Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mardi 28 février 2017

(Fatale) erreur de casting

....Et résistances.
                                 L'instant de stupeur passé, on  s'organise.
        L'incroyable succède à l'impensable.
    L'administration Trump, bien que dangereuse, brouillonne et chaotique, poursuit sa logique offensive.
Les attaques de l 'administration de la Maison Blanche et de son locataire engendrent divers mouvements de protestation, qui semblent déterminés à durer.
          Sur tous les fronts.
  Les medias vilipendés sans nuances sont à l'avant-scène, même souvent les plus conservateurs, comme Fox News.       Même le non regretté Bush Junior commence à donner de la voix.
       Beaucoup d'Américains se demandent comment durer, tenir dans la résistance à Trump, qui cherche à humilier, caricaturer, diaboliser toutes formes d'irrévérences.
      Le Harper's Magazine est l'un des organes historiques parmi les plus indépendants, engagés contre les condamnations qui frappent la liberté de la presse,l'expression des désaccords les plus vifs..
    Contre les faux semblants d'une démocratie malade depuis longtemps.
  La critique de son directeur, John Mc Arthur, contre Hillary Clinton, ne date pas d'hier, comme celle à l'égard Obama,  et a été sanas concession. Elle redouble aujourd'hui contre le Censeur présidentiel.
    Cette convergence des résistances sera-t-elle à même de freiner les inquiétantes dérives du pouvoir d'un homme, au service d'intérêts puissants, mais minoritaires? 
  IL faudrait pouvoir compter sur une large fronde du camp républicain, ce qui supposerait une opposition d'une plus large partie de l'opinion contre leurs espoirs de réélection.
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lundi 27 février 2017

Docteur Folamour

Les fous sont parmi nous

           Des docteurs Folamour pourraient bien réapparaître autrement que sur nos écrans
       Certes la Guerre Froide et ses pires moments de crise relèvent du passé et les menaces ont changé.
          Mais aux USA, surtout depuis l'arrivée de D. Trump, on se recrée de nouveaux ennemis, quitte à tordre la réalité. On sait que pour lui, l'imprévisible est la règle et la vérité est alternative...
   La Russie de Poutine, la Chine ou l'Iran sont à nouveau diabolisés.
        Certains esprits, comme Stephen Bannon  ne rassure pas dans leur volonté d'en découdre avec certaines puissances jugées menaçantes pour l'Empire
   Une vision particulière de l'histoire des USA, apocalyptique, qui est celle d'esprits dérangés d'une certaine droite extrême aux USA.  L'équipe de Busch et ses néoconservateurs avaient leur vision d'une recomposition du Moyen-Orient, avec l'entrée en guerre en Irack. On a vu les effets...qui durent.
    Avec Bannon, l'homme qui parle à l'oreille de Trump, c'est pire...
                          La fabrication de l'ennemi, comme disait Pierre Canesa, continue de hanter certains esprits.
    Bannon est littéralement fasciné, depuis plus d'une décennie, par un essai publié en 1997, The Fourth Turning: What the Cycles of History Tell Us About America's Next Rendezvous with Destiny. Un livre qui explique pourquoi l'Amérique vit une crise majeure par siècle, et annonçait à l'époque l'acmé de la prochaine pour les années 2020. Et qui, surtout, fait de ces crises l'opportunité, pour leurs vainqueurs, de fonder un ordre politique nouveau.     Une vision messianique de l'histoire américaine qui inquiète certains observateurs. Quelques jours après la publication du portrait de Time Magazine, la journaliste de Business Insider Linette Lopez jugeait que l'intérêt de Bannon pour The Fourth Turning«devrait alarmer tous les Américains. [...] Il croit que, pour qu'un nouvel ordre mondial émerge, un jugement dernier doit avoir lieu. [...] Il a déjà montré qu'il comptait conseiller à Trump de mettre en place des politiques qui vont perturber l'ordre actuel pour instaurer ce qu'il perçoit comme un nouvel ordre nécessaire»
      Les déclarations d'un haut responsable militaire, le Général Mark Milleychef d’Etat-major des USA, et de Ash Carter ne sont pas faites pour nous rassurer. On croit rêver et on ose espérer que ces hommes seront vite écartés de toute responsabilité. Mais avec D.Trump, on peut s'attendre à tout...
     Une nouvelle doctrine de l'emploi de l'arme nucléaire est en train de naître et la course aux armements dans le monde connaît un regain certain et inquiétant.
       Ce qui inquiète sérieusement, peut-être à l'excès, un observateur comme  Gorbatchev    
                   Mais, en la circonstance, mieux vaut être alarmiste qu'aveugle.
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dimanche 26 février 2017

L'évangile selon Donald

En vérité (alternative) je vous le dis:


_ Après le créateur, il y a MOI.

