Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mercredi 16 août 2017

Y a pas photo

Trop de photos tuent la photo
                                             Trop de photos émoussent notre regard.
            Trop de photos perturbent notre attention, compromettent la pure jouissance de l'instant.
   La boulimie photographique, amplifiée et banalisée par le smartphone, relègue au second plan les capacités de l'oeil et les pouvoirs de l'émotion, auxquelles on ne fait plus confiance.
   C'est une vision par procuration. Prendre une photo et partir aillleurs.... Est-ce à cela que se ramène un certain tourisme?  Un safariphoto permanent?
              Certains ont fait le choix d'arrêter de prendre des photos de vacances.
      Grand chasseur d'images devant l'éternel, j'ai fait de même, sortant d'une certaine addiction photographique, encouragée par Google et Photoshop. 
    Le puissant Nikon macronikor argentique d'autrefois, avec lequel je pouvais passer des minutes devant une simple fleur ou un insecte rare a été remplacé par le banal et commun Lumix, qui est censé régler tout lui-même...Pas de soucis!
     J'ai arrêté Snapchat moi aussi, regrettant ma passion passée, quand je développais moi-même, en noir et blanc, au fond de ma salle de bain, des heures entières, jamais lassé par la magie qui s'opérait sous mes yeux. La paresse et la facilité m'ont gagné avec l'âge, comme la réduction de mes capacités d'étonnement, de mes désirs de voir autrement.
    Une addiction  qui peut mener loin...       Trop d'images sur mon disque dur, qu'on n'a même plus le temps de regarder.. 
[Photo personnelle (cliquez)]
   L'inflation de photos nous guette.
       La nomophobie est très contagieuse, à l'heure où un enfant de huit ans peut vous pixeliser.
  L'appareil oculaire a maintenant sa prothèse (qui sert éventuellement à téléphoner...), même devant le plus beaux paysages.
  Que deviennent nos souvenirs? La mémoire s'altère.
       La maladie de l'image envahit parfois les aspects les plus triviaux de la vie quotidienne, devenant une sorte de rite moutonnier. Ne parlons pas de la pratique des selfies, cette pulsion narcissique sans borne, à laquelle cèdent aussi ceux qui nous gouvernent.
    Il y a photos et photos. Simple capture mécanique du réel ou image réfléchie, élaborée à partir de la personnalité toute entière, unique, originale....même modestement.
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mardi 15 août 2017

Lu

__ Du vide et du plein au sommet.
                                            C'est la faute à Edouard.

__ Le vélo, c'est bien, mais....

__  Ça marche toujours comme ça.

__ Logement comme machine à cash.

__ Malgré les dénégations climatiques de Trump...

__ Bercy et les géants
                                 ... Pour l’heure, Bercy renvoie la patate chaude vers l’Union européenne, en indiquant que «l’harmonisation fiscale est désormais la priorité». Certes, Bruxelles a en projet une «assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (Accis)». En clair, les entreprises présentes dans plusieurs Etats membres de l’UE feraient une déclaration d’impôts devant un guichet unique. L’objectif est d’éviter le tripatouillage actuel qui permet aux «Gafa» (Google, Apple, Facebook, Amazon) de transférer leurs bénéfices réalisés en France vers l’Irlande, où ils sont trois fois moins taxés. Seul hic, il faudra faire adopter cette réglementation à l’unanimité, ce qui risque de prendre du temps.

__ Réforme de l’ISF: ...Depuis l’annonce de ce projet de réforme de l’ISF, de nombreuses études économiques ont montré combien cette mesure allait bénéficier aux plus fortunés (lire les articles de Romaric Godin et de Laurent Mauduit). Car ce sont les plus riches qui détiennent la plus grande partie des patrimoines financiers sous forme d’actions, d’obligations, d’investissements financiers. Ce sont eux qui ont connu aussi la plus grande envolée de leur patrimoine depuis la crise financière, comme le rappelle année après année le rapport peu suspect de parti pris du Crédit suisse sur les grandes fortunes dans le monde. Une récente enquête du New York Times démontre le creusement sans précédent des inégalité qui s’est produit au cours des quatre décennies et surtout depuis la crise financière au profit des 1 % et surtout des 0,01 %.

