Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 15 juin 2019

En attendant la crise financière

Sonnette d'alarme.
                       Ce n'est pas parce qu'on signale un danger que celui-ci se produira nécessairement.
      Depuis un moment, certains économistes annoncent, au vu de la tournure que continue à prendre la logique financière mondiale, que nous serions au bord d'une nouvelle crise de grande ampleur. comme il s'en répète, sous différentes formes, depuis le début du XX° siècle, sans remonter plus haut..
       Il est temps de trouver au plus vite des pare-feu, mais le scepticisme sur ce sujet gagne, quand on prend la mesure des failles qui sont restées béantes après les années 2008, malgré les dires, les demi-mesures et les promesses non tenues, et la poursuite de la collusion entre le politique et le financier où le manque de mesure prise par la plupart des pouvoirs pour limiter les excès de la finance mondialisée, des grandes banques aux opérations jamais séparées au début, comme demandé un moment au plus haut lieu. Le casino continue. Les bulles se multiplient. Trop d'argent ne s'investit pas dans l'économie, mais se perd dans les sables de la spéculation stérile.
    Les banques pourraient-elles craquer à nouveau?
         Cette question n'est pas gratuite pour Henri Wilno, qui n'est pas le seul à le penser, même si le débat sur les causes et les modalités continue:
                  "La crise est certaine mais on ne sait pas quand elle éclatera. Une des questions essentielles qui se posera en cas de déconfiture financière est de savoir si les Etats seront en situation d’en limiter les conséquences.
   Des processus cumulatifs porteurs d’une croissance ralentie marquent le mouvement de l’économie mondiale tant dans les pays de l’OCDE (Amérique du Nord et Europe) [1] qu’en Chine, tandis que le Brésil reste dans le marasme et que l’Argentine est en récession, etc. Seuls certains pays, en situation de rattrapage (comme l’Inde) conservent une croissance pour l’instant sans guère de nuages (autres que les inégalités et les dommages environnementaux). La surproduction est patente dans la sidérurgie et la croissance du marché automobile mondial serait quasi nulle en 2019.
    Si les taux de profit ne marquent pas de tendance visible à plonger, ils ne paraissent pas avoir retrouvé leur niveau de 2007. Pourtant, les salaires stagnent (sauf ceux des catégories supérieures et de branches particulières) dans les économies développées, y compris dans celles qui affichent des taux de chômage faibles comme l’Allemagne et les Etats-Unis – dans ce dernier pays un problème d’appréciation du chômage réel:  outre les temps partiels qui souhaiteraient travailler davantage, de nombreux adultes ont arrêté de chercher un emploi et sont donc sortis des statistiques ce qui se traduit par une baisse du taux de participation au marché du travail. Les profits réalisés par les entreprises ont largement servi à des opérations de fusion, des rachats d’actions et des distributions de dividendes ou bien demeurent sur des placements liquides, tandis que l’investissement privé reste limité. L’investissement public est contraint par les politiques d’austérité.
    Le capitalisme est plus que jamais financiarisé. Les actifs financiers continuent en effet de croître une fois passé le choc de 2007-2009. La capitalisation boursière mondiale (valeur au prix du marché boursier de l’ensemble des actions en circulation des sociétés cotées en bourse) avait atteint un niveau record en 2017. Elle a baissé de 15% en 2018, ce qui reflète à la fois l’inquiétude des analystes devant des niveaux des cours déconnectés des performances réelles des entreprises ainsi que les incertitudes résultant du climat international. Il est à remarquer que les plus importantes capitalisations boursières sont désormais les GAFA et non des entreprises industrielles. La montée des cours boursiers a été entretenue par les politiques des banques centrales qui depuis 2009 ont déversé des liquidités gratuites ou quasiment gratuites vers les banques. Depuis 2015, ces banques centrales ont cherché timidement à restreindre ces politiques (bas taux et assouplissement quantitatif, c’est-à-dire rachat de titres) mais cela pourrait ne pas durer.
     En Europe, la persistance de la faiblesse des taux pratiqués par la Banque centrale européenne a eu des effets contradictoires: d’un côté, elles ont pu augmenter leurs prêts, de l’autre, comme les taux de la Banque centrale se répercutent à l’ensemble des taux, les marges d’intérêt réalisées par les établissements sur les crédits ont été réduites, ce qui pèse sur leur rentabilité (d’où une chute des cours des actions des banques). En principe, cette situation ne met pas en péril la santé des banques [2] sauf cas particuliers. Celle-ci serait par contre affectée par un ralentissement de l’activité qui verrait une augmentation des non-remboursements d’emprunts.
     Par ailleurs, l’endettement des Etats et surtout des sociétés non financières (les entreprises) est reparti à la hausse. L’encours mondial d’obligations émises par des sociétés non financières a atteint un niveau record proche de 13’000 milliards USD à la fin de 2018; cela représente selon l’OCDE le double de leur encours en termes réels avant la crise financière de 2008. Toujours, selon l’OCDE, il y a une dégradation de la qualité des obligations (titres d’emprunts) émises par les entreprises, ce qui pourrait entraîner, en cas de retournement économique, une hausse des défauts de remboursement. La solvabilité des emprunteurs est en effet variable: un ralentissement économique prononcé ou un resserrement brutal des conditions financières pourrait donc peser sur la capacité des sociétés endettées à assurer le service de leur dette. C’est un point majeur de fragilité de la situation. Selon la Banque des règlements internationaux, on assiste depuis 2008 à une prolifération des «entreprises zombies» qui ne survivent qu’en s’endettant et en profitant des faibles taux d’intérêt: la part des entreprises zombies seraient de 6% en moyenne dans les 14 principaux pays développés.
