Un destin à la Charles 1er ?
Dans le cadre des échanges franco-britanniques, la France peut toujours aider...gracieusement!
On a ce qu'il faut
_______________________CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
Un destin à la Charles 1er ?
Dans le cadre des échanges franco-britanniques, la France peut toujours aider...gracieusement!
On a ce qu'il faut
_______________________
__ Un RN courtisé en haut lieu Voir pour approfondissements la récente étude de Marlène Banquet. Surtout les derniers chapitres. Un certain flirt .
__ Une spirale dangereuse
Drame et intrumentalisation
__ Fin de vie
Un débat de fond toujours reporté. Point de vue
__ L'homme et l'animal
Autopsie d'une rupture. Un anthropomorphisme courant au MA
__ Cisjordanie
Réactions en cours. Une entreprise coloniale
__ Une réforme détricotée
Un manque à gagner significatif. Des faveurs décryptées. C'était connu.
__ Hôpitaux en péril
On attend encore les changements. Et les Ehpads?...
__ Le corps et ses fonctions
Qu'est-ce qui n'est pas fonctionnel?
__ Néo-gaullisme d'outre- Rhin
Merz persiste et signe
__ Fin de de vie
Des questions mal posées. Revenir aux fondamentaux
__ Retour à Münich
Après la stupeur du discours de Vance
Changement de ton? En apparence seulement. Belles paroles... Il y a tout juste un an, à la Conférence de Munich sur la sécurité, les Européens vacillaient sous le choc des déclarations de J.D. Vance, leur expliquant que la menace la plus inquiétante pour l’Europe n’était « ni la Russie, ni la Chine, ni aucun autre acteur extérieur », mais l’éloignement de ses « valeurs les plus fondamentales », et leur intimant de « mettre les bouchées doubles pour parvenir à assurer [eux-mêmes leur] défense ». Depuis, le faux-semblant des négociations avec un Poutine moins enclin que jamais à la paix s’est poursuivi, une stratégie de sécurité nationale explicitement hostile à l’Europe a été publiée, et des menaces d’invasion du Groenland ont été très loin. Alors que s’ouvre aujourd’hui la 62e édition de la conférence de Munich, l’Europe s’est-elle enfin réveillée ? Des pas décisifs ont été franchis en un an. Parmi eux, le lancement d’un programme d’aide à l’industrie de défense (EDIP) doté d’une enveloppe initiale de 1,5 milliard d’euros pour favoriser le lancement de projets communs, ou le vote d’un prêt de 90 milliards d’euros accordé à l’Ukraine par l’Union. Conscients d’une situation historique inédite où le continent est pris en étau entre la Russie, les États-Unis et la Chine, les dirigeants européens cherchent à nouer de nouveaux partenariats, avec l’Amérique latine, l’Afrique du Sud ou l’Inde. Mais les désaccords persistants entre États-membres, qui s’expriment publiquement sur des sujets aussi cruciaux que...Lire la suite
