cette époque, il proposait de réduire l’UE à un noyau dur lié à l’Allemagne, autour duquel les autres pays de l’UE seraient vaguement regroupés.
   Herfried Münkler favorise également cet objectif. Dans son livre récent « La puissance du milieu » il exige que l’Allemagne assume le rôle de « maître de corvée » de l’Europe un terme qui coïncide avec l’orientation de Schäuble et jouit d’une popularité croissante dans les médias et les milieux politiques.
   Münkler a plaidé dans de nombreuses interviews tout récemment en faveur d’un « noyau européen » autour duquel se grouperaient un deuxième et un troisième cercle qui auraient « moins de droits, mais aussi moins d’obligations. »   
       La question allemande est de retour plus ou moins explicitement au coeur des débats allemands, européens ou extra-européens.
         Hans Kundnani est chargé de recherche au German Marschall Fund, think tank américain destiné à favoriser les relations transatlantiques. Spécialiste de la politique étrangère allemande, il est l'auteur de The Paradox of German Power (2014). Dans ce livre inédit en France, il retrace l'histoire allemande sous le prisme de son rapport à la puissance et à l'hégémonie. Selon lui, la « question allemande », qui surgit en 1871 avec l'unification du pays, est bien de retour. Cette fois, il ne s'agit plus de domination militaire ou politique mais de leadership économique. Mais, prévient-il, les dégâts pour l'Europe pourraient être considérables...
... D’une certaine façon, la réunification de 1990 a relancé la question allemande, mais de façon géo-économique, et non plus géopolitique ou militaire. À nouveau, l’Allemagne se retrouve dans cette situation intermédiaire. Il y a d’un côté une sorte de coalition allemande, avec des pays qui défendent les règles et les positions de l’eurozone. C’est le cas de la Slovaquie, complètement intégrée au système productif allemand, ou des pays baltes qui ont fait d’énormes efforts pour intégrer la monnaie unique et la zone euro. En face, il y a des pays avec des intérêts économiques différents. L’énorme surplus du commerce extérieur en Allemagne provoque des déséquilibres très importants sur les pays de la « périphérie ». La taille de l’économie allemande crée une grande instabilité en Europe, comme à l’époque sa domination militaire. Dans cette lutte, la France se retrouve au milieu..."
   L’historien allemand Ludwig Dehio a parlé pour cette période d’une Allemagne en situation de « semi-hégémonie »...
   Le célèbre sociologue allemand Ulrich Beck, récemment décédé, parle de l’Allemagne comme d’un « empire accidentel ». « Il n’y a pas de plan stratégique, pas d’intention d’occuper l’Europe, pas de base militaire. La discussion sur un Quatrième Reich est donc déplacée. Mais cet empire a une base économique »...Il n’est pas le seul à l’avoir utilisée. George Soros ou Martin Wolf du Financial Times ont eux aussi parlé d’un empire. Mais c’est un terme à la fois très chargé et flou...
    Si l'on continue dans la direction prise en Europe ces cinq dernières années, le risque est grand d’aller vers une Europe très différente du projet des Pères fondateurs. Comme le souligne le penseur allemand Wolfgang Streeck [lire ici un entretien d’Antoine Perraud sur Mediapart], nous risquons d’aller vers une Europe plus brutale, technocratique, autoritaire, où la politique économique est de plus en plus isolée du contrôle démocratique. D'ailleurs, même si l'on parvenait à une union politique, rien ne dit qu’on pourrait changer les fondamentaux de la politique économique. Quand Wolfgang Schäuble parle d’un pas supplémentaire dans l’intégration, il parle en réalité d’une Europe qui suivrait les règles allemandes...
   Au départ, l’Union européenne n’est pas un projet néolibéral. Pour la droite britannique, dont une partie veut quitter l’euro, c’est même encore un projet de gauche ! Mais de fait, avec le marché commun, le compromis Delors-Thatcher, et plus récemment la crise des dettes souveraines en Europe, il y a eu une sorte de « néolibéralisation » de l’Europe. Et plus exactement, une « ordolibéralisation » de l’Europe. Or quand on y regarde de près, l’ordolibéralisme est une forme plus extrême du néolibéralisme. Ce que l’Europe impose à la Grèce, avec la non-possibilité de dévaluer sa monnaie et le refus de réduire la dette, va au-delà des préconisations du FMI... 
      L’Europe de Jean Monnet, décidée en juin 1965 à Washington, entre les responsables du département d’ Etat américain et Robert Marjolin, le représentant de la CEE, est morte.
"La création de l’euro devait « rester secrète jusqu’à ce que ce soit irréversible. "
____________On est loin des fluctuations de De Gaulle 
      L'euro, qui fut d'abord une monnaie allemande, doublement bénéficiaire, est devenu l'instrument de sa domination.
  Une domination cependant fragile, au modèle souvent contesté, non généralisable, où s'exerce le  primat de la règle.
     Mais en Allemagne, quelques grandes voix se sont exprimées pour critiquer l'accord grec et l'austérité, comme celle de l'ancien chancelier social-démocrate Helmut Schmidt ou du philosophe Jürgen Habermas, horrifié que son pays ait « dilapidé en l’espace d’une nuit tout le capital politique qu’une Allemagne meilleure avait accumulé depuis un demi-siècle ». « Le gouvernement allemand a revendiqué pour la première fois une Europe sous hégémonie allemande – en tout cas, c’est la façon dont cela a été perçu dans le reste de l’Europe, et cette perception définit la réalité qui compte. » S'il était encore en vie, le prix Nobel de littérature Günter Grass, décédé il y a quelques mois, aurait peut-être rédigé une suite à Europas Schande (La Honte de l'Europe), poème qu'il publia en 2012 pour rappeler à l'Europe qu'elle « clou[ait] au pilori » son « berceau... 
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-L'euroscepticisme gagne dans l'opinion allemande 
-Défaire ou refaire l'Europe?

