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vendredi 21 avril 2017

Elections: pour qui, pourquoi?

Simples jalons dans le brouillard.
                        Un tournant s'annonce, souvent excessivement dramatisé, dans un contexte particulier, celui de la continuation, sous d'autres formes, de ce qu'il est convenu d'appeler une crise, tout à la fois économique, politique et culturelle, au sein d'une Europe incertaine où les fractures sont profondes et multiformes.
    L'isoloir nous attend.   Dans un climat de crise institutionnelle d'un type nouveau.. Le système de gouvernement, hérité du gaullisme, demande une profonde réforme. Les clivages traditionnels sont dans un état de dégradation avancée, comme le souligne cet auteur de la Tribune.
     Un vieux monde s'en va, usé par ses propres pratiques, par une évolution sociologique évidente et par ses connivences avec les forces dissolvantes d'un marché mondial, qui brouille les repères traditionnels et semble  rendre obsolètes les valeurs républicaines et l'action régulatrice de l'Etat.
     Ce qui risque de durer encore longtemps, si aucune réforme de fond n'est pas mise en oeuvre sur des bases rénovées, renouant avec l'esprit de l'après-guerre et non plus le consensus de Washington, et si l'Europe n'est pas profondément repensée, dont certains disent, en Allemagne même, qu'elle s'enfonce dans l'impuissance, dans de multiples dysfonctionnements et dans des impasses certaines.
      Un monde en décomposition? C'est souvent l'impression que donne la situation actuelle, dans le contexte de quasi-crise de nerfs  et de l'exacerbation des sentiments que nous vivons, attendant assez passivement que le cours des choses redeviennent normal, alors que la conscience et la vigilance citoyennes s'éclipsent entre deux campagnes électorales.
    Une nécessaire recomposition se fera, comme toujours en histoire, mais dans un sens que nous ne pouvons guère entrevoir pour l'instant. Notre voix individuelle a moins de poids que nous le croyons parfois, mais elle a plus d'incidences que ce que pouvons imaginer.
   Il n'y a guère de candidats pour nous proposer des pistes crédibles, ou du moins des directions pensables et supportables. Mais il faut choisir. Non pas l'idéal, mais le moins pire. Dans un monde imparfait. Pour renouer avec une solidarité sans exclusion. Sans s'en tenir aux promesses d'une campagne, en tenant compte de l'expérience passée et des conséquences envisageables sur le long terme si tant est que nous puissions en dessiner les contours souhaitables.
  Voter utilement, certes, mais pas dans le sens généralement sous-entendu par l'expression, en faisant avancer et fructifier notre héritage grec et celui de Condorcet.
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 Cette fois encore, le piège du vote utile ?
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