Dangereuse dérive
__ Entre-soi
__ Poison
__ Les géants
__ Trous noirs
__ Grosse fatigue? >>
__ Nuages pollués
__ Nouvelle Pologne
__ Lithium: danger
__ Brebis galeuses
__ Avril en février
__ Turbo-poulets
__ Procès symbolique
__ Bel Horizon: vraiment?
__ Séduction tous azimuths
__ Les dires de Etienne
__ Soft Power US en déclin
_____ Richesse et démocratie __________________
Le retour
Rarement, Orwell n'aura été lu autant qu'aujourd'hui, à l'heure où l'arbitraire s'est installé à la Maison Blanche, qu'en Europe un glissement vers l'extrême droite s'installe ou est en voie de le faire. Il faut dire que l'écrivain anglais a vécu ce qu'il décrit sour forme de fiction, de dystopie, où le pouvoir politique s'impose hors de toute norme démocratique, prend les commandes de la pensée, du langage lui-même, en vue d'une obéissance sans critiques, d'une soumission acceptée. Pas seulement à Moscou ou à Pékin. Le totalitarisme, sous ses forme variées se trouve au coeur d'un ouvrage dont on redécouvre aujourd'hui l'actualité brûlante. Engagé contre le franquisme dans la guerre d'Espagne, ayant choisi clairement on camp, l'auteur est parfois instrumentalisé par des courants ou des personnes qui le lisent à contre-sens, trahissant ses propos et l'esprit de ses écrits. ___ Le meilleur des mondes de Huxley mérite d'être lu en parallèle. ___
Orwell est encore repris et adapté dans le monde du spectacle, notamment la petite oeuvre symboloqie appelée La ferme des animaux __ "...Quand Raoul Peck, le réalisateur d’I Am Not Your Negro (2016), se voit ouvrir, au début des années 2020, les portes de l’œuvre entière de George Orwell pour la réalisation d’un documentaire, il écrit trois courtes phrases en introduction de sa note d’intention pour les diffuseurs : « Il a tout vu, tout prédit, nous a tous avertis. » Comme nombre d’intellectuels avant lui, le cinéaste est frappé par la clarté et l’évidence de la pensée de l’écrivain anglais. « Il nous parle avec force, explique-t-il, car il a fourni l’analyse la plus claire de la structure du totalitarisme et de ses mécanismes. Il en décrypte les signes, en détaille les instruments, et met au jour un mode d’emploi suivi par de nombreux régimes. » Le réalisateur haïtien, qui a grandi aussi au Congo et en France et a fait l’expérience des régimes tyranniques et du double langage des sociétés impérialistes, s’embarque tout entier dans l’aventure malgré les réserves amusées de son grand ami l’écrivain américain Russell Banks (« Bon courage ! ») qui sait quelles réactions enfiévrées suscite Orwell, à gauche comme à droite. Il se trouve d’autant plus excité par le défi qu’il ne peut que constater la méconnaissance de l’œuvre, telle que l’expose l’essayiste Simon Leys : « Quand les Français lisent [Orwell], c’est généralement dans une optique digne du Reader’s Digest. Son œuvre est réduite au seul 1984 privé de son contexte, arbitrairement réduit aux dimensions d’une machine de guerre anticommuniste. On ignore trop souvent que c’est au nom du socialisme qu’il a mené sa lutte antitotalitaire. »... ___ "Orwellien: un concept ambigü, entré dans le langage courant pour qualifier toute restriction de liberté. " Au point que même la droite extrême l'oppose à ses contradicteurs. Un comble..." (voir l'Esprit du totalitarisme de JJ Rosat) ____________________
Trois fois rien ... ? Mais plus utile et fonctionnel qu'on ne le croit... Le dit et le non dit...
| |||
La finance: pour le meilleur ou pour le pire...Elle n'est plus tout à fait ce qu'elle était
Mon ennemi, c'est la finance! proclamait l y a quelques années un futur Président, en mal se popularité, après la crise spéculative de 2008, celle des surprimes, et de la folie bancaire qu'elle avait engendrée, obligeant des Etats à mettre la main à la poche. La finance dérégulée avait amené quelques années de rétablissement difficile, portant un rude coup aux finances publiques. Ce fut une catastrophe pour beaucoup de ménages. Certes, il y a finance et finance. Celle, contrôlée, qui vient alimenter croissance et bien-être socials, celle, purement spéculative, qui n' a pour objet que sa propre croissance, génératrice d'inégalités parfois sans mesure. "...Nous assistons aujourd'hui à un nouveau type d'accumulation des richesses, qui se caractérise par le virage trumpien, de tendance libertarienne, ce qu'on appelle la "seconde finance", qui se développe à distance des marchés financiers et en dehors des régulations financières ou environnementale imposées par des organisations transnationales. Ils monétarise le crie climatiques, , sanitaires, immobilières et politiques, transformant en actifs financiers des biens et des services, jugés jusqu'ici insuffisamment lucratifs ou trop centraux à la vie sociale pour être délégués à la finance privée..." (M. Benquet)
Repenser le système (notes)
Une nécessité et des risques. Ce n'est pas un investissement comme les autres. Un investissement qui ne pourra que croître. Trop de business, parfois sans contrôles suffisant. Le scandale Orpea a montré certaines dérives majeures et parfois l'absence criant de moyens. Les ambitions ne manquent pas...mais les financements sont à repenser, dans le cadre d'un système de sécurité sociale repensé et élargi. On peut juger uns société au sot qu'elle réserve aux anciens.
Après l'or noir en déclin, voici le temps de l'or gris.
Celui de l'extrême vieillesse et de la dépendance, qui donne lieu trop souvent à un marché lucratif.
