Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

dimanche 17 juin 2018

Bref survol

 __ Certains se sacrifient plus que d'autres.

__ C'est la foire comme tous les ans. 
                                         Faites votre choix.

__ CAC 40 et lobbying.
                                          Certains font leur beurre.

__ Volkswagen passe à la caisse.

__ Chine: vers une société encore plus fiable.
               Gare aux mauvais citoyens et aux cancres!
                        Ce qui nous attend?   Pour un monde orwellien parfait, suivons ses pas.

__ S'envoyer en l'air, encore et encore
                             Jusqu'à quand?

__ Palestine : un monde virtuel au bout d'une route sans raison.

__ Vais et faux amis de Spinoza 

__ En voulez-vous des milliards? En voilà.
                                                     Et l'économie réelle, dans tout ça?..
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samedi 16 juin 2018

Pognon de dingue

C'est bien vrai ça
                            C'est fou ce que l'Etat peut mettre en dépenses sociales.
      Et pour quels résultats, on vous le demande?
 C'est dingue l'argent qui se déverse dans le tonneau des Danaïdes ou qui échappe aux caisses communes.
   Il va falloir faire quelques chose
 Ne parlons pas de vaisselle renouvelée au Palais. Il y avait tant d'assiettes ébréchées par des invités maladroits ou indélicats. Une paille.
   Non, ne parlons pas d'intendance, mais des assistés, ceux qui sont vraiment dans le besoin et qui ne peuvent tenir leur rang. Le luxe n'a pas de prix et l'aide à certaines entreprisesn même florissantes, est indispensable, même si elle est peu contrôlée, souvent sans effet, sinon d'aubaine. 
  Ne parlons pas des baisses de charges, des faveurs, des négligences de contrôle qui rend l'argent voyageurs vers de lointains ou de proches paradis.
    Ça fait un putain de fric, l'aide à tous ces assistés  Vraiment, nous assistons à trop d'assistance.
 Toute la presse en parle, comme Le Point et, comme disait Jupiter: « La vie d’un entrepreneur est bien souvent plus dure que celle d’un salarié. Il ne faut jamais l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties »expliquait-il déjà en janvier 2016.
     Que se passerait-il si tous les dits défavorisés connaissaient tous leurs droits? Ce serait la cata.
        Il faut responsabiliser les gens pour qu'ils ne tombent pas pauvres. C'est pas bien compliqué. Personne n'y avait pensé. Mais ça va changer.
                ____Point de vue:_______Et si, demande Candide, le modèle social français, malgré ses défauts et vu les circonstances, n'étaient si catastrophique que cela?
                ......Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux hier, Emmanuel Macron, préparant un discours, s’exclamait : « On met un pognon de dingue dans des minima sociaux, les gens sont quand même pauvres. On n’en sort pas. Les gens qui naissent pauvres, ils restent pauvres. Ceux qui tombent pauvres, ils restent pauvres. On doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir ! »
       Le ton familier utilisé par le Président a pu choquer ou susciter le sarcasme. Mais au-delà de la forme, il s’inscrit dans la droite ligne des différentes prises de position de ses ministres ou des membres de la majorité ces dernières semaines. Que ce soit Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, ou encore Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, plusieurs voix se sont déjà élevées pour pointer du doigt des aides sociales trop nombreuses, trop coûteuses et finalement peu efficaces.
      Un credo qu’Emmanuel Macron a encore martelé ce mercredi devant le congrès de la Mutualité française, où il a déclaré que « la solution n’est pas de dépenser toujours plus d’argent ».  A quoi bon, en effet, dépenser autant d’argent si cela ne permet pas de sortir les gens de la pauvreté ?
             Les vertus du modèle social français. Cependant, si le président de la République a raison de rappeler que la pauvreté est une situation de laquelle on hérite trop souvent, il est faux de dire qu’il est impossible d’en sortir. Mieux encore, le « truc » qui permet aux gens de s’en sortir existe, et est clairement identifié : il s’agit de notre système fiscal (les impôts) et notre système de redistribution, via les prestations sociales (RSA, prime d’activité, allocations logements, etc).
