Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 30 septembre 2017

Tragédie birmane

Jusqu'où?
        Si l'on en croit le site des Décodeurs du Monde, il convient d'être prudent avec certaines nouvelles les plus alarmantes et des photos plutôt douteuses qui sont diffusées concernant, la vraie tragédie humanitaire des réfugiés Rohingya.
    La propagande aurait hélas sa place dans l'évocation d'un événement qui est déjà assez terrible comme cela. La désinformation peut jouer dans tous les sens.
     On annonce déjà 500.000 Rohingyas déplacés, dans les pires conditions. 
          ....Les Rohingyas, plus grande population apatride au monde, sont traités comme des étrangers en Birmanie, un pays à plus de 90% bouddhiste. Victimes de discriminations, ils ne peuvent ni voyager ni se marier sans autorisation, et n'ont accès ni au marché du travail ni aux services publics comme les écoles et les hôpitaux. L'ONU considère que l'armée birmane et les milices bouddhistes se livrent à une épuration ethnique contre cette communauté musulmane dans l'Etat Rakhine, région historiquement troublée...
      Lors de l'indépendance birmane, en 1954, ce peuple fut l'objet d'ostracisme, notamment du fait de son instrumentalisation par l'occupant anglais, un ostracisme qui avait commencé bien avant. (*)
    Parmi d'autres communautés musulmanes persécutées ou marginalisées dans les monde,  il faut tenir compte du fait que l'origine bengali des Rohingyas joue aussi (surtout?) un rôle dans le rejet qui se joue, exacerbé par des extrêmistes bouddistes et les exactions de l'armée, répondant dans un premier temps à des coups de mains troubles de minorités rohingyas.

    L'image de  Aung San Suu Kyi, l'idole birmane, qui nie, contre toute évidence, l’existence de « preuves solides » concernant les problème de cette minorité, sort plus que ternie de ce conflit d'un type paticulier:

"Aung San Suu Kyi a préféré louvoyer, choisissant prudemment de ne pas décrire la réalité telle qu’elle est, tout en reconnaissant l’ampleur du problème. La réalité est pourtant très clairement identifiée : un processus d’épuration à l’encontre d’une minorité ethnique largement dépourvue de citoyenneté."
    Un silence qui pèse lourd. Un animal politique timoré, sans doute contrôlé par l'armée toute puissante.
   On peut supposer qu'il y des enjeux autres que strictement nationaux dans ce conflit asymétrique et dramatique.
          Un conflit complexe, déjà ancien et devenu identitaire.
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(*)   IL faut remonter à la colonisation anglaise pour trouver une partie des racines d'un conflit qui s'est joué ailleurs, d'une autre manière:
     ...L’existence des divisions profondes entre les minorités ethniques dans le pays remonte aux Britanniques. Ils ont classifié les habitants. Une manière pour eux de diviser pour régner. Avant que les Britanniques n’arrivent, il y avait un ensemble de royaumes, et de principautés. En 1885, les Britanniques ont conquis l’ensemble du territoire de la Birmanie actuelle. Ils ont vaincu la monarchie birmane (Bamar) et envoyé la famille royale en exil. Cette humiliation a été ressentie comme une blessure profonde tant la famille royale était considérée comme semi-divine.  Puis, les Britanniques ont promu les groupes Kachin et Karen, des chrétiens, considérés par le colonisateur comme nobles et disciplinés. Ce choix a attisé le sentiment d’humiliation des Bamars. Les Britanniques ont également gouverné la région comme une province de l’Inde. Beaucoup d’Indiens, notamment des musulmans, sont venus servir l’administration ou travailler. Des Bengalis se sont installés en Arakan.    Par la suite, la dictature militaire (1962-2011) s’est présentée comme garante de l’unité pour protéger la majorité bamar bouddhiste des barbares hostiles habitant la périphérie. L’idée d’ethnicité et de nationalisme imprègne donc la société birmane depuis des décennies....
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vendredi 29 septembre 2017

Bon à savoir

__ Révolution au royaume:
      Il sera permis aux femmes d'avoir un permis. Après le vélo, on progresse.
              En Arabie Saoudite, les femmesprennent le pouvoir_. sont aussi autorisées à voter pour la premiere fois.
    Mais attention, seulement aux municipales... 
      C'est toujours ça, après le vélo à petite dose...et le fouet pour les stimuler.

