Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mardi 31 octobre 2017

Quelles règles commerciales?

Maîtriser la mondialisation.
                                             Si le commerce enrichit et adoucit les relations humaines et a constitué historiquement un vecteur d'échanges civilisationnels, il n'en reste pas moins qu'à un certain degré il nécessite des règles, même non écrites,sous peine de déboucher sur des affrontements, des conflits d'intérêts qui viennent ruiner la notion même d'échange.
    Dès l'instant où le commerce prend une dimension importante, s'internationalise, il devient nécessaire d'établir une organisation mondiale pour veiller à a bonne application de principes d'échanges équitables autant que profitables. Le doux commerce prôné par Montesquieu, dans le contexte mercantiliste libéral de son temps, peut vite se transformer en guerre économique, voire en guerre tout court, qui peut prendre bien des formes.
         L' OMC, officiellement née en 1995, a théoriquement la fonction de veiller à la bonne marche des échanges internationaux et de les favoriser, en stimulant pas exemple les exportations.
   A priori, rien à dire. Mais, dans son fonctionnement réel, au sein du système capitaliste libéral et hyper-financiarisé, son rôle est devenu de plus en plus contesté, comme le reconnaissent certains économistes bon ton :...«On a posé comme principe que le libre-échange est gagnant pour tout le monde», regrette Jean-Luc Gréau, ancien économiste de la confédération patronale française (Medef), qui a publié cette année un livre sur l'avenir du capitalisme où il s'inquiète des délocalisations facilitées par la levée des barrières commerciales.
«En réalité, il n'y a que trois catégories de vainqueurs: les pays qui produisent des matières premières, ceux qui ont de faibles coûts de main-d'oeuvre comme la Chine ou l'Inde et ceux qui sont hautement spécialisés dans les biens d'équipement comme l'Allemagne et le Japon. Des pays qui comme la France ou l'Italie ne font partie d'aucune des trois sont perdants», estime-t-il.      Pascal Lamy avait fini par reconnaître en partie le problème.
  L'organisation favorise surtout les intérêts des plus puissants et des multinationales
       " Comme l’a reconnu lui-même Pascal Lamy, directeur général de l’OMC depuis 2005, au sujet de l'AGCS (accord général sur la commercialisation des services) que promeut l'OMC : « l’AGCS est avant tout un instrument au bénéfice des milieux d’affaires». C’est ce qu’avait déjà observé dès 1985 la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, organe de l’ONU) affirmant dans un rapport que « la libéralisation des services profitera essentiellement aux multinationales qui dominent le marché mondial »
     Les représentants des grandes puissances, des firmes transnationales, de la finance mondiale, imposent à l’OMC leurs conceptions néolibérales. Il s’agit d’assimiler à des marchandises des secteurs comme les produits agricoles, l’eau, l’éducation, la santé, les services sociaux et notamment les services publics. L’OMC impose inexorablement aux États de modifier leurs lois, règlements, procédures administratives pour les mettre en conformité avec les règles qu’elle édicte. Mais ces règles édictées par l’OMC, loin de résulter d’un processus démocratique, sont prises dans l’opacité par une minorité de « puissants » (représentants des États les plus riches, des grandes entreprises, des grandes banques), alors que la majorité des États et des populations du monde ne sont même pas consultés ni même réellement informés."
     Réguler le commerce mondial est un impératif  négligé, ou plutôt orienté
            ____________On évoque enfin la possibilité d'un  traité alternatif, aux orientations plus équitables.
     Il est temps. L'idée est bonne mais l'issue incertaine.
          Depuis cinq ans, l’essentiel du débat public sur le commerce a été monopolisé, en Europe, par deux traités de libre-échange : l’un avec les États-Unis (TTIP ou TAFTA, depuis tombé à l’eau) et l’autre avec le Canada (CETA, en cours de ratification par les capitales, y compris Paris). Ce fut l’occasion, pour beaucoup d’acteurs de la société civile, de monter au créneau et de dénoncer les risques associés à ces textes. En particulier parce qu’ils pourraient renforcer la protection juridique des investisseurs privés et réduire la capacité de certains États à légiférer.   À partir de lundi s’ouvre à Genève un cycle de négociations d’un projet de traité alternatif qui, cette fois, bénéficie du soutien enthousiaste d’une myriade de collectifs de la société civile : il s’agit de créer, dans le cadre des Nations unies, un instrument juridiquement contraignant pour obliger les multinationales à faire respecter certains des droits humains les plus fondamentaux, partout où elles et leurs filiales sont implantées.
      Ce processus a été engagé à l’Onu en 2014, un an après l’effondrement du Rana Plaza, au Bangladesh, qui avait coûté la vie à plus de 1 100 personnes. Beaucoup d’entre elles travaillaient dans des ateliers de confection, qui alimentaient de grandes marques de vêtement occidentales dont Mango, Benetton ou Carrefour. Mais ces dernières n’ont jamais été, jusqu’à présent, inquiétées par la justice. « L’être humain doit être placé au-dessus des intérêts économiques et politiques »a lancé, lors d’une visite en France début octobre, l’une des promotrices du traité, María Fernanda Espinosa. La ministre des affaires étrangères de l’Équateur, l’un des États les plus actifs dans ce dossier avec l’Afrique du Sud, était venue à Paris pour tenter de convaincre l’exécutif français de l’importance de la démarche.
   
