Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

dimanche 29 novembre 2015

Une époque formidable...

Honnête?

      Si c'est Blatter qui le dit...

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Sidération

                Terrassée par l'effroi,


La France n'est pas qu'une terrasse...
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Comme Palmyre, les splendeurs de certains sites syriennes sont malheureusement compromises


  Heureusement, il en reste près de chez nous


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 Union nationale

Oui, mais à quelles conditions et à quel prix?

Un drapeau souvent récupéré pour des causes contradictoires

Toute une histoire tourmentée.

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Trop fort

 Laissez votre voiture au garage

       Si vous ne roulez pas, vous ne paierez pas d'assurance
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Radical!
                        Et si on se donnait les moyens?
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samedi 28 novembre 2015

Au fil du net

*  Belgikistan: le déni?

*  Pfizer-Allergan: optimisation

*  Islam de France: enfin vers une charte de l'imam?

Roundup: sans danger pour la santé?!

*  Comment Daech se finance 

*  Toujours plus vite en TGV?

*  Panique sur les  matières premières 

*  La lutte anti-dopage court plus vite, mais toujours derrière

*  Nouvelles d'Athènes
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vendredi 27 novembre 2015

Daesh: graine de haine

Daesh au coeur               [notes de lectures]

                                    L'organisation ne tient que par le ciment de la haine sur la base d'un intégrisme où la religion est instrumentalisée: celle de la culture, des livres, des libertés individuelles, de la laïcité, des différences. Le Livre, lu au delà de la lettre, s'est substitué aux livres.
   Elle frappe là où cela lui semble le plus facile et le plus opportun, conformément à ses intérêts du moment, à la terreur recherchée..Le sommeil de la raison engendre des monstres...Mais il s'agit de haine.
  ______ Grâce à l'excellente émission de France Inter, on comprend mieux comment le  monstre est né (*)
       Nous assistons à un retour de boomerang, lancé depuis des années, dans les think tanks néoconservateurs autour de G.Bush, qui voulaient ramener l'Irak à l'age de pierre.
    Comme le souligne M. Rocard: au départ, il y a une erreur américaine monstrueuse
       Quand on ajoute à cela les problèmes propres au monde arabe en crise, nos alliances avec les pétromonarchies, soufflant sur les braises.
                    Qui sème des graines de haine récolte la haine.
     L'organisation est à la tête d'une fortune considérable et est financée directement ou non par 40 pays, y compris par des pays-membres du G20.
      Détruire l’Etat islamique  demandera d'autres moyens... (**)
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  (*) ...De la chute de Saddam Hussein parce que lorsqu’ils le renversent, les Américains commettent deux erreurs. D’abord, ils mentent sur les armes de destruction massive et sur les liens supposés entre Saddam Hussein et al-Qaïda. Mais surtout ils marginalisent les Sunnites pour mettre les Chiites au pouvoir et Paul Bremer, qui est alors le gouverneur américain à Bagdad, commet une faute qui va jeter des dizaines de milliers de soldats aguerris dans les bras du futur EI. Cette faute, un des hommes les mieux informés de France, Alain Juillet, l’ex-patron du renseignement de la DGSE, nous la raconte._______extrait Alain Juillet : “Bremer a fait une erreur colossale. C’est qu’il donne l’ordre de licencier tous les militaires de l’armée irakienne. On envoie, je ne sais plus combien ils étaient, 200 000 ou 300 000 gens, qui vivaient avec une solde de l’armée. Ils partent avec leurs armes, ils n’ont plus rien. Et comme ils sont Sunnites et qu’on fait la chasse aux Sunnites, il va y avoir impossibilité pour eux de retrouver des emplois et autres. Donc ça va créer un ressentiment, une frustration, une haine terrible envers l’occupant et envers les Occidentaux.”
Matthieu Aron : Les Américains produisent donc un terrain de haine et un terreau sur lequel va se développer l’EI.