L’efficacité du modèle social français ressort encore mieux lorsqu’on compare ses performances à celle des autres pays européens. Avec 13,6 % de pauvres dans la population, la France est bien en dessous de la moyenne européenne (17,3 %), de l’Allemagne (16,5 %), du Royaume-Uni (15,9 %) ou encore de l’Italie (20,6 %).
Or non seulement il y a relativement moins de pauvres en France qu’ailleurs, mais ces derniers sont mieux lotis dans l’Hexagone que dans le reste de l’Union européenne. C’est flagrant quand on s’intéresse à l’intensité de la pauvreté. Cet indicateur mesure l’écart entre le niveau de vie moyen des personnes pauvres et le seuil de pauvreté. En France, par exemple, le seuil de pauvreté est officiellement fixé à un peu plus de 1 000 euros. Mais est-ce que la plupart des pauvres ont un niveau de vie situé juste en dessous, vers 950 euros, ou disposent-ils de beaucoup moins, comme 600 euros ? Autrement dit, les pauvres sont-ils pauvres, très pauvres ou très très pauvres ?
        A l’aune de cet indicateur, la France est l’un des meilleurs élèves de la classe européenne : l’intensité de la pauvreté y est de 16,6 %, nettement sous la moyenne européenne (25 %). Ce qui veut dire qu’en France les pauvres sont relativement proches du niveau de vie médian, celui qui partage la population en deux, une moitié gagne plus, l’autre moins. A l’inverse, en Roumanie, en Grèce, en Espagne et en Bulgarie l’intensité de la pauvreté dépasse les 30 %, signe que ces pays cumulent un fort taux de pauvreté et des inégalités élevées.
          Au-delà de la pauvreté stricto sensu, les inégalités de revenus sont plutôt contenues en France. C’est ce que montre le rapport interdécile, c’est-à-dire le rapport entre le revenu plancher des 10 % les plus aisés et le revenu plafond des 10 % les plus modestes.     C’est l’indicateur qui est couramment utilisé pour mettre en évidence les écarts de revenus entre riches et pauvres. Ce ratio est de 3,5 en France, deux fois moins qu’aux Etats-Unis ! On est plus proche en réalité du modèle des pays scandinaves que du modèle anglo-saxon. Enfin, pour le momentLa 
ra   Et qu’on ne s’y trompe pas : c’est bien le système de redistribution français qui permet de limiter à la fois la pauvreté et les inégalités. Comme nous l’avons détaillé dans un précédent article, les 10 % de personnes les plus pauvres disposent d’un niveau de vie moyen de 3 080 euros par an et par unité de consommation, contre 72 690 euros pour les 10 % les plus aisées, soit 24 fois plus. Après redistribution, ce rapport passe à 6 ! Les 10 % les plus pauvres voient leur niveau de vie grimper à 9 860 euros tandis que celui du dixième le plus riche tombe à 55 800 euros. Et ce sont les prestations sociales qui sont le plus efficaces en la matière, comme le précise l’Insee.
LeL’impact local de la redistribution: Ce qui est vrai à l’échelle nationale, l’est aussi à l’échelle régionale. La France est loin d’être homogène en termes de niveau de vie. Mais sans les prestations sociales et les impôts, le fossé entre régions serait bien plus grand. Avant redistribution, le rapport interdécile s’élève à 7,6 en Ile-de-France, 6,8 en Paca et 6,5 dans les Hauts-de-France. Après redistribution, il se réduit assez nettement, notamment là où les inégalités étaient les plus fortes. On passe ainsi de 7,6 à 4,5 en Ile-de-France, et de 6,5 à 3,3 dans les Hauts-de-France
      Car il faut bien avoir en tête que les aides sociales soi-disant « inefficaces » représentent près de la moitié du revenu des plus modestes en Hauts-de-France ! Au niveau départemental, la part des prestations sociales dans le revenu disponible des 10 % de la population ayant les revenus les plus bas grimpe à 52 % dans le Nord, 50 % dans le Pas-de-Calais ou 48,7 % en Seine-Maritime.
     On peut certes critiquer le mille-feuille de notre système fiscalo-social, sa complexité. Certaines prestations sont sans doute mal calibrées, tandis que notre fiscalité pourrait être plus redistributive. Tout cela est vrai. Mais il ne faut pas oublier pour autant que le modèle social français, dans l’ensemble, fonctionne plutôt bien. Et couper dans les aides sociales aura des conséquences immédiates et très concrètes pour de nombreuses personnes..
______________________(Merci à Alternatives économiques)