Manifestation le 24 avril 2014 à Savar (Bangladesh), un an après la catastrophe du Rana Plaza. Des familles de victimes réclament la responsabilisation des groupes de textile occidentaux © Reuters / Andrew Biraj.Manifestation le 24 avril 2014 à Savar (Bangladesh), un an après la catastrophe du Rana Plaza. Des familles de victimes réclament la responsabilisation des groupes de textile occidentaux © Reuters / Andrew Biraj.                                                             « Le CETA est un accord qui a été écrit par et pour les multinationales. Ce projet de traité veut faire l’inverse : remettre les multinationales à leur place, c’est-à-dire au service des droits humains », veut croire Michel Cermak, un activiste de l’association belge CNCD-11.11.11« Avec ce projet de traité contraignant, qui primerait sur les traités de libre-échange, on cherche à graver l’autre face de la monnaie », insiste de son côté Monica Vargas, activiste bolivienne (TNI), l’une des figures de la Campagne globale « pour revendiquer la souveraineté des peuples et démanteler le pouvoir des multinationales ».         Ce traité veut s’attaquer au concept de « voile juridique » qui empêche bien souvent d’engager la responsabilité d’une société mère face à des actes commis par l’une de ses filiales. « C’est un combat énorme, ce n’est pas un petit sujet, juge le député socialiste Dominique Potier. On touche ici à l’un des moteurs de l’ultralibéralisme. Si l’on est prêts, collectivement, à lever ce voile juridique, on est sur une réforme systémique. » Cet élu français est attendu de pied ferme à Genève, où il fera le service après-vente de la loi dont il fut co-rapporteur sous la présidence Hollande.          Ce texte sur le « devoir de vigilance » à l’égard des grandes entreprises, vite surnommé « loi Rana Plaza », a été adopté en mars 2017. En pleine campagne présidentielle, le vote est passé presque inaperçu. Pourtant, il s’agit peut-être de l’un des textes les plus importants du mandat. Désormais, les sociétés qui comptent au moins 5 000 salariés en France (ou plus de 10 000 dans le monde) ont l’obligation d’« identifier les risques et prévenir les atteintes graves » envers toute une batterie de droits (en matière de santé, environnementaux, sociaux) que pourraient provoquer leurs activités ou celles de leurs filiales, en France comme à l’étranger.....Les États-Unis de Donald Trump n’ont pas l’intention de soutenir le texte. Et s’ils ne le disent pas haut et fort, les Européens sont réticents. Même la France, qui vient pourtant de se doter d’une des lois les plus offensives sur le sujet, est sur la défensive..... (Ludovic Lamant)_______________________________'

