Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

dimanche 18 août 2019

Billet dominical

_ Quand le passé compromet le présent.
                        Un conflit qui s'endurcit.

_ Les vaches méritent mieux.

_ Les Blancs sont évidemment supérieurs.
                                Mieux vaut ne pas être noirs.

_ Mais jusqu'où iront-ils?  Le monde à l'envers?
             Des dangers d'une finance hors-sol. Inquiétudes bancaires.

_ Dictature du numérique?
                    Des usages discutables. Des dérives potentielles.

_ Les serpents n'ont pas toujours mauvaise presse.
                      Les mythes s'en emparent.

_ Ça continue...Ce n'est pas le fruit du hasard.

_ Une éco-radicalité de spectacle.

_ Feue l'Amazonie?
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samedi 17 août 2019

Les soucis de Mamie

Berlin ébranlé.
                        Malgré son départ programmé,  Angela se fait du mouron.
         Il n'y a pas qu'elle qui tremble, mais aussi plus d'un responsable économique, s'inquiétant d'une possible récession. Pour un pays qui a misé l'essentiel de son industrie sur l'exportation, la conjoncture n'est pas au mieux. C'est une litote.
    Certains parlent de la fin du "miracle allemand", un miracle décrit depuis longtemps comme assez illusoire par les plus lucides.. Ceux qui voulaient s'en inspirer sont aujourd'hui plus circonspects. Un mythe qui ne dit rien des profondes inégalités creusées par les orientations schröderienne et des chroniques manques d'investissements intérieurs.
 Les excédents commerciaux deviennent un problème.
    D'autres évoquent un déclin peut-être passager.
 Ou alors, sans dramatiser outre mesure, d'autres parlent d'un simple fléchissement, dû aux circonstances actuelles du marché mondial, la politique restrictive de Trump en matière de commerce et le relatif essoufflement de l'économie chinoise, notamment importatrice privilégiée de belles voitures allemandes.
   Il est difficile de tirer des plans sur la comète, tant sont grandes les incertitudes en matière économique et politique et importantes et rapides les actuelles mutations industrielles en cours.
   Mais tant que l'économie se fait largement dans la corbeille, on peut d'attendre à bien des mauvaises surprises.
    Il est vrai que l'on a surévalué le prétendu"modèle allemand". Berlin est un colosse au pieds d'argile.
  De plus, Merkel a une grosse épine dans le pied: l'état de santé de la Deutsche Bank, qui ne date pas d'aujourd'hui. Toujours un danger . Un danger systémique. qui donne des sueurs froides à plus d'un.
 Un remède de cheval suffira-t-il?
       Il n'y a pas de mystère. C'est la fin probable d'un cycle.
   Il va falloir revoir la copie. La vulnérabilité à la demande mondiale s'exprime, mais le risque plane aussi, par contre-coup, pour ses voisin-partenaires.
 De plus, la montée d'une certaine extrême-droite renforce les appréhensions.
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vendredi 16 août 2019

Donald va au charbon

Le Coal, c'est cool.
                             Le charbon, c'est bon pour l'économie et pour l'environnement.
     Cela ne fait pas l'ombre d'un doute. Puisqu'il le dit.  Il suffit de le proclamer: comme il se proclame the best Presidentt qui soit, Il déclare que les USA possèdent l'air et l' eau les plus pures du monde. C'est bien vrai, ça. La preuve!
    Cela va de soi. Y réfléchir serait une perte de temps. Un dogme, ça ne se discute pas.
   