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- Relayé par Agoravox


mardi 25 août 2015

Braves bêtes!

 Pitié pour elles!                                                    [Petit billet d'août]
                          On a toujours besoin d'un plus petit que soi.
     Mais on ne les aime pas toujours. Quand on les remarque.
Ce n'est pas une raison pour faire pchhitt! à tous propos.
Même écologiquement.
      Sus au mépris pour nos frères, ailés ou non!
 Bien sûr, certains sont des vecteurs involontaires de parasites et de maladies. Mais ils sont rares.
   Mais que serions-nous sans eux? Ils ont une importance insoupçonnée. No panic! 

Ils font plus de poids que nous.
        La chaîne alimentaire serait sans eux perturbée. Peut-être plus...
       Grands voyageurs et colonisateurs, ils sont des rouages essentiels de la vie
   Pas seulement les abeilles, dont on comprend mieux l'importance.
Mais toutes ces petites bêtes qui montent...au hit-parade.
     Et on peut s'en nourrir, comme des vers.
C'est donc une injure faites à la nature d'être méprisant à leur égard.
     C'est vrai pour tous les êtres, parfois microscopiques, sans lesquels nous ne serions rien.
             Et on n'est pas au bout de nos surprises... 
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lundi 24 août 2015

Grèce: grande braderie

Vente à la découpe, au meilleur prix!
                                                       C'est la souveraineté qui part en lambeaux au pays de la démocratie inventée.
     Un processus qui a commencé depuis plusieurs années, malgré les protestations, les résistances.
Une opération de grande envergure, menée de l'extérieur, qui se révèle déjà bien moins intéressante que prévu et dont les effets risquent d'être terriblement destructeurs.
   Tsipras, héritier d'une droite dispendieuse et corrompue, le couteau sous la gorge, s'est plié aux oukases de Berlin, qui en profite pour faire de bonnes affaires.
     Faute de vue politique à long terme et de simple bon sens, aveuglé par les dogmes de Lisbonne, cette vente à la découpe, déjà entamée en 2012, risque d'avoir des effets dévastateurs, de par la vassalité qu'elle met en place, avec des sociétés avides d'affaires.
        C'est la grande braderie grecque. Après les installations olympiques et un aéroport à Athènes, après Le Piréeune purge mortelle  se mettait en place. Les médecins européens, qui savaient depuis longtemps le mal et son origine, ont commencé à appliquer des remèdes de cheval qui peuvent se révéler fatals, avec le risque des extrêmes.
       Dès 2014, les privatisations s'accélèrent pour toucher tous les secteurs vitaux
            L'État grec se sépare  de ses bijoux de famille, et la liste ne se limite pas à Elliniko. À vrai dire, elle ne cesse de s'allonger. On y trouve – sous forme de cession complète ou de prise de participation – la compagnie des eaux d'Athènes, celle de Thessalonique, les compagnies de gaz et d'électricité, l'exploitation et l'entretien des chemins de fer, l'aéroport international d'Athènes, les aéroports régionaux, des dizaines de ports de province, l'exploitation de monopoles commerciaux, mais aussi un catalogue de 900 biens fonciers et immobiliers, plus ou moins épais...
          Le tsunami des privatisations frappe le pays
  Tsipras a dû céder et passer sous les fourches Caudines d'une Europe où l'Allemagne donne le ton, au point d'organiser la curée à son profit. Des âmes sensibles n'aiment pas qu'on leur rappelle ce simple constat. Il leur faudra méditer ce passage d'une récente tribune publiée dans le Monde par Romano Prodi, ex-président de la Commission de Bruxelles : « L'Europe allemande est maintenant sur le point de prévaloir sur l'aspiration d'une Allemagne européenne. »
    On brade l'argenterie et ce n'est qu'un début:
               Ulrich Wilken, membre du parti de gauche Die Linke, déplore “la liquidation de l’argenterie grecque”. Selon le député, “les bénéfices ne vont pas aller aux Grecs mais à l’économie allemande... ou chinoise..