lundi 30 octobre 2017

Crise catalane

Une balle dans le pied?
                               Nationalité fantomatique.
          Plus on avance, plus ça se complique.
  Tout semble avoir été fait, sauf ce qu'il fallait faire. Et qui reste à faire.
  La situation de blocage, qui se renforce et se complexifie, s'approfondit et nulle autre solution autre que négociée ne semble possible pour sortir des rigidités et des impasses actuelles.
  La "question catalane" nous renvoie à un monde de contradictions en apparence insolubles, sauf à remettre les compteurs à zéro, par des élections générales bien préparées et bien conduites, en réparant une vie politique, mal guérie de la guerre civile, dont la crise a révélé les dérives affairistes et autoritaristes.
    Médiocrité  de part et d'autre? Le problème ne se pose pas en termes psychologiques, mais politiques, avec le recul historique qui se doit.
  Les rigidités anachroniques de Mariano Rajoy n'ont rien arrangé, même si les rétorsions économiques sont restées assez symboliques   Si la détermination des indépendantistes a bien sûr sa part de responsabilité, la répression violente du vote du 1er octobre, puis l’attitude intransigeante du gouvernement espagnol, ont aussi fait craindre une dégradation de la situation aux investisseurs et aux touristes. Ici, c’est moins l’indépendance elle-même qui est en cause que le caractère violent et dangereux de la crise politique. Or ce caractère doit beaucoup à la stratégie du gouvernement espagnol qui, précisément, compte sur une dégradation de la situation économique pour faire céder l’exécutif catalan....
                    La grande plongée dans l'inconnu en est au point où les possibles sont réduits à des solutions de plus en plus restreintes, la scission relevant de l'ordre du mythe, à l'heure où la balkanisation de l'Europe marque un coup d'arrêt, après avoir été un temps complaisamment encouragée.
   Le conflit en cours, qui ne s'apaisera qu'après un rééquilibrage négocié des pouvoirs, nous ramène à l'histoire particulière du pays, au mythes qui se sont constitués sur la question de l'unité espagnole,
     Mythes qu'il faudra bien à nouveau questionner.
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- Le jour d'après: désarroi prévisible.
- Point de vue
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dimanche 29 octobre 2017

Méli-mélo

__ Jupiter en a . C'est plus qu''utile.
                                                     Mais ça dépend pour quoi.

__ De l'avantage et des inconvénients d'être un petit pays.
                                                            Mais qui a beaucoup à nous apprendre.

__ Il fallait s'y attendre:  un peu mais pas trop...

__  Les banques se servent là où elles peuvent...

__  Laurent a raison: c'est un vrai scandale!

__ Le Père Noêl est une ordure: il ne passera pas cette année.

__ Attention à Alibaba et ses quarante  (millions de) clickeurs.

__ Il n'y a pas que les agriculteurs suisses qui sont malades.

__ Rien n'est perdu pour notre camembert, notre industrie de pointe.

__ Etonnant Pierre! qu'il ne faut pas confondre avec Julie (Larousse)

__ Aller aux prud’hommes, une partie de plaisir?
                                         Fin d'une indépendance précieuse... Pour ce conseiller employeur, qui siège depuis huit ans à Lorient, les barèmes « vont contre l’esprit de la loi ». « Imaginez la même chose au pénal : pour un meurtre, c’est maximum tant de dommages et intérêts, pour un viol, tant : ce serait un tollé », reprend M. Ragani, qui rappelle que « tout l’intérêt de la justice est de pouvoir trancher chaque cas individuellement en fonction du contexte de l’entreprise, de l’âge du salarié, de sa situation familiale, etc. » Il n’y a « pas de barème possible sur la souffrance », renchérit Mme Mahoïc."

__ Ça se passe comme ça dans la famille Ryanair.
                                                                       On peut dormir quand on veut. On annule si nécessaire. On part ou on se bouscule aux portillons.
                   Ça roule vole. Tout baigne. Enfin, presque. On est heureux et surtout ce n'est pas cher.

