Il aura essayé...
___________________HORIZONS ET COUPS DE COEUR (ou de gueule)
CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
dimanche 10 mai 2026
Billet du dimanche
__ Croisades
__ Refonte?
__ Rideau!
__ Pressions
__ Parkinson
__ Inégalités
__ Tangping
__ Impartialité?
__ Dette italienne
__ Bercy et l' IA
__ Nouveau psy
__ Pesticides en question
__ Bunkers poutiniens
__ Erosion de l'édition
__ Exception italienne
__ Nomination contestée
__ Vers la fin du "bon tsar"?
__ Dénatalité: les solutions?
___ Quand Nétanyahou entraîna le Président __________
samedi 9 mai 2026
Confusions et amalgames
Nulle institution n'est à l'abri de dérives
La critique doit donc être la règle, quant à son mode de fonctionnement et ses éventuelles dérives. Mais dans quel esprit? avec quelles intentions? Pour quels projets?
Là est la question...Les fins de manipulation sont toujours un risque, malgré les déclarations d'amendement, comme certaines intentions, certaines arrière pensées masquées. C'est ce que l'on peut craindre d'un certain rapport qui continue à faire grand bruit. __Voici deux points de vue qui pointent les ambiguïtés et les arrières pensées du rapport sur France Télévision: * Le premier (déjà signalé plus haut) * Le deuxième: Un autre débat est possible: * Et un autre: "...Le rapport de la commission d'enquête parlementaire sur «la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public» a été publié le mardi 5 mai. Quelque 560 pages pour «préparer les esprits à la privatisation de l'audiovisuel public», croit le président de la commission, le député Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), en introduction d'un rapport qu'il dénonce. Il s'attaque à la forme, notamment à «l'hypermédiatisation» du rapporteur. Jérémie Patrier-Leitus dénombre ainsi «trente-six interviews, dont onze à la radio et dix à la presse écrite», données par Charles Alloncle, tout au long de la commission. «Les nombreuses interventions médiatiques du rapporteur […] ont déplacé en partie notre travail hors du cadre solennel des auditions à l'Assemblée nationale», juge-t-il. Le président de la commission d'enquête note aussi «une utilisation massive des réseaux sociaux (plus de 330 posts sur X, 80 publications recensées sur Facebook, 90 sur Instagram…)» de la part du député de l'Union des droites pour la République (UDR, alliée au Rassemblement national), «allant même jusqu'à tweeter en temps réel pendant les auditions». Au-delà du spectacle, qui permet à Charles Alloncle de se positionner comme potentiel futur ministre de la Culture en cas de victoire de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella (RN) à l'élection présidentielle 2027, il faut comprendre ce que propose ce rapport à travers ses soixante-neuf recommandations. Ce n'est pas facile, parce que, aussi bien dans les propositions que dans les analyses du rapporteur, la confusion et les procédés caricaturaux, le défaut d'ordonnancement thématique et les nombreuses incises qui ne concernent pas l'audiovisuel public brouillent les pistes; sans doute de façon intentionnelle. La confusion est permanente entre déontologie journalistique et neutralité ou impartialité. Les procédés sont le «name and shame», la désignation de cibles nominatives, de cas particuliers et des amalgames qui sont érigés en généralités. Les incises concernent la formation des journalistes dans les écoles professionnelles qui n'accueillent pas de journalistes d'extrême droite (Christine Kelly, Laurence Ferrari, Geoffroy Lejeune, Pascal Praud, etc.) ou Reporters sans frontières (RSF), qualifiée d'association militante Enfin, il y a quelques idées fixes, les salaires de France Télévisions (surtout celui de Delphine Ernotte, la présidente du groupe télévisuel, recommandations 50 et 56), les animateurs-producteurs (surtout Nagui, rec. 27 à 31) et les groupes de productions (surtout Mediawan), tout ce petit monde qui se «gaverait d'argent public». Ceci sans tenir compte du contexte médiatique ou de l'histoire.Ainsi, le salaire de Delphine Ernotte est compris entre 332.000 (part fixe) et 400.000 euros brut (avec la part variable), c'est évidemment un repoussoir pour nombre de Français; mais on ne compare pas avec celui de Rodolphe Belmer, président de TF1, dont la part fixe