    Une opération insensée, selon certaines voix d'Outre-Rhin 
       On savait pourtant que l'Allemagne avait déjà bien profité de la dette grecque, malgré ses prétentions officielles.
                           On a pu parler d'une fin des idéaux européens, d'une Europe kidnappée -
La politique  est désertée. Les financiers ont pris le pouvoir.
        Dans un article intitulé « Un Occident kidnappé ou la tragédie de l’Europe centrale », Kundera s’élevait en 1983 la coupure artificielle de l’Europe en deux, qui avait eu pour effet de déporter à l’est de l’Europe la mosaïque de petites nations situées géographiquement au centre, culturellement à l’ouest et politiquement à l’est, et qui se sont trouvées de ce fait projetées en dehors de leur propre histoire. « Une  petite nation, écrivait Kundera, est celle dont l’existence peut être à n’importe quel moment mise en question, qui peut disparaître, et qui le sait. » Ce que ces petites nations avaient de commun, ce n’était donc ni une identité ni une langue, mais une expérience de la faiblesse face aux grands empires qui les entouraient..
 Jamais l’Union, sans doute imparfaite, n’était apparue comme une organisation aux mains des banques et des marchés financiers. Un voile se déchirait. Le vainqueur n’est plus tout à fait sûr de sa victoire. Il a obtenu gain de cause. Mais il a perdu sa légitimité démocratique. Et si le vaincu n’a pas réussi à faire valoir ses droits, dans son combat, il a démystifié son opposant, que l’essayiste allemand Hans Magnus Enzensberger a qualifié de « doux monstre de Bruxelles » dans un essai récent. La crise grecque lui donnait raison. Dans son pamphlet, Enzensberger ne critiquait-il pas le caractère non démocratique de l’Union européenne, son opacité, son langage sclérosé, sa bureaucratie, une bureaucratie qui, sous prétexte d'harmoniser, auraient détruit peu à peu l'idéal qui a présidé à la construction de l'Union et qui selon Enzensberger travaillerait à sa perte ? Selon lui, l’Europe était engagée dans un projet sans précédent : la première forme non violente de gouvernance non démocratique. Ce régime, il le qualifiait de monstre moderne, à la fois « gentil » et géant, ami et ennemi, le « doux monstre de Bruxelles ».
Si la crise grecque a confirmé les analyses d’Enzensberger, elle a en revanche fait mentir son titre. Le monstre de Bruxelles n’a rien de doux. Si c’est un géant, il n’a rien d’aimable. Et il n’est pas l’ami de la Grèce mais son ennemi déclaré, acharné à sa perte. Il est féroce, agressif, impitoyable. La crise grecque aura moins servi à ça. Elle a arraché le masque de civilité et de courtoisie de l’Union européenne. Ses marathons nocturnes dont on ne voyait ni le bout ni le sens, ses communiqués incompréhensibles rédigés dans cette langue que de Gaulle qualifiait d’espéranto ou de volapük intégrés, ses décisions sans visage, ne peuvent plus se prévaloir de la bonne volonté qui anime les constructeurs ni de la complexité de la tâche...
  La Grèce a capitulé, mais c’est le projet européen qui a été défait. »
                Au nom de principes néolibéraux qu'on applique partout, même quand ça ne marche pas.
          En France, c’est bien application des directives européennes qu’ont été privatisés France Telecom, EDF, GDF, ainsi que les autoroutesl ou encore Aéroports de Paris privatisés en 2005 pour satisfaire aux critères de Maastricht. La loi de transition énergétique qui vient d'être promulguée acte la privatisation des barrages hydro-électriques français. Et la transposition en cours des derniers paquets de directives européennes concernant les transports ferroviaires avec la réforme ferroviaire conduit à la privatisation rampante de la SNCF. Tout cela en application des traités européens.
                    Le crépuscule d'une époque?... 
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- 25 vérités de l’économiste Thomas Piketty sur la dette grecque
Les idées reçues sur la crise grecque