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samedi 28 octobre 2017

Hypothétiques emplois


On cherche la cohérence.
                                     Comme c'est étrange...
                                          Est-ce un problème de calculette ou une étourderie?
        Dans un organe de presse Macron-compatible, malgré les déclarations exprimées en haut-lieu, on relève que, s'agissant de l'impôt sur le capital, la réalité serait moins claire que celle officiellement proclamée:
 "Avant que le Sénat ne se saisisse du projet de loi de finances pour 2018, le président de la commission des finances, Vincent Eblé (PS), a souhaité obtenir de Bercy des précisions sur les effets de la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et de l’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 30 % sur les revenus du capital. « On ne peut pas nous demander de légiférer à l’aveugle, explique le sénateur de Seine-et-Marne. Si je n’avais pas demandé ces éléments d’information, je ne suis pas certain que nous les aurions obtenus. » Jusqu’à présent, en effet, ces données faisaient singulièrement défaut.
   Il ressort des informations transmises à la commission des finances que, avec le PFU, les cent premiers contribuables à l’ISF gagneront chacun en moyenne 582 380 euros par an. Pour les mille premiers, le gain moyen sera de 172 220 euros par an. Selon les services de la commission, 44 % du bénéfice total lié à la mise en place du PFU serait capté par le 1 % des ménages dont le revenu est le plus élevé.
   En revanche, Bercy se dit dans l’incapacité de chiffrer avec précision l’impact du remplacement de l’ISF par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) car, explique l’administration fiscale dans sa réponse, « le patrimoine immobilier des redevables n’est pas connu avec précision ».
      Un beau cadeau quand même.
          Comme c'est embêtant....
  Cet impôt sur la fortune et le capital, dénoncé comme dissuasif et scandaleux par Mr Gattaz, serait même d'une absurdité  insigne, dit Romaric Godin, économiste à la Tribune. Malgré les appels à la tranparence, celle-ci n'est pas au rendez-vous.
    De plus, selon certains, les emplois supposés devoir être crées par la bouclier fiscal coûteront... 4 fois plus cher que les contrats aidés.
        Où sont les vrais assistés de la République?
                    Vieille question!...

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vendredi 27 octobre 2017

USA: état des lieux

Vers quel déclin?      __Points de vue_
                                           Pas simple d'avoir un point de vue surplombant sur les problèmes que vit l'Amérique et de se projeter dans l'avenir qui se dessine avec la montée en puissance de Pékin et d'autres pays du Sud-est asiatique.
     Il est sûr en tous cas que la superpuissance de l'Empire, développée depuis le début du XX° siècle,  est derrière nous. La domination du dollar est en question, La puissance militaire reste sans égal, mais ne suffira pas très longtemps à assurer la domination des intérêts de l'Oncle Sam.
    Selon l'Iris, les dernières élections à Washinton ont été révélatrices de cette thématique du déclin.
   L'effacement et le déclassement des classes moyennes est un signe qui ne trompe pas.
 Un déclin en trompe-l'oeil aux yeux de certains. Une économie en reconversion permanente selon d'autres. Le cas de la résurrection progressive de Détroit en serait l'illustration.
    Du point de vue sociétal, rien ne progresse par contre.
      Pour l'historien Paul Kennedy et Emmanuel Todd, la notion de déclin est le thème dominant.
         Les réflexions de Laurent Herblay méritent d'être discutées ( 1_)_( 2_)_ ( 3)_(4)_(5).-  (6(- (8) : une démocratie malade .
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jeudi 26 octobre 2017

Transhumance

Pas simple d'être (très) riche!
                                     C'est un sport de combat.
        Rien n'est jamais acquis et il faut savoir souvent faire sa valise.
           Car les règles (ou les non règles) changent très souvent.
             Ce n'est pas du jeu.
   Une situation qui n'est pas de tout repos et il faut savoir déjouer le fisc.
    C'est comme les multinationales, obligées de déplacer leurs pions selon le coût de la main d'oeuvre.
   Pourquoi tant de grosses entreprises américaines en Irlande? Il y a climat plus favorable. Pas cons les mecs, qui profitent de l'absence d'harmonie européenne. Chacun pour soi! Bien fait pour leurs g......!
    Même si certains esprits chagrins ne sont pas d'accord:  "Cette concurrence entraîne finalement les pays européens dans une spirale infernale. L'Irlande du Nord prévoit d'abaisser son impôt sur les sociétés pour être aussi attractive que la République irlandaise. Tout cela est accentué par le développement des acteurs du numérique, qui profitent du caractère dématérialisé de leur activité pour payer le moins d'impôt possible. « Au final, tout le monde est perdant, juge le député Marc Laffineur. Cette concurrence fiscale et sociale agressive sape les fondements de l'Union européenne. "
    Donc les grosses fortunes font de la  transhumance, en fonction des avantages et des cadeaux fiscaux. L'intérêt,national et général n'est leur souci.
 Le principal argument en faveur de la réduction du périmètre de l'impôt de solidarité sur la fortune(ISF) a du plomb dans l'aile quand on observe ce qui passe dans les pays européens offrant aux plus riches une fiscalité avantageuse. 
   De la Belgique jadis attractive ou du Luxembourg si proche, il faut maintenant aller plutôt sur les bords du Léman.
   Mais la Suisse ne serait plus ce qu'elle était...
Il faudrait aller voir vers Malte...et plus loin. Ce n'est pas la place qui manque. 
      C'est un enfer que la recherche du meilleur paradis. On ne va pas en plus payer des impôts.
La fortune se gagne à la force ses poignets, reste encore à la faire fructifier et à faire partie des premiers de cordée.
    Heureusement qu'il n'y a plus de valises et de routes forestières passées à la sauvette. L'argent pèse moins lourd et il n'y a plus de frontières.    Les chemins numériques, bien que détournés, ont pour eux la discrétion et la rapidité.
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mercredi 25 octobre 2017