Jacques Monin : Oui. D’autant plus facilement qu’il n’y a plus de véritable État, les services publics n’existent plus, l’économie est moribonde, la corruption est devenue la norme. C’est donc effectivement sur ces cendres que le groupe EI va prendre racine et pour Myriam Benraad, qui est docteur en science politique et spécialiste de l’Irak, c’est un peu comme dans la jungle, ce sont les plus forts qui émergent dans ce chaos._____extrait Myriam Benraad : “Il y aura un certain nombre de groupes qui vont pulluler, les milices, les djihadistes, la tendance al-Qaïda, c’est une nébuleuse d’acteurs mais le fait est que les combattants d’al-Qaïda Irak qui deviendra l’EI sont les plus zélés, les plus déterminés. Donc l’État Islamique va faire le vide, va coopter un certain nombre de chefs de tribus, qui de fait parfois même quittent leur tribu pour rejoindre l’organisation. Donc d’une mouvance hétéroclite on a un processus d’unification et ils ont fait à mon avis fortune, bâti beaucoup de leur succès, sur cette unité qu’ils ont su construire dans un terrain qui était par ailleurs très divisé, très morcelé.”
Jacques Monin : Et sur ce terrain, une personnalité va émerger, c’est Abou Bakr al-Baghdadi qui règne toujours d’ailleurs aujourd’hui en maitre sur Daesh. L’autre groupe djihadiste dominant dans la région, c’est al-Nosra, qui est plus proche d’al-Qaïda....
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(**)  ... Nous avons (aussi aidé) à financer ce noyau d’al-Qaïda qui a engendré ce que nous connaissons aujourd’hui sous le nom d’Etat islamique. A quel moment cela a commencé, ce n’est pas clair. Cependant, en 2007, la preuve avait émergé de plusieurs sources du renseignement américain que les Etats-Unis coordonnaient le financement secret, sous contrôle saoudien, de groupes affiliés à al-Qaïda dans la région dans l’effort de contrer l’influence géopolitique iranienne et syrienne. Une grande partie de ce financement était mobilisée en Irak. Lorsque le soulèvement populaire a éclaté en Syrie, les rebelles formés et armés par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne étaient déjà actifs dans le pays. Dans les années qui ont suivi, les services de renseignement américains, britanniques, français et israéliens établirent une structure de commande confidentielle visant à coordonner le financement et l’entraînement par les Etats du Golfe des rebelles anti-Assad dans des camps de Jordanie et de Turquie, et dont une grande partie a bénéficié à des extrémistes islamistes affiliés à al-Qaïda et à l’Etat islamique.
    Même l'aide qui, à l’origine, était destinée aux rebelles dits « modérés » avait fini dans les poches de l’Etat islamique après que des groupes désillusionnés avaient fait défection pour rejoindre les rangs des extrémistes, convaincus que l’Etat islamique était le seul capable de gagner la guerre. Nous avons même acheté du pétrole provenant des raffineries de l’Etat islamique en Syrie parce qu'à l'époque cela nous arrangeait.
    En octobre de l'année dernière, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le vice-président américain Joe Biden faisait savoir que l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Qatar et la Turquie, entre autres, versaient « des centaines de millions de dollars et des dizaines de milliers de tonnes d'armes » à « al-Nusra et al-Qaïda et aux éléments extrémistes des djihadistes », « dans le cadre d'une guerre par procuration entre sunnites et chiites ». Pourtant, cet entonnoir djihadiste avait été aménagé et surveillé précisément par des officiers du renseignement américain et britannique travaillant sur le terrain en Turquie et en Jordanie, assurant la coordination des ponts aériens et la sélection des recrues. Joe Biden a même admis qu’il était impossible concrètement d'identifier les rebelles « modérés » en Syrie..."
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-Points de vue: Etats de terreur
-   Comment l’argent de l’Arabie saoudite et du Golfe alimente la terreur
- Une génération non spontanée
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jeudi 26 novembre 2015

Mange pas ci, mange pas ça...