   Tout va bien donc. De l'audace est nécessaire, comme le dit aussi son ami Bolsonero, grand maître-es-écologie.
  Pour les gaz de schistes, il n'y a pas non plus de problème. Trill Baby! Ça rapporte gros. Même si de mauvaises langues ne sont pas à l'unisson, plutôt critiques vis à vis de cette politique déclarée court-termiste. 
C'est donc la fin du CleanPower Plan
   Si nous ne développons pas la prochaine génération de charbon propre ici, aux Etats-Unis, nul ne le fera, a déclaré le locataire de la Maison Blanche
  C'est clair comme l'eau des nappes phréatiques de Pennsylvanie.
       Mais il y a des empêcheurs de creuser en rond au pays de l'Oncle Sam. Et des méchants qui n'y connaissent rien.        Pas de quoi s'inquiéter...
                  God bless Donald!
                                              Il est temps de le faire savoir.
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jeudi 15 août 2019

Medica-menteurs et méga-profits

Pénurie factice
                     Question de santé
    Ils disent manquer de médicaments.
  En fait, ils les réservent, en faisant un business intéressant mais dangereux. (*)
 Et cela s'aggrave.
L'hôpital est plus touché que la ville.
Un Français sur quatre est concerné.
   On attend les effets d'un plan annoncé.
     Suffira-t-il de vouloir responsabiliser les grands laboratoires, qui font tant de bonnes affaires?
  Et on disait que la production des produits pharmaceutiques, après trop de dérives, était sous contrôle?...
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       (*)-.... Ils ont fait chou blanc dans toutes les pharmacies de leur quartier. La quête du vaccin à injecter au plus tard cinq mois après la naissance de leur bébé a mené ces parents de l’est parisien, dix kilomètres plus au sud, à Malakoff, glacière à la main. Il était temps. « C’est un coup de chance, nous avions seulement une boîte en stock, commente Danielle Treussard, qui tient l’officine francilienne. En revanche, il nous manque toujours de la cortisone depuis plus d’un mois. »      Le 22 mai, des rhumatologues en colère ont de leur côté adressé une pétition à la ministre de la santé pour qu’elle réagisse face à leurs patients privés d’antidouleurs. Ils dénoncent le comportement de l’industrie pharmaceutique qui se préoccuperait peu de fournir ces traitements d’importance vitale, mais peu rémunérateurs. Alors, ils attendent du plan anti-pénurie d’Agnès Buzyn – qui devrait être annoncé ce lundi 8 juillet, selon son cabinet –, et de la fermeté vis-à-vis des laboratoires.     D’autant que les disettes sont de plus en plus récurrentes : 538 médicaments essentiels, dits d’intérêt thérapeutique majeur, ont été en rupture ou tension d’approvisionnement en 2017 selon l’agence du médicament : c’est douze fois plus qu’il y a dix ans. Et un quart des Français aurait déjà été confrontés à un refus de délivrance de leur traitement pour cause de pénurie. « Les malades sont contraints à faire du porte-à-porte avec ordonnance », dénonce Carmen Hadey, administratrice de SOS Hépatites.   Surtout, notre système sanitaire est menacé : faute de vaccin contre l’hépatite B, par exemple, les risques de transmission de la maladie augmentent, des embauches de pompiers ou d’infirmiers ne peuvent être validées, des patients se fournissent au marché noir, se rabattent sur des vaccins combinés avec d’autres non nécessaires, ou zappent carrément les rappels. Ce qui ne les protège plus, à terme, contre le virus.
 © Reuters© Reuters=     Un système D risqué provoqué par ces ruptures de stock qui concernent surtout les anti-infectieux comme les vaccins et les antibiotiques, ainsi que les anticancéreux comme les chimiothérapies : Ouest France rapporte notamment le cas de ce Breton privé de son traitement pour son cancer de la vessie depuis deux mois ; parmi les plus touchés également, les médicaments neurologiques comme les traitements contre la maladie de Parkinson, qui soulagent pourtant 200 000 malades.......Incompréhensible, d’autant que depuis 2016, la loi oblige les entreprises pharmaceutiques à renforcer leur arsenal pour assurer la disponibilité des remèdes fondamentaux difficilement remplaçables comme le Sinemet.     Le géant américain MSD, qui le fabrique, invoque un problème de production. Il a écopé de la toute première sanction en France pour mauvaise mise en œuvre d’un plan de gestion de pénurie en décembre 2018 : une amende de 350 000 euros. Une goutte d’eau à l’échelle de ses 40 milliards de dollars de chiffre d’affaires, qui en font le sixième plus gros laboratoire du monde. MSD n’a pas jugé utile de répondre à nos demandes d’interview.       En France, Sanofi est la deuxième entreprise du CAC 40 la plus généreuse avec ses actionnaires (derrière Total). Or « les bénéfices de l’industrie pharmaceutique sont parfois obtenus au détriment des patients, regrette Jean-Paul Vernant, représentant de la Ligue contre le cancer. Les traitements manquants sont toujours les “vieux médicaments”, moins lucratifs. Les nouveaux, qui sont vendus plus cher, ne sont quasiment jamais en pénurie ! »        À l’arrivée des génériques – les copies des médicaments de marque commercialisés quand le brevet tombe – les prix diminuent. Alors « l’industrie pharmaceutique arrête de produire ces remèdes devenus non rentables sans tenir compte des profits réalisés quand ils étaient sous brevet, en situation de monopole », dénonce Nathalie Coutinet, enseignante chercheuse à l’université Paris-XIII et coauteure de Économie du médicament (La Découverte, 2018). Face à ce constat, le Leem, le lobby des entreprises du médicament, demande tout simplement à l’État d’augmenter le tarif de ses produits.   Or il arrive déjà souvent qu’après une rupture de stock, à son retour sur le marché, le médicament coûte bien plus cher. Exemple avec le BCNU, un traitement contre les tumeurs du cerveau. « Avant la pénurie, il était vendu 34 euros les 100 mg. Quand il est réapparu un an plus tard, en 2015, il coûtait 900 euros et à présent, il se vend 1500 euros ! » rapporte Jean-Paul Vernant, professeur d'hématologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris...._____________________________