__ JO de Paris 2024:  c'est déjà parti pour des dépenses hors-norme.

                                                Un pari en péril?

__  Chez Ryanair, l'aventure continue.
                                       Une compagnie pas comme les autres.

__ La question des  limites:  problème de civilisation.
                          Les problèmes de l'enfant-roi. Devenir consommateur ou citoyen?

__ Les salariès allemands  sont parfois surveillés.

__ Où l'on reparle du glyphosate. 

__ Retour sur Saint Martin; une  colère légitime?

__ Les catastrophes naturelles aggravent les inégalités.

__ Comme Napoléon, il ne dort pas, dit François. 

__ Ça roule pour eux.

__ Un budget de l’eurozone : pour quoi faire ?: D'abord démocratiser.

__ Faut-il être prof à Stanford pour parler de la connarditude?
              Le sujet est inépuisable...
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jeudi 28 septembre 2017

Macron: rêve européen

Ouverture prometteuse...
                                     ... ou poudre de berlinpinpin?
         Qu'il y ait lieu de refonder l'Europe, l'urgence n'a jamais été si manifeste, comme le note l'européiste convaincu, Jean Quatremer.
     Notre Président serait-il un nouveau Schuman ou un Don Quichotte se laissant entraîner par une rhétorique stimulante, mais vite vouée à l'oubli. A l'Est, c'est le silence poli. La principale concernée a bien à faire en ce moment à Berlin, à la recherche d'une coalition problématique avec des libéraux peu favorables à la voix parisienne du moment.
     Mais comment recoller les morceaux et sur quelles bases? Avec quels pays?
  Sans ostracisme vis à vis des enfants terribles, il n'a pas la zône euro honteuse
Des généralités stimulantes, qui paraissent bien loin des problèmes concrets de fond, notamment ceux des institutions et de la monnaie. Juste une allusion à la nécessité de refondre la zone euro. Ça ne mange pas de pain.
    Les malfaçons du projet demande d'autres ambitions. Il ne suffit pas de réveiller la belle endormie ou plutôt le malade comateux, et de faire un vague diagnostic. Comme il a été dit, l'esprit de Bruxelles n'est pas mis en cause, le Président reste constant, il a toujours affirmé son attachement à l’Union et n’a jamais esquissé de remise en cause profonde de ses politiques économiques et monétaires. Libéral et libre-échangiste, avec un vernis social, il est l’incarnation idoine d’un changement de forme pour une continuité de fond.  Le flou de sa profession de foi (« Je ne suis pas un européiste, pas un eurosceptique, ni un fédéraliste au sens classique ») et de son programme(« Une Europe qui protège les Européens ») n’a pas de quoi inquiéter au sommet de l’UE, tant sa foi dans le credo libéral est attestée. Lui-même est le produit assez pur des milieux politiques et financiers qui l’administrent directement ou indirectement – l’absence de toute mention des lobbies dans son programme étant d’ailleurs significative.
     L' énoncé programmatique se voulant quasi-messianique ne sera  pas viable pour certains, qui voient déjà vite retomber le souffle rénovateur de la Sorbonne et échouer la nouvelle tentative de couple franco-allemand, dernière planche de salut.    
     Un ambitieux projet sur certains points, mais qui laisse dans l'ombre un des idéaux fondateur malmené: la solidarité. Si l'Eutope reste à plusieurs vitesses, ouverte à un libéralisme sans frein, sans fédérer ses projets économiques, ses ressources... en renonçant aux multiples dumpings qui la minent de l'intérieur, elle est assurée de s'enfoncer un peu plus dans la dislocation. L'euro, tel qu'il est, ne peut être un dopant constructeur. Proposer des règles communes ne suffit pas et cela a déjà maintes fois été proclamé.
   En apesanteur dans le lieu hautement symbolique du Gransd Amphi, le Président se sentait sans doute inspiré, tenant un discours incantatoire assez proche celui de Mao à une époque: «Nous sommes au pied du mur, au bord du gouffre, vive le grand bond en avant!»
                                                    I had a dream...
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mercredi 27 septembre 2017

Silence! on brade...