 Gastronomiquement correct
                                                   On ne sait plus à quelle table s'asseoir, quel coup de fourchette donner.
    On nous l'a répété depuis MolièreIl faut manger pour vivre et non vivre pour manger.
           D'accord, mais quoi manger? 
   Marchands, diététiciens, médecins et gourous en tous genres nous harcèlent et nous dictent chaque jour de nouveaux commandements, au gré de modes vite obsolètes. Le vin est excellent un jour et se trouve le lendemain déconseillé. Il faudrait aussi arrêter le saucisson...
      Allez comprendre... 
                 Le bien manger devient de plus en plus compliqué, si l'on en croit leurs conseils et leurs interdits. Leurs tables de la loi finissent par vous couper l'appétit!
   Attention au surpoids!...A la malbouffe! ...Trop de bidoche!... Eviter les nanoparticules...
        Revenir au régime crétois?
  Pourtant des coachs de la bouffe nous le disent: il faut arrêter de tout contrôler.
    Il faut rester zen! 
Il ne s'agit pas de craquer devant les croquettes, mais d'être sans obsession. Ne pas culpabiliser devant le Nutella.Revenons un peu à Rabelais.
   Halte à l'orthorexie!
Manger trop sain n'est pas très sain
        Il faut trouver le bon chemin alimentaire.
                   La nourriture devient un  souci de riche. Manger, seulement manger, un peu tous les jours, une hantise de pauvre.

  Dénonçons les oukazes du "bien manger" et les injonctions des multinationales du (faux) bio.
                                       Certains, et non des moindres, commencent à dénoncer enfin la police des frigidaires.
                   Il faut s'y faire:   Si naître est dangereux, la vie, maladie sexuellement transmissible, conduit à la mort...
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mercredi 25 novembre 2015

Problématique état d'urgence .

L'état d'urgence: oui, mais...
                                             Ceux qui peuvent renoncer à la liberté essentielle pour obtenir un peu de sécurité temporaire, ne méritent ni la liberté ni la sécurité. [An Historical Review of the Constitution and Government of Pennsylvania (1759) et dans Memoirs of the life and writings of Benjamin Franklin (1818).]
                                            Plébiscité par une grande partie de la population, l'initiative gouvernementale, dans les circonstances actuelles, est sans doute nécessaire.
    Même si on peut discuter le terme et si on n'est pas dans la logique de Patriot Act, même si peut émettre des réserves pour de bonnes raisons, comme D.de Villepin.(*)et quelques hommes politiques.(*)
  Mais pour un temps limité, de manière contrôlée, dans des limites raisonnables, constitutionnelles, dans un souci d'équilibre, de proportionnalité entre la menace potentielle, supposée ou fondée, et la répression policière.
   Certes ce n'est pas facile, car il faut souvent faire vite et être efficace, mais l'histoire montre que cette mesure est sujette à caution, équivoque.
   En évitant une dérive vers une forme d' Etat policier et vers un abandon de vigilance citoyenne qui cèderait à la peur, voire à la sidération. Donc à l'anxiété, à la confusion, obsessionnellement, dans l'oubli d'autres enjeux.