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dimanche 23 août 2015

Une époque formidable...


          Grave question

 Au coeur du quotidien, les problèmes existentiels ne manquent pas

Près des fourneaux

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Etonnant
Je te prête de l'argent ...pour que tu me le rendes

La pompe à phynance est une petite merveille


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Génial!

Pour mister Sapin, plus ça stagne, plus ça va monter

Coué n'aurait pas dit mieux
L' essentiel est de regarder devant...très loin devant

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Remords
J'aurais pas dû

C'est pas de ma faute...

Enfant, on s'habitue vite à rouler en  Rolls...

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Jamais sans mon PQ

Il fut un temps où les élèves amenaient leur bûche de bois pour être chauffés à l'école.

       Les temps sont durs..
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Baisser pour monter

Les impôts vont baisser..



 Car la croissance va pouvoir être là...peut-être



Comme disait le bon Mr Sapin: plus ça stagne, plus ça va monter...
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Paradoxe

Pour la pollution,   Total représente la France à l’ONU


         C'est comme si Monsanto envoyait un de ses représentants à une conférence sur la toxicité de ses produits
       Totalement  renversant...

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samedi 22 août 2015

Au fil du net

*  Dernières nouvelles de Fukushima
 
*  Chez Amazon,, ce n'est pas le paradis

*  Patrick Drahi, empereur de l'argent facile
       Plus il emprunte, plus on lui prête...

*  Pour une Cour internationale de l’Internet?

*   On brade 

*  Vu de Tel Aviv 

*  César et Brutus: tu quoque...

* Connaître  Jeremy Corbyn

*  Mourir glorieusement en mafieu

* C'est la guerre 
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- Photos
-  Revue de presse
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vendredi 21 août 2015

Petit mot d'août

Une banque pas comme les autres
                                                          L'idée était belle:
        Donner des moyens aux collectivités locales, grandes ou petites, de se financer, d'emprunter  raisonnablement pour leurs investissements.
    Tout cela sous l'égide des Etats français et belges.
 L'intérêt général était sa vocation..L'honorabilité était au rendez-vous. La confiance était donc assurée.   
    Mais le bébé s'est mal comporté.
       Il  est devenue un  miroir aux alouettes qui a provoqué bien des dégâts.
Et pas qu'un peu!
       Certes, cet organisme voué au service financier n'a pas la puissance de grands groupes internationaux, des mastodontes cosmopolites sans foi ni loi frontières. Mais son appétit est allé au delà du raisonnable.
    On aurait pu attendre du  premier financier des collectivités locales un peu plus de rigueur, dans la tourmente qui agite le monde financier depuis quelques années, et un minimum d'honnêteté.
   Elles s'est mise, elle aussi, à jouer au casino, à jongler avec les prêts toxiques, qui ont mis à genoux beaucoup de collectivités locales.
      Elles s'est payé leur tête dette.
          On n'a pas fini d'en parler... 
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jeudi 20 août 2015

