dimanche 3 mai 2026

Chères armes

 Le niveau ne baisse pas

           Au contraire

                      Les enfants sont de puissants relais

        Ce n'est pas une fiction....    _____________________

Petit billet du dimanche

__ Déficits

__ Faire-valoir

__ Arnaque

__ Mauvais signe

__ Riches niches

__ Edition et IA

__ Nouveau palier?

__ Péricles et Turmp

__ Audiovisuel en question

__ Retraités russes au travail

__ Sécurité alimentaire

__ Nouvelle alliance?

__ Nouveau management

__ Impasse stratégique                        

__ Opposition israëlienne?

__ Gains de productivité

__ Suicide démographique?

__ Guéant enfonce le clou

__ Juifs d'Europe, juifs sionistes

__ Ultra orthodoxes en question

   ____________ Nouvelles théories du complot  ___________

samedi 2 mai 2026

Finita la comedia!

 Contournement

     "    Pour nier toute errance stratégique de la Maison Blanche et relativiser la crise énergétique mondiale, Donald Trump invoque le plus fort repoussoir possible, vieux de plus d’un demi-siècle. Selon le Pentagone, la guerre contre l’Iran aurait déjà coûté 25 milliards de dollars, une estimation minorée, selon les élus démocrates. Le président américain fait mine de balayer tout cela, comme s’il s’agissait de désagréments passagers dans sa marche triomphale. « Un petit détour », selon son expression prisée. Le 1er mai, il a déclaré les « hostilités » avec l’Iran « terminées », dans une lettre adressée au Congrès, afin de contourner l’obligation d’autorisation du pouvoir législatif au-delà de soixante jours d’engagement des troupes américaines.  Pourtant, les murs se resserrent autour de Donald Trump.


Pendant la première année de son mandat, rien ne semblait résister à l’avancée autoritaire du milliardaire, en dehors de quelques juges fédéraux. Républicains domestiqués, démocrates éparpillés, presse sonnée, institutions brutalisées. La Maison Blanche remodelait le commerce international avec sa politique de tarifs douaniers, lançait des frappes contre trois sites nucléaires iraniens en juin 2025, avec Israël. Seule l’affaire Epstein semblait la hanter. Etait-ce l’Amérique d’abord, comme le promettait le slogan de campagne ? L’Amérique seule, surtout, se mettant à dos ses alliés et ses voisins, ivre de sa puissance militaire, allant jusqu’à capturer Nicolas Maduro, le président vénézuélien, lors d’un raid audacieux. Avec le recul, ce 3 janvier fut le pic de la première phase de mandat.   Depuis, le premier tiers de 2026 a renversé cette dynamique. Les Etats-Unis sont enkystés dans la guerre en Iran. Sa suspension actuelle ne résout en rien le chaos provoqué par quarante jours de bombardements, et notamment l’étranglement du détroit d’Ormuz. Depuis l’origine, cette guerre a semblé mal pensée et peu justifiée aux yeux d’une majorité d’Américains. Mais c’est l’augmentation spectaculaire du prix de l’essence – près de 40 % en deux mois – qui provoque la colère. Selon un sondage AP-NORC, publié le 22 avril, le taux d’approbation de Donald Trump est tombé à 23 % chez les électeurs dits « indépendants », si courtisés. Il n’est plus que de 68 % parmi les républicains. Autre indice : selon une étude pour Fox News, les démocrates arrivent en tête sur les questions économiques, une première depuis dix-sept ans.
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Larges horizons

__ Vers une crise majeure?                                                                                                                                       Hypothèses et incertitudes                                                                                   L' arme énergétique de la Russie

__ La Mer Noire, mère des confrontations                                                                                                                          Si convoitée


__ Le piège sarkozien                                                                                                                                            Et l'encombrant absent. Un procès historique

__ La grande forme pour Total                                                                                                                                         Si peu imposable.    Réponse du berger...                                       Faudrait savoir

__ Il était une ville...                                                                                                                                        De la chute au réveil