Guerre économique.
                     Appétit américain et abandon de souveraineté.
                                 Naïveté, impuissance ou complicité?
                   L'affaire Alstom n'a pas fait grand bruit à l'époque.
    Qui se rappelle de l'abandon à Général Electric des trois quarts de son activité la plus sensible, celle qui concerne l'énergie, décisive pour les intérêts nationaux , pour les centrales nucléaires en priorité? 
On peut feuilleter les premières pages
     Un document télévisé de LCP, diffusé avant hier soir, nous rappelle utilement les données d'un dossier peu glorieux pour notre indépendance énergétique, dans un secteur-clé.
        Une véritable affaire d’État, que décrit par le menu le livre de JM Quatrepoints. C'était l'époque ou Montebourg et un certain Macron étaient à la manoeuvre, sous l'arbitrage d'un Président -on va dire- sans doute mal informé ou peu combatif. On n'ose dire indifférent...
      Notre classe dirigeante, tant au niveau des grandes entreprises que de la haute administration, a joué les autruches. Les États- Unis imposent au monde occidental de nouvelles normes dans le droit des affaires, découlant directement d’une évolution récente du Droit américain. Comme la première puissance mondiale contrôle, à travers sa monnaie, l’ensemble des transactions internationales, elle impose ses normes juridiques. Des entreprises comme Alstom n’ont pris conscience que très tardivement de cette évolution, impulsée il y a plus d’une décennie déjà et qui bouleverse certaines de leurs méthodes commerciales.
     L’État a sa part de responsabilité dans cet aveuglement. N’ayant pas vu venir l’offensive judiciaire américaine, il n’a pas vraiment adapté notre droit à ce nouveau paradigme. Il n’a pas su, non plus, élaborer, de concert avec les entreprises, une stratégie globale pour s’adapter à cette nouvelle donne de la guerre économique. Un État qui ne veut plus, ne peut plus jouer son rôle de stratège, d’arbitre, de fédérateur des intérêts de l’entreprise France. Au colbertisme si décrié depuis vingt ans, pourtant synonyme de la grandeur de la France, a succédé le laissez- faire total. Les Allemands chassent en meute. C’est leur force. Aux États- Unis, ce qui est bon pour les entreprises est bon pour le pays et vice- versa. Dans ses fonctions de secrétaire d’État, de 2009 à 2013, Hillary Clinton n’hésitait pas à peser de  tout son poids pour que les grandes entreprises américaines obtiennent des contrats. General Electric en a largement profité. En France, nos managers, sortis des grandes écoles de la République, ont par trop considéré les entreprises comme leur propriété personnelle, alors qu’ils n’en sont que des salariés mandataires. À l’image de Patrick Kron, ils détestent généralement l’État, oubliant tout ce qu’il a fait pour eux et pour l’entreprise qu’ils dirigent. Sans l’État, Alstom, société anonyme à l’actionnariat privé, serait mort en 2004. Sans les coups de pouce de la Coface et les commandes publiques, l’entreprise ne se serait pas maintenue dans le peloton de tête des géants de la construction électrique.
      Voilà pourquoi, en négociant en catimini son accord avec General Electric, Patrick Kron a une responsabilité, au moins morale. Il a voulu mettre tout le monde devant le fait accompli. Il a finalement réussi. La préparation d’un accord a fuité. Le scoop de l’agence Bloomberg, le 23 avril 2014, n’a fait que repousser l’échéance....

