Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

jeudi 19 juillet 2018

Ça va pas fort

   Même pas bien du tout.
            Le  malade est à un stade critique.
     Cela commence enfin à être reconnu même en haut lieu, après des années de gestion à la petite semaine, à l'économie et au public management, comme si le système de santé, hospitalier notamment, pouvait être géré comme une entreprise.
    Sans parler de la désertification médicale galopante dans certaines régions,   on se rend bien compte que le système craque.
   C'est même l'état d'urgence en certain lieux, même au service des...urgences.       A Cayenne, c'est un désastre.
  Le système de la tarification à l'activité n'a pas eu que des effets positifs, loin de là.
La santé tend à ne plus être mesurée qu'à l'aune du bilan chiffré.
               ...les acteurs de l’hôpital critiquent les effets de la tarification à l’activité sur leur travail. Elle s’accompagne en effet d’une conversion gestionnaire des hôpitaux. Désormais, il importe de connaître le niveau d’activité des services et des pôles, la durée moyenne des séjours et le taux d’occupation des lits. Les outils de quantification des gestionnaires ont ainsi pour objectif d’influencer le comportement des praticiens hospitaliers afin d’optimiser l’utilisation des lits. Dans le même ordre d’idée, les pouvoirs publics utilisent la tarification à l’activité pour inciter les acteurs à pratiquer par exemple la chirurgie ambulatoire. Cette incitation ne résulte pas seulement des recommandations de bonnes pratiques, mais également d’une meilleure valorisation des GHS de chirurgie ambulatoire par la tutelle. La T2A a, sans aucun doute, une action sur la pratique médicale. Elle génère des tensions entre la direction qui préfère que les services réalisent des « trucs qui rapportent » en d’autres termes des actes valorisés, et le praticien qui considère que dans un hôpital public « on ne peut pas faire les opérations qui rapportent et pas celles qui ne   rapportent pas ...
    La liste des problèmes est longue, engendrant parfois de graves dysfonctionnements.
 Il va être long de réparer le grand corps malade qu'est devenu l'hôpital.
    Le personnel soignant vit mal la plupart du temps.
        La pure logique financière a produit des effets qu'on aurait pu prévoir ou rectifier à temps. 
                      Porter remède au système de santé est vraiment une priorité, avant de nouvelles dégradations. 
    Parfois la débrouille vient compenser le manque.
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