__ Marchandisation cosmique: l'espace est un marché comme un autre:

                                                    "...Le premier article de la loi luxembourgeoise sur les ressources spatiales est on ne peut plus explicite : « Les ressources spatiales sont susceptibles d’appropriation. » Le reste du texte décline le cadre, ultra-souple, et les conditions, très minimales, de cette « appropriation » : les entreprises devront disposer de bureaux au Luxembourg ; elles auront à recevoir l’agrément ainsi qu’une permission écrite par le ou les ministres en charge de l’Économie et des activités spatiales ; ces entreprises pourront ensuite mettre la main sur des ressources spatiales et les commercialiser. Détail piquant dans un pays où c’est précisément l’absence de régulation et de transparence qui a permis la fortune générale : les autorités luxembourgeoises promettent que les règles « ayant trait à l’agrément et à la surveillance » des activités spatiales des multinationales sont « largement inspirées de celles applicables au secteur financier ».
   Tout corps céleste devient une « opportunité de marché »"

__ Blogui- bloguons...
                                     Parfois certains se font remarquer.


lundi 14 août 2017

Corée du Nord: questions

La brute et le chevalier blanc
                                                [Notes sur la dramaturgie géopolitique du jour]
           Un des épisodes les plus difficiles à analyser, du fait du caractère particulièrement opaque du régime anachronique de Pyongyang , de ses mystères, de sa propagande officielle, largement à usage interne, de ses pulsions guerrières affichées, qui ne peuvent être qu'autodestructrices si elles sont à prendre au sérieux, des réactions contre-productives de Trump, soit irréfléchies, naïves, soit calculées, pour contenir surtout la Chine voisine et rassurer ses alliés de cette partie de l'Asie.  Kim Jong veut surtout continuer à exister.
   Jusqu'à quand? C'est la grande inconnue.
        La Corée du Nord est l'héritage sclérosé d'un épisode des plus douloureux, celui de la guerre froide, dans cette partie du monde, dans le contexte de l'après-guerre. Une période vite oubliée, mais terrible;
    "Vite oubliée, la guerre de Corée reste le conflit le plus meurtrier de la deuxième moitié du XXe siècle: le nombre de victimes s'est élevé à 38 500 dans les forces onusiennes, à 70 000 dans les forces sud-coréennes et à 2 millions chez les combattants nord-coréens et chinois. À cela s'ajoutent les civils victimes des bombardements, des disettes et des épidémies (peut-être trois millions de victimes en plus des combattants).
     Cette guerre illustre la stratégie des deux superpuissances (États-Unis et URSS) pendant la «guerre froide» : maintenir la tension localement en évitant qu'elle ne débouche sur un conflit généralisé. Mais les élucubrations du général MacArthur ont montré que cette stratégie n'était pas sans risque. Les tensions extrêmes occasionnées par la guerre de Corée ont par ailleurs contribué à la «chasse aux sorcières» aux États-Unis."
       La partition de la Corée résulte d'un accord entre les Alliés victorieux de la guerre du Pacifique à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
    Une guerre qui aurait pu être évitée ou menée autrement, la menace nucléaire ayant été même envisagée par Mac Arthur:
             "Le 9 juillet 1950, deux semaines seulement après le début de la guerre, le général MacArthur envoya au général Ridgway un « message urgent » qui incita les chefs d’état-major (CEM) « à examiner s’il fallait ou non donner des bombes A à MacArthur ». Le général Charles Bolte, chef des opérations, fut chargé de discuter avec MacArthur de l’utilisation de bombes atomiques « en soutien direct aux combats terrestres ». Bolte estimait qu’on pouvait réserver de 10 à 20 bombes au théâtre coréen sans que les capacités militaires globales des Etats-Unis s’en trouvent affectées « outre mesure ». MacArthur suggéra à Bolte une utilisation tactique des armes atomiques et lui donna un aperçu des ambitions extraordinaires qu’il nourrissait dans le cadre de la guerre, notamment l’occupation du Nord et une riposte à une potentielle intervention chinoise ou soviétique comme suit : « Je les isolerai en Corée du Nord. En Corée, je vois un cul-de-sac. Les seuls passages en provenance de Mandchourie et de Vladivostok comportent de nombreux tunnels et ponts. Je vois là une occasion unique d’utiliser la bombe atomique, pour frapper un coup qui barrerait la route et demanderait un travail de réparation de six mois. »
     A ce stade de la guerre, toutefois, les chefs d’état-major rejetèrent l’usage de la bombe car les cibles suffisamment importantes pour nécessiter des armes nucléaires manquaient, ils redoutaient les réactions de l’opinion mondiale cinq ans après Hiroshima et ils s’attendaient que le cours de la guerre soit renversé par des moyens militaires classiques. Le calcul ne fut plus le même lorsque d’importants contingents de soldats chinois entrèrent en guerre, en octobre et novembre 1950."
     Un contexte que rappelle l'historien américain Bruce Cumings.
[A feuilleter chez Amazon]
 Certes, le passé n'explique pas tout le présent, mais, sans justifier la succession des dynasties
hors-sol de la Corée du Nord, on ne peut exclure que ce passé terrible ait contribué au ressentiment des masses et à la relative popularité forcée des régimes qui se sont succédé.
   La réunification, régulièrement évoquée, reste un horizon bien lointain, d'autant plus que certaines puissances locales, comme le Japon, ont intérêt à l'existence d'une Corée désunie. La Chine est entre deux exigences.
     Il n'est pas sûr que le chantage périodique du régime et la réaction symétrique de Washington soient le meilleur moyen de débloquer une situation qui n'est pas (ou plus) aussi catastrophique qu'on le dit, qui a trouvé des moyens de survivre, malgré les sanctions et les exclusions, qui renforcent le caractère obsidional du régime.
        Deux ouvrages de référence peuvent aider à mieux connaitre la Corée du Nord, par delà les stéréotypes courants, les caricatures et les approches simplistes de la presse courante.
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dimanche 13 août 2017