     Une guerre-fantôme entre géants, où les responsables furent pris de court et lâchèrent prise assez vite sur cet épineux dossier, complexifié à souhait, dont on ne connaît pas encore sans doute toutes les ficelles.
       Un vrai scandale d'Etat, dont l'historique est parfaitement décrit par  Jean-Michel Quatrepoint, qui n'est pas tendre ni sur la direction du groupe ni sur le laisser-aller de l'Etat. Une vente "forcée" pour un plat de lentilles. le couteau sous la gorge, intimidé par le chantage et les énormes pressions américaines.
          Un exemple de plus de la  guerre économique livrée par les USA, aux moyens considérables et aux énormes pressions judiciaires, qui nous ont fait capituler plusieurs fois, notamment dans nos investissements en Iran.
      L'espionnage industriel joue là-bas un rôle crucial, largement encouragé en sous-main, et on sait bien que la NSA ne sert pas qu'à surveiller les terroristes ... Les USA ne sont pas les seuls à ce jeu-là, sauf que leurs moyens sont peu équivalents ailleurs. (*)
       Les lobbies savent y faire en matière de chantage et de pressions.
              On parlera après cela de déclin industriel, comme d'une fatalité....__
                      L'histoire continue...et Siemens a gagné une autre bataille.__
Et demain?...__
       (*) "Parmi les industries ciblées figurent l’aéronautique, l’énergie, les télécoms, le spatial, la robotique et la pharmacie. Des secteurs hautement stratégiques de par leur potentiel d’emplois et d’exportation. Jean-Marie Bockel, sénateur (UDI) du Haut-Rhin et auteur d’un rapport sur la cyberdéfence en 2012, estime le coût pour l’économie française entre 3 et 5 milliards d’euros par an.
     Dans un contexte global de guerre économique, tout le monde espionne tout le monde, y compris entre pays occidentaux pourtant alliés. La France fait partie du club des grandes puissances aux côtés des États-Unis, de la Russie, du Royaume-Uni, de la Chine et d’Israël. Selon Robert Guillaumot, la différence réside dans les moyens. "Le rapport est de 1 à 100 en faveur des États-Unis", précise-t-il.
    L’espionnage américain mobilise 14 agences gouvernementales, dont la NSA. L’avance de cette agence dans les moyens se double d’une supériorité technologique. Maîtres incontestables de l’informatique et de l’internet, les États-Unis disposent de capacités uniques de collecte et de traitement des données. "Ils ramassent tout ce qui passe, explique Robert Guillaumot. Ils ont des outils de traitement assez puissants pour analyser ce gigantesque gisement de données et en extraire en un temps record l’information utile au décideur. Et plus le volume de données est important, plus le résultat est pertinent. La France, qui ne dispose pas de ces capacités technologiques, privilégie une démarche sélective de stockage et de traitement des données."
     Le développement des technologies de l’information et de la communication démultiplie les cibles de collecte de données jusque dans la poche des dirigeants et des cadres d’entreprise, tous équipés de smartphones. Les systèmes d’exploitation de ces appareils (iOS, Android et Windows Phone) sont à 95% américains. Comme ceux des micro-ordinateurs ou des serveurs. Les États-Unis dominent aussi en matière de microprocesseurs, de logiciels applicatifs, d’internet et de services de cloud computing. Autant de monopoles exposant les entreprises françaises à des risques d’espionnage accrus puisque les entreprises américaines dans ces domaines sont suspectées d’offrir une porte dérobée à la NSA.
      Outre-Atlantique, gouvernement et entreprises sont soupçonnés de travailler la main dans la main. L’Advocacy Center se présente comme l’avocat des entreprises de l’oncle Sam à l’export. Selon Bernard Carayon, il va jusqu’à leur fournir des informations leur permettant de remporter des contrats ou des appels d’offres sur leurs concurrents étrangers...."
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mardi 26 septembre 2017

