mardi 5 mai 2026

Brouillon ou brouillard?

On s'interroge...

         Que veut Donald, dans son aventure iranienne, Après avoir voulu détruire la civilisation du pays, puis jouer ensuite au négociateur en résistant aux pressions israëliennes, tout en faisant mine de croire à une trêve qui n'en n'est pas vraiment une.  Brouillon et imprévisible dans tous les domaines? Pour déstabiliser et créer un effet de sidération à son profit, comme on l'a souligné. Dans la guerre du golfe, qu'en est-il? Est-il finalement acculé à ne rien faire, à des atermoiements sans fin, doutant des conséquences potentiellement dévastatrices d'une aventure à l'irakienne, surtout dans la perspective des futures élections?..                                                                                    "...La guerre agit toujours comme un révélateur. Dans le cas de l’attaque contre l’Iran, déclenchée le 28 février par le président des Etats-Unis conjointement avec le premier ministre israélien, la brutalisation des institutions américaines est mise, une fois de plus, en évidence. La volonté de Donald Trump de ne rendre des comptes à personne explique sa décision de déclarer soudainement cette guerre terminée, vendredi 1er mai, alors que sa communication incessante et brouillonne oscille entre la quête d’une solution diplomatique selon ses termes et les menaces de reprise des hostilités interrompues par un cessez-le-feu.                   Par cette déclaration, le locataire de la Maison Blanche entendait s’extraire des contraintes de la loi. Elle dispose qu’un président n’ayant pas cherché l’aval initial du Congrès, seul habilité à déclarer la guerre, avant de déclencher des hostilités doit en revanche se tourner vers lui au terme d’une période de soixante jours. Cette attitude confirme sa stratégie de neutraliser au bénéfice de l’exécutif le pouvoir législatif, qui a aussi la responsabilité de contrôler les actions du premier. On ne peut que déplorer que cet affaiblissement s’opère avec le consentement du Parti républicain, majoritaire dans les deux chambres. Dominée par des juges conservateurs, la Cour suprême, plus haute instance du troisième pouvoir que comptent les institutions américaines, le judiciaire, n’est pas étrangère à cette situation. Elle a en effet donné invariablement son blanc-seing aux velléités de Donald Trump d’accroître les contours de l’exécutif....  "   


                                           
 Un brouillard de guerre  ?     

                          "   ... Impulsif, instable et incohérent, Donald Trump ? Certains doutent même de sa santé mentale. Mais derrière le chaos apparent ne se profile-t-il pas une stratégie de l’illisibilité délibérée ? Analyse avec Clausewitz, qui fait de l’incertitude un instrument de puissance.   Donald Trump semble incarner la contradiction permanente. Il encense un adversaire un jour, l’humilie le lendemain, il menace la guerre avant d’appeler au dialogue, il annonce un ultimatum puis le repousse, promet d’« anéantir » l’Iran le matin et ouvre une négociation le soir, et finit par imposer un blocus qu’il dénonçait quelques jours auparavant chez son adversaire.  Ses déclarations déroutent, ses décisions surprennent, et son style défie toute prévisibilité. Mais si l’on emprunte le regard du stratège militaire Carl von Clausewitz, auteur de De la guerre – célèbre pour avoir soutenu que la guerre n’est que la continuation de la politique par d’autres moyens –, une autre lecture devient possible : celle d’un chef qui cultive  volontairement le « brouillard de guerre » (Nebel des Krieges) pour garder l’initiative et semer la confusion dans les rangs adverses..."                                        Mais l'incertitude (objective) fait partie de toute entreprise militaire.   _______

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