Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

dimanche 26 juin 2016

Une autre Europe?

 Tout le monde est pour, résolument pour...
                       Chacun, qu'on n'entendait guère jusqu'ici, y va de son couplet.
  C'est le temps des yaqua, des fautque...
       Le Brexit: une chance pour l'Europe?
 Peut-être, mais pour quelle Europe et à quelles conditions?
     Questions qu'il aurait fallu poser au début...
Dissoudre le peuple?
     Chacun y va de ses commentaires et propositions, parfois affolées, de ses incantations souvent purement rhétoriques ou vides de sens et de projet.
    Pascal Lamy: "il faut changer de logiciel"
          Bla bla...
    François Fillon: "La réforme de l’Europe est une obligation vitale"
                 No panic!
     M. de Sarnez: " Il faut une Europe plus démocratique et plus politique
       Pas faux, mais il aurait fallu y penser avant. Comment l'organiser?
     Mélanchon: "Il faut repartir d’une page blanche» 
            Sensé, mais peut-on maintenant repartir à zéro?
     Des mesures simplement administratives, contre la bureaucratie, des coopérations  militaires ou de surveillance ne suffiront pas à rebâtir un projet "dénaturé", dont la gestion ordo-libérale convenait bien à l'Oncle Sam. Les Chicago boys ont fait école jusqu'à Bruxelles.
      L'Allemagne ne veut pas d'une solidarité européenne qu'impliquerait même un début de fédéralisme (à supposer qu'il soit possible). La voie ultra-libérale de Cameron lui convenait assez bien  ..Même si la gauche allemande commence à se démarquer de Merkel:
    Il y a un  problème allemand.et franco-allemand.
             Dans un document secret intitulé « La stratégie allemande post-Brexit », révélé vendredi par le quotidien économique allemand Handelsblatt, les experts du ministre des finances Wolfgang Schäuble écrivent que la Commission, la France et l’Italie risquent d’« utiliser l’incertitude du moment pour davantage d’intégration », notamment avec un budget de la zone euro ou une garantie européenne des dépôts bancaires. Une tentation que l’Allemagne devrait combattre de façon « déterminée », disent-ils.
Dans une tribune publiée en mars dans le quotidien conservateur Die Welt et intitulée « L’Europe a besoin de l’influence libérale des Britanniques », Wolfgang Schäuble exprimait déjà ouvertement ses sympathies et ses craintes : « L’Europe n’a pas seulement besoin de la capacité des Anglais à déclencher des réformes… L’Europe a besoin de la Grande-Bretagne aussi parce qu’elle aide l’Union européenne a toujours se souvenir de ses racines libérales et parce qu’elle considère que la Commission européenne doit fonctionner comme un organe qui règle les problèmes. »  
       On n'est pas sorti de l'auberge...
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