Point d'histoire

Il y a 16 ans.
                         Le 11/9/2001, tristement célèbre; qui reste et restera longtemps dans les mémoires, n'a pas fini de mobiliser plumes et langues. Parfois sans grand souci de rigueur et de vérité.
    Il est vrai que le dossier n'est pas clos, malgré les nombreux rapports, notamment sur les conditions d'entrée dans le territoire, de formation et d'exécution des auteurs surtout saoudiens de la sinistre opération et sur l'incroyable négligence des services de sécurité américains, pourtant avertis de risques majeurs et imminents.
   Les poussières de l'effondrement sont retombées depuis longtemps, mais les échos de cet événement unique et traumatisant dans l'histoire et la conscience américaine n'ont pas fini de hanter les esprits. Un tournant assurément.
   Un événement traumatique qui fut cyniquement exploité par l'équipe néoconservatrice de Bush, pressée de redessiner la carte du Moyen-Orient à leur profit. Avec l'insuccès que l'on sait, les drames qui continuent, dont les conséquences n'ont pas fini de se faire sentir. La guerre d'Irak, démasquée plus tard comme illégitime, fut le point de départ d'une chute de dominos régionaux et de désordres qui ne semblent pas avoir de fin.
  Très vite des doutes s'installèrent aux USA et ailleurs  concernant les déclarations officielles sur l'événement marquant et sur les conclusions de la commission d'enquête mise en place plus tard.
  Les fumées du double crash-suicide n'étaient pas retombées qur des théories fumeuses surgissaient pour tenter d'explique ce qui semblait dépasser l'entendement après avoir créé la sidération.
   Des théories diverses fleurirent. Ce qu'on mit sous le nom de "théorie du complot".        Diverses réfutations furent apportées, plus ou moins convaincantes Il reste beaucoup à dire sur ce dossier. Nous manquons encore de recul historique et il faut s'attendre à de nouveaux éclairages dans un avenir problématique.
         __________Un chroniqueur propose une synthèse approfondie, quoique partielle, qui mérite le détour par la richesse de ses informations. sur lesquelles il y a lieu de discuter. L'auteur s'efforce de tenir compte des rapports les plus sérieux à ses yeux. Nul ne détient la vérité révélée.
      La notion de "complot", à double tranchant, est délicate à manier, souvent source de confusions.
    Il importe de l'utiliser dans un sens adéquat.
Le long dossier,  nécessitant un libre examen, est à parcourir dans cet ordre:
        Les tours du World Trade Center (1/10) – La structure:
           (2/10) – Les crashs et les dégâts immédiats
               (3/10) – Les incendies
                   (4/10) – La fragilisation
                     (5/10) – Les écroulements
                       (6/10) – Les fadaises 1 (chute libre, démolition contrôlée):
                           (7/10) – Les fadaises 2 (les architectes)
                             8/10) – Les fadaises 3 (thermite)
                               (9/10) – Les Rapports d’enquêtes scientifiques
                                    Le Pentagone (1/10)....
      Les ascenseurs, une catastrophe au sein de la catastrophe:
      [La version inédite du cheikh Abou Bassir Nasser Al-Wahishi]
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lundi 25 septembre 2017

Merkel, noch einmal

Rebelote. C'était joué d'avance.
                                          Faute de mieux, Angela en reprend pour quatre ans. Mais avec beaucoup d'incertitudes.
    Faute de concurrents à la hauteur des enjeux, à cause notamment  de la déliquescence des partis, qui a des causes internes.
    Une élection qui nous concerne aussi. Ce qui se passe à  Berlin ne peut nous laisser indifférents.
 Le SPD s'efface. L'extrême droite fait son entrée. Ce n'est pas par miracle.
   L'Allemagne ne va bien qu'en apparence et pour le moment; l'herbe paraît plus verte là-bas pour nos politiques naïfs.C'est le leitmotiv des libéraux qui chez nous veulent s'aligner sur l'ordolibéralisme de rigueur à Berlin.
     Le débat politique est paralysé, le désintérêt est général, Un sentiment de résignation et de lassitude règne largement en Allemagne, les gens ne croient plus au pouvoir de la politique, qui apparaît comme faible et inapte à changer les choses, cédant le terrain de l’action aux puissances économiques...  Le désastre chez nous est l’absence d’une réelle gauche puissante ! disent certains allemands...
      La ligne économique de la chancellerie, ayant des incidences sur ses voisins, fait de plus l'objet de critiquesA l'extérieur, l'Allemagne se voit critiquée pour sa politique budgétaire combinée à de forts excédents commerciaux. Il y a quelques mois, le Fonds monétaire international (FMI) a incité l'Allemagne à utiliser ses recettes fiscales en hausse pour investir dans des projets d'infrastructures qui renforceront son potentiel de croissance et encourageront les employeurs à augmenter les salaires pour soutenir l'inflation dans la zone euro. Plus récemment, la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement a prononcé le même type d'argument que le FMI en ajoutant que ces forts excédents avaient provoqué des déséquilibres au sein des pays de la zone euro. La relance des investissements pourrait donc constituer un défi de taille pour celle qui brigue un quatrième mandat. 
  Mais le fidèle d'Angela, le vrai leader en fait, celui qui disait vouloir  écraser la Grèce pour que cela ne se reproduise plus jamais, reste inflexible, droit dans ses bottes ordolibérales.
     Malgré les tentatives macroniennes récentes,  Berlin domine mais ne répond pas.
  Karl Lamers, un grand spécialiste de la politique européenne, déclare: Je crois qu’ils mènent de facto une politique hégémonique qui ne dit pas son nom et qu’ils n’ont pas de sensibilité pour les propositions européennes que Macron a mises sur la table et que, d’ailleurs, la France demande depuis longtemps. Ils ignorent ces demandes d’une autre politique, ils les sous-estiment. Les avances qui ont été faites par la France ne sont pas du tout reprises ici, alors que cela devrait être un thème déterminant de la campagne. Mais non ! De quoi parle-t-on ici ? On parle de la taxe autoroutière pour les étrangers, du diesel et, au mieux, des retraites et du climat. Or, tous ces problèmes apparemment « nationaux », et bien d’autres, ne peuvent plus être réglés sur un plan uniquement national. Vous pouvez toujours promulguer un décret national sur le diesel, mais la transition vers un autre monde des transports ne peut s’organiser qu’au niveau européen."
 Comme pour les problèmes énergétiques
     En fait, Berlin regarde surtout vers l'Est, son Hinterland, où les salaires sont hautement profitables et Shanghaï compte plus que Madrid ou Rome.
   Il n'y a pas de miracle allemand. Les problèmes de Berlin, malgré une prospérité mal partagée et une forte montée des inégalités, commencent à émerger des mythes entretenus, ce qui n'est pas fait pour rassurer ses voisins.
    Quelles marges de manoeuvre aura la chancelière affaiblie pour aller, si elle en a la volonté et le pouvoir,de créer une minimum de solidarité européenne et d'aider à refonder des institutions vivement critiquées.. 
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- Un Alleamand sur cinq  travaille pour moins de dix euros de l’heure.
De plus en plus d'Allemands sont contraints d'avoir un deuxième emploi.
- Disparités entre les Länder.
L'euro, dopant oublié du pseudo-modèle allemand
 Angela Merkel, la «reine fainéante» de l'Europe.
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dimanche 24 septembre 2017