    Enfin, ce que l’on appelle le «shadow banking», c’est-à-dire la finance non soumise à la réglementation bancaire (ce qui ne veut pas dire qu’il s’agit forcément d’opérations illégales) a fortement progressé, notamment en Chine. Il représente, fin 2017, 14% des actifs financiers mondiaux. Pour couronner le tout, on assiste à un retour, sous des formes nouvelles, des «actifs structurés» déclencheurs de la crise financière en 2007-2008, c’est-à-dire d’instruments qui agglomèrent des titres ayant comme contrepartie des opérations de qualités variables et donc à fort risque potentiel pour ceux qui les achètent (en raison de leurs rendements élevés).
     Le monde entier est désormais sous l’emprise du capital: il n’y a plus de territoires nouveaux dont l’ouverture rehausserait sensiblement le taux de profit moyen (ce qui ne veut pas dire que certaines industries ne vont pas poursuivre leur quête des salaires les plus bas possible, à l’instar des fabricants textiles qui délocalisent en Ethiopie). Aujourd’hui, une nouvelle onde longue expansive supposerait de nouvelles technologies exigeant par leurs caractéristiques des investissements élevés, capables de générer des gains de productivité et créatrices d’emplois et de débouchés sur une échelle très importante. Les véhicules électriques et autonomes ne seront pas de nature à entraîner un tel processus malgré tous les bouleversements qu’ils entraîneront dans la filière automobile (producteurs et équipementiers) et au-delà, avec des gagnants – les groupes miniers (pour les minéraux utilisés pour les batteries) et les producteurs d’électricité – et des perdants (les pétroliers) [3].
     Face à cette situation, un certain nombre d’analystes ont tendance à souligner que si un nouveau krach financier se produisait, les Etats auraient moins de moyens qu’en 2009 pour y faire face: les dettes publiques sont déjà élevées (ce qui interdirait de faire plonger les déficits budgétaires) et les taux des banques centrales ne pourraient pas plus baisser sauf marginalement [4]. Cette hypothèse d’impuissance des Etats (développée par divers économistes, dont Nouriel Roubini qui annonce la prochaine crise pour 2020) [5] se discute: si une crise mettait gravement en péril la stabilité économique, on peut penser au contraire qu’Etats et banques centrales n’hésiteraient pas à s’affranchir de ces contraintes, quitte à déplaire aux plus libéraux et à imposer à certains opérateurs financiers des solutions totalement «hétérodoxes» et momentanément déplaisantes. D’ailleurs aussi bien la Banque centrale européenne que la Réserve fédérale américaine sont en éveil et sont prêtes à renouer avec la baisse des taux et les rachats de titres. Quant à la Chine, elle a annoncé plusieurs mesures de soutien de l’économie depuis le début de l’année.
      Mais une autre question se pose: y a-t-il encore un pilote dans l’avion mondial pour impulser des actions coordonnées? L’économiste américain Charles Kindleberger a fourni il y a quelques décennies [6] une analyse intéressante des raisons pour lesquelles la crise de 1929 a été si longue et profonde: pour lui, cela tient aux hésitations des Etats-Unis à prendre la tête de l’économie mondiale au moment où, après la Première Guerre mondiale, la Grande-Bretagne ne pouvait plus assumer ce rôle. Pour Kindleberger, l’économie mondiale capitaliste a besoin d’un stabilisateur, d’un Etat pivot. Dans la foulée de Kindleberger, d’autres économistes ont défini les caractéristiques que devrait avoir un tel Etat: la capacité de créer des normes internationales et de les faire respecter, la volonté de le faire, une prédominance dans les domaines économiques, technologiques, et militaires.
       Les Etats-Unis ont joué un tel rôle depuis la Seconde Guerre mondiale (et en ont tiré avantage). Aujourd’hui, ils sont indéniablement en recul relatif, tout en conservant la première place. Trump fait flèche de tout bois pour défendre le statut et les intérêts du capitalisme américain, tant économiques que politiques et militaires. Il multiplie les initiatives unilatérales et n’hésite pas à attiser les divisions entre alliés et partenaires des Etats-Unis, en témoignent par exemple ses déclarations réitérées en faveur d’un «Brexit» dur. Surtout, les Etats-Unis sont confrontés à la Chine, puissance montante: leur objectif est de limiter le déficit commercial américain, de freiner les transferts des technologies américaines vers la Chine, d’obtenir la fin des subventions aux entreprises d’Etat ainsi qu’un accord sur les devises, de continuer à manifester leur puissance militaire dans la zone Asie-Pacifique.       Et dans ce contexte, les Etats-Unis relativisent complètement le rôle des institutions internationales, y compris celles où seuls les grands Etats sont représentés (G7 et G20). Les Américains conservent le pouvoir de définir certaines règles à travers, notamment, le rôle du dollar, ce qui leur a permis d’imposer une rupture des relations avec l’Iran, y compris aux entreprises d’Etats qui pensent que l’accord nucléaire n’a pas été violé. Par contre, ils n’arrivent pas à riposter au projet chinois de nouvelle «route de la soie» et il n’est pas certain qu’ils réussiront dans leur offensive pour bloquer dans l’ensemble du monde l’expansion de Huawei.
     Il n’est donc pas certain que, en cas de nouveaux soubresauts financiers, les Etats-Unis aient la possibilité et la volonté de rassembler sous leur houlette les autres Etats capitalistes, voire même qu’ils ne fassent pas obstacle aux tentatives de coopération pour colmater les brèches… Ce pourrait être (comme ce fut le cas en 1929, et sans vouloir assimiler les deux situations) un facteur important d’approfondissement de la crise." (12 juin 2019)
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vendredi 14 juin 2019

