lundi 14 septembre 2020

Sur le pied de guerre?

       La Suisse et ses navions.
                                             Nos voisins helvètes, que l'on dit pacifistes et neutres, sont sur la voie d'une militarisation renforcée, ou renouvelée. Il faut une nouvelle quincaillerie.
     Fini le fusil d'un autre âge, que l'on gardait à la maison au cas où l'ennemi oserait franchir les frontières sacrées, mais bien ouvertes aux pacifiques transactions financières.
   Finis aussi les coûteux abris anti-atomiques (ordinaires ou de luxe!) qu'il fallait intégrer dans les constructions neuves.
 On va maintenant passer à une phase plus offensive: l'achat d'avions de chasse est programmée, pour contrer toute agression potentielle. Au cas où...Les voisins ne sont pas toujours sûrs par les temps qui courent et la menace peut venir de plus loin.

  Ainsi en Suisse, après la votation, on pourra dormir encore plus tranquille, dans ce décor de carte postale qui fait rêver les touristes.
   Nos amis helvètes ne manquent pas de sens des affaires, sauf qu'un citoyen bien tranquille de la fédération a donné de la voix pour dénoncer un franc gaspillage. Mais à quoi pourraient servir ces joujoux si coûteux dans un si petits pays? Ils seraient inévitablement condamnés à rester au sol, à moins que l'on achète aussi des missiles et des missiles anti-missiles. Ce qui ne ferait pas l'unanimité chez ce peuple si pacifique, qui a renoncé depuis longtemps à envoyer des mercenaires à travers l'Europe. Le Vatican en a même gardé. Fini le temps de la pauvreté. Les capitaux de tous bords, de tous pays et de toutes natures font là-bas florès.
   Cette initiative a bien fait rire nos voisins belges, qui ont la frite, mais aussi quelques avions tout de même. A Monaco ou au Lichtenstein, une telle initiative est pout l'instant écartée.
     Où est-il le temps où l'armée suisse faisait reposer sa défense sur des vélos spécialement équipés?
Le conseiller Daniel Brélaz a bien mis en évidence, de façon bonhomme mais assurée, l'absurdité d'un tel  investissement, sans se démonter. Mais en démontant les "bonnes raisons" mises en avant officiellement:
   « Le prochain avion de combat restera en service jusqu’aux années 2050-2060 », souligne le rapport du groupe d’experts sur l’avenir de la défense aérienne qui ont travaillé pour le Conseil fédéral. Pour eux, « nul ne peut prévoir quelle sera l’évolution dans l’environnement sécuritaire ». Le rapport note par exemple : « Dans la mesure où le contraste Est-Ouest s’accentue à nouveau suite à l’annexion de la Crimée par la Russie (…), la propension de la Suisse à défendre son espace aérien gagne en importance. »
  On trouve toujours de bonnes raisons... C'est Dassault qui va peut-être se réjouir.
     Comme quoi il reste encore un peu de bon sens au bord du lac Léman, par la voix d'un modeste élu local, malgré les folies spéculatives des banques florissantes mais discrètes.
         Ne rions pas! Prenons-en de la graine...
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