 La proclamation de l'état d'urgence suscite des réserves légitimes et nécessite une vigilance citoyenne. (**) Il serait dangereux de s'installer dans la logique de la sécurité d'abord.
  Des abus sont toujours possibles et la constitution doit rester prioritaire.
     Le tout-sécuritaire est une erreur et entre dans les objectifs des missionnaires de Daech..
         Ce serait cher payé le laxisme déjà ancien, la réduction des moyens en matière de présence et de contrôle, de vigilance sur le plan de l'immigration et de l'habitat. 
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-(*)  L’ancien candidat à la présidentielle prêt à repartir dénonce « la mise en scène d’un “super état d’urgence” permanent, cette volte-face opérée, rédigée et prononcée entre vendredi à une heure du matin et lundi à seize heures », qui sent « l’improvisation, le coup de com’ et l’astuce politicienne davantage qu’une pensée construite et argumentée, soucieuse d’efficacité concrète ». Et de résumer la difficulté de la tâche des dissidents : « Nous allons devoir lutter sur deux fronts. Contribuer à l’unité de notre peuple et affronter les bouffées sécuritaires. C’est un chemin de crête que le nôtre. Mais notre devoir de long terme est de rester ceux qui affirment que la sécurité collective est plus forte quand les libertés fondamentales de chacun sont garanties. »
-(**)  Concernant les dérapages possibles, c’est justement pour les prémunir et les dénoncer que certaines initiatives sont nées, avec en tête un « observatoire de l’état d’urgence » mis en place par Le Monde ou un document collaboratif en ligne (« Recensement des joies (ou pas) de l'état d'urgence en France ») créé par l’association de défense des libertés sur le Web La Quadrature du Net.
Le but du Monde : « Ne pas s'interroger sur l'opportunité de ces mesures, mais simplement de documenter leur application sur la vie des Français. » Pour la Quadrature : « Recenser les articles de presse qui parlent de possibles abus / dérapages liés à l'état d'urgence. Il sera utile notamment lorsqu'on aura à traiter la modification constitutionnelle annoncée par le gouvernement pour une extension / pérennisation de l'état d'urgence. »
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-  Point de vue
Etat d’urgence: de graves violations des droits humains sont allégrement envisagées
La surenchère sécuritaire est un piège
 - Etat d'urgence : couacs et dérives en série
Après les attentats : la Réaction qui vient
Plus la latitude du pouvoir est grande, plus les citoyens doivent être vigilants
Etat d’urgence : ça ratisse large
-  Un pouvoir hors la loi, un Etat hors contrôle: 
       Robert Badinter avertissait  : « Les terroristes nous tendent un piège. Ce n’est pas par des lois et des juridictions d’exception qu’on défend la liberté contre ses ennemis » (son texte est à lire ici). Le second est Dominique de Villepin : « Résistons à l’esprit de guerre. La guerre contre le terrorisme ne peut pas être gagnée, il n’y a pas de contre-exemple. Il faut une stratégie politique et une capacité à penser au-delà » (lire ici une de ses récentes tribunes).
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mardi 24 novembre 2015