Murs

 Les murs n'ont pas d'oreilles...
             ...Pour entendre la détresse humaine...    
                               Il n'y a pas que les murs d'incompréhension.
                                      Ceux qui concernent les relations individuelles, L'inventaire en serait infini.
     Il y a ceux, matériels, qui séparent les peuples et les cultures, à un moment donné de l'histoire, parfois relativement durablement.
     Les réactions critiques et outrées envers les différentes parades contre les invasions ou les passages indésirés, quand ils existent, n'opèrent pas magiquement comme les trompettes de Jéricho.
    Il y les murs qui s'efforcent pour un temps, souvent vainement, de mettre à distance un péril envahisseur, comme celui de Chine ou d'Hadrien, pour protéger les terres conquises qui menacent l'Empire.
    Ceux qui tentent  d'éviter une fuite de ressortissants pour préserver un temps la substance d'un pays, comme celui de Berlin en son temps. La Corée du Nord aujourd'hui.
       Ils ne sont pas forcément de pierre ou de béton. L'inventeur du fil de fer barbelé a connu un succès inattendu et durable. Fixer les troupeau animaux dans le Grand Ouest n'a pas suffi. La guerre de 14 et ses tranchées sont  passées par là et les applications contemporaines, parfois raffinées, ont connu et connaissent des applications humaines, limitées, à Calais, comme à Ceuta, presque sans fin au Sud Texas, systématique dans la Hongrie actuelle. Elles prétendent éviter certains passages ou implantations jugées indésirables.
  Les murs érigés entre pays ou à l'intérieur d'un pays n'ont pas tous la même fonction.
      C'est toujours la peur qui est le mobile de la protection matérielle sous toutes ses formes.
Cela saute aux yeux le long de la Cisjordanie, où le mur, empiétant souvent sur le territoire d'à côté, fait fonction de frontière, que certains veulent définitives, là où il devait être une parade temporaire. Elle fait maintenant partie d'un projet politique qui ne dit pas son nom.
        Mais les murs ne montent pas jusqu'au ciel et  ne résistent pas au temps.
            Les lignes Maginot servent à être contournées.
                 Les murs anti-immigrés commencent à fleurir aujourd'hui, invention moderne s'il en est,  comme s'ils avaient l'efficacité qu'on leur prête, rassurant surtout une opinion apeurée parce que mal informée et crispée sur ses intérêts immédiats et à courte vue. La Syrie et l'Erythrée, c'est si loin...La barbarie est distante et ne nous concerne pas... 
 Elle est juste à nos portes. A Bruxelles, soit on est tétanisé, soit on ressasse les égoïsmes additionnés.
   La protection, plus imaginaire que réelle, donne l'illusion d'une mise à distance et d'une préservation d'identité fantasmée. Combien de peuples ont circulé  à travers l'Europe depuis des siècles, de brassages multiples? Les postes avancés romains ont cédé sous la pression des "barbares", aujourd'hui peuples d'Europe..et d'ailleurs.
     Quand on a que les barbelés comme réponse, on se prépare une avenir difficile.
                     Mieux vaut, diront certains, à l'heure d'une mondialisation sauvage, à l'heure de l'activation de conflits où nous avons notre part, d'un espace Schengen négocié à la hâte dans une Europe sans cohérence et à géométrie variable, une bonne frontière reconnue et souple que des murs réels ou symboliques sans avenir, érigés à la hâte dans la crainte.et le repli sur soi.
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mercredi 19 août 2015