Parcours dominical

_​Obama a des problèmes de fin de mois. On comprend...
                               Une petite conférence à W.S mettrait du beurre dans les épinards
                 Mais où est donc passé le fameux régulateur de la finance

__ En Allemagne, les partis sont en miettes.

                        Le débat politique est paralysé, faute d'une vraie opposition. Déception» à l' Est. Un modèle effrité.
                                Mais pas de souci pour Mutti.

__  Mort lente d'un pays.

                           Mais qui se soucie de la tragédie du Yemen?

__ L'ONU accuse une nouvelle fois Israël.

                                   « La violence croissante de l’occupation engendre un double problème, car elle nie le droit du peuple palestinien à accéder à ses propres ressources naturelles et économiques, et elle décourage les donateurs de soutenir le développement de la Palestine du fait des retombées de plus en plus faibles de ce développement », indique le rapport de l’ONU...
                   Comme d'habitude.

__ Mais où est passée l'inflation ?:

                      Bien que vieille hantise historique pour les Allemands, elle est pourtant un mal nécessaire pour une croissance possible

__ Jacques Ellul, un pionnier de la décroissance.


__ L’avenir de l’Europe se jouerait-il  (à nouveau) en Catalogne?

                 Mais pourquoi vouloir être indépendants ?

__ Les aventures de Madame Vuitton A New York.

                Pas de polémique en vue (comme pour certains) mais la pub est excellente pour la maison. 
                             Jupiter est en baisse, mais la brigittemania est en hausse.

__ Le risque financier est-il mieux géré qu’au temps des subprimes ? 

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samedi 23 septembre 2017

Mais que fait la police?

Elle tire...
            Trop souvent aux USA, il est risqué d'avoir affaire à la police.
      Surtout en Californie et au Texas.
         Il ne fait pas toujours bon être sourd ou malade mental ou  étudiant, ou simple citoyen ou enfant même, ou noir. Surtout noir
    La liste est longue.
      Le  racisme n'est pas absent de ses rangs et la justice est souvent d'une clémence toute particulière
  Etre là au mauvais endroit et au mauvais moment peut être fatal. 
     Le discernement des forces de l'ordre est problématique.
   Des forces mal formées, à la gâchette facile, au sein de ce pays surarmé.
     Au cours des vingt quatre premiers jours de 2015, plus de gens sont morts sous les balles de la police aux États-Unis qu’au cours des 24 dernières années en Angleterre et au Pays de Galles. Ce n’est qu’un exemple.    Que ce soit en raison de notre penchant pour les armes à feu, de notre crainte que tous ceux qui nous entourent en aient une, ou du manque de formation des policiers, un grand nombre d’Américains ne s’étonnent plus de la violence armée manifeste entre civils et policiers.....
    Et c'est là le plus grave:l'accoutumance, malgré des éruptions de protestation.Cela n'étonne plus dans un pays où la police est surarmée et suréquipée, où l'addiction aux armes est ancienne, précoce, et encouragée par un puissant lobby.
   Malgré les protestations régulières, le symptôme Ferguson plane toujours.