Tourisme idiot

Voir et être vu
                Le touriste moyen de masse d'aujourd'hui, pressé et stressé, est un animal singulier.
    Soumis au bougisme, au voyeurisme et au narcissisme.
       Smartphone en main, le monde est devenu pour lui spectacle vite oublié, mais pixelisé.
  Le tourisme de masse est le pendant de la consommation du même nom et en présente bien des tares.
  Consommer un produit dit d'exception,, vendu parfois peu cher, est souvent l'idéal du touriste pressé qui en veut pour son argent.
   Voir et surtout être vu, là où il faut être, là est l'important.
          Comme dit un internauteles gens veulent pouvoir montrer « qu’ils étaient là », qu’ils ont vu la Vénus de Botticelli à Florence. C’est comme s’ils cochaient la case « been there, done that ».
C’est un tourisme idiot, un véritable « hit and run » pseudo-culturel.
Ils ne viennent pas pour découvrir et apprécier l’œuvre, mais pour faire de celle-ci un élément d’un décor dont ils veulent être les vedettes."
      De même pour les sites naturels: le Grand Canyon, Santorin...vus en quelques heures, guidés par de gentils accompagnateurs du bateau de croisière amarré au port et prêt à repartir vers de nouvelles destinations, pour voir un maximum en un minimum de temps.
    Le légitime désir d'ailleurs est devenu trop souvent une fuite en avant vers de toujours nouvelles destinations dont la réalité profonde reste ignorée.
    Ne parlons pas des dégâts produits par une hyper-fréquentation de certains sites, à  Venise ou ailleurs, en Italie du Nord ou du Sud, ou maintenant en Islande...
                          Trop de tourisme tue le tourisme.
   Tant qu'on a du pétrole...
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samedi 12 août 2017

Pédaler speed and free

Just at time
                    Deliveroo livre et vous délivre des contraintes.
                              Et en plus permet de faire pratiquer un sport en continu à des jeunes gens super-motivés.
                      Mieux que les sédentaires de chez MacDo
    Le vélo en ville, quoi de plus exaltant?
      Pas de travail en continu, et on est payé à la course en plus.
Pourquoi donc des superbikers refuseraint-ils de pédaler?
   Certaines mauvaises langues parlent de  précarité, de variable d'ajustement pour la généreuse start- up qui donne du travail.
   L'uberisation généralisés, c'est la liberté, c'est l'avenir, contre toutes les rigidités.
       C'est le mode free. l'économie post-capitaliste des services.
          Un air de liberté californienne, comme dit Natacha, le monde des potes collaborateurs.
Le contrat à la carte plutôt que le droit imposé.
  C'est l'avenir.
      L'Allemagne, l'Angleterre ont tout compris.
                                                               On est roulé roule pour vous!
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vendredi 11 août 2017