_ C'est MOI et moi seul qui établis les faits.

        Toute autre version, journalistique ou pas, quelle qu'elle soit, qui contredit ma vision, est à rejeter dans les ténèbres de la malveillance ou de l'incompétence.

_ JE suis LE sauveur de la nouvelle Amérique que j'incarne seul..

                   I'm the best President for ever.

_ La « Vérité », c’est ce que je pense en ce moment, ou ce que je désire maintenant, hic et nunc. 

             Le checks and balances à la Madison est dépassé...
                  
_ La diplomatie est MON affaire personnelle et je la dirige selon MON bon vouloir, en gardant le droit souverain de me contredire.

_ JE fais toujours ce que je dis.


_ La culture n'a pas de valeur en soi, elle n'est relative qu'à MOI-MEME.


_ Pour votre salut, croyez en MOI et en ma parole, garantie par Wall Street..


_ Y résister serait sacrilège..


               Ayez confiance, je ne vous décevrai pas. Le Ciel m'assiste, ainsi que quelques collaborateurs de valeur. Attendez-vous à des miracles. C'est déjà commencé...


                                                     

GOD BLESS DONALD AND AMERICA!
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samedi 25 février 2017

Regards

                              On n'a pas fini de parler de FUKUSCHIMA
                   Un effarant bilan provisoire. Des effets encore mal mesurés.  Une  tâche titanesque.
              Les souvenirs s'effacent, mais le réel se rappelle à nous et il importe de rester informé régulièrement.

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__  Le vieillissement de nos infrastructures est très préoccupant:

__ Quand les assureurs vous pistent...pour votre bien.

__ Le dîner  du Crif  en question. Que vont faire nos hommes politiques tous les ans dans cette organisation (non) représentative  aux yeux de beaucoup de Juifs français?
                  Une organisation contestée.

__ Martin Schulz,, tombeur de Schröder et des lois Hartz IV, saura-t-il remettre en question le modèle de la droite libérale allemande,?
                         
__ Arabie saoudite à un tournanr.

__ Un scandale tranquille : des enseignants toujours aussi mal formés:

__ A propos de la censure journalistique revendiquée: Charlot ministre de la vérité?

__ Comment financer le revenu universel, toujours en  question?
             ..l’impossibilité de mesurer la totalité des effets d’une réforme aussi conséquente en termes d’emploi, de niveau de vie, de redistribution des revenus ou encore d’incitation au travail ». Beaucoup reste à faire avant de proposer une généralisation à l’échelle d’un pays. Nous reconnaissons également la pertinence de sa mise en garde ultime : « À trop s’en remettre aux vertus du revenu universel et à son horizon de mise en œuvre forcément très lointain, on oublie bien souvent l’immédiateté de la crise économique et sociale et la possibilité d’agir rapidement afin d’y remédier...
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vendredi 24 février 2017

Politique: qui décide vraiment?