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vendredi 22 septembre 2017

CETA : le pas est franchi

La France a dit oui
                               En toute connaissance de cause?
   Si le Tafta est abandonné par Trump, le CETA, après de nombreuses tractations et tergiversations, est adopté, du moins pour la France pour l'instant.
    Cet accord de libre-échange avec le Canada, remanié nous dit-on, a fait l'objet de nombreuses contestations.
      Mais celles-ci ne sont pas taries.
  Malgré les critiques et les incertitudes, le pas est franchi. Mais certaines préoccupations de fond restent entières, concernant notamment les incidences de l'importation facilitée de la viande bovine sur nos éleveurs souvent en détresse, les normes d'élevage et environnementales contestables et l'instauration de tribunaux spéciaux pour régler les conflits privés avec les règles étatiques.
   Certains responsables politiques demandent la réouverture des négociations.
          Les "experts" sont on ne peut plus vagues sur des points fondamentaux du traité, reconnaissant à mi-voix que " ce sont peut-être les questions agricoles qui suscitent le plus d'inquiétudes. Car le Ceta va augmenter les quotas d'importations de bœuf et de porc canadiens en échange de la reconnaissance d'appellation géographique outre-Atlantique. « Les conditions d'élevage diffèrent beaucoup entre l'Union européenne et le Canada. Si l'accord prévoit de créer au Canada une filière bovine spécifique garantie sans hormone destinée à l'exportation vers l'Union européenne et une filière porcine sans traitement à la ractopamine, il est muet sur les questions du bien-être animal, de l'alimentation animale (farines animales ou non ?), et de l'administration d'antibiotiques comme activateurs de croissance », regrette le rapport.
  Ses auteurs préviennent qu'il « sera difficile de ne pas concéder aux nouveaux partenaires des contingents d'importation de viande plus élevés que ceux qui existent actuellement, ce qui pourra changer notablement l'échelle des problèmes. Le risque est que le Ceta ne fournisse pas des conditions favorables aux objectifs de la transition écologique de l'agriculture (maintien de la place des prairies et de l'association polyculture-élevage notamment), en particulier dans le secteur de l'élevage bovin allaitant, déjà en difficulté depuis de nombreuses années. » Sur ce sujet, les rapporteurs proposent de « mettre en place un système d'information pour le consommateur sur les modes de production (utilisation d'antibiotiques et activateurs de croissance, bien-être animal, environnement, caractère transgénique) ».
       Les intentions sont louables, mais quelles garanties seront offertes après la mise en route du processus?
      Il semble bien en tous cas que les  lobbies soient satisfaits.
          Le 26 octobre 2016, l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot avait vivement apostrophé les présidents du Conseil européen Donald Tusk et de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, contre le Ceta (Accord économique et commercial global en français). La vidéo a beau avoir été vue plus d'un million de fois sur Facebook, rien n'y a fait. Cet accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada va être appliqué "provisoirement" à compter d'aujourd'hui, en attendant une pleine entrée en vigueur du texte une fois que tous les parlements des pays membres de l'UE l'auront voté..
De plus au Canada comme aux Etats-Unis, le principe de précaution n’est pas reconnu. Il faut qu’une menace soit avérée pour déclencher une interdiction. Alors qu’en France, le risque de dommage grave suffit à interdire un produit. La commission d’experts dit ainsi qu’il est "très difficile d’apprécier les conséquences" du Ceta "sur l’environnement et la santé.
     Par ailleurs, et la commission, le formule explicitement, le climat est "le grand absent". Elle recommande donc qu’il puisse y avoir un "veto climat" sur les tribunaux d’arbitrage. Aujourd’hui, l’Europe a la possibilité d'interdire les carburants canadiens, très chargés en carbone puisqu’ils proviennent de l’extraction des sables bitumeux. Avec le Ceta, ça ne sera plus possible. Barack Obama s’est heurté au même problème dans le cadre de l’Alena : il a bloqué le pipeline Dakota, mais la société TransCanada a porté plainte auprès du tribunal d’arbitrage, et réclamé... 15 milliards d’euros ! Dont 13 au titre des bénéfices non engrangés ! Jusqu’à ce que le beau et moderne Trudeau refasse le deal avec l'affreux Trump. La menace de sanctions financières des tribunaux d’arbitrage amène les Etats à avoir peur de légiférer. "
          C'est une partie non négligeable de notre alimentation qui sera impactée:
" Avec l'entrée en vigueur du Ceta, de la viande produite au Canada pourra être plus facilement importée au sein de l'Union européenne. Or, cette viande n'est pas produite selon les mêmes règles outre-Atlantique. Les producteurs canadiens utilisent par exemple plusieurs anabolisants et antibiotiques "comme facteurs de croissance", alors que cette pratique est interdite au sein de l'UE, relève le rapport de la commission d'évaluation de l'impact du traité de libre-échange (PDF), remis au Premier ministre Edouard Philippe début septembre. Selon cette étude, le Ceta "laisse la possibilité au Canada d'utiliser" ces facteurs de croissance dans sa production de viande. Vous pourriez donc, si vous achetez ces produits canadiens, consommer de la viande traitée aux antibiotiques.
   L'Union européenne a cependant interdit l'importation de bœuf traité aux hormones ou de porc dopé à la ractopamine, détaille Le Monde. Mais "nous savons que les règles et les vérifications ne sont pas à la hauteur", s'inquiète Samuel Leré, responsable environnement et mondialisation à la Fondation pour la Nature et l'Homme, contacté par franceinfo. "Aucun dispositif n'est prévu pour contrôler l'application de cette interdiction." Le rapport d'évaluation du traité abonde dans ce sens, expliquant que "rien ne figure dans le texte sur l'adaptation nécessaire de l'organisation des contrôles". Il faudra, poursuit l'étude, à tout prix "s'assurer de la qualité du contrôle" des filières canadiennes sans hormone et sans ractopamine. "
      Le traité est muet sur les questions du bien-être animal, de l'alimentation animale (farines animales ou non ?), et de l'administration d'antibiotiques comme activateurs de croissance », regrette le rapport.
___ C'est-à prévoir...
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jeudi 21 septembre 2017