s prestations sociales représentent jusqu’à la moitié du revenu des plus pauvresnceest deux fois moins inégalitaire qus-U
  L

vendredi 15 juin 2018

Du secret des affaires...

...Aux affaires secrètes et à  la censure,
                                                            ...Il n'y a pas loin?
                                                                                 Certaines entreprises ou firmes diverses ont tant à cacher, à masquer dans des pratiques souvent illégales mais parfois bien occultées qu'on ne voit pas comment l'information sur des pratiques frauduleuses (comme les pratiques de Volswagen sur ses moteurs diesel "arrangés", les évasions fiscales multiples, les malversations bancaires comme sur le Libor  les gestions parfois toxiques de certains personnels...) pourra à l'avenir filtrer, de l'intérieur comme de l'extérieur. 

    Comment des journalistes d'investigations pourront encore faire leur travail jusqu'au bout, sans lourdes sanctions potentielles, Elise Lucet et les autres?...
     Certes, il  est nécessaire de protéger le coeur d'une production et d'opération commerciales normales au sein de pratiques concurrentielles qui ne se font pas de cadeaux, l'espionnage industriel, direct ou indirect étant toujours d'actualité.
     La loi discutée sur le sujet, en nombre très restreint, a fait réagir une bonne partie de la presse, même la plus tiède habituellement. On se souvient de ce journaliste de La Croix qui avait fait une enquête approfondie sue les pratiques de certaines banques suisses, de l'affaire Panama Papers, qui bouscula un peu des usages financiers devenus courants.
      Il n'est donc pas étonnant que certains, en face de ce projet de loi équivoque, évoquent une possible marche vers une censure qui ne dit pas son nom ou une plus grande difficulté à accéder à des dossiers sociaux ou écologiquement sensibles, comme récemment pour Challenges.
   Comme l'avait souligné à sa manière François Ruffin devant une assemblée clairsemée et une ministre en apparence attentive.
          Comme le note Europe n°1: 
                         ........Plus d'une centaine de rédactions, d'ONG et de journalistes ont interpellé Emmanuel Macron pour qu'il modifie la proposition de loi sur le secret des affaires, "un outil de censure inédit" selon une lettre ouverte publiée mercredi, à la veille de son vote définitif à l'Assemblée nationale.
      "Désormais, la loi donnera aux entreprises le pouvoir de poursuivre tous ceux qui oseront révéler des informations sensibles dans l'intérêt général. Pis, avant même toute publication, elle réinstaurera une forme de censure a priori du juge, abolie en 1881 par la loi sur la liberté de la presse", regrette le collectif "Stop secret des affaires" dans cette lettre publiée dans Libération."      "Aucun débat public digne de ce nom". "Entre les mains de vos députés, cette loi constitue un outil de censure inédit. C'est une attaque sans précédent contre le droit d'informer ainsi que le droit d'être informé de manière libre et indépendante", déplorent les signataires, parmi lesquels une quarantaine de sociétés de journalistes, (dont celle d'Europe 1) ou de rédacteurs, une trentaine d'ONG et de syndicats et une soixantaine de signatures individuelles (journalistes, producteurs et avocats)...."La procédure parlementaire n'ayant permis aucun débat public digne de ce nom, ni aucune concertation entre les partenaires sociaux, vous êtes, avec le Premier ministre, le seul à pouvoir changer le contenu de cette loi", écrivent-ils au président de la République.     "Si comme nous, vous considérez la liberté d'informer comme un pilier de la démocratie ; si comme nous, vous êtes attaché à l'équilibre des pouvoirs et à la défense l'intérêt général, vous devez modifier cette loi. Vous devez limiter le champ d'application du secret des affaires aux seuls acteurs économiques concurrentiels", poursuivent-ils.     Le texte doit être voté par le Sénat le 21 juin. La proposition de loi LREM, qui transpose une directive européenne, fait l'objet de vifs débats depuis plusieurs mois, médias et ONG demandant à ce que les lanceurs d'alerte, les syndicalistes ou les journalistes en soient exclus.      En l'état actuel, "les lanceurs d'alerte seront systématiquement traînés en justice, avant même de pouvoir faire la preuve de leur bonne foi. Les représentants du personnel pourront être poursuivis pour avoir diffusé des informations aux salariés. Les ONG devront démontrer qu'elles agissent pour le bien commun. Et les organes de presse pourront être assignés devant des tribunaux de commerce", énumère la lettre ouverte.   Le texte sera voté une dernière fois par l'Assemblée nationale le 14 juin, puis par le Sénat le 21 juin....
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jeudi 14 juin 2018

Pauvre Deutsche Bank!

     Pas le moral. Du souci pour Angela.
                                                   On nous avait vendu l'idée que les grandes groupes bancaires avaient retrouvé leur santé de naguère. Celle d'avant 20008, qui les avait poussé à l'extravagance, avec la bénédiction des dirigeants politiques, euphorisés par la nouvelle donne financière, qui donnèrent le feu vert à toutes les folies spéculatives,  à toutes les dérives, mettant fin à une sorte de mesure inaugurée par Roosevelt.