Le plus souvent, surtout dans le secteur entièrement privatisé, où il est conseillé d'investir (comme dans le secteur de l'industrie pharmaceutique, le plus profitable de tous).
C'est un "marché" qui ne pourra que grandir un peu partout, vu les évolutions démographiques, notamment en Europe. De très bons dividendes promis très souvent. Des marges confortables. Korian caracole en tête.
Un nouveau business est né et se développe. Des Ehpad privés, parfois de luxe, où les services ne sont pas meilleurs qu'ailleurs, dans le secteur public ou semi-public. L'épisode passée de la crise que nous vivons a montré il y a quelques mois dans quelle situation d'abandon beaucoup se sont retrouvés du point de vue sanitaire et humain.
Une nouvelle poule aux oeufs d'or se développe, sans que l'Etat, malgré ses aides, ne s'oppose. Au contraire, il a laissé la finance investir ce nouveau terrain prometteur..
Il a fallu attendre début avril pour que les résidents décédés commencent à être comptabilisés comme victimes du coronavirus et il a fallu du temps pour que le personnel des Ehpads soient préparés et équipés ne serait-ce que de simples masques. Une imprévoyance? Non, une faute . Certains avaient anticipé une hécatombe possible. Elle n'a pas eu lieu, mais avec le bilan provisoire, très lourd, on peut estimer que les victimes représentent une moitié des touchés mortellement par le virus fatal.
"...Il faudra plusieurs mois, peut-être des années, pour que les experts établissent avec précision le vrai bilan du Covid-19. En attendant, le comptage quotidien de Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, n'est qu'une estimation assez grossière, particulièrement en ce qui concerne les chiffres des Ehpad. « C'est forcément plus. Ne serait-ce que parce que la plateforme de comptage mise en place par le gouvernement fin mars ne repose que sur les signalements des établissements », constate Nathalie Maubourguet, présidente de la Fédération française des associations de médecins coordonnateurs en Ehpad. Ce médecin a interrogé ses confrères. Aucun d'entre eux n'a lui-même effectué de signalements, laissés à la charge des directeurs, pas toujours pressés, selon elle, de « singulariser » ainsi leur site… Autre indice de la sous-estimation : ces témoignages de salariés des pompes funèbres, qui voient pulluler, ces dernières semaines, des certificats de décès comportant la seule mention de « détresse respiratoire », sans la case Covid. « On nous a remonté de nombreux cas », affirme Claudette Brialix, présidente de la Fédération nationale des associations et amis des personnes âgées et de leurs familles (Fnapaef)....."
Déjà, nos anciens relevaient de soins et de traitements pas toujours exemplaires, vu le manque de moyens, surtout en personnel, et donc le temps à leur consacrer était notoirement insuffisant, pour ne parler que des seuls soins.. La gestion de certains établissements, avec des aides d'Etat, étaient surtout commandée par la loi du profit.
Un juteux marché pour des groupes privés, profitant de la manne commune et parfois d'astronomiques loyers, que beaucoup de famille ne peuvent assurer. Malgré les moyens, ils n'ont pas été traités là mieux qu'ailleurs.
La "gestion" des aînés n'a pas été exemplaire, c'est le moins qu'on puisse dire. Surtout en cette période dangereuse où les précautions auraient dû être redoublées. Certains médecins avaient bien anticipé le désastre potentiel.
Le marché de l'or gris a produit des dérives, malgré les progrès sur la prise en charge des plus dépendants.
Les actionnaires n'ont sans doute aucune idée de ce que leur gain a pu produire indirectement comme désastre humain. La crise sanitaire a agi comme un révélateur. Il y a vieillir et vieillir....
___Depuis la création de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et de la Journée nationale de solidarité (lundi de Pentecôte) après la canicule de 2003, l’argent ne manque pas. Les maisons de retraite se partagent 8,2 milliards d’euros. Une somme qui profite également aux établissements privés, financés par de l’argent public à hauteur de 3,9 milliards d’euros. L’Etat, lui, semble avoir le plus grand mal à contrôler ce qui se passe derrière ces murs. Là où nous conduit cet excellent documentaire, hélas diffusé tardivement, en deuxième partie de soirée. [Maisons de retraite : les secrets d’un gros business, de Xavier Deleu (Fr., 2017, 70 min)] ____________________________________