Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

dimanche 15 janvier 2017

Les valises d' Obama

Barack prépare ses cartons
                                             Sa future  baraque vaut le détour.
               Pas facile de retrouver un job à son âge...En tous cas, s'il a des soucis d'argent, il pourra toujours bénéficier de l' Obamacare...mais ce n'est pas sûr.
       Il habitera à deux pas de la Maison Blanche, peut-être pour avoir un oeil sur l'imprévisible nouveau locataire, qui passe de l'orgueilleuse tour de la Cinquième Avenue au modeste mais célèbre Bureau Ovale.
         Que retenir de ce passage de Mister Yes we can? __ « Yes we can. And yes we did. »?__
      Qu'a-t-il pu? Vraiment. Encore trop tôt pour faire un bilan, surtout en deux mots.
    Entre le triste Oil-Warrior Busch II et le Calamity Trump qui s'annonce, les jugements vont plutôt à son avantage. Tout est affaire de contrastes.
         Il savait sourire, beaucoup. Pleurer, un peu, en bon acteur qu'il savait être.
   On se souvient des premiers jours euphoriques de l'élection. Beaucoup attendaient un vrai changement..
   Mais les déceptions ont été rapides et ont grandi au fur et à mesure des constats d'impuissance, qui n'était pas seulement institutionnelle, due au frein du Congrès..
     Des déceptions parfois profondes, à la mesure de l'engouement des débuts.
   Il ne fut pas le super-président  attendu, malgré ses références à Jefferson, malgré quelques réformes partielles (sur la santé) ou avortées (sur le port d'armes).
       Le bilan n'est donc pas flamboyant. C'est un euphémisme.
  On lui reprochera une prudence ambiguë en matière de politique étrangèrere, une relation étroite à la haute finance de W.Street, un manque d'ambitions à l'égard des fractures du pays et des inégalités galopantes, une passivité  vis à vis de l'extrême droite isaraëlienne, etc..
  Pour être plus sévère, on pourrait dire qu' Obama est, entré dans l'histoire sans la changer
      Comme le dit le philosophe et militant afro-américain Cornel West, « Obama représente le dernier souffle du néolibéralisme qui a émergé sous Carter en réponse à la crise structurelle à laquelle était confrontée l’économie mondiale au milieu des années 1970 », et qui a tenté de « résoudre tous les problèmes profonds par la financiarisation, la privatisation et la militarisation »
    Fervent partisan du libre-échange, il s’est battu pour faire passer le Partenariat TransPacifique, préfiguration sinistre du TAFTA qui menace l’Europe.
      Mais après lui, cela risque d'être pire...
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-Bilan mitigé
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