    La bride étant lâchée, les fraudes des banques, devenues plus que des banques, s'engouffrèrent dans les opérations des plus hauts risques, ruinant les Etats, donc les déposants et les contribuables, qui durent les renflouer, du moins celles qui furent déclarées too big to fall.
     On tenta de réglementer, de forcer à la reconstitution de fonds propres, mais les pratiques ne changèrent pas sur le fond et l'obscurité règne encore sur la gestion de nombreux mastodontes internationaux.
    Ne parlons pas de Goldman Sachs qui fait la loi à Wall Street et qui a pignon sur bureau ovale à Washinton et sur bien des pays,  ni même de HSBC, qui veut se faire plus grosse que le boeuf. On sait que nombre de banques italiennes, entre autres, sont dans un état de fragilité inquiétante. 
                   Mais que dire de la Deutsche Bank, dont la seule appellation inspirait confiance aux plus méfiants?
  Elle connaît depuis des années des crises successives, une gestion en berne et aujourd'hui des licenciements massifs.
     Elle tente de rassurer comme elle peut par gros vent et n'est pas loin de passer pour une bad bank, à cause de ses gestions à risques. Un casino mal en point, dont la chute pourrait faire beaucoup de dégâts à cause de son caractère systémique.
    A Berlin, la situation de la Deutsche Bank crée un vent de panique, mais en vain: 
     ...Angela Merkel a déjà annoncé qu’il était hors de question que l’État allemand vole au secours de la Deutsche Bank, une institution vieille de 146 ans, pilier de l’économie allemande. Ce qui a accru les tensions sur les marchés financiers. Le ministre allemand de l’Économie, le social-démocrate Sigmar Gabriel, n’est pas tendre : « Je ne sais pas s’il faut rire ou pleurer de voir une banque qui a fait de la spéculation son modèle de développement venir se poser maintenant en victime des spéculateursa-t-il déclaré le 2 octobre. Le scénario, c’est que des milliers de personnes vont perdre leur travail. Ils payent aujourd’hui le prix de la folie de dirigeants irresponsables ...
     Des dirigeant laissés à leur bon vouloir.
  Une "vénérable" institution jugée"fragile" et en "difficultés", même pour les autorités américaines.
      Les vrais risques sur les banques européennes sont en Allemagne dit Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank.
      Paradoxal en apparence.
       Mais les difficultés de la Deutsche Bank ne serait-il pas un signe que l'Allemagne est un colosse aux pieds d'argile?
   "Pour les Allemands, c’était effroyable. Le gouvernement a fait ce qu'il fallait : il a renfloué les banques allemandes en utilisant pleins de subterfuges. La Deutsche Bank, par exemple, a été rapprochée de la Postbank et de ses disponibilités gigantesques. La Deutsche Bank a donc survécu grâce au cash de la Postbank. Les autres banques ont reçu des aides venant d’un peu partout.
Cela dit aujourd'hui, la Deutsche Bank continue de faire trembler les marchés. Elle porte un risque systémique considérable.  Berlin va donc renflouer une fois de plus, mais ça va être compliqué. Les aides directes sont impossible : faire payer les créanciers et les déposants risquerait de faire désordre dans le climat politique actuel. A Francfort, on estime que le mieux serait que la BCE rachète des dettes bancaires. Le gouvernement allemand, qui s’y est toujours opposé par principe, serait alors obligé de l’accepter. Tant pis pour le respect du dogme.... la richesse allemande est directement liée à sa compétitivité. Les réformes Schröder mises en œuvre il y a plus de dix ans maintenant, et que tout le monde en Europe envie, ont boosté la compétitivité extérieure de l'Allemagne, en feintant en permanence la demande interne. Les Allemands se sont serrés la ceinture avec des salaires maîtrisés pour éliminer tout risque d’inflation (leur bête noire), et pousser leurs exportations dans un univers mondialisé et très concurrentiel. Les Allemands ont pu ainsi garder leurs industries et leurs emplois. La compétitivité coût et hors coût leur ont permis de fabriquer une des plus belles économies industrielles du monde...
                               Le feuilleton continue. Quelle en sera l'issue?
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mercredi 13 juin 2018

Forces armées et sous-traitance

       Prenons-nous la voie des USA, qui font de plus en plus appel au privé pour gérer les conflits dans lesquels ils se sont engagés?
      Pas seulement dans le domaine de l'intendance, mais même dans l'engagement actif sur le terrain.
    Aux USA, Blackwater, entre autres contractors depuis l'Irak, offre ses services sur le terrain, Le mercenariat va et vient selon les besoins. C'est plus cher que de payer l'armée régulière, mais les morts sur le terrain font moins de vague que ceux qui rentraient du Vietnam sous l'objectif des caméras.

     En Europe, les tendances actuelles ne vont pas jusqu'à là, mais sur bien des plans, qui ne sont pas qu'annexes ou mineurs, on délègue de plus en plus, hors conflit et en opération.
      Hier soir, Arte a diffusé un document sur ce glissement progressif, ne concernant pas seulement la montée de la vente des armes, dans des conditions peu claires, mais aussi dans la "collaboration" entre firmes privées d'armement et forces militaires, en Afghanistan pour l'Allemagne, sur d'autres terrains pour le France, dont l'armée, de plus en plus technicisée, a de proches rapports avec des firmes comme Dassault, Lagardère ou Thalès.
   Plus qu' une collaboration, parfois une osmose, une imbrication d'intérêts, où les conflits ne sont pas rares, au plus haut niveau.
     Le business de la défense nous fait toucher du doigt des aspects de certains conflits d'intérêts, jusque dans certaines infrastructures, en partenariat public-privé, sources de considérables dépenses pour l'Etat. Le partenariat public-privé est dans le vent.
    Une évolution qui éloigne de plus en plus les armées de leur vocation première et qui entraîne l'Etat dans une recherche permanente de marchés, de vente d'armes, jusque dans les pays les moins recommandables, dont on sait souvent qu'elles en seront la destination.
    L'Allemagne fait des progrès. La France est bien placée, sur les marchés indiens, égyptiens et surtout saoudiens, qui ne manquent pas d'en faire l'usage que l'on sait dans le Yemen voisin.
   La sous-traitance va de plus en plus loin, comme le décrit un ancien militaire, qui ne va pas sans poser des problèmes de fond sérieux, selon la Croix-Rouge et d'autres observateurs.
    Le business se porte bien, quand Eisenhower dénonçait en son temps les risques du complexe militaro-industriel.
                            Certains n'y voient rien à redire.
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mardi 12 juin 2018