mercredi 14 août 2019

Un certain Boris

Johnson, le bad boy
                         Funambule de la Tamise. 
                                 Après un feuilleton déjà agité, une histoire anglaise atypique, l'avenir est surtout fait d'incertitudes, d'anticipations pas toujours rassurantes, d'un côté comme de l'autre du Channel. Cameron, qui a tendu le liège, se planque.
   Difficile de dire ce qui va se passer, mais on n'arrête pas sur sa lancée un camion sans frein.
      Pour le meilleur et pour le pitre?
               Voici un diagnostic du moment sans concession qui ne manque pas de pertinence sur plus d'un point:

         " Décidément, la perfide Albion mérite amplement son qualificatif. Souvenons-nous des déclarations viriles du négociateur européen, l’idiot inutile qui n’envisageait pas un seul instant que sa géniale stratégie (est-ce le mot idoine ?) puisse être contournée comme les Allemands le firent de la ligne Maginot en 1940. Preuve en est qu’il (lui et surtout sa cohorte de conseillers) n’avait pas prévu le moindre plan B en cas de tergiversations britanniques. Manifestement, ce grand escogriffe ne comprend toujours rien à l’âme britannique (il ahane la langue de Shakespeare)1 et aux fondamentaux de la négociation (ils lui sont toujours aussi inconnues) avec un peuple aussi retors. Faute d’options alternatives, Michel Barnier se retrouve nu comme le roi. Pour l’Union européenne comme pour les Britanniques, le « Brexit » constitue un saut dans l’inconnu qui risque de traduire pendant des mois et des années par une sorte de nuits et brouillard auquel il faudra bien s’habituer et se préparer.
Au moins de juin dernier, nous nous interrogions sur le déroulement du long chemin de Damas du Premier ministre britannique, Theresa May alors que son navire se fracassait sur l’écueil qui a pour nom « Brexit ». Nous résumions son calvaire autour de quatre mots : humiliation, confusion, sidération et prévision. Pour ce qui est de la prévision, nous écrivions :
  « L’avenir n’appartient à personne. Il n’y a pas de précurseurs, il n’y a que des retardataires ». (Jean Cocteau). Parmi les chefs d’État et de gouvernement des 27 pays membres de l’Union européenne, combien seront-ils à faire preuve de prescience pour tenter d’anticiper l’avenir et ne pas être prisonnier d’un présent qu’ils ne parviennent pas à maîtriser ? À quand, la réunion d’un Conseil européen (en l’absence du crétin des Alpes qui a pour nom Michel Barnier qui a amplement démontré ses limites diplomatiques) uniquement consacré à une séance de remue-méninges (« brainstroming ») à la définition d’une stratégie cohérente et pérenne pour les prochains mois en lieu et place d’une diplomatie classique à Bruxelles du chien crevé au fil de l’eau ? Faute de quoi, il y a de fortes chances que Londres mène le branle et impose ses conditions léonines à ses ex-partenaires las et désabusés. La suite au prochain numéro2.
   Les semaines passées démontrent, s’il en était encore besoin, que les Européens ne pensent jamais stratégie et prévision. Ils excellent dans le court-termisme et le présentisme. Il est vrai que les dirigeants européens sont des hommes politiques et de non des hommes d’État qui parlent de procédure et non de vision. Ils improvisent au rythme médiatique, des sondages d’opinion, de leurs humeurs changeantes. La cohérence et la continuité ne font plus partie de leur langage, de leur mode de fonctionnement. Aujourd’hui, Europe et Grande-Bretagne ne forment plus qu’une communauté réduite aux inquiets3.
