lundi 21 septembre 2020

L' eau, la vie

L'eau est top précieuse pour être laissée aux marchands d'eau

           Elle est la source de la vie, LE bien public numéro 1 et devrait relever partout d'une gestion commune  Elle ne devrait pas être une marchandise comme une autre, soumise aux règles du marché et de spéculation, de concurrence parfois effrénée.. Surtout quand elle devient une matière rare.    Or les capitaux se sont rués sur cette précieuse matière dont tout le monde a besoin. Un marché captif, par excellence. Certaines communes ont renoncé à entrer dans l'engrenage ou ont repris leurs droits à la gestion de l'eau et sont sorties de contrats léonins. Comme Paris.     Partout ailleurs, on assiste à une guerre des eaux entre compagnies privées, dont les actionnaires réclament une plus grande part de gâteau.      Deux méga-compagnies entre en guerre pour des profits maximaux: l'heure est à l'hyper-concentration, voire bientôt au monopole (?) et on sait ce qui se passe quand un seul fait la loi sur le marché. Il y a de l'OPA dans l'air...


"..Le leader mondial des services à l’environnement Veolia veut racheter le numéro deux, Suez, pour former un géant de l’or vert. Coulisses et enjeux d’une bataille boursière qui divise le capitalisme français et pose quantité de questions.. "     Une histoire insensée, où tous les coûts sont permis.    On savait que les requins aiment l'eau et que la haute finance a de grandes dents...

 ______"...Suez-Veolia, Lyonnaise des eaux-Générale des eaux… cela fait des décennies que des banquiers d’affaires phosphorent sur un tel rapprochement. À intervalles réguliers, les deux groupes français des services dans l’environnement se sautent à la gorge et essaient de tuer l’autre. En 2006, Suez avait dû appeler le gouvernement de Dominique de Villepin pour contrer l’attaque inamicale de Veolia, ce qui lui avait au passage permis d’obtenir la privatisation de GDF et de mettre la main dessus. En 2012, cela fut le schéma inverse, c’est Suez qui tenta de prendre le contrôle de Veolia puis renonça pour des raisons de concurrence.        Pourquoi en serait-il autrement cette fois ? Parce que Veolia assure avoir trouvé les remèdes adaptés pour répondre aux problèmes de concurrence, en vendant notamment toute l’activité eau de Suez à un tiers, assurent ses soutiens. Surtout, parce que le gouvernement paraît prêt à soutenir cette opération et même à la faciliter en mettant l’argent public à disposition.     Cette absence de neutralité des pouvoirs publics dans ce dossier pose question. Car cette fois, il ne s’agit pas de créer un champion national, comme cela nous est servi à chaque partie de Monopoly financier : Veolia et Suez sont respectivement numéro un et numéro deux mondiaux des services à l’environnement, des secteurs appelés à connaître de forts développements avec la transition écologique.    Les exemples abondent de ces grandes fusions où un plus un ne fait pas deux mais plutôt 1,5 voire 0,75. C’est la menace qui pèse sur cette opération. Mais ce n’est pas la seule. Car ce projet concerne quasiment toutes les communes de France qui ont délégué soit la gestion de l’eau, de l’assainissement, des déchets à l’un ou à l’autre de ses deux groupes. Ce sont tous les services publics locaux et leurs salariés, ceux qui étaient en première ligne pendant le confinement, qui peuvent être touchés....      Comme à chaque changement de stratégie du groupe, ce nouveau cap s’accompagne d’un vaste Monopoly financier : 13 milliards d’euros d’actifs sont appelés à être vendus, dont les deux tiers des activités de service du groupe« Et Suez ? », lui demande-t-on.      La question du maintien du numéro deux mondial des services à l’environnement dans le portefeuille d’Engie est le caillou dans la chaussure du groupe depuis des années. Avant même la fusion avec GDF en 2008, le maintien des activités historiques de Suez, issues de l’ancienne Lyonnaise des eaux, était posé. Alors principal actionnaire du nouveau groupe aux côtés de l’État, l’homme d’affaires belge Albert Frère exigeait sa vente. Et sans l’opposition farouche de Gérard Mestrallet, alors PDG de Suez, il y serait parvenu.        Par la suite, alors qu’Engie diminuait sa participation dans le groupe de services pour la faire tomber à 32 %, ce qui lui permettait de conserver malgré tout une position de contrôle, la question s’est reposée de façon régulière. Fin 2019, le conseil d’administration approuvait encore le maintien de Suez dans le giron d’Engie. Isabelle Kocher militait même pour que le groupe en prenne le contrôle total et l’intègre dans le groupe afin à la fois de profiter les proximités dans certaines activités, notamment la méthanisation des déchets, et d’assurer des revenus récurrents et sûrs au groupe au moment où le monde de l’énergie est totalement chahuté.                     Six mois plus tard, tout est remis en cause. « Tout est ouvert », répond Jean-Pierre Clamadieu, laissant entendre qu’il est disposé à vendre. La boîte de Pandore est ouverte, au risque de provoquer un immense séisme dans les collectivités locales.       La direction de Suez, en place depuis à peine un an, prend alors du temps pour étudier sa suite et organiser sa sortie d’Engie. C’est en tout cas ce que lui a affirmé Engie, laissant entendre que tout se ferait dans le calme et la concertation. Erreur ! « Ils ont été très naïfs », reconnaît un proche du dossier qui conseille Suez...."                    Comprenne qui pourra... Le Water business continue, en France comme ailleurs

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