Histoires d'O...-pital

    Rencontres
                 Il arrive qu'au hasard des lectures, on rencontre un petits texte bien enlevé méritant ldétour et attention.
    Comme ces quelques lignes rencontrées sur un site où je suis interdit d'antenne, qui me semblent admirables d'observation et de sensibilité, réveillant en moi quelques souvenirs de séjours trop nombreux et mitigés en ces mêmes lieux.
   Malgré tout ce qu'on peut dire de l'hôpital, où parfois on se pose quelques questions...
       ".....Elle glissait ,chantonnant dans les couloirs pour s’annoncer comme pour des chevaux craintifs au box que l’on prévient de la voix . Je guettais son passage la porte de la chambre entrouverte , je me tordais le cou pour l’entrevoir, la sonde me brûlait les entrailles , le drain tel un cordon ombilical me clouait à partir du ventre sur le lit , la perf et les électrodes «  ces mouchardes » finissaient ce corset de « vierge de Nuremberg. Rien de mes émois de mes tremblements de mes reptations vers le bassin n’échappaient aux moniteurs clignotant et murmurant des ding bzing qui, je le savais, me balançaient à l’infirmière veillant tasse de thé en main sur l’étage .
« Et je viendrai vous voir : « Monsieur Non » .
« Trois jours ! » elle avait dit
      Dés le début j’avais résisté fait preuve de mauvaise volonté et elle, impavide, m’avait contraint, rasage ,sonde …Pied à pied j’avais cédé jusqu’à l’ultime humiliation , grondante et ne manifestant aucune joie d’avoir vaincu un vieux mâle blanc . Elle m’avait souri et admonesté « Pff… tête de mule, vous m’avez fait perde du temps » , piteux et vaincu ,tête basse j’avais confessé ma terreur de finir comme un légume .Ne dépensez pas votre énergie contre nous ; gardez la contre « lui »  disait elle .Lui, l’ennemi invisible que nul n’osait nommer . Fugacement, au moment du ménage j’entrevoyais la dame de la chambre en face , si belle , qui, ayant sentit mon regards avait instinctivement porté la main sur un attrait désormais absent , j’avais esquissé un faible sourire non rendu .J’avais partagé la chambre avec un déjà vaincu qui n’émettait plus aucun son muré dans son silence terrifiant refusant les pauvres gestes de tendresse d’une épouse, perdue, dépassée, et déjà dans l’après. Puis est venue l’attente , la veille ce guet nuit et jour «  les résultats »
   Maligne ?   Pas maligne ?
Parti ?Revenu ?En recul ? ou progression ? Et ces mots prononcés par de doctes enfoirés ne donnant pas d’informations intelligibles au profane .
Transparents !!!
  Ils m’auscultent comme un anonyme, un bout de viande , mais elles nous vengent ! Elles, la vraie colonne vertébrale du service .Ostensiblement , pour que nous n’en perdions pas une miette , elles racontent les turpitudes les mesquineries et les défaites intimes et personnelles de ces «  sachants » .
Yep ! l’œil lumineux de ma fée Piquouze tourné vers moi quand le froid chirurgien dénie les douleurs que j’évoque .
Cet œil moiré me disant :hein ? qu’il est aussi con que je le disais à Annie hier dans le couloir.
Cette dérision envers l’icône du service qui joue a Dieu et ne me manifeste ni empathie «  c’est son droit »…. ni respect « qu’il crève ! »  .
.     Dans ces services il n’y a pas d’au revoir . Ce mot impliquerait trop de désillusions .Et puis elles sont trop occupées, le travail et leur vie qu’on espère lumineuse à la hauteur de ce qu’elles donnent, souriantes ou lasses , fatiguées parfois exaspérées mais jamais leurs gestes n’oublient sûreté aisance et souvent douceur .
   Nos hôpitaux sont plein de fées Piquouze qui voient chaque jour de vieux mâles les saluer se redressant du mieux qu’ils peuvent pour juste un peu être à leur hauteur !
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Histoires d'hôpital (autre registre):

-Patience et longueur du temps

-Il y a pire...
-Troubles en tous genres
-Emotions
-On trouve de tout.