L'histoire autrement

                      [Petit billet d'aoùt]
                                                      Le nom d'Henri Guillemin, homme de lettres et passionné d'histoire,  ne parle pas à tout le monde, moins connu chez nous que le conteur animé et talentueux mais parfois approximatif A.Decaux, naguère sur nos écrans.
   Il est même plutôt d'apparence un peu austère, voire monacal. Il ne séduit pas, il ne conte pas. Il explique.
           Mais il est passionnant pour qui aime un peu l'histoire.
Longtemps oublié, sinon parfois déconsidéré parce que non académique, et souvent briseur de tabous.
     Il ne raconte pas des histoires. Il nous fait vivre les périodes surtout les plus chaudes de notre histoire nationale, à sa manière, vive et tranchante, parfois un peu cavalière, diront certains, mais toujours passionnante, forçant l'esprit de l'auditeur à aller lui-même y voir d'un peu plus près.
  Il est de plus en plus écouté.
         Il fait un carton après sa mort...même si certains qui se réclament de lui ne sont pas sans arrière-pensées.
   Ses conférences sur la RSR, où il officia longtemps,sont toujours disponibles, sur des sujets trés variés.
    Sans rhétorique inutile, sans effets de manche.
 Son érudition, sa passion et son incontestable talent de conteur font voyager son auditoire au cœur des évènements, à grand renfort de citations et d’un flot de détails historiques déroulés sans regarder ses notes.
   Discuté parfois dans son effort de démystification, de déconstruction d'une histoire trop lisse ou trop formatée, mais admiré et à redécouvrir, Henri Guillemin mérite une écoute attentive et critique.
  Loin du roman national et de l'apologétique, de l'histoire étroitement scolaire ou purement événementielle ou pire, instrumentalisée...
   Son analyse sur Robespierre est restée mémorable, bien que toujours débattue..
      Le passé n'en finit pas de s'éclairer à la lumière d'explorateurs de cette facture.
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mardi 18 août 2015