Angela dans tous ses états

En route pour un quatrième mandat.
                                                      L'inoxydable Mutti semble avoir devant elle un boulevard.
          Angela ne se fait pas trop de souci.
     Malgré les crises et les remous, le trône de la Königin n'est pas prêt de vaciller.
Malgré les critiques externes et internes.
    La jeunesse semble lui être acquise.
          Les Verts se rapprochent de sa ligne souvent opportuniste.
   Et surtout son rival Martin Schultz du SPD ne constitue plus une menace potentielle, comme le font apparaître les dernières élections locales.
    La ligne ordo-libérale sera donc préservée par la "Mädchen" de Helmut, de même que l'héritage de Schröder.
    Les réformes de fond attendront. Pour l'Europe en souffrance, elle manifeste quelques vélléités de réformes, fait le pari risqué de la relance de l'Europe monétaire, mais pas sur l'essentiel, qui place le pays de Goethe en situation de fait hégémonique économique et financière. Pour la mutualisation comme la solidarité, on verra plus tard.
   Elle a l'habileté de rester consensuelle et de rester dans un flou souverain', une attitude habile 'car dans un climat de crise économique, on souhaite de la sécurité et du calme', juge Rudolf Korte. Selon lui, elle se rend 'difficilement attaquable' en se posant en 'modératrice de la grande coalition' gouvernementale CDU-SPD..."
   Si Angela est populaire, on peut dire que, dès 2009, c'est "par défaut"
    Comme dit un opposant  Merkel est une «politicienne Téflon», ayant l'art de savoir toujours rebondir. (*)
   Le modèle allemand ne lui pose pas problème, pas plus que le nombre important des travailleurs pauvres. La hartzisation de l'économie continue à produire ses effets.
          L'épineuse question des excédents allemands, dont on commence à s'inquiéter à Bruxelles, va continuer à être un boulet pour la chancelière et la politique économique boutiquière et à courte vue du pays est un énorme défi pour demain. La puissance relative de Berlin est une fragilité masquée au coeur de l'Eurogroupe..
    Le "plein emploi", oui, mais à quel prix?
     Le jeu politique de Merkel, qui ne fait qu'appliquer de manière soft la ligne de la droite libérale allemande, ne fait pas l'unanimité à Berlin.
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__  L'ancien chancelier, celui des années de plomb, à 80 ans, en pleine création de l’euro, attaquait (ainsi) frontalement les banquiers centraux allemands, gardiens du deutschemark, les traitant comme de sales gamins égoïstes : « Au plus profond de leur cœur, les patrons de la Bundesbank sont réactionnaires. Ils sont contre l’intégration européenne… Ils ont une tendance à trop agir et réagir en fonction d’intérêts nationaux et ils n’ont pas compris la nécessité stratégique de l’intégration européenne. » Plus tard, à 90 ans, en pleine crise de l’euro, c’était au tour de Wolfgang Schäuble et Angela Merkel de se faire traiter de débutants : « Il comprend bien les problèmes fiscaux et budgétaires. Mais les questions de marchés financiers et monétaires internationaux, des systèmes bancaires et du contrôle des banques sont nouvelles pour lui », disait-il de Schäuble : « Et c’est la même chose pour Merkel… Or, aux meilleurs postes, nous avons besoin de personnes  qui comprennent l’économie d’aujourd’hui », déclarait-il dans une interview accordée en 2010 au quotidien berlinois Der Tagesspiegel...
                                       (*) La longévité d’Angela Merkel en est un indicateur : il n’y a personne qui puisse lui faire concurrence au sein la CDU. Personne. Quant au SPD… Souvenez-vous quand Sigmar Gabriel a laissé tombé la présidence du parti, que Martin Schulz est arrivé, et du processus stalinien auquel nous avons eu droit pour finir sur une élection de Schulz avec 100 % des voix ! C’est du jamais vu. Ce résultat montre le niveau de détérioration du parti.
    La longévité d’Angela Merkel est due à l’affaiblissement des partis politiques, à la fin des idéologies. Merkel peut prendre n’importe quelle position : elle a une technique qui fait que personne ne peut s'élever contre elle. Vous souvenez-vous par exemple qu’elle était la chancelière de l’atome ? Avant son arrivée au pouvoir, le gouvernement SPD-Verts avait fait passer une loi pour mettre fin à l’énergie nucléaire. Une fois à la chancellerie, Merkel a fait changer cette loi, rallongeant la période de fonctionnement des centrales allemandes. Puis, c’est l’explosion de Fukoshima. Elle dit alors : « Dans deux semaines, nous fermons nos centrales. » Et ça marche ! Elle réussit à gagner en popularité ! Personne n’a cherché à contester sa décision.    
    Je ne la qualifierais pas de pragmatique. C’est une politicienne extraordinairement opportuniste, qui arrive à faire un nombre incroyable de choses sans fâcher les gens. On l'a bien vu lors de la crise des réfugiés. Au début, il y avait une forme d'euphorie, puis sont arrivés les événements du nouvel an à Cologne et Merkel a complètement changé son fusil d’épaule. Aujourd’hui, ceux qui sont en faveur des réfugiés vont voter pour elle car ils se souviennent comment elle a ouvert les frontières ; ceux qui sont contre les réfugiés vont aussi voter pour elle car ils se souviennent comment elle les a fermées !
   C’est étonnant la manière dont elle arrive à faire ça. Cela dit beaucoup de notre système politique, de son degré de détérioration. Car on pourrait penser qu’il y a un parti d’opposition au Parlement, qu'il pourrait poser des questions… Mais ni sur le nucléaire, ni sur les réfugiés, l'opposition ne s'est mobilisée. Merkel est une politicienne extraordinaire dans le sens où elle est capable de faire les pires choses sans faire de mal. C’est du Téflon. Une politicienne Téflon !
     La réalité, c'est qu'Angela Merkel est complètement dopée à l’argent. Avec une économie allemande si riche, elle ne peut qu'être confiante en elle lorsqu’elle se rend aux sommets et réunions européens. Tous les autres sont malades ! Ce n’est pas difficile d’être bon dans cette configuration...
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jeudi 10 août 2017

Il était une fois...