       Un homme déterminé. Or, depuis deux mois, le moins que l’on puisse dire est que la situation est des plus confuse tant de l’autre côté du Channel avec la nomination, par le Parti conservateur, de l’ancien maire de Londres, le bouillonnant et europhobe, Boris Johnson comme successeur de Theresa May et donc comme Premier ministre qu’à Bruxelles. L’homme à la chevelure hirsute se rêve en un nouveau Winston Churchill. Nous y sommes. Boris Johnson a pris possession du 10 Downing Street et n’entend pas, semble-t-il, se laisser dicter sa conduite par les Vingt-Sept. Il prétend travailler à un « no deal » (sortie de l’Union européenne sans accord) à la date du 31 octobre 20194. Pour prouver sa détermination à aller à la rupture, il décline les invitations à se rendre à Paris et à Berlin qui lui ont été lancées par Emmanuel Macron et Angela Merkel. Il explique que l’accord négocié par son prédécesseur est inacceptable pour lui. Sans de substantifique concessions (lesquelles ?), il n’envisage pas de revenir à la table de négociation5. Il proclame qu’il n’est pas décidé à payer le premier euro des cinquante milliards que devrait lui coûter son divorce. Il veut un plan de dérégulation et de relance, autoriser les OGM et créer des ports francs6. Son regard se tourne désormais vers le grand large où son meilleur soutien n’est autre que le président de la République, Donald Trump. Les deux hommes proposent de sa rapprocher par la conclusion d’un accord de libre-échange profitable aux deux parties. Une sorte de nouvelle idylle américano-britannique qui renoue avec la tradition de l’appel du grand large.
      Une meute incontrôlable. Manifestement, l’homme n’est pas facile. Il risque de donner du fil à retordre à ses Vingt-Sept homologues tant il pratique la diplomatie de l’invective, de l’humiliation, de l’imprévisibilité. En apparence, du moins, il semble savoir ce qu’il veut et surtout ce qu’il ne veut pas. En l’absence d’une stratégie commune claire (y compris sur un « no deal »7), les Européens se contentent de s’époumoner à dire qu’ils ne renégocieront pas la moindre virgule du dernier texte proposé aux Britanniques. Trop c’est trop. Mais, à lire entre les lignes, il apparaît très clairement que les Vingt-Sept sont loin d’être sur la même ligne sur la tactique à adopter dans les négociations à venir quoi que l’on nous dise8. Nous en avons eu un excellent exemple lors de la négociation de la date butoir de fin de la négociation du « Brexit ». La voie de la chancelière l’avait emporté sur celle du président français. Au-delà, nul ne sait ce qu’il adviendrait de l’unité de façade si Boris Johnson pratiquait la politique de la division pour arracher le maximum de concessions à ses homologues. Croire qu’il faille mettre en exergue les difficultés internes (Irlande, Écosse9 où la perspective du « Brexit » renforce les indépendantistes10), économie11, étroitesse de la majorité au Parlement après les dernières élections partielles12) de l’homme à la mèche blonde pour l’amener à résipiscence, c’est faire fausse route13. Croire qu’il faille mettre en exergue les inconvénients du « Brexit » pour l’économie britannique, c’est également faire fausse route parce que le peuple en a décidé ainsi14. Surtout lorsque nous apprenons que la croissance de la zone euro marque nettement le pas au deuxième trimestre de l’année 201915. L’Union européenne n’est pas à l’abri de coups de Jarnac de la perfide Albion et de sa place financière et d’éventuels ports francs susceptibles de faire une concurrence déloyale aux crédules élèves européens. Bruxelles, croyant toujours avoir affaire à des gentlemen, entend négocier, comme si de rien n’était. Le gang qui a pris le pouvoir à Londres, aussi select ou érudit soit-il (Boris Johnson et son âme damnée Jacob Rees-Mogg échangent volontiers en latin), ne va pas prendre de gants : l’Europe éparpillée par petits bouts, façon puzzle ! Angela Merkel et Emmanuel Macron se retrouvent déjà Gros-Jean comme devant, attendant Godot-Johnson qui ne viendra pas16.