__ De quelle autonomie parle-t-on?

__ Fin de l'Etat providence?

__ La lecture en recul?

__ EDF: fin du service public?

__ Un parti allemand préoccupant

__ L'ère des Frontières floues

__ Un rapport discuté et discutable:                                                                                                                               Libre propos:        Rapport Alloncle: une victoire de l'extrême droite contre l'audiovisuel public "Après six mois de travaux houleux, de polémiques en cascade et de méthodes ouvertement décriées par une large partie de l'hémicycle, le rapport de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public sera bel et bien rendu public. Les 30 députés qui composent la commission ont voté ce lundi 27 avril en faveur de sa publication, prévue le 4 mai prochain. Une décision qui marque une étape inquiétante dans la guerre déclarée par la droite et l'extrême droite contre le service public de l'information. Tout commence à l'automne 2025. Le site d'extrême droite L'Incorrect publie des extraits d'une conversation filmée à leur insu, dans un restaurant, entre les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen et des responsables du Parti socialiste, au cours de laquelle il est notamment question de Rachida Dati. Éric Ciotti, président de l'UDR, s'empare aussitôt de l'affaire et utilise son droit de tirage annuel pour réclamer la création d'une commission d'enquête parlementaire sur la "neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public". Les travaux débutent le 25 novembre 2025, présidés par Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), avec Charles Alloncle, député UDR de l'Hérault et allié revendiqué du Rassemblement national, comme rapporteur. En six mois, 238 personnalités ont été auditionnées lors de 67 séances, dont Vincent Bolloré, Delphine Ernotte (présidente de France Télévisions), Sibyle Veil (Radio France), Léa Salamé, Xavier Niel ou encore Nagui. Plus de 200 heures d'échanges ont été retransmises en direct. Une commission extrêmement médiatisée, mais dont la méthode a rapidement transformé un exercice de contrôle parlementaire en spectacle d'intimidation. Dès décembre 2025, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, avait rappelé Charles Alloncle à l'ordre par courrier, évoquant des incidents d'une "fréquence et d'une ampleur inédites". Rédigé par Alloncle, ce document de près de 400 pages concentre quelque 80 propositions dont certaines, si elles venaient à être appliquées, constitueraient une attaque frontale contre l'audiovisuel public français. Parmi les mesures les plus emblématiques : la suppression de France 4 et France TV Slash, les chaînes dédiées aux jeunes publics, au prétexte de "redéployer les moyens" vers des offres numériques sur France.tv et les réseaux sociaux. France 2 et France 5 seraient fusionnées en une unique chaîne généraliste, tandis que franceinfo et France 24 disparaîtraient également en tant qu'entités autonomes pour être fondues dans une seule structure. Côté radio, le Mouv', l'antenne hip-hop de Radio France, serait tout simplement supprimée. Un milliard d'euros d'économies ainsi généré ne serait pas réinvesti dans l'audiovisuel public ni dans la culture : il servirait au désendettement de l'État et à l'entretien du patrimoine national. Un tour de passe-passe budgétaire qui dit tout du mépris dans lequel ces propositions tiennent la mission de service public. Mais le clou du cercueil, c'est la proposition de remettre entre les mains de l'Élysée la nomination des dirigeants de France Télévisions et de Radio France, après simple avis des commissions des affaires culturelles et de l'Arcom. Un recul historique que des élus du bloc central eux-mêmes ont résumé en une formule sans appel : un "retour à l'ORTF". Autrement dit, un audiovisuel public mis au pas du pouvoir politique. Alloncle préconise également d'imposer à l'ensemble des personnels de l'audiovisuel public une stricte neutralité dans leur expression publique, y compris en dehors de leurs fonctions, avec un devoir de réserve renforcé pour les figures de premier plan. Une exigence asymétrique jamais réclamée aux médias privés qui, eux, peuvent ouvertement épouser les thèses du camp conservateur. Ce qui a particulièrement choqué les élus de gauche, et même une partie du centre, c'est bien moins le contenu du rapport que la méthode. Au fil des mois d'auditions, la commission s'est progressivement transformée, selon les mots de plusieurs observateurs, en véritable tribunal de l'audiovisuel public. Séquences virales, confrontations brutales, insinuations, accusations ad hominem : ce qui aurait dû être un travail d'investigation rigoureux est devenu un spectacle de mise en cause systématique des journalistes, animateurs et dirigeants du service public. Lors de son audition, Nagui a accusé Alloncle d'avoir déclenché une campagne de cyberharcèlement à son encontre après avoir été présenté comme la personne qui s'est le plus enrichie sur l'argent public au cours des dix dernières années. La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, a de son côté dénoncé lors de la dernière audition du 8 avril