...Le 9 août 2007
                                          Le début de la crise des « subprimes »
Coup de tonnerre sur la BNP
              Le début apparent d'un phénomène dévastateur "inattendu" (sauf par certains), annonçant l'explosion de l'année suivante, en  gestation depuis des années, conséquence d' années de folie financière dérégulée. Un phénomène qui n'est pas résolu.
     Une crise ne tombe pas du ciel, mais est la résultante de pratiques bancaires et financières qui l'ont préparée, comme toujours, comme en 1929.
      Elle trouve son origine dans le dégonflement de bulles de prix (dont la bulle immobilière américaine des années 2000) et les pertes importantes des établissements financiers provoquées par la crise des subprimes. Elle s'inscrit dans la cadre de la « Grande Récession » amorcée en 2008 et dont les effets se font sentir au-delà de 2010....
     Dont nous ne sommes pas encore tout à fait sortis
             Mis à part quelques mesures de rétorsion limitée et souvent symbolique, de régulation toujours annoncée mais très peu réalisée, les responsables de la crise coulent une retraite heureuse.
    Malgré les pénalité, les Etats ont mis la main à la poche pour tenter de réparer les excès de la finance prédatrice, purement spéculative, après avoir longtemps favorisé ou fermé les yeux sur les folies bancaires, en sollicitant l'aide publique, sans rien changer sur le fond, et malgré les 200 milliards d’euros d’amendes pour les banques et les changements de surface.
     Rien n'a été fait d'essentiel, malgré les proclamations sur la séparation nécessaire des banques et pour faire la guerre à la finance de l'ombre. Wall Steet ne se fait pas trop de soucis.
   Tout n'est pas réglé, loin de là: des banques, notamment européennes, sont toujours en péril, comme la Deutsche Bank et nous ne sommes pas à l'abri de nouvelles bulles.
    La finance de l'ombre (shadow banking) continue à se renforcer sans contrôle et le trading haute fréquence fait planer de lourdes menaces potentielles.
'        Selon l'ancien banquier JM Naulot, « Dix ans après, un effondrement financier est toujours possible »:
                  ...Il en va des crises financières comme de la guerre : elles éclatent à un moment imprévisible mais, lorsqu’elles éclatent, on constate que toutes les conditions étaient réunies pour qu’elles adviennent.
Le 9 août 2007, avant l’ouverture des marchés, une forte hausse des actions était annoncée. Quelques minutes plus tard, les marchés étaient en très forte baisse… Entre-temps, BNP Paribas avait annoncé la fermeture de trois fonds monétaires, des produits de placement très classiques, en raison d’un problème d’« illiquidité ». Les banquiers centraux, les régulateurs et les banquiers eurent immédiatement l’impression que le sol tremblait sous leurs pieds. La crise avait démarré.
Elle atteindra son apogée treize mois plus tard après la chute de Lehman Brothers. Les conséquences furent dramatiques pour l’économie réelle et pour les finances publiques, dans le monde entier, avec la récession, le chômage et l’augmentation spectaculaire des déficits publics.
« Dans la conduite de chaque réforme, on s’est arrêté en chemin. Les dirigeants politiques n’ont pas fait l’essentiel : réduire l’hypertrophie de la finance »
Les dirigeants politiques ont-ils tiré les leçons de cette crise ? En partie seulement. On peut considérer que seulement le tiers de la feuille de route définie au G20 de Londres en 2009 a été accompli, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. Dans la conduite de chaque réforme, on s’est arrêté en chemin. La supervision des banques a été renforcée, leurs ratios de fonds propres ont été améliorés, la transparence des marchés a été accrue.
      Mais il s’échange toujours l’équivalent du PIB mondial chaque semaine sur les marchés de produits dérivés, aucune limite n’a été fixée à la spéculation des hedge funds, tous domiciliés dans les paradis fiscaux. Le trading à haute fréquence représente plus de la moitié des transactions sur les marchés d’actions, le shadow banking...
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mercredi 9 août 2017

Points d'histoire

Le 6 août 1945
                  Enfer sur Hiroshima
                                                Hier soir Arte rediffusait un document sur l'événement terrible de l'explosion de la première bombe A dans le ciel de Hiroshima.