Ils n'ont plus de prise que sur des choses marginales.
                            De moins en moins sur l'essentiel de la vie publique.
                                     C'est ce qui est souvent constaté...et parfois avoué. Sous l'effet de la vague néolibérale qui déferle depuis les années 80 et de la puissante logique financière mondialisée qui l'accompagne, son emprise prégnante sur la politique au sens strict, sur les affaires essentielles et les problèmes de fond, la vie politique au sens fort est de est de plus en plus devenue comme une peau de chagrin, malgré les apparences et les dénégations, jusqu'à des abandons majeurs de souveraineté. Le pouvoir n 'est plus qu'à la marge.
      Le principe de gouvernance, d'essence managériale, est venu progressivement prendre la place de la notion de gouvernement politique, comma art de la conduite des hommes dans le souci du bien commun, en toute souveraineté.
         L'impuissance politique est devenu un fait reconnu et même avoué, mais peu analysé. De l'Etat ne peut pas tout de Jospin, on est passé à la béance entre promesses électorales et projets avortés.
     La crise et la montée en puissance des toujours plus puissants groupes de production transnationaux et des grandes entités bancaires ont contribué à une dépendance de plus en plus grande de l'Etat, à son asservissement même. Il a perdu l'emprise sur des pans essentiels de décisions en matière économique et sociale.
      Qui gouverne encore ? entend-on dire souvent, que ce soit au niveau national ou au niveau européeen. Le vrai pouvoir n'est pas toujours celui qui se déclare tel, n'est pas toujours là où il prétend être.
     Ce n'est pas, comme annoncent certains, la fin du politique, mais il faut le reconstruire, contre les intérêts dissolvants et à courte vue des objectifs des groupes puissants qui veulent s'arroger indirectement le pouvoir de décisions. Il y a toujours des alternatives.
   On peut toujours se réapproprier la démocratie, comme l'Islande en a fourni un exemple.
     L'arrivée au pouvoir de Donald Trump et le début de son mandat incite à se poser la question, dans le contexte d'Outre-Atlantique.
                                                 "...Ancien conseiller de cabinet ministériel, j'ai pu constater (dit Matthieu Niango)combien les classes dirigeantes étaient tout simplement en phase avec le néo-libéralisme, dont ils avaient tété la vulgate dans les grandes écoles du pouvoir ou dans leur milieu social d'origine. Ce qu'on appelle abusivement les renoncements de François Hollande et de ses équipes sont purement et simplement des retours à la normale idéologiques après la période euphorisante de la campagne de 2012. Car ni François Hollande ni encore moins sa garde rapprochée— encore aujourd'hui prodigieusement sûre d'elle-même au regard de l'absence quasi-totale de résultats de ses politiques économique et sociales—n'avaient réellement eu l'intention de s'en prendre à l'ordre établi....
     On ne peut conclure qu'il n'y a rien à faire contre le néo-libéralisme et la pression qu'il exerce sur les salaires ainsi que les délocalisations qu'il implique qu'à une seule condition: d'avoir vraiment essayé de s'y opposer, de s'être battu autant que possible, et d'avoir été vaincu. Ceux qui s'y sont sincèrement attelés sont toujours parvenus au pouvoir quand il était trop tard ou presque, comme dernier espoir avant le chaos: ce fut le cas en Grèce. Ils échouent alors parce que le pays est trop faible, non parce que le pouvoir politique doit toujours le céder aux revendications du pouvoir économique. Un gouvernement qui serait appelé aux responsabilités dès les signes avant-coureur de la curée néo-libérale, et qui aurait pour lui une force publique en bon état, serait vraiment en mesure de contribuer au progrès de l'égalité. A une condition toutefois essentielle: qu'il ait pour le soutenir toute la légitimité populaire, c'est-à-dire qu'il soit réellement démocratique, et à même d'assurer la participation du plus grand nombre à ses décisions... (*)
        .       "Nous serions entrés dans l’ère de ce qu'on appelle la  "post-démocratie" comme l’analysait ces dernières semaines l’historienne Sophie Wahnich (dans sa chronique publiée par Libération), le politologue turc Ahmet Insel (sur France culture, à propos de la Turquie d’Erdogan) ou encore la philosophe belge Chantal Mouffe (dans Reporterre). Le terme faisait aussi l’objet d’un débat du festival «Mode d’emploi», à Lyon en novembre.
      C’est le politologue britannique Colin Crouch qui a formalisé et popularisé l’expression dans son livre Post-démocratie paru en 2004 et traduit en français en 2013 (Editions Diaphanes). Il entendait désigner un nouveau stade de la démocratie, celui de l’ère capitaliste et globalisée. Derrière leur apparence démocratique – les élections ont bien lieu, la liberté d’expression et le pluralisme sont assurés, les partis politiques existent encore –, nos sociétés ne donneraient plus aux citoyens la place qui leur revient. Les décisions sont prises ailleurs, par d’autres : au sein des lobbys, dans les grandes entreprises dont le lien avec les élites politiques s’est resserré ou dans les institutions supranationales comme l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
      Dans son livre, Crouch dessine une parabole : dans les sociétés occidentales, la démocratie a culminé à la sortie de la deuxième guerre mondiale, quand la dépense publique jouait à plein son rôle de régulateur de la société et que les syndicats portaient la parole des salariés. Mais depuis les années 80, la souveraineté populaire n’a cessé de s’affaiblir. Loin des partis de masse d’antan, les organisations politiques actuelles en sont réduites à gérer les débats à coup de sondages d’opinion et à faire de la communication dans des médias conciliants.
      «La pensée de Colin Crouch est celle d’un déclin. Il est nostalgique d’un "âge d’or" que représenterait la démocratie plus sociale de l’après-guerre. Mais peut-on vraiment parler d’âge d’or quand les femmes avaient tout juste le droit de vote et que les habitants de tant de pays colonisés n’avaient pas voix au chapitre ?» note Yves Sintomer, professeur de Sciences politiques à Paris VIII. Reste que l’idée d’une confiscation progressive de la démocratie réelle est pertinente pour analyser notre système politique, selon Sintomer. «La centralité de l’élection est aujourd’hui concurrencée par d’autres espaces qui prennent leurs décisions à porte close. On pourrait même allonger la liste dressée par Crouch en y ajoutant tous les comités d’experts divers et variés, les agences de notation, les instances d’autorisations de mise sur le marché dont le rôle n’a cessé de grossir avec le développement des techno sciences et le rapprochement des sciences et de l’industrie, etc.»"
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jeudi 23 février 2017