De la réussite

 Le parvenu et ses visages
                                            L'homme avide de pouvoir, de richesses et de gloire n'est pas qu'un personnage de roman, une figure décrite par certains Anciens ou par un auteur du 19° siècle, comme Stendhal. Il est de tous les temps.
   La passion n'a pas perdu de son actualité et de sa force, même si elle s'exerce dans des cultures particulières, selon des modalités variées..
    Sans passion, pas d'humanité. Pour le meilleur ou pour le pire. Pas d'amour fort, de dépassement exceptionnel de soi, ni d'ambitions parfois aveugles et destructrices. Sans le moteur du désir, nulle réalisation humaine d'importance, comme le reconnaissait, du point de vus de l'histoire, Hegel ( Rien de grand sans passion).     
    Mais la réalisation de soi est une aspiration ambigüe, prenant des chemins les plus contradictoires, souvent aveugle à elle-même sous la poussée de forces inconscientes, elles-mêmes ambivalentes, difficiles à comprendre, à analyser. La logique passionnelle est intéressante, mais désarmante, se perdant dans les méandres d'une l'imagination parfois déroutante.
  La littérature est un puissant moyen de saisir la force et les méandres de certains parcours passionnels, de certaines vies au destin hors du commun, d'ambitieux de tous poils, d'arrivistes sans scrupules, de parvenus se hissant avec ferveur au sommet de leur malheur. Parfois jusqu'à l'autodestruction.
 L'histoire, les faits divers, l'actualité en donnent mains exemples, qui fournissent matière à fascination admirative ou à répulsion
         Là-dessus, Balzac, comme Zola et Stendhal, sont encore de notre temps par l'attention et le talent qu'il fournit à la description de la destinée de certains types de parvenus. La matière humaine qu'il décrit n'a pas changé, même si l'avidité de la réussite et la cupidité s'étalent aujourd'hui de façon plus générale et plus ostentatoire qu'à son époque, dans une société libéralisée et plus individualiste et atomisée, où l'image de soi est exacerbée dans notre société moins solidaire et marchande. La publicité, comme les shows télévisés  nous invitent à nous considérer comme des personnages d'exception., flattant notre narcissismeParce je le vaux bien...La consommation ostentatoire envahit la vie. Le marketing de l'ego se démocratise...
      L'auteur se Saché se plaisait à dire: Les parvenus sont comme les singes desquels ils ont l'adresse: on les voit en hauteur, on admire leur agilité pendant l'escalade; mais arrivés à la cîme, on n'aperçoit plus que leurs côtés honteux.(*) 
    Les figures d'un Tapie, d'un Madoff, pour ne pas parler de Berlusconi,ont illustré, chacun à leur manière, des parcours de parvenus modernes, séduisants puis pitoyables.
     Le pouvoir de l'argent et la passion du pouvoir peuvent modifier parfois profondément des êtres.
Il y a un lien profond entre la cupidité et le développement des crises, qui ont, outre leur logique économique, leur dimension anthropologique. L'individualisme est une notion équivoque, mais le chacun pour soi a été érigé en principe par le libéralisme le plus extrême.
                 La réussite sociale du prétendu self made man, plus que la distinction, est devenue un thème omniprésent, voire obsessionnel, dans le monde des affaires.
  La soif des objets qui y est liée se révèle être comme un symptôme de vide existentiel, comme le suggère Pérec dans Les choses.
   La richesse, surtout le plus grande et la plus rapidement acquise, ignore ou oublie ses ressorts et ses conséquences.
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    (*)_ A l'époque de la montée de la bourgeoisie, de l'ambition érigée en vertu  à l'époque du mot d'ordre de Guizot: enrichissez-vous!.......Personnage central de la Comédie humaine, Eugène de Rastignac est l'incarnation de la nouvelle classe dominante. Dans la France postrévolutionnaire et postimpériale des années 1820-1830, la bourgeoisie a supplanté la noblesse en renversant l'Ancien Régime. Le monde qui vient sera le sien, elle en sera la maîtresse toute-puissante, y imposera ses codes, ses mœurs et ses lois. Rastignac symbolise cette ascension sociale. Lorsqu'il arrive à Paris, dans le Père Goriot, il n'est qu'un étudiant provincial, charentais, avide de se faire un nom dans la capitale. Mais il croit encore au mérite et au travail. Ses idéaux sont ceux de la Révolution française, qui a aboli les privilèges de la naissance pour que nul ne soit assigné à résidence sa vie durant. Pour que chacun, selon ses talents, atteigne la place qui lui revient. 
   C'est dans la bouche de Vautrin, l'âme damnée de la Comédie, que Balzac prend soin de mettre les mots qui dessillent Rastignac. La tirade se veut l'exposition implacable de la nouvelle mécanique sociale, sa loi d'airain : « Une rapide fortune est le problème que se proposent de résoudre en ce moment 50 000 jeunes gens qui se trouvent dans votre position. Vous êtes une unité de ce nombre-là. Jugez des efforts que vous avez à faire et de l'acharnement du combat. Il faut vous manger les uns les autres comme des araignées dans un pot, attendu qu'il n'y a pas 50 000 bonnes places. Savez-vous comment on fait son chemin ici ? Par l'éclat du génie ou l'adresse de la corruption. Il faut entrer dans cette masse d'hommes comme un boulet de canon, ou s'y glisser comme une peste. L'honnêteté ne sert à rien. » Ainsi Rastignac se familiarise-t-il avec le cynisme. Il retient la leçon. Vingt-cinq ans plus tard, à la fin de la Comédie humaine, « il a 300 000 livres de rente, il est pair de France, le roi l'a fait comte ».
                Mais son coffre-fort n'a pas suivi le corbillard...
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-Relayé par Agoravox
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lundi 17 août 2015

Oligopole bancaire

Menace           (point de vue) 