Trumpus imperator

L' Empire empire
                     Il l'a annoncé, il l'a twitté: les ci-devant alliés européens (ou asiatiques) ne comptent pour rien.
  Seuls valent les intérêts des Zuniens, hic et nunc.
        America first: c'est devenu la loi et les prophètes à la Maion Blanche. Même si à terme, Washington va beaucoup y perdre, économiquement et politiquement, surtout à l'heure de l'économie mondiale financiarisée. et l'interconnexion des productions.
   Les tendances dénoncées entre autres par l'écrivain Paul Kennedy risquent bien de s'accentuer dans l'empire à crédit. La force masque mal la faiblesse.
  Mais l'Europe, bêtement atlantiste et désunie se trouve démunie et soumise face aux oukases trumpiens. Comme des africains de la zone CFA...
   Dimanche sur Fox News, Peter Navarro, le conseiller de Trump pour le commerce déclarait : «Il y a un siège réservé en enfer pour tout dirigeant étranger qui s’engage dans une diplomatie de la mauvaise foi avec Donald Trump et tente de le poignarder dans le dos quand il s’en va.»
    A Washington, c'est le bazar, mais on est aux ordres.
        Un cercle vicieux est engagé. Mais après lui , le déluge.
  Non, il n'est pas fou, mais maladivement narcissique, se plaisant à renverser la table.
     Est-ce la fin d'un monde, celui d'un multilatéralisme bancal, plus ou moins raisonné et négocié.?
L'obstination du locataire de la Maison Blanche flatte les plus défavorisés et les plus ignorants et réjouit les déjà trop riches:
   Il ne s’agit pas du passage à l’acte concernant la taxation des importations américaines d’acier et d’aluminium, mais d’une autre annonce, passée relativement inaperçue : celle du versement record de près de 1 000 milliards de dollars aux actionnaires des entreprises cotées au S&P 500, l’indice phare du New York Stock Exchange.
     Quand on disait qu'il n'était pas fou...
          Certes, ce n'est pas la fin, mais le déclin est programmé.
   Mais qui arrêtera la Trump Machine?
             Pas Macron, qui s'est planté.
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lundi 11 juin 2018