Après Juncker

Jean-Claude prépare ses valises.
                                                     Marre! Il en a marre
           Il broie du noir.
                Il ne veut pas jouer son Barroso.
        Après lui, on n'attendait pas grand chose à Bruxelles
           Cela s'est confirmé
      Juncker, épuisé et sans illusion, veut simplement rentrer à la maison; Il va quitter Bruxelles, où ça ne tourne plus rond, pour Luxembourg, son cher paradis 
  Le Brexit l'a achevé et Trump hante ses nuits. Il doute:
             « Concernant Trump et le Brexit, tout le monde dit : “C’est une grande chance pour l’Europe, l’heure est venue de serrer les rangs et de marcher d’un même pas.” Je souhaite que ce soit le cas, mais est-ce que c’est ce qui va se passer ? J’ai des doutes. Parce que les Britanniques peuvent diviser sans trop d’efforts les vingt-sept autres Etats membres. » Et l’ex-premier ministre du Grand-Duché de poursuivre : « L’UE évolue dans des directions différentes selon les pays, des directions difficilement compatibles entre elles. »
     Et il n'a plus les faveurs d'Angela
      La Königin ne veut plus de son chambellan, qu'elle avait pourtant consacré
  C'est elle qui dicte gentiment la loi dans l'Europe malade.
Il semble bien que "le machin" ne soit pas réformable.
La rencontre de Bratislava ne fut que de pure forme..
      Jean-Claude est poussé gentiment vers la sortie, par certains Etats aussi:
   Mais il s'accroche aux branches, et se laisse aller à de vagues promesses bien intentionnées::
      "L'Europe doit être à l'origine d'une économie sociale, sans dumping social", a-t-il déclaré, relayant une revendication de la gauche, aujourd'hui partagée à droite dans les pays de l'Ouest confrontés au problème des "travailleurs détachés". Alors que la firme américaine Apple vient d'être condamnée par la Commission à rembourser à l'Irlande 13 milliards d'euros au titre de l'impôt sur les bénéfices, il a affirmé que "toute entreprise doit payer ses impôts là où ses bénéfices sont générés".
  Trop révolutionnaire partiellement conforme aux principes jadis proclamés par une l'Europe finalement emportée par la vague néolibérale. (*)
    En attendant, il possède encore les clés de la maison très délabrée.
        On retiendra au moins de lui cette fameuse maxime, restée dans toutes les mémoires et qui sonne comme un aveu; 
                            Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens.
Et si le problème se trouvait à Berlin?
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(*) - Derrière les apparences de la démocratie, le peuple est privé de son rôle politique:
      ...Pour Fabien Escalona, enseignant à Sciences Po Grenoble, Jean-Claude Juncker est (même) «l’incarnation presque chimiquement pure de la "post-démocratie" européenne». Elu président de la Commission européenne «après avoir été préalablement sélectionné dans des négociations de coulisses totalement déconnectées de toute influence populaire», Juncker n’a pas hésité, l’an passé, à mettre en garde la Grèce contre tout «mauvais résultat» aux élections… Les experts savent mieux que le peuple ce qui est bon pour lui.
       Colin Crouch déployait son concept de post-démocratie pour analyser les pays occidentaux et les politiques libérales anglo-saxonnes. Ahmet Insel l’étend à d’autres hémisphères. «A côté de la post-démocratie technocratique a émergé une post-démocratie autoritariste comme celle de Chavez au Venezuela, d’Orbán en Hongrie ou d’Erdogan en Turquie : ce sont des dirigeants élus et bien élus, mais une fois l’élection passée, ils considèrent que le peuple ne fait qu’un avec eux, qu’il les habite. L’ennemi pour eux, c’est la séparation des pouvoirs. A l’autoritarisme soft des technocrates répond l’autoritarisme plus sanglant d’un Erdogan.» Deux versions de la post-démocratie qui s’accommodent des structures de la vieille démocratie libérale, mais les vident de leur substance...."
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mercredi 22 février 2017