une montagne d'accusations infondées et outrancières, pointant des chiffres factuellement faux répétés par le rapporteur. La lecture du rapport lui-même, consultée à huis clos les 23 et 24 avril dans une petite salle du Palais-Bourbon sous surveillance d'un administrateur, n'a fait que confirmer les pires craintes. La députée socialiste Ayda Hadizadeh a dénoncé des attaques ad hominem, des insinuations, des diffamations et des mensonges, qualifiant la démarche de dérive trumpiste. Boris Vallaud, chef de file des députés PS, a dénoncé un document à charge, truffé de mensonges et de partis pris. Les élus écologistes, par la voix de Sophie Taillé-Polian, ont estimé qu'Alloncle avait créé un précédent détestable en dévoyant ce qu'est une commission parlementaire. Un député, sans donner son nom, a posé la question qui résume tout : l'Assemblée nationale peut-elle cautionner qu'un rapport parlementaire repose sur des méthodes de calomnie et d'insinuation ? Les insoumis, par la voix d'Aurélien Saintoul et de Nadège Abomangoli, avaient annoncé voter contre sans ambiguïté, qualifiant le texte de mensonger, partial et contradictoire, et estimant qu'une enquête établit des faits, elle ne juge pas des opinions des uns et des autre. L'affaire aurait dû s'arrêter là si une révélation du Monde n'était venue ajouter une couche de scandale supplémentaire : la direction des affaires institutionnelles de Lagardère News, propriétaire du JDD et du JDNews, a transmis à des membres de la commission des questions à poser lors des auditions, notamment à Delphine Ernotte et à Sibyle Veil, deux dirigeantes ayant précédemment critiqué publiquement CNews, Europe 1 et le JDD, toutes propriétés du groupe Bolloré. Des questions sur mesure, destinées à orienter les travaux dans le sens des intérêts d'un groupe de presse privé directement concurrent de l'audiovisuel public. Radio France a réclamé que toute la lumière soit faite sur ces collusions éventue. Le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, a lui-même reconnu que des éléments concordants accréditent des tentatives d'ingérence inédites. Face à cela, Alloncle a balayé la question d'un revers de main : le lobbying, c'est vieux comme l'Assemblée. La normalisation de la corruption des processus démocratiques, en une phrase. Il faut également noter qu'Alloncle a accordé une interview fleuve au JDNews, l'un des médias de l'empire Bolloré, la veille même de la mise à disposition du rapport à ses collègues, pour y présenter ses soi-disant révélations. Le même réseau médiatique qui, depuis des mois, mène une campagne systématique contre France Télévisions et Radio France. Les connexions entre ce rapport et les intérêts de la presse privée conservatrice n'ont donc rien d'accidentel. Face à cette situation, les groupes de gauche n'avaient pas exactement la même approche tactique, mais partageaient la même analyse. Les socialistes avaient proposé un vote en deux temps : un premier sur la publication du rapport en tant que tel, un second sur les préconisations publiées au seul nom d'Alloncle et non au nom de la commission entière. Une manière d'éviter que le sceau de l'Assemblée nationale ne soit apposé sur ce que Boris Vallaud a qualifié de pamphlet idéologique. Les insoumis avaient opté pour une position plus tranchée : non à la publication, point final. Non par opposition au principe de transparence, mais parce que laisser diffuser un tel texte sous l'autorité de l'institution parlementaire lui conférerait une légitimité qu'il ne mérite pas. Les écologistes ont suivi la même ligne. Du côté de Renaissance et du MoDem, l'abstention a été choisie, une façon de ne pas prendre de risque politique sans pour autant assumer publiquement un soutien à ce texte problématique. La droite, après quelques jours d'hésitation, a finalement voté pour, Laurent Wauquiez l'ayant confirmé par tweet quelques heures avant le scrutin. L'extrême droite, elle, n'a jamais eu le moindre doute. C'est donc la coalition droite-extrême droite qui a imposé la publication, avec les abstentions centristes en appoint. Le résultat est sans surprise, mais il n'en est pas moins grave. Il serait naïf de réduire cette affaire à un simple débat sur les mérites ou les défauts de l'audiovisuel public français. Ce qui se joue ici, c'est une offensive coordonnée et méthodique contre l'un des derniers espaces médiatiques qui échappe au contrôle des grands groupes privés et de leurs actionnaires milliardaires. France Télévisions, Radio France, franceinfo : ces structures ne sont pas parfaites, loin s'en faut. Mais elles représentent une alternative concrète à la mainmise de Bolloré et Lagardère sur l'information. Le rapport Alloncle, s'il venait à alimenter une proposition de loi, constituerait un arsenal législatif au service de cette offensive. L'hypothèse d'une inscription à l'ordre du jour de la niche parlementaire de l'UDR le 25 juin prochain est évoquée dans l'entourage d'Éric Ciotti, même si rien n'est encore arrêté. Avec pour horizon une information publique mise sous tutelle présidentielle, appauvrie, muselée et finalement inutile. " (Sources : Libération, AFP, franceinfo, LCP)