Business ordurier

     Elles adorent les ordures, ces mafias .
         Cela se passe à deux pas de chez nous.
  En toute discrétion, mais non sans conséquences sanitaires sur les populations.
  La mafia calabraise, aux multiples ramifications, ne fait pas que dans les ordures et n'opère pas que dans l'Italie du Sud, son berceau.
Elle opère aussi discrètement chez ses voisins allemands ou chez nous.
     Elle sait se rendre indispensable, même pour les plus triviales besognes.
          C'est ce que rappelle l'émission de Théma Arte sur ce sujet hier soir, qui fait parfois froid dans le dos.
   La mafia locale a pris en charge le transport et l'"évacuation" des déchets parfois les plus toxiques ou parfois radioactifs, avec des procédés expéditifs, "non conventionnels", avec la complicité de groupes industriels européens, qui y trouvent leur compte, en détournant la loi, et avec le silence d'hommes politiques bien placés.  
      Les temps sont durs. La drogue ne rapporte souvent plus assez et la concurrence est rude. Donc les mafias ont fait main basse sur nos déchets, même les plus toxiques. La liste des décès par cancer s'allongent dramatiquement.
   Dans l'Italie de rêve, voilà un tourisme à encourager, mais pour lancer des alertes et pour soutenir des populations locales découragées et réduites au silence.
     Et si on en parlait à Bruxelles?...
         Car les mafias ne colonisent pas que l'Italie...
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mardi 24 octobre 2017

Ruée vers l'or

       Ça continue...
                                            Avec ses hauts et ses bas, ses déplacements incessants.
  Même s'il n'est plus la garantie ultime des monnaies, l'or continue d'être objet de spéculation, d'accumulation pour temps incertains et connaît un usage industriel de plus en plus grand.
   Parfois matière première comme une autre, mais toujours valorisée, sous le signe de la rareté. Le grand fétiche poursuit son aventure.
      Malgré la déconnexion opérée sous Nixon entre l'or et le dollar, il continue à être stocké par les banques, échangé entre particuliers et n'a pas perdu de sa valeur mythique.
    C'est dire que l'avenir des chercheurs du métal précieux est garanti, bien qu'aléatoire.
      La ruée vers l'or californien est bel et bien terminée, mais les prospectives, plus ou moins légales, se déplacent.
       Aujourd'hui, c'est la Guyane qui fait l'objet d'intérêts particuliers. Ce n'est pas nouveau. Les pratiques souvent sauvages d'orpaillage au coeur de la forêt amazonienne durent depuis plus d'un siècle..
   Les conséquences sur l'environnement sont maintenant connues; l'utilisation de cyanure et de mercure, notamment, ne sont pas sans conséquences sur le milieu et les personnes.
   ____Mais l'immense  projet de mine d’or industrielle en cours suscite des inquiétudes profondes, qui dépassent les limites guyanaises.
   Les craintes légitimes de profondes et irréversibles dévastations s'expriment de plus en plus fort.
Il est pas insensé de parler de  catastrophe écologique potentielle de grande ampleur.
    Le projet très rentable, qui doit être voté, est contré par de nombreuses associations fortement motivées. La plus « plus grande mine de France » n'est pas seulement un projet local, il faut arrêter de mettre en danger la forêt amazonienne déjà agressée de toutes parts. Ce n'est pas un espace sylvestre comme un autre dans l'écosystème mondial.
    Le débat public doit se poursuivre, sur une question qui concerne tout le monde.
         Même si, vu de l'Elysée, la Guyane n'est qu'une île....tout à fait insalubre...
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lundi 23 octobre 2017