Vers la "siliconisation" du monde?

De la réalité aux fantasmes.



           "La Silicon Valley, cette planète numérique de pointe, ce campus en expansion constante, à géométrie variable, aux six mille entreprise high tech, ,n' a pas fini de faire parler d'elle, de nous étonner, pour le meilleur et pour le pire. Car la façade a son enverssouvent méconnu.
   Son énorme richesse comparable au budget de certains Etats, est parfois contestée;
       La série silicon valley prétend décrire certains aspects méconnus des petites ou géantes start up du lieu,  à prétention mondiale.
      C'est un nouvel esprit, un nouveau monde mental et social que les puissants de cette nouvelle galaxie à vocation planétaire, veut imposer petit à petit, de manière douce et indirecte. Le numérique n'a pas de frontières.
        ...Les grandes entreprises de la Silicon Valley, c'est-à-dire les Google, Apple, Amazon, Facebook, Netflix, Uber et consorts, ne sont pas seulement des empires tentaculaires qui engrangent des milliards de dollars de chiffre d'affaires par an. Ces entreprises sont engagées dans ce que je nomme « la conquête intégrale de la vie ». Leurs services sont utilisés quotidiennement par des milliards d'individus. Leur modèle, celui de l'économie de la donnée et des plateformes, vise à capter des données relatives à un nombre sans cesse étendu de nos gestes, entendant coller de façon toujours plus continue à nos existences.___Désormais, la Silicon Valley représente l'horizon entrepreneurial et économique de notre temps. Alors, tout le monde veut se l'approprier. Les chercheurs, les cercles de réflexion, les industriels s'y convertissent. Les gouvernements l'envisagent comme la panacée à toutes les difficultés économiques et ne pensent qu'à faire éclore des « Silicon valley locales » partout, grâce aux startups et aux incubateurs. C'est la course à l'innovation, c'est le règne du startuppeur visionnaire et de l'autoentrepreneur libéré. Mais ce qu'il faut saisir, c'est qu'au-delà d'un modèle économique, un modèle civilisationnel est en train de s'instaurer, fondé sur une marchandisation à terme intégrale de la vie, et une organisation algorithmique des sociétés....
Le vrai visage de la Silicon Valley
      Un capitalisme d’un nouveau typed'aspect soft et avenant, on ne peut plus séducteur, est en train de s’instituer, un technolibéralisme qui, via les objets connectés et l’intelligence artificielle, entend tirer profit du moindre de nos gestes, inaugurant l’ère d’une « industrie de la vie »...La connection généralisée et universelle, jusque dans l'espace intime, est le but avoué, dans la perspective d'une ultra-modernité revendiquée pour tous. A condition d'être solvable. La démocratie numérique a ses limites.
    S'installerait ainsi les prémisses d'une sorte de dictature douce.
 Avec des projets d'avenir ambitieux, voire délirants, comme changer l'homme en profondeur, établir les bases d'un transhumanisme généralisé, voire les prémisses technologiques d'une immortalité  
             Certains de ces mégalo-numéro-néo-évangélistes visionnaires nous inquiètent légitimement dans certains de leurs rêves californiens, surtout quand ils confinent au délire de puissance, archaïque.malgré l'apparence.
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mardi 21 février 2017