Les dires d'Helmut

   H.Schmidt vient de tirer sa révérence.
                                             Malgré son addiction au tabac il avait atteint un âge respectable.
Un sage aux yeux de beaucoup d'Allemands, qui a su mener habilement la barque dans une période transitoire et difficile.
  Socialiste à l'allemande, démocrate, il était d'un pragmatisme critique, oeuvrant aux fondements de l'Europe avec Giscard
 Il a gardé un jugement critique sur la situation de son pays après son mandat.
     Helmut Schmidt avait une certaine ambition pour une Europe en gestation dont il déplora les développements récents:
     Fidèle à sa réputation de pragmatisme, il explique que les pionniers de l’intégration européenne n’ont pas agi par idéalisme mais par «connaissance de l’histoire de l’Europe», par souci d’intégrer l’Allemagne dans un ensemble plus large pour lui éviter les tentations de la puissance, «pour nous protéger de nous-mêmes». Les générations nées après la Deuxième guerre mondiales doivent vivre avec le fardeau historique du IIIème Reich, a-t-il poursuivi: «Celui qui ne comprend pas cette raison originelle de l’intégration européenne […] passe à côté d’une condition essentielle pour résoudre la crise européenne actuelle».
      Cette situation exige la solidarité de l’Allemagne avec ses partenaires qui «ne doit pas se limiter à des slogans». Helmut Schmidt était contre le «Grexit», la sortie de la Grèce de la zone euro, tout en étant conscient des erreurs qui avaient été commises au moment du traité de Maastricht qui a institué la monnaie unique. Pour une raison fondamentale qui touche une «tendance désastreuse» de la politique économique allemande: «des excédents à la fois énormes et durables de notre balance commerciale […] Tous nos excédents sont en réalité les déficits des autres.» Et de mettre en garde une politique «de déflation extrême en Europe» qui pourrait conduire aux mêmes conséquences dramatiques que dans les années 1930.
                       L'ancien chancelier, celui des années de plomb, à 80 ans, en pleine création de l’euro, attaquait (ainsi) frontalement les banquiers centraux allemands, gardiens du deutschemark, les traitant comme de sales gamins égoïstes : « Au plus profond de leur cœur, les patrons de la Bundesbank sont réactionnaires. Ils sont contre l’intégration européenne… Ils ont une tendance à trop agir et réagir en fonction d’intérêts nationaux et ils n’ont pas compris la nécessité stratégique de l’intégration européenne. » Plus tard, à 90 ans, en pleine crise de l’euro, c’était au tour de Wolfgang Schäuble et Angela Merkel de se faire traiter de débutants : « Il comprend bien les problèmes fiscaux et budgétaires. Mais les questions de marchés financiers et monétaires internationaux, des systèmes bancaires et du contrôle des banques sont nouvelles pour lui », disait-il de Schäuble : « Et c’est la même chose pour Merkel… Or, aux meilleurs postes, nous avons besoin de personnes  qui comprennent l’économie d’aujourd’hui », déclarait-il dans une interview accordée en 2010 au quotidien berlinois Der Tagesspiegel.  
______Angela Merkel  ne fut pas écartée de ses critiques, comme les dérives bancaires depuis trente ans et, comme Delors, déplorait une mise en danger de l'euro, mais sans aller au bout de ses critiques.
                Il a (également) critiqué la chancelière Angela Merkel qui "n'est pas une Européenne née", contrairement à son ministre des Finances Wolfgang Schäuble, selon lui. "Elle a un sens tactique certain, mais la vue d'ensemble, c'est une autre chose", a-t-il commenté, alors que Mme Merkel a subi des critiques parfois violentes ces derniers mois dans la presse européenne.
    Il s'est par ailleurs dit favorable à l'idée de mutualiser une partie de la dette européenne, conformément à la position des sociaux-démocrates allemands, et a estimé qu'accepter la Grèce dans l'euro avait été une erreur. "C'était une erreur d'accepter la Grèce, mais on l'a fait et on doit maintenant en assumer les conséquences", a-t-il dit.
   Très réticent vis à vis de l'esprit sécuritaire, Helmut Schmidt  restait vigilant sur les valeurs à préserver à tout prix.   
     Face aux enlèvements et aux attentats, Helmut Schmidt refuse l’abandon de certaines règles démocratiques au nom de la lutte antiterroriste. «L’épreuve consiste à ne pas laisser la sécurité l’emporter sur la liberté. Nous nous élevons contre une vague d’intolérance que certains veulent propager dans le pays», déclare-t-il.
      C'est toute l'ambigüité de la politique allemande depuis Schröder qui suscitait ses critiques, sans aller jusqu'aux positions de Ulrich Beck.ou celles de  Wolfgang Münchau, journaliste au Spiegel, très pessimiste sur l'avenir de l'Union européenne, estimant que  "La réunification allemande est notre péché originel".
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lundi 23 novembre 2015

Il viennent jusque dans nos bras...