__Les digues sauteraient-elles?                                                                                                                                      À un an de l’élection présidentielle, il y a des symboles qui prennent soudain davantage de poids. Le déjeuner entre Jordan Bardella et le Medef rend nostalgique du temps où les élites économiques snobaient le parti lepéniste, où leur cheffe Laurence Parisot s’opposait même frontalement à Marine Le PenMais voilà, comme il courtise autant les patrons que les princesses, le RN est devenu présidentiable et, de fait, fréquentable. Quand bien même les retours de ces réunions sont parfois cinglantes, « le fait qu’ils disent que l’on n’est pas le grand Satan est déjà un progrès », a noté le député nordiste Jean-Philippe Tanguy au MondeTant pis si même les trumpistes américains, qui ont reçu Bardella et Le Pen en grandes pompes en décembre dernier, ont été consternés par leurs propositions économiques, comme le soulignait Reuters.                                                                          Il y a aussi des symboles, moins discutés sur les plateaux télés, qui disent beaucoup de la perméabilité politique vis-à-vis de l’extrême droite. Depuis les élections municipales où le mouvement lepéniste a gagné des dizaines de villes, les digues locales sautent. Au conseil départemental du Tarn-et-Garonne, le RN s’est associé au candidat de la droite pour évincer le PS dans une coalition transpartisane. Il est désormais dans les vice-présidences. À Besançon (25), c’est un lepéniste au profil Facebook caché ordurier élu pour la première fois vice-président de la métropole, qui rassemble 67 communes. Ces symboles effraient mais montrent également la politique de ce parti – dont les maires augmentent immédiatement leurs salaires à La FlècheMontargis, Moissac ou Perpignan – et qui visent d’abord les plus précaires. Au moins, c’en est fini de l’argumentaire électoral, « on n'a jamais essayé ». Au contraire, nous sommes en plein dedans. [ Christophe-Cécil Garnier_ StreetPress.com ________________

vendredi 1 mai 2026

Ecole: arrière toutes!

 On pouvait s'y attendre

    La Suède revient au livre

      Et repense l'usage du numérique

                Juste un peu de bon sens...

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Comme chaque année

 Il est de retour....

         Point d'histoire 

                    Encore sous tension?


            Aux lecteurs réguliers ou occasionnels, ce brin de muguet, pour leur intérêt et leur indulgence.       
                     Mais pourquoi le muguet? Attention! Beau mais toxique...
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Fête du travail
                            Mais aussi fête de l'amour 
                                                                      Le 1er mai était autrefois, en Europe, dédié à l'amour. Ce jour-là, il était coutumier de se coiffer d'une couronne de feuillages et de fleurs ou d'en offrir une à la personne aimée. En témoigne la célèbre enluminure ci-contre. Elle illustre le mois de mai dans les Très riches Heures du duc de Berry, un livre de prières réalisé au début du XVe siècle par les frères de Limbourg (aujourd'hui au musée de Chantilly).
         La ballade ci-dessous a été composée par Charles d'Orléans, poète de la même époque, héros malheureux de la bataille d'Azincourt
« Le Dieu d'Amour est coutumier,
À ce jour, de fête tenir,
Pour amoureux coeurs fêter
Qui désirent de le servir;
Pour ce fait, les arbres couvrir
De fleurs et les champs de vert gai,
Pour la fête plus embellir,
Ce premier jour du mois de mai 
»

(Hérodote.net) 
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 -Splendeur des enluminures du MA


1er mai - Le jour de l'Amour - Herodote.net____