Points de vue

_ Elle ne manque pas d'air, Mutti Angela!
                                                         Angela Merkel critique l'euro en regrettant le deutschmark,
         Alors qu'il est clair que l'euro ne fonctionne pas très bien. Il devait faire converger les économies, on constate toutefois une divergence manifeste depuis son entrée en fonction. Mais qui est responsable de cette situation ?  Principalement l'Allemagne, la plus grande bénéficiaire de la situation._____L'Allemagne a imposé des règles idiotes pour encadrer le fonctionnement de l'euro : une banque centrale européenne indépendante n'ayant pour seule mission que de réprimer l'inflation, des critères "de convergence" budgétaires absurdes... Puis, face aux problèmes rencontrés au sein de la zone euro, elle a refusé toute réforme (et notamment l'idée d'un gouvernement économique, capable de s'atteler à rapprocher les économies grâce à un budget commun).___Mais ce n'est pas tout : Berlin a choisi de mener une stratégie non-coopérative afin de profiter au mieux de la zone euro : les gouvernements allemands ont volontairement freiné la hausse du coût du travail afin de gagner en compétitivité et d’accroître le volume d'exportations. Les autres pays n'ayant pas suivi cet exemple (à ce jeu, si chacun s'y met, tout le monde perd), les exportations allemandes se sont portées à merveille et l'Allemagne a pu accumuler des excédents. Le fait que l'euro soit plus faible que ne l'aurait été le Deutschemark a également aidé l'Allemagne, pays fortement exportateur. Tout est allé dans le sens de ses intérêts....
                   Alors que les excédents commerciaux allemands compromettent et brident tout développement significatif des autres pays de l'Eurozône...___________________

__ Vendre du Macron va devenir de plus en plus difficile
                        Il devient ( par tactique?) de plus en plus fou flou
                  Une bulle et,un matraquage publicitaire massif

__  (Re)lire Christopher LASCH

                  ...Anticipant la déliquescence de nos démocraties, l’œuvre de Lasch reste plus que jamais d’actualité. Avec La révolte des élites, l’Américain a tenté de nous avertir que le pire pourrait arriver si rien ne changeait. Il a également tenté de tracer une voie de sortie de crise. Malgré un constat très sombre, le sociologue ne versait pas pour autant dans une forme de pessimisme et croyait que l’espoir était une vertu qui permettait de se battre.
 (voir dossier pdf)
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__ Désastre en Alberta