Vous avez dit barbares?
                                      Il est des actes violents, d'une cruauté extrême, d'où la moindre pitié est exclue. Barbares, dira-t-on...
 Une dénomination presque spontanée, un mot commode qui vient aux lèvres pour qualifier la folie meurtrière, l'horreur presque indicible.
        On ne reviendra pas sur l'origine et l'histoire du mot et son usage critique.en ethnologie.
  Ici, c'est plutôt au sens moral qu'il est pris, contre toutes les formes d'extrémismes meurtriers.
   Daesch et ses missionnaires armés, dit-on, ont des méthodes barbares, qu'on peut avoir tendance à relier à une tradition ancestrale.. 
 Mais à Bagdad ou à à Cordoue, a régné un âge faste remarquable et une tolérance relative. Juifs et musulmans cohabitèrent dès l'origine et épisodiquement de manière relativement harmonieuse. Mais le radicalisme Wahhabiste constitua un tournant dont l'Arabie saoudite fut et reste l'héritière, avec ses formes diverses, rejetées par beaucoup de musulmans.
          Barbare, un mot du coeur et de la passion stigmatisante, d'utilisation spontanée, mais source de confusions, qui altère l'intelligence et entre souvent dans le jeu de l'adversaire.
    ... Le terme de barbarie apparaît comme un mot brûlé. Brûlé parce qu’on l’a trop employé pour désigner l’autre en général, et, particulièrement, le musulman. Brûlé, parce qu’il fait écran à toute intelligence précise de l’ennemi qu’exige toute situation de guerre. Brûlé, parce qu’il situe le conflit exactement sur le terrain où Daech veut le situer : celui de la culture et des valeurs et non celui de la politique, des alliances et des rapports de force. Brûlé, même parce qu’en un sens, il réalise d’avance la finalité obvie de tels actes : introduire le sentiment de la barbarie au cœur de la société française avec ses inévitables conséquences en termes de confusion, de soupçon et d’exclusion que vont connaître une fois encore tous les Français musulmans ou d’origine arabe afin de les pousser à rejoindre le jihad. Tant que l’on ne sait pas comment éradiquer Daech et gagner cette guerre qui frappe sur notre propre territoire, contrevenir au moins de toutes nos forces au renforcement d’un tel sentiment est notre devoir le plus urgent. En particulier, en arrêtant au plus vite de parler de barbares et de barbarie.
      Daesch n'a rien à voir avec l'islam tel qu'il est vécu par la grande majorité de ceux qui s'en réclament, même si, faute de contextualisation et d'interprétation, le Coran peut être lu et vécu de diverses manières, parfois de façon la plus obtuse et intégriste... Le délire peut affecter d'autres religions dans certaines circonstances, comme l'histoire le montre.
     C'est l'avatar monstrueux d'une situation de violence qui date de l'invasion de l'Irak, d'un contexte de désordre organisé où le pire a pu germer et s'organiser, sur la base d'une doctrine salafiste, qui a servi de matrice et qui s'empare aussi d'esprits cultivés, d'hommes ayant parfois une formation universitaire, comme les Nazis avaient leurs lettrés et leurs artistes.
 Violence qui affecte les moeurs de l'allié saoudite qui a fait école...
           L'existence de Daech, qui risque de durer, arrange bien certains pays 
  Se prémunir contre les extrêmes reste une tâche qui n'est jamais terminée. Il est des circonstances où des digues culturelles peuvent céder si nous n'y prenons garde. Après Freud, d'autres nous le rappellent.
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L’Arabie saoudite : un Daesh qui a réussi
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dimanche 22 novembre 2015

Un époque formidable...

 Iran, ira pas...
                               
Incident diplomatique
    D'une gravité exceptionnelle!
            Il refuse de boire du vin
Qu'on lui donne de l'eau pétillante!
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British Love

   Les Anglais nous aiment!
      Non, ce n'est pas un blague.
Tout arrive...
                   Jusqu'à quand?
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A niveau

La Belgique est à niveau

Plutôt deux fois qu'une...

Une fois.
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Gentil

Peut-on encore l'être? 

ça se discute... 

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Ami, ami...


Prudence...
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vendredi 20 novembre 2015

Entendez-vous dans nos campagnes?...