Point d'histoire

Autriche: dénis et dénazification manquée
                                                                 Alors que l'extrême droite est une nouvelle fois en embuscade au pays de Sisi, personne ne s'indigne vraiment. Juste quelques mises en garde. Pourtant, l'élection de Sébastien Kurz et ses futures alliances devraient inquiéter, comme hier le succès de Jörg Haider ou le passé de Kurt Waldheim.
      A Bruxelles, pas de manique, même si le ton est différent vis à vis de la Hongrie ou de la Pologne.
    A Vienne, le passé ne passe pas, pas le plus prestigieux, celui de l'ancien Empire, mais celui d'un passé si récent, sur lequel on a passé un peu vite l'éponge, après-guerre, pour des raisons aussi opportunistes, culturelles que politiques à courte vue.
     Avoir considéré le pays comme  "victime du nazisme" , ne fut pas sans conséquences, non seulement dans l'immédiat après-guerre.
        La dénazification confiée aux Français suivit un chemin très particulier, ce qui fait dire que "... la dénazification totale des Autrichiens fut un échec. L’Est et l’Ouest étaient en pleine guerre froide, la France connaissait de graves crises gouvernementales, la Légion étrangère avait besoin de soldats pour la guerre d’Indochine et pour défendre les acquis coloniaux. Les Français ne pouvaient donc se passer du soutien des Autrichiens et de leur contribution directe dans les combats qu’ils menaient contre le communisme et le mouvement de décolonisation. L’occupant français ne pouvait donc pas se permettre d’être trop dur avec les nazis autrichiens : les Français avaient besoin d’eux, autant économiquement que militairement. En condamnant trop vivement ceux qui avaient collaboré avec les nazis, les Français risquaient de provoquer une grave crise sociale en Autriche, ce qui n’aurait pas manqué de déstabiliser toute l’Europe centrale..."
    Bref, on ferma beaucoup les yeux. Résultat: un passé qui ne fut jamais digéré et des plaies toujours ouvertes. On a oublié les conditions de l'Anschluss et le fait que " 40 % des gardiens des camps de concentration et 70 % de l’équipe d’Eichmann, chargée de la solution finale, étaient des Autrichiens. Alors que le pays représentait 8 % de la population du IIIe Reich. » L’histoire douloureuse refuse obstinément de mourir. Le théâtre de Thomas Bernhard en atteste, violent et outrancier pour mieux réveiller la nation."
    De même les écrits sans complaisance de Elfriede Jelinek.
       Un  passé qui ne passe pas, selon certains observateurs.  Oublier son passé n'a jamais produit les meilleurs effets. Freud avait raison: le déni est la pire des choses, la nostalgie est révélatrice. Les mythes ont la vie dure.
__________Un simple exemple: le travail forcé, notamment des Juifs, a eu un début de reconnaissance en Allemagne et certaines réparations partielles furent accordées aux victimes.
  Ce ne fut pas le cas en Autriche, comme l'atteste le témoignage de ce juif rescapé d'origine polonaise, échoué finalement dans le nord de la France, qui a toujours obtenu un refus concernant d'éventuels dédommagements concernant les terribles traitements endurés en Autriche:
      "En 39-45, j'ai été travailleur forcé. L'Autriche refuse toujours de l'admettre
            Un fonctionnaire anonyme a répondu à ses requêtes qu'on n'allait pas créer de précédents et... remonter à Attila...
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dimanche 22 octobre 2017

Dans une île si tranquille...

...Un mal qui répand la terreur.
                                                  Dans cet Etat européen si ordinaire qu'on finit par oublier, qui ne soulève aucune tempête dans les institutions bruxelloises, se passent des choses terribles, dignes d'une mafia sud-américaine.
      Pourtant du beau monde s'y met à l'abri. En toute tranquillité et discrétion.
         Des multinationales bien connues viennent y trouver refuge.
  En fait, derrière les apparences,  la corruption mine les institutions.
                          Derrière l'opacité financière et une façade avenante, l'île est minée depuis longtemps.