  « La prospective est un art difficile surtout lorsqu’elle concerne l’avenir » (Pierre Dac). Bien malin celui qui peut prédire le cours que vont prendre les choses au cours des prochains mois ? Bien malin celui qui peut prédire l’échéance de ce marathon diplomatico-politique ? Bien malin celui qui peut prédire l’épilogue de ce feuilleton à rebondissements, « deal or no deal » ? C’est que « L’avenir n’appartient à personne. Il n’y a pas de précurseurs, il n’y a que des retardataires ». (Jean Cocteau). Une seule chose est certaine, nous ne devons pas douter un seul instant de la résilience du peuple britannique (Cf. sa conduite lors de la Seconde Guerre mondiale). Moins certaine mais encore que… Boris Johnson semble reprendre à son compte le mot – venu de l’empire du Soleil-Levant – que Proust, dans La Recherche, met dans la bouche de M. de Norpois, mot que devait, de son côté, abondamment citer Clemenceau, le « Tigre », notre proto-Churchill, durant la Grande Guerre : « La victoire est à celui qui est capable de souffrir un quart d’heure de plus que son adversaire »17Boris Johnson mène le branle face à une Union européenne qui a tout de la désunion européenne."
Guillaume Berlat
12 août 2019
1 Raphaëlle Leyris (propos recueillis par), Jonathan Coe : « Ce que signifie être anglais est devenu une obsession pour moi », Le Monde, 2 août 2019, pp. 16-17.
2 Guillaume Berlat, Brexit pour Theresa ou le joli mois de Maywww.prochetmoyen-orient.ch , 3 juin 2019.
3 Hervé Martin, Les gaietés du Brexit dure vues de la France. Au bord du divorce par lassitude, Europe et Grande-Bretagne ne forment plus qu’une communauté réduite aux inquiets. Exemples…, Le Canard enchaîné, 7 août 2019, p. 4.
4 Éric Albert/Jean-Baptiste Chastand, Boris Johnson en route vers le « no deal », Le Monde, 31 juillet 2019, p. 2.
5 Éric Albert, Le père de Boris Johnson supplie l’UE de faire un geste, Le Monde, 1er août 2019, p. 4.
6 Éric Albert, Brexit : la recette économique « trumpienne » de Boris Johnson, Le Monde, 30 juillet 2019, p. 3.
7 Jean Pisani-Ferry, Brexit : l’Europe doit se préparer au « no deal », Le Monde, 4-5 août 2019, p. 27.
8 Sophie Petitjean/Jean-Pierre Stroobants, Brexit : Bruxelles inflexible après la visite du négociateur britannique, Le Monde, 3 août 2019, p. 3.
9 Brexit : l’Ecosse et l’Irlande s’angoissent. Johnson : « Rassurez-vous nous resterons unis pour le meilleur et pour le pitre ! », Le Canard enchaîné, 31 juillet 2019, p. 1.
10 Assa Samaké-Roman, En Ecosse, la perspective du Brexit renforce les indépendantisteswww.mediapart.fr , 3 août 2019.
11 Éric Albert, Les entreprises exaspérées par le Brexit, Le Monde, 1er aout 2019, p. 11.
12 Éric Albert, Premier revers électoral pour Boris Johnson, Le Monde, 3 août 2019, p. 3.
13 Éric Albert, Brexit : Boris Johnson dans l’impasse de l’Irlande du Nord, Le Monde, 2 août 2019, p. 4.
14 Éditorial, Brexit : une illusoire « libération », Le Monde, 1er août 2019, p. 24.
15 Marie Charrel, La croissance de la zone euro marque clairement le pas, Le Monde, Économie & Entreprise, 2 août 2019, p. 12.
16 Antoine Perraud, Le premier ministre Boris Johnson se rêve vainement en Churchillwww.mediapart.fr , 3 août 2019.
17 Antoine Perraud, précité.
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mardi 13 août 2019