Détruire, dit-il

Gesticulations onusiennes et Rocket Diplomacy
                                                             Dans la cours de récréation, qui n'est jamais surveillée, l'irresponsable teigneux de la Maison Blanche, Destroy Man, aux prises avec l'ado Rocket Man.
                                                  C'est America first! ou Donald alone.
    Affligeant spectacle! Un super- ego contre un autre. Qui dégainera le premier?
 Le gendarme du monde ne fait pas dans la dentelle à OK Corral.
   Pas plus que le Wall Street Journal.
        Ce sera Apocalypse Now, si...Retenez-moi!   Le Congrès le fera forcément.
  La diplomatie de la menace maximale est de chaque côté une posture. Aucun ne peut passer à l'acte. C'est la logique de la dissuasion, le moindre mal. Mais ce petit jeu peut être risqué.
     Trump est un idiot utile pour Kim Jong Unil contribue à souder la population nord-coréenne autour du leader super maximo..
     Trump a besoin d'ennemis, de diabolisation, l'autre a besoin d'exister, dans sa mégalomanie d'assiégé énigmatique.
   Comme l'analyse Philippe Pons dans son livre très fouillé sur l'histoire et les arcanes du système, la Corée du Nord est en partie opaque et en partie rationnelle, dans le contexte où elle se trouve.
   Le problème nord-coréen vient de loin. Il n'y a pas de génération spontanée.
     Certes, l'histoire n'explique pas tout.
         Mais elle éclaire une bonne partie de la crise d'aujourd'hui.
   ___L'analyse de William R.Polk, ancien conseiller de Kennedy, peut permettre de mieux comprendre un peu mieux pourquoi et comment on en est arrivé là.
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- Trump et l'Iran
- Le point de vue de J.R.Bradley
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Une fillette coréenne porte son frère sur le dos, dépassant un char M-26 bloqué à Haengju, Corée, le 9 juin 1951 (photo Forces Armées américaines).