Recueillement à Hiroshima

     Décidée en dernier lieu par Truman, contre l'avis défavorable de plusieurs scientifiques, sauf Oppenheimer à ce moment-là, l'opération fut décidée, alors même que l'Etat-Major savait que le Japon était au bord de l'effondrement. Les prétextes officiels allégués étaient sans objet, comme le montrent des historiens, d'un côté comme de l'autre, comme le reconnut l'amiral  Leahy. L'opération était purement politique, à usage interne et externe.
   Little Boy fut l'occasion d'une grande duplicité de la part des décideurs US, qui s'empressèrent cyniquement après le bombardement, de mesurer l'étendue des dégâts surtout humains, les conséquences tragiques des rayonnements, sous le sceau du secret militaire.
   Cette première Catastrophe Nucléaire De L'Histoire  méritait qu'on y revienne.
        Un drame évitable donc, comme à Nagasaki, dont on parle moins.
                 On n'a pas fini d'y revenir.
                               Septante ans après Hiroshima et Nagasaki, les hôpitaux de la Croix-Rouge japonaise continuent de soigner des personnes atteintes de divers cancers et leucémie imputables aux radiations des explosions atomiques et près de deux tiers d’entre elles en meurent.  _______Pour la seule année 2014, les hôpitaux de la Croix-Rouge du Japon qui prennent en charge les rescapés des bombardements sur Hiroshima et Nagasaki ont respectivement traité 4 657 et 6 030 survivants.    Par ailleurs, jusqu’en mars 2014, près des deux tiers des décès (63%) à l’hôpital de Hiroshima étaient imputables à diverses formes de cancers dus aux bombardements atomiques. Le cancer du poumon arrive ainsi largement en tête (20%) suivi du cancer de l’estomac (18%), du cancer du foie (14%), de la leucémie (8%), du cancer de l’intestin (7%) et du lymphome malin (6%). Durant cette même période, plus de la moitié de tous les décès survenus à l’hôpital de la Croix-Rouge de Nagasaki (56%) étaient également dus au cancer, précisent les organisations humanitaires.     Sur les quelque 200 000 rescapés encore en vie septante ans après les faits, plusieurs milliers d’entre eux continueront à avoir besoin de soins dans les années à venir pour des maladies imputables aux radiations tandis que l’impact psychologique des bombardements continuera de hanter les survivants, même s’ils ne sont pas physiquement malades, ajoutent les deux organisations.La Croix-Rouge du Japon gère des hôpitaux pour les survivants des bombardements atomiques depuis 1956 à Hiroshima, et depuis 1969 à Nagasaki. Ces hôpitaux ont pris en charge plus de 2,5 millions de personnes en soins ambulatoires et plus de 2,6 millions en soins hospitaliers...
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__ Il y a 100 ans, 31 juillet 1917 - La bataille de Passchendaele
                                                                 Une bataille dantesque, terriblement meurtrière et vaine.


     De longs combats de boue et de sang autour d'Ypres.
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mardi 8 août 2017

De la fourche à la fourchette

     Les chemins des produits alimentaires sont devenus de plus longs et sophistiqués.
                                               Dans le contexte de la mondialisation des échanges, des circuits de plus en plus longs et énergétivores de l'agro-business, des transformations de plus en plus élaborées de produits de consommation normalisés, parfois peu ou pas identifiables
   Manger bon, manger sain est devenu un problème. Parfois une rareté.
      Savoir ce qu'il y a dans nos assiettes est de plus en plus compliqué.
    Comme dit Gérard Choplin, pour ne pas finir en lemming , il est temps d'inverser une tendance Il est urgent de mettre la technique, l’agriculture ainsi que les politiques agricole, alimentaire et commerciale au service d’une alimentation saine, nutritive, diversifiée, accessible à tous, et non au service d’intérêts financiers à court terme qui se moquent de la nature et (donc) de l’Homme. Nourrir, ce n’est pas nourrir la Bourse....
     Qu'y aura-t-il demain dans nos assiettes?
        On peut légitimement craindre le pire; l'imagination des rois du food-business est sans limites.
    Certes, l'alimentation est à situer dans un histoire et dans une culture, mais les révolutions opérées par les producteurs-transformateurs depuis plusieurs dizaines années ne sont pas sans poser problème.
 De même que certaines surconsommations nocives et non généralisables.
  Trouver le bon chemin alimentaire devient de plus en plus compliqué dans l'espace de nos hypermarchés où nous sommes comme des otages sans information ni résistance, si nous n'avons pas les informations minimales.
     De plus, du fait de la croissance démographique et des changements de comportements alimentaires, la demande alimentaire mondiale pourrait, selon les sources, encore augmenter de 40 %à 70 %d’ici à 2050. Une pression très forte pèsera donc sur la production agricole dans les décennies à venir. Or, celle-ci est déjà très contrainte : non seulement par les limites de la biologie, de l’agronomie et des aléas naturels, mais aussi par les impacts prévisibles du changement climatique et de l’urbanisation sur les surfaces agricoles et la disponibilité en eau.  Au-delà de l’accroissement de la production agricole, la réduction des pertes et des gaspillages constitue un levier important pour accroître l’offre disponible pour l’alimentation. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le volume total de nourriture perdue ou gaspillée chaque année équivaudrait à plus de la moitié de la production céréalière mondiale (1,3 milliard de tonnes en 2009-2010). Les pays industriels et les pays en développement (PED) gaspillent grosso modo les mêmes quantités de nourriture, soit respectivement 670 millions et 630 millions de tonnes. 
     Les spécialistes en marketing alimentaire ont encore plus d' une idée à exploiter pour augmenter leurs chiffres d'affaires, à l'époque débutante de la numérisation généralisée et des drones.
   Le management des start up de la nourriture et les innovations de terra food nous promettent le" meilleur".
          Allons donc voir nos producteurs locaux...Sans orthorexie.
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lundi 7 août 2017