Le beurre et l'argent du beurre
                                                    Par delà la sidération et la légitime colère. Eléments d'interprétation.
               Nous assistons à un certain retour de boomerang.
    Après 40 ans d'erreurs et d'occasions manquées au Moyen-Orient. Par aveuglement et par intérêt, nous sommes victimes d'inconsequences que nous payons cher.
     Sur l’islamisme d’abord. Depuis le début de sa montée en puissance, dans les années 1970, les dirigeants occidentaux se sont convaincus qu’il devenait la force politique dominante du monde arabo-musulman. Addiction au pétrole aidant, ils ont renforcé le pacte faustien les liant aux Etats qui en sont la matrice idéologique, qui l’ont propagé, financé, armé. Ils ont, pour ce faire, inventé l’oxymore d’un « islamisme modéré » avec lequel ils pouvaient faire alliance.
    La politique arabe de l'Occident a le plus souvent été d'une grande myopie ou d'une grande irresponsabilité:
                 Les USA et la France ont (avec leurs alliés au sein du Conseil de coopération du Golfe) créé la culture du terrorisme dans la région, en créant imprudemment un refuge terroriste en Syrie au nom de la lutte pour « la démocratie et la laïcité » (pour reprendre les mots stupides de John Kerry), en créant de fort discutables distinctions entre les divers terroristes en Syrie, en y passant des alliances avec le Front Al-Nosra et ses filiales. (*)
       Nous sommes alliés avec ceux qui sponsorisent depuis trente ans le phénomène djihadiste.
           Il y a cette stratégie américaine, la démolition des régimes arabes laïcs, suspectés d’entretenir des relations plus ou moins sympathiques avec l’union soviétique. Ce sont quand même les américains qui ont fabriqué Al Qaeda, c’est là un fait qui n’est plus contesté par personne…
  Une  politique pour le moins aventureuse au Proche-Orient (*)
     La réponse uniquement sécuritaire est plutôt impuissante.
              On ne peut pas ne pas évoquer les errements complets de notre politique étrangère là-bas qui est sans vision, sans compréhension.
   S'ajoutent à cela les déficiences de coopération entre les services de renseignement.
Il faudrait arrêter de jouer les "bons" contre les "méchants" islamistes. 
   Très vraisemblablement d’autres attentats sont à prévoir 
     Le comble du cynisme: après les attentats, les autorités musulmanes lancent une fatwa contre Daech.
    C'est nouveau: la France opère un revirement complet sur la Syrie. Par opportunisme.
     Peu de changements en matière de politique étrangère ont été aussi visibles que le virage à 180 degrés effectué par François Hollande sur la Syrie au lendemain des attentats du 13 novembre 2015. Alors que le président de la République française et son ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, défendaient depuis des mois une ligne « Ni Bachar, ni Daech », il semble bel et bien que la nouvelle position hexagonale soit devenue « Tous contre Daech et on verra pour Bachar après »...
 . Paris avait, il y a tout juste un mois et demi, rejeté la proposition russe d’une coalition « anti-État islamique » formulée par Vladimir Poutine à l’Assemblée générale des Nations unies. Et, lors des discussions de Vienne, Paris continuait de faire du départ de Bachar al-Assad un préalable.
« Ce n’est jamais facile de manger son chapeau, mais c’est ce que nous venons de faire », explique encore le diplomate français en Europe de l’Est. « Le calcul de l’Élysée a été purement pragmatique. Primo : entre deux ennemis, on choisit le moins menaçant. Secundo : sachant que les Américains et les Russes se rapprochaient, Paris n’a pas voulu se retrouver hors jeu. » Et ce d’autant plus que, sans Washington, la France ne peut pas faire grand-chose en Syrie. Même les frappes menées depuis le 15 novembre, qui sont indubitablement des actions de représailles aux attentats, ont bénéficié de l’appui des informations et de la logistique des États-Unis.
Cependant, même si une coalition anti-Daech menée par les Russes, les Américains et les Français émerge dans les semaines qui viennent, que va-t-elle pouvoir faire ? Comme l’a répété l’historien et spécialiste de la Syrie Jean-Pierre Filiu sur Mediapart, « il n’existe plus de bonnes solutions aujourd’hui ». Tout affaiblissement de Daech renforcera inévitablement Bachar al-Assad, alors même qu’il porte la responsabilité de la guerre civile qui déchire son pays depuis quatre ans...
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En marge, pour conjurer la sidération et la colère:  l'amour et l'humour sont plus forts que la haine: 
 - Et au milieu de toute cette merde, on a parfois ri 
   -Vous n'aurez pas ma haine...  
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  - France Inter: Daesh, autopsie d'un montre
  -  Laurent Fabius assure que le Qatar ne finance pas le terrorisme : le ministre a menti
-______________Paris: les jours d'après. - Les jours d'après (suite)-
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jeudi 19 novembre 2015

Vers une "uberisation" généralisée?