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jeudi 13 juin 2019

Un sans culotte culotté

 On croit rêver.
                  On se frotte les yeux, croyant avoir mal lu ou mal entendu.
         La "conversion" est étonnante autant qu'inattendue.
     Donc, selon Jupiter reconverti, il faut rompre avec l'ultralibéralisme et l'argent fou qu'il génère  aux dépends du plus grand nombre.
     Naguère déjà Alain Mince avait dénoncé l'argent fou, annonçant prémonitoirement les dégâts connus de tous: cette crise qui en annonce d'autres.. Sarkozy en avait annoncé la fin , mais avait été mal inspiré.
    Voilà que Jupiter veut casser la baraque, celle que Reagan et Thatcher, sur les conseils que Hayek et Friedman avaient patiemment élaborés, malgré les rodomontades de Hollande sur les méfaits d'une finance devenue folle.
   La peur serait-elle le commencement de la sagesse résignée, à l'instar des élites qui rallièrent in extremis la Révolution Française, au cas où...
  Ou une profonde dénégation propre à rallier les suffrages nécessaires en période difficile serait-elle à l'oeuvre pour enfumer certains esprits.
  En tous cas, on dit: chiche!
Certains disent qu'il aurait lu récemment Marx, de Jacques Attali.
D'autres qu'il se serait fait influencer par certains économistes rebelles, à la pensée peu recommandable. Et même par le FMI. Un comble!
  Dénégation ou dérives présidentielles? Apparemment il n' aurait pas bu, fuyant l'exemple de Juncker.
      Ce serait donc la fin du système ultralibéral. En route vers un socialisme raisonné. Vers plus d'humanité.
La peur serait-elle le début de la sagesse politique?
        "... Emmanuel Macron a dénoncé mardi 11 juin devant l’Organisation internationale du travail à Genève les dérives d’un « capitalisme devenu fou » au sein d’organisations comme le FMI ou l’OMC, qui privilégient les ajustements économiques aux droits sociaux. Plus globalement, il a réclamé le retour à une « économie sociale de marché où chacun trouve sa part », au lieu d’une « captation des richesses par quelques-uns ». Sinon « on nourrit les extrêmes », a-t-il dit, comme l’an dernier au Forum de Davos...."
    « Quelque chose ne fonctionne plus dans ce capitalisme qui profite de plus en plus à quelques-uns. Je ne veux plus que nous considérions que le sujet d’ajustement économique et de la dette prévaut sur les droits sociaux », a lancé M. Macron. « Quand le peuple ne trouve plus sa part de progrès », il peut être « attiré par l’autoritarisme, qui dit : la démocratie ne vous protège plus contre les inégalités de ce capitalisme devenu fou. Nous allons faire des murs, des frontières, sortir de ce multilatéralisme, il est mou. »
                On attend la rupture (ou la disruption) .
                                                                           Chiche! Mais qu'en pense Mr Rothschild?
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mercredi 12 juin 2019

Demain, la 5 G

Une révolution à nos portes?
                                      Oui, mais...
      Un saut technologique dans une guerre entre puissances économiques, alléchées par les perspectives et les retombées technologiques de cette avancée en débat.
  Les Etats-Unis, la Chine et l’Europe se livrent une guerre pour le contrôle du réseau 5G en gestation. Les enjeux économiques et industriels seraient énormes, dans les domaines les plus divers.
    La dernière génération de technologie réseau mobile, la 5G, sera commercialisée en France en 2020. Annoncée comme au moins dix fois plus rapide que la 4G et sans latence, elle promet de développer l’Internet des objets donnant ainsi vie aux « smart cities », aux voitures autonomes et à des industries de plus en plus robotisées.
Mais pour utiliser la 5G, il faut d’abord la déployer. Or un acteur semble particulièrement en avance sur la question : le chinois Huawei, premier fournisseur de télécoms au monde. Mais les Etats-Unis font pression sur leurs alliés pour lui barrer la route
   Huawei, sous la bénédiction du régime chinois, toujours de plus en plus en avance, est au coeur de la mutation en cours. Mais il suscite l'ire de l'Oncle Sam, revenu à des positions plus conciliantes, pour ne pas se retrouver perdant dans ce jeu de puissance,
   On mesure encore mal les enjeux et les effets de cette révolution en cours d'essai et rester quelque peu maître du jeu, la Chine avançant ses pions plus vite que prévu, ne cachant pas son jeu de superpuissance en puissance. A Shenzhen, on voit loin...
   C'est que les enjeux sont importants, dans de multiples domaines. On commence à peine à les entrevoir. 
  Si certains pays, comme la Finlande, sont en pointe, il faudra encore bien du temps pour que cette nouvelle technique se généralise.
                    "...ça n’est pas tant une technologie de rupture qui va tout changer du jour au lendemain, mais comme le précise l’ARCEP dans son rapport, un ensemble de technologies qui vont arriver progressivement, et cohabiter avec une évolution de la 4G, sachant que cette dernière ne va pas arrêter son développement pour autant. L’autorité rappelle d’ailleurs que certains opérateurs, notamment américains, qualifiaient déjà de « 4G » leur offre HSPA (3G+).
La clé technologique de la 5G se situe dans l’utilisation de fréquences plus élevées du spectre, par rapport à celles affectées actuellement. La 4G et ses prédécesseurs ont eu recours, en gros, à des bandes de fréquences en dessous de 6 GHz. La 5G promet l’utilisation notamment d’un spectre élargi de 30 à 300 GHz, les ondes que l’on appelle millimétriques.
Les ondes millimétriques sont à double tranchant. D’un côté, elles permettent des débits plus importants. De l’autre, d’où leur nom, elles ont une portée plus courte. Pour rappel, c’est ce qui explique la bataille pour les « fréquences en or » de la 4G. Moins la fréquence est élevée, meilleure est la portée, et surtout la pénétration à travers les obstacles tels que les murs. La 5G va donc recourir à ces ondes millimétriques, mais également employer des fréquences en dessous de 6 GHz pour permettre un déploiement plus large. L’ARCEP mentionne la bande 3,4 – 3,6 GHz qui offrirait une grande quantité du spectre. La réaffectation de fréquences déjà utilisées par la 3G et la 4G sont étudiées, mais plus compliquées. La bande 700 MHz pourrait ici jouer un rôle.

