Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 10 novembre 2007

Mort du politique?


Blair, Brown et le New Labour ou la mort du politique (Thierry Ternisien)



Ne sommes-nous pas déjà engagés dans une sorte de blairisme ,où le marché et la politique ne se distinguent plus , où le "pragmatisme" devient le seul critère de l'action collective, sans projet global, où ""
tout est codifié en termes d’indicateurs de performance, d’objectifs agrégés étroitement formatés selon les canons du nouveau management public, une vision très rationaliste et dépolitisée de l’action publique"? Le livre de Florence Faucher-King et Patrick le Galès dissèque le projet blairien et sa volonté de "révolutionner " la politique. -TONY BLAIR 1997-2007:LE BILAN DES REFORMES-

Un résumé partiel par Elise Cohen
:


"...Les réformes de Tony Blair traduisent une volonté farouche de « modernisation ». Constamment reprise dans la rhétorique gouvernementale, cette modernisation résonne comme la promesse d’une victoire de l’action politique contre les archaïsmes qui sclérosent la société. Mais comment s’est-elle concrétisée ? Au regard du bilan dressé par les auteurs, l’ensemble des réformes présentées comme modernisatrices a comme point commun la généralisation des principes de l’économie de marché dans de nombreux domaines de la société. Politique et marché ne sont donc pas deux régulations concurrentes. Dans le cas britannique, c’est même l’action politique qui a permis de poser les bases d’une « société de marché », « c’est-à-dire une société au sein de laquelle les principes de l’économie de marché orientent les comportements des organisations et des individus ». Un des chapitres du livre est par exemple consacré aux transformations du parti travailliste : avec le New Labour, le parti se structure comme une entreprise privée, les méthodes de marketing politique s’imposent, les experts en communication politique sont de plus en plus présents etc....




Cette brève escapade chez notre voisin britannique permet une prise de distance et un regard renouvelé sur notre propre paysage politique. Elle fournit également une image assez complète et nuancée des effets sur la société que peuvent avoir les réformes de modernisation telles qu’elles ont été menées par les néotravaillistes. (http://www.nonfiction.fr/article-22-le_bilan_de_tony_blair__vers_une_societe_de_marche.htm)


Aucun commentaire: