Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

jeudi 12 janvier 2017

Histoire d'eau

L'eau, un bien commun, pas une marchandise
                                                 A l'origine était l'eau, selon la cosmologie du vieux Thalès, selon aussi de nombreux mythes.
   Ce que la science moderne ne peut que confirmer, non plus comme un postulat, mais comme une donnée essentielle vérifiée, celle de l'importance de la vie en nous et hors de nous. De l'eau des océans naquit la vie, sous ses formes les plus primitives..
      Quoi de plus vital, fondamental que l'air et l'eau?
     L'air est encore gratuite, merci!
                Même si à Pékin pollué de petits malin proposent de l'air en boîte
     L'eau n'est pas un bien commun comme les autres 
           L'eau, à la différence des autres, demeure en quantité fixe sur terre : si localement peuvent survenir des déficits, en réalité, il n’y a pas moins d’eau sur la planète, mais des prélèvements croissants dans des ressources qui, elles, ne croissent pas.  L’eau, les forêts, les pêcheries, la biodiversité, tous ces biens communs affrontent des défis similaires : la surexploitation et la pollution. Le premier de ces défis renvoie à la «tragédie des communs» : en l’absence d’intervention publique fixant les conditions et les limites d’usage d’une ressource libre d’accès, celle-ci est inévitablement surexploitée.
        Nous avons perdu la valeur de l'eau, banalisée, gaspillée, souvent polluée, comme à Flint. Son recyclage, trop partiel et limité s'impose comme une nécessité pour le présent et l'avenir. Le problème ne se pose pas de façon aiguë dans le monde que dans le Colorado. Sans le Nil, disputé par plusieurs pays traversé, que serait l'Egypte? L'eau en Israël est un des éléments de conflit avec ses voisins.
    L'eau doit être mise à la portée de chacun, qu'elles que soient ses ressources.  Couper l'eau par défaut de paiement, ce n'est pas comme couper l'électricité.
  Les scandales parfois engendrés par les concessionnaires privés, montrent bien la nécessité d'une gestion publique responsable de la ressource en eau.
    En France , le texte voté par plusieurs instances,  permettra l’amélioration de la vie de plus d’un million de ménages qui ont actuellement du mal à payer leur facture d’eau et de près de 150 000 personnes qui sont privées d’un accès direct et matériel à l’eau et à l’assainissement.
- Cette PPL «ne coûte que» 50 millions d’euros, un budget modeste en comparaison par exemple avec le chèque énergie qui coûterait entre 600 millions et 1 milliard d’euros).
         La rationalisation de l'eau devient un impératif de plus en plus urgent..
                  Mais les enjeux du problème sont mondiaux.
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