     Combler la portée plus réduite des ondes millimétriques requiert l’usage de plus petites cellules et d’utiliser des techniques comme le Massive MIMO (Multi In Multi Out) pour multiplier la capacité et le « beamforming » pour diriger les signaux de manière intelligente vers les appareils.
      À nouvelle technologie, besoin de nouveaux composants. Sur ce point, Qualcomm est déjà bien avancé avec son modem X50 annoncé il y a un an et demi. Le X50 prend en charge le « beamforming » et le MIMO massif, gère jusqu’à 800 MHz de bande passante via l’agrégation de 8 antennes 100 MHz et peut atteindre 5 Gbit/seconde en débit descendant...."
                 Il y a 63 ans...
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mardi 11 juin 2019

Tragédie de l'euro?

On n'a pas fini de parler de l'euro.
                                Le débat, qui anime régulièrement le monde des experts économiques sur cette question, est loin d'être terminé.
    Mody voit sur ce problème se développer une véritable bulle cognitive.
  Il est possible, voire même nécessaire, que de profonds réajustements ou remises en question interviennent dans les années qui viennent, au profit d'un euro différemment conçu. Sans doute dans la perspective d'un euro commun, mais plus unique, donnant aux économies différentes, parfois très éloignées, de manière négociée, une respiration nécessaires et de nouvelles capacités de développement. L'essentiel et le problème est que cela se fasse dans la concertation la plus apaisée et la plus collective possibles.
  Parler de tragédie est forcément hyperbolique, mais le problème est d'autant plus sérieux que l'on persiste dans l'erreur et que l'on attend encore pour y remédier.
   Sinon, c'est le risque de la crise permanente.