                                       La question des sables bitumineux |                          "Les enjeux climatiques et la baisse des cours pétroliers ont déjà passablement embrouillé l’avenir des sables bitumineux, et ce n’est pas terminé, selon le Wall Street Journal, qui évoque l’annonce très prochaine d’un changement de cap chez ExxonMobil.
 Deux mois après le retrait complet du géant norvégien Statoil, un article du quotidien new-yorkais fortement repris vendredi laisse entendre qu’ExxonMobil pourrait confirmer « dans la prochaine semaine » que 3,6 milliards de barils devant être extraits au cours des prochaines décennies resteront enfouis. Question de coûts et de rentabilité.
 Si tel était le cas, le producteur américain viendrait allonger la liste des grands joueurs ayant décidé de modifier leurs plans.
       Outre Statoil, qui a voulu « optimiser » des gisements situés ailleurs dans le monde — autre façon de décrire la recherche d’une meilleure rentabilité —, la Pétrolière impériale, détenue à 70 % par Exxon, a affirmé il y a deux semaines que la faiblesse des prix pose en effet problème. En raison de nouvelles règles américaines, la société compte retrancher 2,6 milliards de barils de ses « réserves prouvées », car l’admissibilité des réserves à cette catégorie doit désormais s’appuyer sur les prix passés plutôt que sur les prévisions. En 2015, Royal Dutch Shell a pris une radiation de valeur de 2 milliards $US liée à ses investissements dans la région...
     Les premiers signes d’ExxonMobil sont apparus à l’automne, lors de la publication de ses états financiers du troisième trimestre 2016. La société, qui a investi des milliards dans le projet Kearl, au nord de Fort McMurray, a alors affirmé que 4,6 milliards de barils de pétrole étaient sous les projecteurs en Amérique du Nord, dont la majeure partie au Canada. Cet aveu est survenu après un autre article, encore une fois du Wall Street Journal, révélant la tenue d’une enquête des autorités en valeurs mobilières sur l’évaluation de ses réserves.
 .    « Une éventuelle amélioration des cours pétroliers dans la deuxième moitié de la présente décennie indiquerait que les sables bitumineux sont encore un investissement rentable à long terme »,a écrit le CERI. « Ceci ne veut pas dire que chaque projet passera du statut de concept à la réalité. Ça ne veut pas dire, non plus, que chaque projet devrait aller de l’avant. »
        Au moment où la faiblesse relative des prix du pétrole force les producteurs à réévaluer le coût d’extraction des ressources dans l’Ouest canadien, les groupes environnementaux militent pour que les investisseurs institutionnels et individuels s’éloignent du secteur. En plus des préoccupations climatiques et des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, un nombre croissant d’analystes font valoir que la transition vers des technologies moins polluantes rend ces actifs pétroliers de plus en plus risqués.
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lundi 20 février 2017

Des robots et des hommes

Robotique: le tournant
                                       La robotisation, sous toutes ses formes, est un phénomène en accélération rapide dans de multiples domaines.
     Ce "progrès", dont nous n'entrevoyans guère les perspectives de développement et les effets à long terme, correspondant à un moment du développement du capitalisme vers une baisse des coûts de production, de rentabilité concurrentielle sans fin, de relocalisations partielles, ne laisse pas de nous laisser songeurs.
    Mi-fascinés, mi-timorés,  nous sommes le plus souvent dans l'ambiguïté la plus totale à ce sujet. Admiratifs de la chirurgie robotisée, nous nous interrogeons sur les conséquences humaines et sociales de son introduction dans de plus en plus de domaines  industriels, grâce au couplage de plus en plus en plus poussé entre numérique et cybernétique, grâce au développement algorithmique illimité.
 La question n'est pas seulement humaine, anthropologique, elle est aussi sociale, politique au sens large.
      Rifkin prévoit la fin du travail et les propositions peu claires de B.Hamon sur le revenu universel, se calent sur ses pronostics, en partie discutables.
        Brigitte Munier analyse notre crainte irraisonnée et ancestrale de machines autonomes et supposées maléfiques, qui hantent nos imaginaires, la littérature et le cinéma. (*)
   Mais on ne peut réduire le problème à cet aspect et s'en tenir à seulement dissiper les vaines craintes.
          Le développement concurrentiel et ultra-rapide de la robotique pose et surtout poseront de sérieux problèmes, auxquels nous ne sommes pas préparés.
   Quand on voit comment, même en Chine, la production des robots se fait dans certains secteurs à une vitesse inouïe...
   Les robots, quelle que soit leur nature, ont beau susciter notre fascination, la réflexion ne suit pas.
       Elle devient urgente.
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(*)- Le Parlement européen a adopté jeudi 16 février un texte sur le statut des robots. Alors que des programmes sont sur le point de conduire des voitures et que les machines s’essaient à de plus en plus de métiers, le robot fait peur. Une inquiétude spécifiquement occidentale, assure la sociologue Brigitte Munier. Dans Robots. Le mythe du Golem et la peur des machines, elle explique que « la crainte occidentale contemporaine de machines intelligentes menaçant de gouverner l'humanité camoufle une angoisse ancienne et croissante, celle de ne plus trouver de sens à la nature et à la vie de l'homme ».___Selon elle, à chaque époque correspond un mythe qui permet à la civilisation d’extérioriser ses inquiétudes et ses aspirations. Aujourd’hui, la figure du Golem ou du robot domine la culture populaire, de la littérature au cinéma. Le Golem est cette créature humanoïde à base de glaise fabriquée par un rabbin pour défendre sa communauté. Il finit par se révolter et son inventeur doit le détruire. Le mythe populaire juif est développé par Mary Shelley dans Frankenstein au début de la révolution industrielle. Il exprime la peur du pouvoir du progrès scientifique face à la morale. C’est en 1920 que le Golem acquiert sa figure moderne. Karl Capek dans sa pièce R.U.R forge le mot « robot ». La machine a pris depuis diverses formes, de Matrix à Robocop. Mais la question qui anime ces histoires reste la même : qu’est ce qui différencie le robot des humains ?___Une question qui ne se pose pas dans d’autres parties du monde. « Nous avons défini l’homme pendant plus de 25 siècles en Occident comme ayant une âme dotée d’une origine transcendante, écrit Brigitte Munier. Les Japonais n’ont pas cette vision. Pour eux, l’âme est immanente, elle est ici-bas. Voilà pourquoi ils n’ont pas cette peur. » Ils ont d’ailleurs fait d’ « Astro le petit robot » le symbole de l’espoir après la Seconde guerre mondiale. La société japonaise voit dans la machine un compagnon, un auxiliaire : bref, un alter ego.__(En savoir plus : Homme et machine : la phase du miroir)
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dimanche 19 février 2017