Drôle de citoyen

Au hasard des lectures
                                       On fait parfois des rencontres inattendues.
          Sans sortir de chez soi.
    Certaines livres laissent des impressions mitigées, même salués par les jurys et la presse
          D'autres laissent une empreinte plus forte, mais peu durable.
  Pourquoi me suis-je mis à lire Sylvain Tesson? Un peu par hasard et sans conviction initiale. Par curiosité aussi, à partir d'un document télévisé qui m'a mis la puce à l'oreille sur cet auteur réputé singulier, atypique, qui parlait d'aventures, mais avec un talent rare.
      J'ai commencé le récit de son séjour solitaire dans la forêt sibérienne et je ne l'ai plus quitté.    J'allais de découvertes en découvertes.
    Quelle claque! Quel talent! Des trésors à chaque page. Une imagination littéraire débordante. Un style rare. Des formules lapidaires, un souffle unique, des images loin des lieux communs. Et pourtant le récit de six mois de solitude choisie en Sibérie n'invitait pas a priori à la lecture de passionnantes expériences.
    Comment qualifier cet auteur, difficilement classable, qui écrit avec ses passions, un peu folles parfois, loin de ses origines conventionnelles et bourgeoises parisiennes, à contre-courant de l'enracinement conservateur paternel.? Ce déraciné volontaire, qui tient de Rousseau et de Nietzsche., qui se cherche frénétiquement, jusque dans les expériences les plus improbables, parfois les plus dangereuses. Qui nous réveille dans nos médiocrités ordinaires, comme un exilé de la vie programmée..
   Un voyageur? Mais un itinérant bien particulier depuis sa jeunesse. Une soif inextinguible de fuir la routine, en quête de nouveaux horizons, loin des villes, du bruit, d'une civilisation souvent honnie.
Pour se trouver et éprouver fortement ce que l'on ignore sans le savoir ou qu l'on ne voit plus, sous le poids de habitudes acquises. Une sorte de plongée dans le Tao fondateur, aux sources vitales.
    Une quête inlassable de soi, loin du bruit, presque monacale, mais celle d'un moine laïque, qui ne se séparait jamais, au cours se son séjour de six mois a bord du lac, de Defoe, de Sénèque, de Rousseau et de quelques autres.
   Une sorte d'aventurier philosophe aux yeux grands ouverts sur le monde, attentif au moindre détail, à l'imperceptible même, qui ne sépare jamais son expérience personnelle, son vécu propre, de son expérience locale et cosmique, en bon géographe de formation, prêt à prendre tous les risques, même les plus fous, se mettant en danger parfois mais trouvant dans l'expérience des limites une joie profonde et, dans les échecs, de stimulants rebondissements.
    Toujours dans une autodérision rare; dans cette passion de vivre, parfois aux limites du raisonnable, toujours prêt à aventurer sa vie.
   Jusqu'à l'accident qui aurait pu lui être fatal, qui lui a donné une sale gueule , dont il se moque lui-même. On ne fait pas impunément le mariole, même si l'on peut "réparer les vivants".
   Les confessions de Sylvain solitaire prennent le lecteur aux tripes, bien plus que celle de Jean-Jacques dans la paisible forêt d'Erménonvile. Les paysages qu'il traverse ou les lieux où il choisit de séjourner sont d'une nature moins accueillante.
       Le défi et la jubilation. Le pur bonheur d'exister décrit sans lassitude.
   Après sa chute accidentelle, l'alpiniste, miraculé d'une chute de dix mètres, écrit:
« Ces trois mois de repos, de sobriété, de silence, d’examen de moi-même ont été bénéfiques. Ma vie était un carnaval endiablé et légèrement suicidaire, il était bon de ralentir un peu les chaudières intérieures, de descendre du train. Je conserve une paralysie de la face qui me donne un air de lieutenant prussien de 1870. J’ai aussi perdu l’ouïe à l’oreille droite mais, étant partisan du silence, que René Char appelait “l’étui de la vérité”, je ne m’en plains pas. Notre société est devenue hystérique et bruyante.
    Le Wanderer  en chute libre, adepte de «stégophilie», se remet de tous les maux, de toutes les solitudes. Celui que l'on a parfois appelé le Prince des chats, comme son ami Jean-Christophe Rufin, surmonte les épreuves choisies ou subies, dans une résilience dont le secret est dans sa force intérieure et inextinguible, renforcée par ses nombreuses lectures philosophiques. Sénèque est son ami.
    Difficile d'être plus bavard sur ce zygoto qui sait être taiseux, mais plume à la main, comme dans les Forêts de Sibérie, dont le silence bruissait de présences.
     Comme le dit Sylvain, ...Les arbres nous enseignent une forme de pudeur et de savoir-vivre. Ils poussent vers la lumière en prenant soin de s'éviter, de ne pas se toucher, et leurs frondaisons se découpent dans le ciel sans jamais pénétrer dans la frondaison voisine. Les arbres, en somme, sont très bien élevés, ils tiennent leurs distances. Ils sont généreux aussi. La forêt est un organisme total, composé de milliers d'individus. Chacun est appelé à naître, à vivre, à mourir, à se décomposer - à assurer aux générations suivantes un terreau de croissance supérieur à celui sur lequel il avait poussé. Chaque arbre reçoit et transmet. Entre les deux, il se maintient. La forêt ressemble à ce que devrait être une culture. 
    Vivre fortement, mais aussi s'abandonner à vivre. La volonté et l'abandon: La tension est permanente. Une dialectique qui est un ressort. Même dans la vie de cabane, loin de tout et de tous, au bord du lac BaIkal, qui n'avait rien des paisibles rivages du lac du Bourget de Jean-Jacques:
 ...La fuite est le nom que les gens ensablés dans les fondrières de l'habitude donnent à l'élan vital. Un jeu? Comment appeler autrement la mise en scène d'une réclusion volontaire devant le plus beau lac du monde? Une urgence? Assurément ! Je rêvais d'une existence resserrée autour de quelques besoins vitaux. Il est si difficile de vivre la simplicité...
                        La liberté, ce vertige...

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dimanche 10 juin 2018

Pour les curieux

__ A la recherche d'une conciliation entre numérique et éthique.

__ Ce qu'est le foot devenu: à qui profite-t-il?

__ Petit fragment du discours amoureux...au Moyen Âge.
                        Cet âge qu'on dit Moyen.

__ A l' origine de l'impôt.

__ Quel avenir pour le peuple calédonien ? 

__ Chez Carrefour tous ne sont pas à la même enseigne.

__ Fin de vie: ce que la Suisse et le Canada peuvent nous apprendre. La Belgique aussi.

__  Monsanto et ses concurrents.

__ Le canot de Nicolas Hulot en difficulté au large de la Macronie.

__ Baisse du budget de la PAC: des lendemains qui ne chantent pas.

__  En psychiatrie, rien ne s'arrange. Une grande misère depuis longtemps signalée.

__ Points d'histoire: - L’énigme péroniste. 
                                 - Le bourreau des procès de Moscou.
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samedi 9 juin 2018

Ils avaient la banane

Cela sera moins vrai demain
                                                  Les Antilles, îles de rêve, deviennent-ils des enfers sanitaires?
       Au nom de la banane présentée comme « mieux que bio ».
    Les alertes ne datent pas d'hier.
  Beaucoup avaient dénoncé les retombées du chlordécone sur les sols, l'eau, la population
Mais les autorités avaient fait la sourde oreille.
     Le scandale sanitaire éclate de plus en plus au grand jour.
  Jusqu'ici les patrons béké ont profité d'une situation qui les avantageait au détriment des ouvriers des bananeraies, avec la complicité des instances gouvernementales, qui n'ignoraient rien de la haute toxicité du produit bon marché, abondamment .répandu.