       Point de vue:
                              " En 2016, le Nobel d’économie Joseph Stiglitz publiait; L’Euro, comment la monnaie unique menace l’Europe (Les Liens qui libèrent). Deux ans plus tard, il commentait en ces termes l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement eurosceptique en Italie : « Ce n’est pas étonnant. Car c’est la répétition attendue du début d’un scénario déjà vu. Dans la longue histoire d’une monnaie commune mal conçue, la puissance dominante, l’Allemagne, bloque les réformes nécessaires et appelle à des mesures qui ne font qu’exacerber les problèmes. »
     Pour illustrer la croissance étique que connaît l’Europe depuis l’introduction de l’euro en 1999, il observait qu’en 2000 la taille de l’économie américaine ne dépassait que de 13 % celle de la zone euro ; elle la dépassait de 26 % en 2016. « Si un pays a de mauvais résultats économiques, c’est de sa faute ; mais s’il n’est pas seul dans son cas, la responsabilité en incombe au système », ajoutait-il. Le problème est que « l’euro semble avoir été conçu pour échouer » : alors qu’il devait « apporter la prospérité à tous les pays membres, ce qui devait renforcer leur solidarité et faire avancer le projet d’intégration européenne », il s’est produit exactement le contraire, « car il a freiné la croissance et semé la discorde ».
    __Le livre de l’économiste d’origine indienne Ashoka ModyEuro Tragedy, était en cours d’impression au moment de la formation du gouvernement en Italie. Mais Mody prévoyait déjà que ce pays serait « la ligne de fracture » de l’euro. La menace de voir Rome quitter la monnaie unique s’est accentuée depuis, l’Italie étant entrée en récession.
 ...La décision de créer l’euro a été une concession faite par l’Allemagne de Helmut Kohl, qui n’en voulait pas, en échange de l’acceptation par la France de Mitterrand de la réunification allemande. « C’est une histoire d’avertissements ignorés, de pensée moutonnière, de tromperies et de dénis, de précipitation incon­sidérée et de prudence exagérée, de mythe, de pensée magique, d’illusionnisme technocratique et, enfin, de revanche impitoyable du réel », écrit Andrew Stuttaford dans la National Review.
       Patrick Honohan, qui fut le gouverneur de la Banque centrale d’Irlande de 2009 à 2015, juge le récit de Mody tout à fait convaincant : une succession de « déclarations intempestives et incohérentes faites par les responsables politiques et d’autres » tant du côté des pays créanciers que des pays débiteurs de la zone euro, écrit-il dans The Irish Times. « Pacte de stabilité et de croissance » est le « titre orwellien » donné en 1997 à « un ensemble de règles budgétaires mal pensées et beaucoup trop mécaniques, qui risquaient fort de déstabiliser les économies et de ralentir la croissance ».
     Par ailleurs, « Mody a raison de dire que toutes les parties concernées auraient dû réaliser dès 2000 que la Grèce n’était pas prête et ne remplissait pas les critères pour entrer dans la zone euro ».
    L’économiste indien incrimine un homme en particulier : Wolfgang Schäuble, qui fut sans nul doute le plus influent des ministres des Finances de l’Eurogroupe de 2009 à 2017. Mody lui reproche toute une série d’erreurs, la principale, écrit Honohan, étant d’avoir insisté en 2010 pour que la Grèce rembourse sa dette, ce qu’elle n’avait pas les moyens de faire.
    L’avenir ? Que l’euro soit réservé aux pays du nord de l’Europe… ou que l’Allemagne revienne à son deutschemark...." (Olivier Postel-Vinay) 
                                                         "...L'histoire commence avec Georges PompidouL'une des premières choses qu'il ait faite en arrivant au pouvoir fut de procéder à une dévaluation du franc en août 1969, mesure jugée humiliante. Après-guerre, la France avait eu besoin de nombreuses dévaluations pour compenser le taux d’inflation important qui avait valu aux producteurs français de perdre de leur compétitivité. Dans l'espoir d’éliminer la nécessité de recourir à de nouvelles dévaluations à l'avenir, Pompidou demanda la tenue d'un sommet à la Haye (en décembre 1969, NDLR) pour poser les jalons d'une union monétaire européenne. "L’Union monétaire est la priorité de la France", disait-il. Une telle union devait permettre de fixer les taux de change en une seule monnaie, faisant disparaître par magie toute nécessité de dévaluer le Franc.
    Mais le chancelier allemand de l'époque, Willy Brandt, différa le projet, non sans avoir dit à son ministre de l'Économie Karl Schiller : "Nous devrons veiller à marquer de notre empreinte les futurs travaux de mise en œuvre de[l'union monétaire proposée par la France]. Il faudra s'assurer qu'au sein de la Communauté, nos préférences monétaires prévalent le plus largement possible..."
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lundi 10 juin 2019

Grandeur et renaissance

De la puissance maritime chinoise.
                     La Chine est en passe d'affirmer son hégémonie maritime dans le Pacifique Sud. Ses immenses porte-conteneurs sillonnent toutes les mers.
         Certains s' inquiètent de la voir mettre les bouchées doubles là où ils s'étaient octroyé des droits absolus.
  D'autres diront qu'elle a besoin d'assurer la sécurité de ses approvisionnements, dans un espace où des menaces de toutes natures peuvent toujours intervenir, au coeur de ses échanges vitaux.
   Mais ce n'est , toutes choses égales par ailleurs, qu'un retour à un passé plus ou moins lointain, quand la flotte de l'Empire du Milieu s'aventurait très loin de ses ports d'attache, bien en avance sur les puissances de l'Ouest, comme Venise, qui devront beaucoup à leur partenaire chinois, qui n'a d'ailleurs jamais agressé un quelconque pays et a surtout passé beaucoup de temps à se défendre.
    Si tu veux t'enrichir, construit une route, dit un ancien proverbe chinois
  Et les routes maritimes sont tout aussi importantes que les autres. 
  Retour à la puissance navale  d'antan, bien avant de la dynastie des Ming, donc. Et à quelle vitesse!
  Les impressionnants bateaux de Zheng He faisait un négoce florissant, sur de longues distances, bien avant les Portugais, à la suite d'une longue tradition, surtout depuis la dynastie Song.
  Ils anticipaient sur la circumnavigation, a-t-on dit, non sans quelques exagérations.
Les inventeurs de la boussole poussèrent tout de même assez loin leurs expéditions, jusqu'aux confins du monde arabe et des Philippines.
La  petite caravelle de Colomb

   Avec des types de bateaux étonnants (jusqu'au au 19°siècle), des jonques originales.
   Puis ce fut le renoncement à la puissance navale, pour parer aux dangers venus du Nord, avant que beaucoup plus tard, la Chine se replie sur elle-même et perde en efficacité sur les puissances industrielles montantes de l' Ouest.
  Pour des raisons que l'on cherche toujours à élucider.
Aujourd'hui, la marine chinoise sillonne de nouveau les océans. Un développement spectaculaire, qui n'a pas fini de nous surprendre de d'inquiéter l'oncle Sam, parfois source de tensions. A la mesure de la puissance économique du pays.
   L'équivalent de la marine française construit en quatre ans.
       Pour le meilleur et pour le pire l'empire?...
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- Les nouvelles route se la soie
- La Chine et la mer (2)
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- Il était une fois Tiananmen


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dimanche 9 juin 2019

A propos

- Comme j'aime...me faire avoir

- Bon appétit! C'est assez!...