                   On peut parler d'hydre mondiale

                                D' hydre dévastatrice pour l'économie mondiale, selon l'économiste François Morin.
    Un vaste espace de capitalisation et d'échanges interdépendants ont constitué un énorme réseau à la puissance phénoménale et aux pratiques souvent obscures, voire scabreuses (spéculations sur les produits dérivés) ou même douteuses.-(*)
      Le pouvoir étatique s'en trouve affaibli, comme asservi, ligoté considérablement dans ses moyens pour avoir dû les renflouer massivement étant donné leur gigantisme. Le pouvoir public, malgré ses velléités de contrôle, toujours très marginal ou sans cesse reporté, est vassalisé par une puissance jouant sur la dépendance à la dette. Il se trouve déssaisi du contrôle sur la monnaie, instrument de souveraineté.
   L'auteur signale que: ...Après la libéralisation de la sphère financière amorcée dans les années 70 (taux de change et d’intérêt dont les prix sont fixés par le marché et non plus par les Etats, et libéralisation des mouvements de capitaux), les marchés monétaires et financiers deviennent globaux vers le milieu des années 90. Les plus grandes banques ont dû alors adapter impérativement leur taille à ce nouvel espace d’échanges, en fusionnant et en se restructurant. Les conditions d’émergence d’un oligopole à l’échelle mondiale ont été ainsi réunies. Celui-ci va très vite se coordonner à l’échelle internationale et sa taille va devenir gigantesque : le total de bilan des 28 banques de l’oligopole (50 341 milliards de dollars) est supérieur, en 2012, à la dette publique mondiale (48 957 milliards de dollars) ! Depuis 2012, on a découvert aussi que ces très grandes banques se sont entendues frauduleusement entre elles à partir du milieu des années 2000....
     C'est une petite trentaine de banques qui constituent l'essentiel de cet oligopole, dont Wall Street représente le noyau dur et G. Sachs, qui a déjà montré son pouvoir de nuisance, la clé de voûte. Les mêmes pratiques qu'avant la crise, on reprend les mêmes dérives spéculatives ( trading haute fréquence notamment), on recrée les conditions de bulles à venir, de faillites gravissimes auxquelles les finances publiques ne pourront plus répondre. La déconnexion entre le monde de la haute finance et l'économie réelle est totale. On a pu parler de finances hors-sol.
     Que faire, au lieu de faire le gros dos ou de croiser les doigts? 
 Pour mettre les citoyens à l’abri de désastres financiers à venir, l’auteur estime qu’il faut abattre ces banques qu’il compare à une hydre et rapatrier la monnaie dans le giron du public....
  nos démocraties se vident progressivement de leur substance en raison de la réduction (ou de l’absence) de marges de manœuvre qui sont devenues patentes pour l’action publique. Par ailleurs, l’oligopole bancaire souhaite pouvoir instrumentaliser les pouvoirs des Etats afin de peser sur d’éventuelles régulations financières, ou encore de pouvoir limiter le poids des amendes auxquelles il doit faire face quand il est pris le doigt dans la confiture, en évitant surtout des procès publics..
 ..Il ne faut pas demander à des banques privées de gérer un intérêt général ! Les banques voient d’abord leurs profits, qu’elles peuvent notamment réaliser à travers leurs activités financières, voire leurs activités spéculatives. Elles regardent les Etats comme n’importe quel autre acteur économique émetteur de dettes. Il faut mesurer les risques et la rentabilité d’un investissement financier. L’Etat est d’abord vu comme un actif financier comme les autres, qu’on achète ou qu’on vend, et sur lequel il est également loisible de spéculer...".
   Tout avait déjà été dit sur les conséquences de l'extrême financiarisation de l'économie depuis une trentaine d'années, surtout depuis 2008, et sur les incidences financières négatives des grands groupes bancaires, même de la part d'économistes reconnus comme Stiglitz, ancien directeur de la Banque Mondiale. Même le très libéral The Economist a parlé de banksters. Les "mésaventures" de JP Morgan ne sont qu'un détail. Goldman Sachs est une pointure au dessus. Bernie Sanders a vendu la mèche...
  Des chefs d'Etat avaient proclamé: plus jamais ça  au vu des  impacts négatifs concernant  les investissements productifs, par le bais des hauts rendements exigés par les actionnaires divers, le poids croissant des retraites par capitalisation, les effets de la rente en général, la montée vertigineuse du chômage et des inégalités...
   Ce système financier s'est en quelque sorte criminalisé, comme l'a reconnu un banquier, J. Naulot, et le magistrat J. de Maillard évoque avec force le coût d'une arnaque.
     Selon Morin, c'est une bombe à retardement qui menace une nouvelle fois l'économie mondiale, si rien n'est fait très vite pour anticiper et mettre de l'ordre dans ce phénomène oligopolistique qui ne cessera de croître, dans cette 'économie casino..
   Espérons qu'il pèche par pessimisme.... 
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