Des meurtres par voiture piégée frappent depuis deux ans l'île, épinglée dans les "Panama Papers" et les "Malta Files" pour malversations financières.   400 000 lecteurs revendiqués dans un pays qui compte 430 000 habitants. Assassinée dans un attentat à la voiture piégée lundi, la journaliste Daphne Caruana Galizia s'était forgée une solide notoriété. Son blog, consacré principalement aux scandales de corruption à Malte, lui a attiré de nombreux ennemis, en particulier parmi les politiques, ses cibles régulières. Au point que son fils, également journaliste, accuse les autorités.      La corruption est un mal ancien à Malte. Bien que membre de l'Union européenne, le pays se trouvait en 2016 à la 47e place sur 176 du classement de l'ONG Transparency International. La criminalité y est d'autant plus endémique que l'île est régulièrement présentée comme un paradis fiscal, où règne une certaine opacité financière qui séduit les réseaux criminels.   Daphne Caruana Galizia s'est fait une spécialité des trafics illicites et avantages fiscaux pour les sociétés étrangères dans cette île qui abrite 70 000 sociétés offshores. Dans nombre de dossiers européens de corruption, Malte, dont l'économie est basée sur les services, en particulier financiers, est citée comme une étape dans le circuit de l'argent.    En révélant la première les soupçons de corruption pesant sur l'entourage du Premier ministre Joseph Muscat, la journaliste a indirectement provoqué des élections anticipées à la fin du printemps dernier - élections qui n'ont pas eu d'incidence sur l'équilibre politique actuel. Elle avait alors dénoncé l'ouverture par la femme du Premier ministre, Michelle Muscat, d'un compte au Panama pour y dissimuler des pots-de-vin en provenance d'Azerbaïdjan, en échange de l'autorisation donnée à une banque azérie de travailler à Malte... 

       Le courage de Daphné lui aura été fatal.

L’île méditerranéenne est régulièrement accusée de dérive mafieuse. Les opposants et les journalistes étrangers qui enquêtent sur le système maltais critiquent l’absence d’indépendance de la police, de la justice, des medias.
   Les deux proches du premier ministre mis en cause par les « Panama papers » pour avoir ouvert des comptes offshore après leur arrivée au pouvoir et touché des pots-de-vin sont toujours en place ; la police a enterré les rapports de l’agence antiblanchiment sans même ouvrir d’enquête. Malgré les réserves de Bruxelles, le très lucratif programme de ventes de passeports de l’UE, qui permet d’acquérir la nationalité maltaise pour un million d’euros, se poursuit dans la plus grande opacité.
    A l’heure où l’UE, à juste titre, exige de la Pologne et de la Hongrie le respect de l’Etat de droit, il serait bon qu’elle se penche avec autant de circonspection sur les conditions dans lesquelles les libertés fondamentales sont appliquées à Malte...

      L' île est avenante et discrète. On comprend que le "tourisme" y prenait bien des formes, pas toujours conventionnelles.
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samedi 21 octobre 2017

LU

___ Gros trou d'air et  panne sèche.
         Mais que se passe-t-il chez Airbus?   Alliance en vue?
                  C'est grave, docteur?
Les Américains sont en embuscade, comme dans d'autres affaires.
   Heureusement que pour certains les parachute sont dorés...

___ Nouveau krach: certains s'inquiètent.

                              On n'a rien appris...Un risque sous-estimé.

__ Dette de la Grèce : quand Le Maire plagie… Varoufakis !
               Sortir des mensonges passés sur la crise..

__ Pierre Gattaz: pour une contrôle journalier des chômeurs. Comme en Angleterre?
                 Les chômeurs feraient de "l'optimisation" et l'ISF est un "poison".

__  Glyphosate : le pire scandale sanitaire du XXIe siècle
                    Pollution "calamiteuse" des eaux.

__ Donald Trump nous trompe sur l'Iran.

__ On peut mourir écolo...et pas cher.

__ Le tour de passe-passe de la CSG. 

__  L'avenir de l'Allemagne n'est pas plus radieux que le nôtre .
                            Merkel tiraillée entre Macron  et sa future coalition.
                                   Géopolitique-fiction (?)
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vendredi 20 octobre 2017

Où va-t-on?

    Adieu! mouches,papillons, sauterelles...abeilles, oiseaux.

                          Une catastrophe silencieuse:

           En trente ans, près de 80 % des insectes auraient disparu en Europe:
                "En moins de trois décennies, les populations d’insectes ont probablement chuté de près de 80 % en Europe. C’est ce que suggère une étude internationale publiée mercredi 18 octobre par la revue PLoS One, analysant des données de captures d’insectes réalisées depuis 1989 en Allemagne ; elle montre en outre que le déclin des abeilles domestiques, très médiatisé par le monde apicole, n’est que la part émergée d’un problème bien plus vaste....

___On a toujours besoin d'un plus petit que soi...


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jeudi 19 octobre 2017

Il était une fois, la Lybie