- Le pécule de la honte

- Pacte de corruption?

- Refroidissement au paradis?

- Un bon matelas pour bien dormir.

- Humour à tout va.

Les fake-fooder font de la résistance
             Manger ou bouffer?  La malbouffe a de l'avenir...
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samedi 8 juin 2019

Urgence!

Aux urgences....
                     Le problème, depuis longtemps signalé, tend à se généraliser et à s'aggraver.
           C'est dans l'air a eu la bonne idée de remettre sur la table le dossier brûlant des urgences dans les hôpitaux.
    C'est confirmé; ça urge, dans beaucoup d'hôpitaux, dont la gestion pose problème. C'est l'avenir de l'hôpital français qui est en jeu, mis en péril par une gestion étroitement financière et technocratique justement critiquée. 
  Et pourtant, nous nous sommes bien loin d'atteindre les 17% de coût des soins de santé comme aux USA. La ministre revient sur ses propos d'abord critiques et veut s'engager pour changer le système des urgences. Mais quand et jusqu'où? C'est toute l'organisation des soins qui est à repenser. Une nouvelle logique s'impose ainsi qu'une prévention trop négligée.,
      ...Au Vsiècle avant Jésus-Christ, Hippocrate, dans son Serment,évoquait déjà l’urgence en ces termes : « Il faut profiter de l’occasion de porter secours avant qu’elle n’échappe et on sauvera ainsi le malade pour avoir su en profiter. » Il conseillait aux médecins d’avoir en permanence une trousse de secours. La réaction du gouvernement face aux détresses des services d’urgence est insuffisante..."          Pour l’heure, c’est trop peu et bien tard....
   A Lons-le-Saunier ou à Lariboisière, les situations sont comparables. Les mêmes causes produisent les mêmes effets, mettant parfois malades et personnels soignants dans des situations ingérables et dangereuses.
    Aux urgences, rien ne va plus (*)
 Le Sénat avait déjà lui-même pointé les dysfonctionnements. Mais un diagnostic ne suffit pas.
   Dans les urgences, les choses se dégradent rapidement.
 Un pas vers des réformes structurelles du système de santé dans son ensemble s'impose, car tout se tient.
         Soigner l'hôpital est la première urgence.
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(*)     « Il faut le voir pour le croire…, écrit un jeune médecin interne, jeudi 30 mai, en revenant d’une garde aux urgences de Lons-Le-Saunier. Les patients s'entassent dans les couloirs : 
des enfants avec leur plaie au doigt, 
des papys venus de la maison de retraite et qui ont du mal à respirer, 
des cinquantenaires avec une douleur thoracique, donc possiblement un infarctus... 
Et tout ce petit monde cohabite des heures et des heures, et se demande quand ils verront le médecin. Le personnel est à bout de souffle. Vraiment. 
Ils ont les yeux rouges et sont à deux doigts de craquer de nouveau. Ils tiennent à peine debout. Certains membres du personnel ont été amenés par la police. »
    La page Facebook du Collectif de défense des urgences donne la mesure de la « panique » qui y règne en ce week-end de l’Ascension.
    70 % des personnels paramédicaux – infirmières et infirmiers, aides-soignantes et aides-soignants – sont en arrêt maladie, ainsi que huit médecins sur quinze. « Et d’autres m’ont prévenu qu’ils allaient aussi s’arrêter », assure Éric Loupiac, médecin aux urgences et délégué de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf).
Le maire de Saint-Claude, Jean-Louis Millet, dénonçant la fin des services publics lors du congrès des maires de France. © Public Sénat           La situation est si tendue que seuls les syndicalistes osent parler en leur nom. Elle est si grave que les deux services mobiles d’urgence et de réanimation (Smur), dont les équipes sont fusionnées avec celles des urgences, fonctionnent de manière intermittente : « Il n’y avait pas de Smur mardi, mercredi et vendredi », assure un infirmier. En cas d’accident de la route, de détresse vitale sur la voie publique ou à domicile, de transfert urgent d’un hôpital à un autre, seuls les pompiers et l’hélicoptère situé à Besançon peuvent se porter au secours des malades...."__________________________

vendredi 7 juin 2019

Orwell à Pékin

Surveillance tous azimuts
                                            L'auteur de1984 n'aurait jamais osé l'imaginer.
         Une nouvelle adaptation du célèbre roman serait nécessaire, même si on peut en imaginer la thématique renouvelée et "modernisée". à la lumière de certaines applications du numérique à la police de la pensée et des moeurs.
    Le e-contrôle a de l'avenir...