est de 920.000 euros et la part variable d'un maximum de 1,22 million d'euros, soit un total supérieur à 2 millions d'euros (cinq fois plus), ou même à celui de David Larramendy, président de M6, qui culmine à 1,5 million d'euros. ___Confusions et omissions idéologiques____L'insistance mise sur les fournisseurs de France Télévisions (producteurs et entreprises, rec. 24 et 25) ne tient pas compte de l'histoire. Depuis l'éclatement de l'ORTF en 1974, tout a été fait pour empêcher la production interne des chaînes, afin de ne pas renouveler l'expérience de la Société française de production (SFP), qui était un foyer de syndicalisme et de grèves. Ainsi, en 1990, les décrets pris par Catherine Tasca –ministre déléguée à la Communication de 1988 à 1991– pour répondre à la demande des producteurs privés imposent à la télévision publique d'externaliser 95% de sa production. Certes, Delphine Ernotte a négocié la diminution de ce quota à 75%, mais, pour produire plus, il faudrait embaucher, alors que l'on demande à France Télévisions de faire des économies… Le but est de recréer non pas l'ORTF, mais la RTF (Radiodiffusion-télévision française) qui exista de 1949 à 1964 et qui était aux ordres des gouvernements successifs des IVe et Ve Républiques. Confusion encore lorsque le rapporteur veut diminuer les sports à la télévision (rec. 42), sous prétexte que la loi impose déjà la diffusion en clair de certains événements majeurs. C'est ignorer (ou faire semblant d'ignorer) que cela n'empêche pas de payer des droits pour le Tour de France ou la Coupe de France, faute de quoi ces retransmissions seraient reprises par d'autres chaînes. France Télévisions est une entreprise qui vit au sein d'un paysage concurrentiel. En dehors des mesures d'économie préconisées, suppression de France.tv Slash, de France 4, de la radio Mouv', de l'absorption de France 5 par France 2, de l'INA par la BNF, de la fusion France Info radio et télé avec France 24 (rec. 2, 44 à 49, 52 et 53), et le regroupement de ce qui resterait dans une entreprise unique, que veut Charles Alloncle? Certes, il s'inscrit dans un mouvement européen et états-unien des partis populistes, en Suisse (avec l'UDC qui propose une nouvelle votation), en Hongrie (Viktor Orbán), en République tchèque (Andrej Babiš), en Italie (Giorgia Meloni), au Royaume-Uni (Nigel Farage), aux États-Unis (Donald Trump), qui veulent la baisse des financements pour mieux contrôler politiquement les audiovisuels publics. Mais quelles en sont les modalités? ... _________
vendredi 8 mai 2026
Larges horizons
__ Une opposition russe redoutée par le Tsar Les ultra-nationalistes
__ Rivalité chinoise en orbite. Le point. Des missions programmées
__ Classes de défense en Allemagne Des mesures contestées
__ Bullshit jobs en question Comme certaines formes de management __ Vers un nouvel ordre audio-visuel? Un débat ambigü
__ Abolition des privilèges d'aujourd'hui, souvent invisibles, selon Alice
« Avec son nom à particule, l’autrice ne fait pas l’impasse sur son propre parcours. D’école privée catholique en prestigieuses écoles de commerce, Alice de Rochechouart a vécu dans des espaces pour le moins favorisés, dont elle s’est distanciée jusqu’à en faire la critique très vigoureuse. » Philosophie Magazine « Abolis en 1789, les privilèges ont-ils vraiment disparu ? Alice de Rochechouart en doute. Dans son nouvel essai "Privilèges. Ce qu’il nous reste à abolir" (JC Lattès) elle montre que non seulement ils perdurent, mais sont toujours constitutifs de notre société. Zoom sur les privilèges. » Zoom Zoom Zen, France Inter « Près de 250 ans plus tard, la jeune philosophe Alice de Rochechouart analyse, dans un livre passionnant publié aux éditions JC Lattès, tout « ce qu’il nous reste à abolir » pour que les citoyens puissent jouir d’une réelle égalité. » Le Nouvel Obs « Malgré leur abolition en 1789, les privilèges continuent de structurer notre société estime Alice de Rochechouart, docteure en philosophie et autrice d’un essai documenté, qui décrypte les hiérarchies invisibles qui façonnent encore nos rapports sociaux. » (Ouest France)
___ La guerre des barons Entre les maîtres de l'IA: Musk et Altman, un procès pas comme les autres. Le choc de deux égos, Musk en bienfaiteur. Un "prophète"...
