Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

jeudi 10 août 2017

Il était une fois...

...Le 9 août 2007
                                          Le début de la crise des « subprimes »
Coup de tonnerre sur la BNP
              Le début apparent d'un phénomène dévastateur "inattendu" (sauf par certains), annonçant l'explosion de l'année suivante, en  gestation depuis des années, conséquence d' années de folie financière dérégulée. Un phénomène qui n'est pas résolu.
     Une crise ne tombe pas du ciel, mais est la résultante de pratiques bancaires et financières qui l'ont préparée, comme toujours, comme en 1929.
      Elle trouve son origine dans le dégonflement de bulles de prix (dont la bulle immobilière américaine des années 2000) et les pertes importantes des établissements financiers provoquées par la crise des subprimes. Elle s'inscrit dans la cadre de la « Grande Récession » amorcée en 2008 et dont les effets se font sentir au-delà de 2010....
     Dont nous ne sommes pas encore tout à fait sortis
             Mis à part quelques mesures de rétorsion limitée et souvent symbolique, de régulation toujours annoncée mais très peu réalisée, les responsables de la crise coulent une retraite heureuse.
    Malgré les pénalité, les Etats ont mis la main à la poche pour tenter de réparer les excès de la finance prédatrice, purement spéculative, après avoir longtemps favorisé ou fermé les yeux sur les folies bancaires, en sollicitant l'aide publique, sans rien changer sur le fond, et malgré les 200 milliards d’euros d’amendes pour les banques et les changements de surface.
     Rien n'a été fait d'essentiel, malgré les proclamations sur la séparation nécessaire des banques et pour faire la guerre à la finance de l'ombre. Wall Steet ne se fait pas trop de soucis.
   Tout n'est pas réglé, loin de là: des banques, notamment européennes, sont toujours en péril, comme la Deutsche Bank et nous ne sommes pas à l'abri de nouvelles bulles.
    La finance de l'ombre (shadow banking) continue à se renforcer sans contrôle et le trading haute fréquence fait planer de lourdes menaces potentielles.
'        Selon l'ancien banquier JM Naulot, « Dix ans après, un effondrement financier est toujours possible »:
                  ...Il en va des crises financières comme de la guerre : elles éclatent à un moment imprévisible mais, lorsqu’elles éclatent, on constate que toutes les conditions étaient réunies pour qu’elles adviennent.
Le 9 août 2007, avant l’ouverture des marchés, une forte hausse des actions était annoncée. Quelques minutes plus tard, les marchés étaient en très forte baisse… Entre-temps, BNP Paribas avait annoncé la fermeture de trois fonds monétaires, des produits de placement très classiques, en raison d’un problème d’« illiquidité ». Les banquiers centraux, les régulateurs et les banquiers eurent immédiatement l’impression que le sol tremblait sous leurs pieds. La crise avait démarré.
Elle atteindra son apogée treize mois plus tard après la chute de Lehman Brothers. Les conséquences furent dramatiques pour l’économie réelle et pour les finances publiques, dans le monde entier, avec la récession, le chômage et l’augmentation spectaculaire des déficits publics.
« Dans la conduite de chaque réforme, on s’est arrêté en chemin. Les dirigeants politiques n’ont pas fait l’essentiel : réduire l’hypertrophie de la finance »
Les dirigeants politiques ont-ils tiré les leçons de cette crise ? En partie seulement. On peut considérer que seulement le tiers de la feuille de route définie au G20 de Londres en 2009 a été accompli, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. Dans la conduite de chaque réforme, on s’est arrêté en chemin. La supervision des banques a été renforcée, leurs ratios de fonds propres ont été améliorés, la transparence des marchés a été accrue.
      Mais il s’échange toujours l’équivalent du PIB mondial chaque semaine sur les marchés de produits dérivés, aucune limite n’a été fixée à la spéculation des hedge funds, tous domiciliés dans les paradis fiscaux. Le trading à haute fréquence représente plus de la moitié des transactions sur les marchés d’actions, le shadow banking...
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