Lu et approuvé

__ La diplomatie trumpienne dans ses oeuvres
                                                     De quoi réjouir l'ami Netanyahou
             "Pour Alain Dieckhoff, directeur du Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po, la solution à deux Etats est la seule qui fasse consensus au sein de la communauté internationale. « Le problème étant que plus le temps passe, plus cela rend difficile cette solution, explique le directeur de recherche au CNRS. Le grignotage du territoire palestinien par la colonisation israélienne rend tout cela de plus en plus compliqué. »
      En effet, la colonisation est considérée par la communauté internationale comme le principal obstacle à la paix entre Israéliens et Palestiniens. L’association israélienne La Paix maintenant estime à 385 900 le nombre d’Israéliens installés dans des colonies en Cisjordanie. A cela s’ajouteraient 200 000 colons israéliens dans Jérusalem-Est.
       La création d’un Etat palestinien créerait de facto un mouvement de ces populations, qui seraient probablement dans l’obligation de retourner en Israël. C’est loin d’être la volonté de M. Nétanyahou, qui multiplie depuis plusieurs mois les gestes en faveur de l’extrême droite israélienne. Début février, la Knesset a même fait un pas de plus dans l’annexion de la Cisjordanie, en adoptant une loi autorisant l’Etat israélien à s’approprier, contre compensation, des terrains privés palestiniens en Cisjordanie sur lesquels des Israéliens ont construit sans autorisation des colonies sauvages.
     Dans un entretien au Monde en avril 2016, le coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Nikolaï Mladenov, déclarait : « On croit de moins en moins dans la pertinence des négociations et dans la possibilité d’une solution à deux Etats. Chacun avance dans une direction opposée. On parle moins de réalisations communes entre Israéliens et Palestiniens, et plus de séparation. »
       En décembre 2016, le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné dans une résolution la colonisation israélienne des territoires occupés et de Jérusalem-Est, en demandant à l’Etat hébreu d’arrêter « immédiatement et complètement » de telles implantations. Juste après l’annonce du vote, M. Nétanyahou a affirmé qu’Israël « rejet[ait] cette résolution honteuse et ne s’y conformera[it] pas ». Aucune sanction n’est prévue dans la résolution 2334 en cas de non-respect du texte."
Elle travaille vraiment!

__Tout baigne dans l'équipe de la Maison Blanche, qui veut faire du pays une nouvelle IrlandeUne ministre de l'éducation "moderne".
            Mais (même) Fox News fait la gueule.

__  Ikea s'adapte à son public..

__ Les bulles ne durent jamais bien longtemps, malgré l'apparence.

__ La mode des casseroles est revenue...
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