L'avenir du travail en question
                                                     Les tendances vers l'uberisation sont-elles des menaces  ou des chances pour le travail de demain?
     Derrière ce mot fourre-tout , ne se cachent pas que des fantasmes.
   En liaison étroite avec le développement des algorithmes, on peut s'attendre à des disparitions ou à des transformations profondes de certaines taches et de certains métiers.
   Les décisions s'automatiseraient et se feraient  à  notre place.
Et pas seulement au niveau du travail, mais aussi de la gestion globale des décisions humaines 
  ...La gouvernementalité algorithmique est une stratégie de neutralisation de l’incertitude – et, en particulier, de l’incertitude générée par la spontanéité des comportements humains. C’est que, dans ce monde en réseau, c’est l’incertitude comme telle, c’est-à-dire l’excès du possible sur le probable, le mode conditionnel de «ce que peuvent les corps», qui devient la cible du pouvoir...
      Un pas serait franchi vers une rationalité politique, une gouvernance technocratique et sans aléas, allant outre les méandres imprévisibles des passions et de la volonté humaine.
      Un rêve technocratique ou un enfer qui aurait l'apparence du Meilleur de mondes, sans imprévu, parfaitement planifié, sans innovation humaine?

          L'homme algorithmé imposerait sa logique sur le hasard et l'incertitude, dont les marchés ont horreur.
Certains y pensent du côté de la Silicon Valley

        C’est Le Monde qui nous fournit cet article annonçant la mise en place par Amazon de Flex, une nouvelle méthode de management où des individus deviennent livreurs en acceptant les offres que leur propose le géant de la vente en ligne.
Evidemment, quand ils ne livrent pas, ils ne sont pas payés, et ils ne sont pas directement salariés d’Amazon, uniquement des prestataires employés pour une tâche bien précise limitée dans le temps.
Pour ceux qui travaillent en freelance, rien de nouveau là-dedans. Néanmoins, c’est une manière de travailler pertinente pour des prestations individualisées et ponctuelles qui se répand dans des domaines où le besoin en main-d’œuvre est récurrent, et où cette méthode ne vise dès lors que la diminution des frais à tout prix plutôt qu’une réelle efficacité.
Un tel mode de gestion dépend de l’offre et de la demande. Quand tous les livreurs opéreront de la sorte, ils seront totalement à la merci des conditions des grossistes, puisque privés d’une protection sociale.
En somme, quand ils n’ont pas de mission, ils ne mangent pas. Et pourtant, ils ont un travail...
    Une nouvelle forme du contrat 0 heure, comme en UK?
             Pour autant, à en croire Rue89, ils ne devraient pas se plaindre, car une relève arrive, qui ne menacera pas, elle, de se mettre en grève.
   Les robots ne sont plus seulement des machines placées dans des usines qui, après avoir amplifié les capacités des ouvriers, ont capté le savoir technique pour réduire leurs servants à de simples appendices remplaçables. Désormais, ils envahissent aussi les rues.
  Les robots autonomes sont vraisemblablement la prochaine révolution du travail. D’ici vingt ans, une fois les véhicules autonomes généralisés, il n’y aura plus ni chauffeur routier, ni conducteur de bus ou taxi.
  Aucune connaissance technique procédurale ne semble pouvoir leur échapper, et pourtant, chaque politique continue à parler de nouvelles créations d’emploi, ne faisant alors qu’empirer les choses, faute de se poser les vraies questions...
        La bataille n'est-elle pas déjà perdue, même dans le domaine de l'art ou celui de l'écriture?.
                    Un nouveau contrat social, comme le pense Bernard Stiegler sera-t-il suffisant pour réguler, voire enrayer une tendance lourde, qui constituerait une révolution d'une plus grande ampleur que toutes les autres?
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