Fahrenheit 451 (2019)

Brûler des livres:
                         Une des pires choses que l'on puisse imaginer. Erdogan l'a fait.
    Malheureusement, ce rituel sinistre de l'autodafé revient régulièrement.
  Quand la pensée gêne, quand la critique menace, quand la dérision se manifeste, même un peu.
On pense à Nüremberg et à toutes les villes du Reich où la pratique fut systématique et encouragée, manifestant une soif de pureté devenue folle et de contrôle absolu du  pouvoir. Même pour les livres les plus anodins en apparence.
Les livres sont dangereux, ironisait déjà Voltaire.

      Mais les autodafés remontent à une époque plus lointaine, parfois plus limitée.
  Daesh n'a cessé d'entretenir la haine des livres,
     A Mossoul, il s'est livré à une destruction systématique de tout de qui symbolisait le mot culture:
          ...Selon Associated Press, les «combattants» ont brûlé depuis un mois des livres pour enfants, des recueils de poésies, des ouvrages de philosophie et des titres scientifiques sur la santé et le sport ainsi que des journaux du début du XXe siècle. Seuls les livres sur l'islam auraient échappé aux flammes.
Cet autodafé n'est malheureusement pas le premier. L'histoire de l'humanité est jalonnée par la destruction des livres. «Là où l'on brûle les livres, on finit par brûler des hommes», disait l'écrivain et poète Heinrich Heine. Car, les livres, comme les biens culturels, sont bien plus que des symboles, ils représentent l'ouverture au monde, la diversité des cultures et des civilisations, des savoirs, les connaissances et les doutes. Tout le contraire d'une idéologie bornée qui veut imposer son point de vue unique...
 A Sarajevo,au Mali, à Tombouctou les manuscrits détruits témoignent de la même haine
Ailleurs, la "talibanisation" des esprits poursuit épisodiquement son oeuvre. Mettre la pensée au pas est toujours la tentation d'un pouvoir qui se sent faible.
Un acte, public ou privé, qui est rarement sans signification
On peut toujours ironiser
    Demain comme hier, le phénomène peut se reproduire, parfois de façon sournoise et insidieuse.
Nul pays n'est à l'abri de la pensée totalitaire s'attachant à coloniser les esprits part le vide . Parfois au nom de l'esprit divin.
Ecrire peut devenir un délit. La vigilance s'impose.
      Seuls les livres, bien choisis, peuvent nous sauver de nous-mêmes.
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lundi 12 août 2019

Les pauvres exagèrent

C'est bien vrai ça!
                            D'abord parce qu'ils sont beaucoup trop nombreux,Et ils sont largement responsables de leur sort, même si certains font des efforts. Et en plus, ils votent souvent contre leurs intérêts.