   Perturbateur endocrinien reconnu, le chlordécone poursuit ses ravages, comme nulle part ailleurs.
 Déjà un record du monde en Martinique pour le cancer de la prostate. Mais il n'y a pas que ça. Il y a la mer.
       Une surexposition aux pesticides aux effets durables, étant donnée leur nature:
... Le docteur Luc MULTIGNER est chercheur à l’INSERM de Rennes et au CHRU de Pointe-à-Pitre/Abymes en Guadeloupe. Il a révélé que le chlordécone est le toxique le plus répandu dans les cours d’eau aux Antilles et dans le sang des Antillais ; environ 90 % des Guadeloupéens sont contaminés. Selon lui, ces deux particularités sont exceptionnelles car une population entière n’est que très rarement touchée sur une même période de référence par un même toxique. Ce même chercheur affirme que des épidémiologistes, généticiens, cancérologues, et autres spécialistes du monde entier ne cessent de s’intéresser à la contamination globale des populations Martiniquaises et Guadeloupéenne du fait de la pollution globale de leur biotope.
Le Dr MULTIGNER estime en outre que le retentissement politique aurait été très différent, si ce territoire se situait en France métropolitaine....
   Une "bombe à retardement" en Martinique pour 20 générations estiment certains spécialistes.
      Au nom de la concurrence, on était peu regardant en haut lieu sur les effets sanitaires
  Et les dégâts ne sont pas que sur terre.
 
     Il savaient, mais les pressions commerciales prévalurent.
...La Martinique est fortement contaminée par le kepone, suite à son utilisation sans restriction sur les plantations de bananes. Malgré l'interdiction faite en 1990 en France métropolitaine, le puissant lobby des planteurs a fait pression pour pouvoir continuer à utiliser le kepone jusqu'en 1993, soutenant qu'il n'existait pas de pesticide alternatif (ce qui a été contesté depuis).  L'île voisine de la Guadeloupe est également contaminée, mais moindrement. Depuis 2003, les autorités locales ont restreint la culture des sols et d'autres activités (pêche, vente de volailles/oeufs...) en raison de leur contamination.
En 2010, on sait qu'en Martinique et la Guadeloupe le taux de cancer de la prostate est l'un des plus élevés au monde et que les ouvriers des bananeraies connaissent souvent des problèmes de stérilité masculine (délétion de la spermatogenèse).
   Un décret interdit la pêche jusqu'à 500 mètres au large des côtes ; la zone d'interdiction serait passée en été 2013 à 900 mètres. En janvier 2013, le port principal de la Martinique, Fort-de-France, est barré par des pêcheurs qui réclament des subventions pour les aider à poursuivre la pêche aux langoustes. Le 15 avril, une centaine d'entre eux manifestent dans le chef-lieu.
   L'industrie bananière a usé de son influence pour différer l'interdiction du chlordécone, qui n'a été effective aux Antilles qu'à partir de fin 1993 (voire jusqu'à l'écoulement effectif des stocks). Les dérogations, demandées par les parlementaires et accordées par les ministères, ont prolongé l'usage d'un produit interdit au-delà de la date de son retrait d'autorisation de vente (1er février 1990)
Selon l'INRA et l'Afsset (devenue ANSES depuis sa fusion avec l'AFSSA), dans 2 rapports évoqués le 24 août 2010 par l'AFP et le journal Le Monde, puis mis à disposition du public sur le site de l'Observatoire des résidus de pesticides (ORP), le ministère français de l'Agriculture n'a pas ou peu tenu compte des nombreuses alertes sanitaires et environnementales et a privilégié les intérêts économiques (culture bananière) sur l'environnement et la santé dans sa gestion du dossier, alors que dès 1977 des études mettaient en évidence les risques écologiques et sanitaires de ce produit. En 1979, l'OMS classe ce produit comme cancérogène possible, ce que confirme l'INSERM en juin 2010, dans le Journal of Clinical Oncology, pour le cancer de la prostate.
En janvier 2018, le syndicat CDMT des personnels de l’Agence régionale de santé de Martinique écrit une lettre à la Ministère des Solidarités et de la Santé afin de lui faire part de pressions subies par les agents pour « limiter l'information du public au strict minimum »....
                                                                      Il n'y a pas que les abeilles qui sont menacées.
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vendredi 8 juin 2018