"...Le muskisme comme système
L’historien canadien Quinn Slobodian (surtout connu en France pour Le capitalisme de l’apocalypse) et l’écrivain états-unien Ben Tarnoff, fondateur de la revue de tech Logic, viennent de publier en anglais et en allemand un essai stimulant : Muskism. A Guide for the Perplexed (Muskisme. Un guide pour ceux qui se posent des questions), en allemand Muskismus. Aufstieg und Herrschaft eines Technoking (Muskisme. Ascension et règne d’un roi de la technologie), qui s’intéresse moins à la biographie personnelle de Musk qu’au système qu’il a engendré. De quel type de capitalisme Elon Musk est-il donc le symptôme, au-delà de ses aspects révoltants - on se souvient de sa proximité avec des dirigeants d’extrême droite européens, de son salut nazi? La thèse des deux auteurs est qu’Elon Musk en incarne un nouvel avatar en lequel des analystes voient un « techno-fascisme », un « techno-populisme » ou un « techno-féodalisme » etc. Or, selon eux, ces termes se réfèrent à l’Histoire et échouent à voir ce qu’il y a de vraiment nouveau dans un phénomène encore en train d’émerger. Il est impossible de le comprendre sans suivre le parcours de Musk, bien que ce livre ne veuille pas être une biographie et postule que le « muskisme » survivra à Musk, comme le fordisme est devenu un système pérenne au-delà de l’individu Henry Ford. Le titre choisi par Slobodian et Tarnoff pour leur essai, et le long entretien qu’ils ont donné à l’hebdomadaire viennois Falter, parmi d’autres médias anglophones et germanophones, sont en effet une référence directe au fordisme, du nom de l’entrepreneur Henry Ford qui prescrivait, non seulement d’accélérer en la décomposant la production d’objets – la « chaîne » immortalisée par Charlie Chaplin - , mais d’organiser toute la vie autour, avec un État-providence et des salaires en progression qui permettaient d’acheter une foule de biens, parmi lesquels la Ford T. Les deux auteurs mentionnent l’économiste Karl Polanyi, dont le livre La Grande Transformation publié en anglais en 1944 reste une critique radicale du capitalisme libéral, à l’inverse de son compatriote autrichien Friedrich von Hayek, célèbre notamment pour le culte que lui voua la Première ministre britannique Margaret Thatcher et son soutien au dictateur chilien Augusto Pinochet. (Mediapart) _____________________
jeudi 7 mai 2026
Palentir et ses oeuvres
Dominer, telle est la devise de Palentir
Les risques d'un partenariat
Un poisson pilote du Big data
" ... Palantir, spécialisée dans les logiciels d’analyse de données provenant de sources très différentes, a été créée avec le soutien de son service de contre-espionnage, la CIA, qui n’a pas hésité à investir dans l’entreprise par le truchement de son fonds d’investissement In-Q-Tel. Certains affirment que ses technologies auraient contribué à l’élimination de Ben Laden. Elle a récemment été critiquée pour avoir mis au point des logiciels utilisés dans la politique de gestion de l’immigration clandestine à la frontière mexicaine.La société est donc sulfureuse, mais aussi talentueuse. A tel point que la France, qui tente depuis près de quatre ans de la remplacer par une société hexagonale n’y est pas parvenue. Le ministère de la défense a pourtant rameuté la fine fleur de l’excellence française, Airbus, Thales, Safran, Sopra, Atos, Naval Group, a créé de toutes pièces une « Cyber défense Factory », sorte d’incubateur spécialisé installé à Rennes. Mais rien n’y a fait. Palantir est toujours indispensable aux espions français. D’ailleurs, aux Etats-Unis, elle affronte des mastodontes comme IBM ou Microsoft...." _______________
Varia
__ Dangers
__ Panique
__ Ambigüités
__ Emballages
__ Licenciements >>__ Arme punitive
__ Tournant historique?
__ Colères russes
__ Liban: "état de survie"
__ Fossé grandissant
__ Signaux ambigus
__ Un golfe désuni
__ Fragilités numériques
__ Transition compliquée
__ EDF: vers un marché?
__ Plans de performance
________ Crise énergétique: des conséquences durables ______