 Les grand mères d'autrefois surveillaient le voisinage derrière leurs rideaux. Aujourd'hui on fait mille fois mieux. On n'arrête pas le progrès...On peut aujourd'hui, par écran interposé, instantanément et à grande distance, suivre le comportement de foules complètes et même l'expression faciale de chacun..    La reconnaissance faciale, malgré ses actuels défauts, peut toujours s'améliorer.
    Comme à Pékin, où un panopticon géant se met en place, plus que pour des raisons de sécurité, comme à Londres.
   Sans le savoir, des millions de chinois sont quotidiennement observés à leur insu, montrés du doigt, fichés, sanctionnés ou simplement... inhibés, sous la protection d'un oeil bienveillant toujours présent ou supposé tel.
   C'est mieux que la police, qui ne peut être partout et que l'on peut toujours déjouer.
       Un modèle de surveillance qui vient de loin, qui se concrétise et s'affine sans cesse grâce au numérique et aux algorithmes de plus en plus sophistiqués.
    Le fin du fin c'est d'être surveillé sans le savoir et se sentir en permanence susceptible de l'être, du moins dans son comportement social et citoyen.
        Dans Surveiller et punir, paru en 1975, Michel Foucault estime que cette « visibilité organisée entièrement autour d’un regard dominateur et surveillant » est au cœur du modèle disciplinaire moderne. « Le vrai effet du Panopticon, c’est d’être tel que, même lorsqu’il n’y a personne, l’individu... non seulement se croie, mais se sache observé, qu’il ait l’expérience constante d’être dans un état de visibilité pour le regard. » « Pas besoin d’armes, de violences physiques, de contraintes matérielles. Mais un regard qui surveille.
      C'est Big Brother en action au service du pouvoir
    La Chine "progresse" et...ouvre la voie.
 Xi Ping sait où il va. Mais jusqu'à quand?
    Bentham n'aurait pas osé en rêver. Le projet d'Orwell s'accomplit sous nos yeux.
       Caméras et algorithmes font leur travail sans fatigue ni états d'âme.
          Surveiller et punir, selon Michel Foucault peut aujourd'hui connaître une concrétisation inédite, en dehors du cadre carcéral...
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jeudi 6 juin 2019

Débarquement: autres aspects

Seulement une aventure héroïque?
                                        La côte normande ne fut pas la terre promise et le théâtre d'aventures longtemps présentée par les studios hollywoodiens.
      Certains films, tout en suggérant la violence des combats, comme .Le Jour le plus long, ont longtemps entretenu le culte des hauts faits, même si certains, comme Le soldat Ryan, insistent plus sur la cruauté des combats qui marquèrent les débuts risqués d'une aventure parfois mal préparée, dans une certaine discorde des états majors, et en oubliant les cruels combats à l'Est et l'enfer de Stalingrad, tournant décisif du conflit.
   Il y a  les faits, mieux connus, et il y a les mythes, les demi-vérités qui arrangent ou les instrumentalisations régulières.
   
   Une partie de la tragédie héroïque reste masquée ou tue le plus souvent. Entre autres:
           1. La réalité des pertes.
           2. Les obscurs et meurtriers combats des haies.
            3. L'importance des victimes civiles, victimes de bombardements de préparation, à la fois aveugles et souvent peu ou pas justifiés, comme ceux, toujours discutés, de Caen, par ex, et surtout du Havre, Douai et d'autres...Un bilan qui fut longtemps reproché et dont les cicatrices durèrent longtemps. Nos alliés ne furent pas que gentils...Des faits qui dérangent.
           4.  Les ombres, liées au comportement de certaines troupes, notamment US, vis vis de certaines populations civiles, pendant certaines périodes et le racisme qui perdurait dans leurs rangs. Des comportements qui ne furent pas toujours sanctionnés ou jugés.
            5. Les intérêts masqués et anciens des élites américaines, industrielles ou politiques, à court ou à long terme, parfois un aveuglement, avant et au début du conflit vis à vis de l'Allemagne, qui fit dire à l'historien Pauwels, que l'engagement tardif en Europe fut finalement jugé comme une bonne guerre, qui permit d'asseoir l'hégémonie des USA sur l'Europe et ses marchés, notamment liés à la longue reconstruction, et d'avoir tenté d'avoir prise sur l'URSS, aidée tant que ses victoires favorisaient les avancées US.

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mercredi 5 juin 2019

Echappées belles

On y revient, enfin!
            Les ventes de vélo explosent.
            Le vélo revient de loin et ira loin.
  Les pistes ad hoc, les véloroutes se développent. Il était temps.
     Il y a du retard.Ici ou ailleurs.
       Un nouveau défi pour les municipalités.
          La Vélorution est là. Il ne suffit pas d'en parler.
Le vélo , c'est trop bon. Il y a encore du travail.
   Il n'y a pas que Lille-Hardelot, pour les gros (ou les moyens) mollets.
   La fête du vélo, c'est tout le temps, par (presque) tous les temps.
Ce n'est pas encore Amsterdam ou Copenhague, mais on y va.
Heu-reux! Aujourd'hui et demain.
                                     Suivez la file et le filon.

Dangereux, le vélo?...si on n'en fait pas. oui.


Pedalo ergo sum.
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