Une loi impossible

Législation à risques      [Points de vue]
                                                      C’était une promesse de campagne doublée d’une affaire personnelle. Pris pour cible par les médias de propagande russes (notamment Sputnik) pendant la présidentielle, Emmanuel Macron avait juré de régler leur compte aux fake news. Jeudi 7 juin, les députés commencent à débattre de la proposition de loi relative à la lutte contre « la manipulation de l’information » en période électorale. Soit « toute allégation ou imputation d’un fait dépourvue d’éléments vérifiables de nature à la rendre vraisemblable ». Le Conseil d’Etat avait déjà froncé le nez : définition trop floue, responsabilités des réseaux sociaux mal définie. C’est désormais au tour de l’opposition de faire rempart de son corps. A l’unisson, Les Républicains, la France Insoumise et le Front national assurent que c’est la liberté d’expression qu’on met à mort. Posture de bonne guerre. Mais il faut surtout guetter la réaction inquiète des magistrats, qui seront chargés – en quarante-huit heures – d’ordonner le vrai et le faux et de consacrer la vérité. Une tâche impossible et vaine, quand la loi de 1881 punit déjà… la diffusion de fausses nouvelles. (Télérama)
      En effet, c'est jouer les apprentis sorciers que de vouloir réguler par la loi un domaine si varié, si complexe, si sensible, si contesté, où souvent nul, même l'Etat, ne peut sans parti pris se prétendre défenseur de LA vérité.
   Il s'agit d'éduquer, non pas de légiférer. Et ceci dès l'école primaire, ce socle incontournable de formation du jugement, du discernement, du doute méthodique.
   ... Une fausse information y est par ailleurs définie comme “toute allégation ou imputation d'un fait dépourvue d'éléments vérifiables de nature à la rendre vraisemblable”. Une fois saisi, le juge aura quarante-huit heures pour se prononcer.
Le problème est que cette définition est tellement vague qu'on ne sait pas bien ce qui peut tomber sous le coup de cette loi. Après tout, si les gens étaient d'accord sur ce qui constitue des éléments vérifiables de nature à rendre une allégation vraisemblable, ça se saurait. Il est fort probable que, selon le juge qui aura à décider, la décision sera différente. Une loi aussi vague est en effet une invitation à l'arbitraire et, s'il y a une chose dont on peut être certain, c'est que si une loi permet les abus alors il y en aura. De la même façon, la question de savoir si la diffusion d'une information est “de nature à altérer la sincérité du scrutin” n'admet souvent pas une réponse claire, mais il faudra pourtant bien que le juge se prononce.    Pire, il n'aura que quarante-huit heures pour se prononcer, autant dire rien du tout. Quand on sait le nombre de dossiers qui arrivent chaque jour sur le bureau des juges, et la difficulté qu'il y a à déterminer si une information tombe sous le coup de cette loi dans un grand nombre de cas, on peut légitimement craindre que la censure ne s'abatte sur beaucoup d'informations qui, vraies ou fausses, devraient faire l'objet d'un débat et pas d'une ordonnance de justice. C'est d'autant plus vrai que, à en juger par la façon dont la justice française utilise l'arsenal législatif déjà existant, on peut douter que, dans la plupart des cas, le juge des référés se prononcera dans le sens de la liberté d'expression en cas de doute
            Ce que l'on appelle fake news, fausses rumeurs ou propagande, comme on veut, est déjà une vieille histoire, même si les actuelles tensions internes et externes et le développement fulgurant des canaux numériques permettent l'accès à toutes sortes d'informations plus ou moins fiables. Le temps de la réflexion s'en trouve diminué, ainsi que la vérification des sources et la confrontation des données. La difficulté de l'analyse critique des points de vue, des idéologies et des intérêts à l'échelle planétaire n'arrange rien, comme la rapidité des actions et des réactions. 
        Une démocratie politique est à son meilleur quand les désaccords ne sont pas réglés par la force ou la manipulation, mais par l’appel à des faits, des données et des valeurs partagées...» 
   
   Ce problème agite toute l' l’Europe. Des incitation à l'autorégulation par ici,  La Suisse, en 2017, a elle aussi renoncé à légiférer et a indiqué ne pas avoir vu « dans quelle mesure une réglementation étatique était nécessaire ».
         Comme si les organes d'Etat étaient à l'abri de la diffusion de nouvelles fausses ou tronquées,  comme si la presse ayant pignon sur rue était toujours fiable, parfaitement indépendante...             ....force est de constater que le 1984 de George Orwell n’est qu’un conte enfantin au regard des montages actuelles de l’idéologie dominante. Dans tous les cas de figures – et pour tenter d’y voir plus clair – on lira avec la plus grande attention l’indispensable manuel de résistance de François-Bernard Huyghe: La grande peur.
                 Bref, il y a lieu de raison garder et de revoir ce dossier si flou et potentiellement dangereux.
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La grande guerre des « fake news »
- Les fausses nouvelles et la guerre.
- La rumeur d'Orléans.
- Bobards et politiques.
- BHL et ses fake news.
Avec la loi "fake news" de Macron, le scoop sur le "Rainbow Warrior" aurait-il pu être censuré ?
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