Points de vue

__ Foot business et balles en or.
                     Neymar par ci , Neymar par là...
                         Vous saurez tout sur le nouveau dieu et son culte, jusqu'à la couleur de son slip.
    J'en ai marre plein les bottes du tapage médiatique autour du nouveau sauveur.
 Ce n'est pas par hasard que le Qatar s'est payé la super-vedette.
      Le prestige diplomatique, surtout en ces temps difficiles, compte plus que les intérêts financiers à venir sur le marché du foot business.
   Un pas de plus dans la qatarisation de la France jusque dans les stades.
             Le ballon ne tourne plus très rond...
  L'icône planétaire est un révélateur des dérives mondiales de ce qui fut appelé naguère un sport.
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__ Europe et mécanismes de stabilité, parfois comparé à une sorte de FMI européen, trahissant les idéaux sur lesquels s'est bâtie l'U.E.
                                                    ...le principe de primauté. Ce principe a été consacré par l’arrêt Costa Enel du 15 juillet 1964 alors même qu’il n’était pas inscrit dans le Traité de Rome du 25 mars 1957 instituant la Communauté économique européenne ! Au terme d’une lecture particulièrement audacieuse de ce traité, s’appuyant davantage sur son esprit que sur sa lettre, la Cour de justice a considéré que les Etats « ont limité, bien que dans des domaines restreints, leurs droits souverains et créé ainsi un corps de droit applicable à leurs ressortissants et à eux mêmes ». Elle en a tiré comme conséquence que « le droit du Traité ne pourrait (…) se voir judiciairement opposé un texte interne quel qu’il soit, sans perdre son caractère communautaire, et sans que soit mise en cause la base juridique de la Communauté elle même ». Autrement dit, le droit communautaire prime le droit interne des Etats. En cas de conflit, le juge national doit nécessairement écarter la règle nationale au profit de la règle communautaire.
"Le droit communautaire prime le droit interne des Etats. En cas de conflit, le juge national doit nécessairement écarter la règle nationale".
L’importance de ce principe a par la suite été redoublée par l’extension progressive des compétences de la Communauté et par son application non plus aux seules dispositions du Traité mais également aux dispositions prises pour leur application : règlements et directives notamment. L’effectivité de ce principe repose sur les sanctions dont sont passibles les Etats s’ils manquent à son respect. En particulier, le recours en manquement permet à la Commission de saisir la Cour de justice contre un Etat récalcitrant.  
     Il est vraiment important de comprendre que ce principe de primauté, sur lequel l’Europe s’est construite – construction essentiellement par le droit - a été imposé par le juge européen alors que les Pères fondateurs, en dépit de leur engagement supra-national, n’avaient pas osé l’inscrire dans les traités. D’un point de vue démocratique, cela n’est pas sans poser problème car il s’agit d’une mise sous tutelle des droits nationaux.....
               Récemment, le président de la Commission Jean-Claude Juncker a expliqué que le traitement économique actuellement infligé à la Grèce n'était certes pas conforme à la Charte des droits fondamentaux de l'Europe, mais que ce n'était pas si grave puisque la Troïka est une structure ad hoc qui agit hors cadre juridique. N'est-ce pas là, précisément, la définition de l'arbitraire et du droit du plus fort ?
            Oui, je partage votre sentiment sur la brutalité et le caractère arbitraire d’une telle déclaration qui n’est, cependant, ni le fruit du hasard ni le signe d’une maladresse. La position défendue par Jean-Claude Juncker fait écho à la gouvernance économique et en particulier au schéma imaginé lors de l’adoption du Mécanisme européen de stabilité qui, à dessein, a été conçu en dehors du droit de l’Union européenne et donc de la Charte des droits fondamentaux...
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dimanche 6 août 2017