 Et puis...nous assistons à trop d'assistance
    Et aux dépens de qui? je vous le demande.        Et puis ils en veulent trop, jaloux qu'ils sont. Même une voiture (pour aller peut-être travailler); Même un téléphone portable (pour être joint pour un mini job qui pourrait éventuellement se présenter). On ne sait jamais...
    Et puis ce sont de mauvais consommateurs, qui économisent le moindre sou, qui mettent en péril le système de production et le commerce, qui dépensent un pognon de dingue.......Et ils voudraient avoir des dents de stars...
       De mauvais citoyens. 
  Si on leur faisait crédit?
     Prêter aux pauvres: une vieille idée... qui peut même rapporter gros, vu leur nombre et leur naïveté.
         Les banquiers US ont su y faire... 
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dimanche 11 août 2019

Le mot du dimanche


- Qui aime bien...
   -  Fini, le Moyen-Age?
                     En France     ... et ailleurs.
                                                                Y a du boulot!
                                      _____________________________________________.                 

samedi 10 août 2019

Kaboul perd la boule

Jusqu'à quand?
                      Cette guerre interminable, aux intensités variables, reste encore et toujours une épine dans le pied des USA et un lieu de souffrances pour les communautés qui y vivent et que l'on a poussées à l'affrontement.
   Peu de jours sans des attentats meurtriers. La boîte de Pandore ouverte par G.Bush se révèle lourde de conséquences. On sait toujours comment commence une guerre...

      Trump fait du Trump sur le sujet, comme un Don Quichotte qu'il est, ignorant en histoire et en géopolitique. Réponse du berger à la bergère:  .
...Nombre d’Afghans ont vivement réagi aux propos de Donald Trump sur les réseaux sociaux, à commencer par l’ancien président Hamid Karzaï : « Nous sommes le Pamir [massif de haute montagne] ! On ne peut pas détruire le Toit du monde », a-t-il écrit sur Twitter.  Un porte-parole des talibans a condamné mardi soir les propos de Donald Trump : le rêve d’une victoire militaire en Afghanistan « a été enterré par Gengis Khan, les Britanniques et les anciens dirigeants soviétiques. Au contraire, leurs empires ont disparu de la face de la Terre alors que la nation afghane a perduré et continuera à perdurer », a affirmé Zabihullah Mujahid en référence aux invasions étrangères en Afghanistan..."
Là-bas, c'est le chaos, on ne croit plus à la paix et l'avenir est bien sombre. L'instabilité est chronique.
Le départ américain est régulièrement différé
  Le sinistre feuilleton continue. Une guerre toujours intense, à des degrés variables. Le mois de juillet a été particulièrement meurtrier, dans ce pays aux immenses ressources.
       « La guerre en vaut la peine » , selon l'expression de Olga Borisova, ("Afghanistan - the Emerald Country", Karavan, Almaty, original en russe, traduit par BBC News Services, 26 avril 2002. p. 10)
Comme le disait Cheney, la guerre est un investissement. Le pétrole n'est pas le moindre des enjeux Comme la guerre d'Irak avait été aussi in fine une guerre pour le pétrole
__________"Le bombardement et l’invasion de l’Afghanistan en 2001 ont été présentés à l’opinion publique mondiale comme une « guerre juste », une guerre contre les talibans et Al-Qaida, une guerre pour éliminer le « terrorisme islamique » et établir une démocratie à l’occidentale.
Les dimensions économiques de la « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) sont rarement mentionnées et la « campagne de contre-terrorisme » post-11 septembre a servi à occulter les objectifs réels de la guerre des États-Unis et de l’OTAN.
La guerre contre l’Afghanistan relève d’un programme à but lucratif : c’est une guerre de conquête économique et de pillage, une « guerre de ressources ».
     C'est l'échec, comme en Libye..
 Le pire sera-t-il pour demain?
Entre violence et négociations, le chaos est dominant, les populations civiles payant un lourd tribut
  La fatigue viendra-t-elle à bout de tant d'années d'affrontements. 
    Nous n'avons pas fini de payer le terrible héritage de Bush
                   Toute une histoire tragique...
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