Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mercredi 20 janvier 2016

Le monde enchanté des ultrariches

 Dangereuses dérives.
                              Enrichissez-vous! disait Guizot, qui pourtant mourut...pauvre.
   Le problèmes des inégalités au niveau mondial revient périodiquement.
  Maintenant que nous avons des instruments de mesure plus fiables.
    Question de chiffres? Pas seulement.
        Même si les bilans sont contrastés ici ou là, si en gros, une certaine croissance du niveau de vie global peut s'observer dans  des pays émergents, la tendance lourde reste une croissance des disparités de plus en plus flagrantes, parfois faramineuses, même en Chine, surtout depuis une quarante d'années, avec une accélération toujours plus rapide, là où le libéralisme décomplexé se donne libre cours.
      Le patrimoine cumulé des 1 % les plus riches du monde a dépassé l’an dernier celui des 99 % restants, selon une étude de l’ONG britannique Oxfam réalisée à l’approche du forum économique mondial de Davos (Suisse), et publiée lundi 18 janvier.
« L’écart entre la frange la plus riche et le reste de la population s’est creusé de façon spectaculaire au cours des douze derniers mois », constate l’ONG dans son étude :
      « L’an dernier, Oxfam avait prédit que les 1 % posséderaient plus que le reste du monde en 2016. Cette prédiction s’est en fait réalisée dès 2015 : un an plus tôt. »
Illustration du creusement spectaculaire des inégalités ces dernières années, l’ONG a calculé que  62 personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale », alors que « ce chiffre était de 388 il y a cinq ans ». 
            Vu autrement, les 1% les plus riches au monde possèdent plus que les 99% autres. A la louche, en tenant compte des nuances que  l'on peut apporter à ces données. émanant aussi du Crédit suisse.
Le phénomène est inédit dans l'histoire des hommes. L'hyper-concentration de la richesse est spectaculaire.
      L'économie mondiale fait le bonheur de 1%des hommes.
         Le mérite,quand il peut être évoqué, n'y est que pour partie.
                    La plaisanterie est attribuée à l’économiste américain Joseph Stiglitz : « Maintenant, un bus suffit pour rassembler les milliardaires qui possèdent la moitié des richesses mondiales. » Pour poursuivre, il aurait fallu deux wagons ou un peu plus pour véhiculer les milliardaires les plus riches en 2010. Cette image résume à elle seule l’accumulation de richesses et le creusement des inégalités sans précédent dans le monde depuis la fin du XIXe ou au début du XXe siècle....
... La question des inégalités, très débattue depuis la publication du livre Le Capital au XXIe siècle par Thomas Piketty, est donc bien un des sujets centraux de l’économie mondiale, mettant en cause la cohésion des sociétés, la démocratie et même « la croissance économique », insistait l’OCDE. Selon l’organisme, le creusement des inégalités pesait sur la croissance et le développement économique mondiaux.
     À la source de ce fossé grandissant et menaçant, il y a l’inversion historique entre le capital et le travail mise en œuvre depuis les années 1980. « L'une des principales raisons alimentant cette incroyable concentration des richesses et des revenus est la croissance des rendements en faveur du capital, au détriment du travail. Dans la quasi-totalité des pays riches et dans de nombreux pays en développement, la part du revenu national revenant aux travailleurs a chuté. Autrement dit, les travailleurs récoltent de moins en moins les fruits de la croissance. A contrario, les détenteurs de capitaux ont vu leur capital constamment augmenter (sous la forme d'intérêts, de dividendes ou de bénéfices non distribués) à un rythme supérieur à celui de la croissance économique », rappelle le rapport d’Oxfam.
                      Cela débouche sur des cercles vicieux très pervers: la richesse produite va essentiellement aux plus riches et plus on est pauvre, plus on s’appauvrit.
    L'OCDE aboutit à des conclusions similaires
La financiarisation de l'économie et la rente sont devenues les axes essentiels d'un développement qui se met en péril par cette extravagante hyper concentration.
      Outre les tensions qu'elles créent, les inégalités coûtent cher. Elles ont un prix. un coût.
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-   Répartir plus "équitablement les richesses et les efforts
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