Vérités au bout de la pelle

-Retour sur le passé-


                              Au hasard de travaux occasionnels, la pelle ou la pelleteuse mettent à jour des trésors insoupçonnés, qui font avancer les connaissances des archéologues et des historiens.
    Parfois, ce n'est rien de révolutionnaire, parfois ce sont des données importantes, nécessitant des investigations prolongées, débouchant sur de précieuses récoltes intellectuelles.
   C'est ainsi que Marseille a commencé à livrer depuis peu certains de ses secrets, qu'il faut préserver au moins un temps des tractopelles.
   A Nîmes. près du nouveau rempart, on a mis au jour de nouvelles traces romaines.
                                   _ Un quartier entier de  Vienne vient d' être révélé: une découverte jugée exceptionnelle.  Une sorte de petit Pompei à la française.
    Plus anciennement, le site de Grand, dans les Vosges, révéla d'importantes structures d'une ville située sur l'ancienne voie romaine entre Lyon et Reims. 
       Ou à Thérouanne, importante cité détruite par Charles Quint, dans l'Artois, où de nombreuses fouilles restent encore à faire.
    Ce ne sont que quelques exemples de découvertes diverses et variées dans toutes les régions de France.
  Souvent des occasions uniques d'approfondir ou même remettre en question notre lecture du passé.
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samedi 5 août 2017

Jupiter à terre ?

L'idéal et le réel.
                        Plus dure est la chute
                             Après une ascension si fulgurante et si flamboyante.
  Tout semblait devoir baigner, les compteurs élyséens remis à zéro.
    On allait voit ce qu'on allait voir...
          Las! Rien ne marche (tout à fait) comme prévu.
    Jupiter est ramené à la dure réalité de l’exercice du pouvoir
        C'était prévisible, mais la plongée dans l'opinion est beaucoup plus rapide que prévue.
    Bien sûr, les sondages sont un peu comme les données de la météo et les mécontents viennent d'horizons divers.
  Mais n'empêche, il paraît bien que Mister Jupiter ne maîtrise pas son été.
     Même,la grogne apparaît dans les rangs des députés LREM. en marche en traînant les pieds.
        C'est plus qu'un grain de sable dans la machine trop bien huilée
  Des cafouillages et même un début de fronde parmi les fidèles néophytes de la start-up macronienne.
   Les élans de moralité sont en partie compromis. Il ne sera plus nécessaire d'avoir une toge blanche pour entrer en politique.
        O tempora, ô mores!
 Le nouveau monde attendra. Ce n'est plus Jupiter c'est Janus.
     On rabote par ci par là. On radote aussi.
             Mais que se passe-t-il dans la tête de notre jeune monarque?
   Lui qui disait que le capitalisme contemporain « est en train d’écraser toute forme de valeur sur la valeur monétaire. Et ça devient un capitalisme de puissants qu’on n’arrive plus à réguler. On a eu plusieurs vagues, la mondialisation du capitalisme dans les années 1980-1990, sa financiarisation, qui a encore décuplé cet effet-là, et la numérisation, qui est la troisième vague qui arrive dessus. Et donc, aujourd’hui, dans nos sociétés, il y a une forme d’effondrement moral, de sens, parce qu’en effet, ça c’est le point sur lequel j’adhère totalement, on écrase la notion de valeur sur le monétaire, parce que c’est le seul élément de fongibilité entre tous les espaces, parce que si je me compare à quelqu’un du fin fond de l’Inde dans ce monde hypermondialisé immédiat, la seule chose, le seul élément qui nous rende parfaitement comparables, c’est ce fétiche que dénonçait Marx, qui est l’argent ».
        Est-ce le même homme? 
                                         Dans une partie de l'opinion commence à s'installer le sentiment d'avoir affaire à un grand séducteur et un communicant hors pair mais dont la communication hyper hollywoodienne et léchée est un instrument au service d'une politique d'austérité..Les Français mécontents ont l'impression qu'Emmanuel Macron poursuit exactement la politique antérieure, ce qui est d'autant plus paradoxal qu'il n'a de cesse de vouloir se démarquer des erreurs de son prédécesseur et entend incarner une "nouvelle politique". Or c'est dans les premiers mois du mandat présidentiel que se figent l'image et la grille de lecture des Français. Et une fois que le pli est pris, il est très difficile de le défaire. Le risque qui guette aujourd'hui le président, c'est que les Français passent progressivement du "il est brillant et réussit tout ce qu'il entreprend" à "en fait, tout ça, c'est de la com'"."
               Nous expliquera-t-il un jour  ce qu'il entend par la paradoxale formule de 
libéralisme égalitaire ?
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