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lundi 13 avril 2026

Un PS devenu inaudible

 Est-ce étonnant                                                                                                                                                                                 Ce n'est plus seulement la "France des pavillons" qui n'entend plus. c'est toute une population en mal de plus grande justice sociale qui n'y croit plus, surtout après l'expèrience hollandaise, qui avait tant promis. Mais si on peut le regretter, il ne faut pas trop s'en étonner. Le renoncement ou l'aligenment était déjà là avant lui. Les valeurs uktra-libérales avaient déjà repris le dessus. Comme on le disait naguère, le ver était dans le fruit depuis des années.....                                                                                      On aurait pu s'attendre à des initiatives un peu innovantes et courageuses pour aider à sortir le pays d' une impasse institutionnelle grave, mais c'est la cacophonie et la zizanie qui dominent. Retour au vieux clivages, comme lors du congrès de Rennes, par exemple, en rappelant un autre? Un parti devenu inaudible. Les querelle sont dévastatrices, alors que les échéances et les dangers pressent. Les échecs se succèdent, sous l'effet des vieux tropismes.  Un force qui comptaient, mais dont les éléphants compliquent un nouvel envol?                                                                                                                                                                              Il y a peu, on écrivait: Jaurès, reviens! ils sont devenus fous...

                                                Mais jusqu'où descendra ce qui reste du PS? Il touche le fond. Tué par ses divisions. Cela n'étonnera pas ceux qui suivent son chemin chaotique, depuis les années Mitterrand où il avait le vent en poupe. Assez vite, ce parti composite fut travaillé par des forces antagonistes et malgré une unité de façade, connut des divisions qui éclatèrent surtout au moment des congrès, notamment celui de Rennes. Le réformisme mou de certains devait aboutir à des ralliement "contre-nature", à l'ère macronienne notamment. Il ne reste que des lambeaux d'un parti qui a épousé, au plus haut niveau, les thèses néo-libérales. Jusqu'aux guerres picrocholines d'aujourd'hui. Alors qu'on attendait de lui plus que quelques lois sociales. Une vraie réforme des institutions. Des dérives qui ont fait le jeu des forces les plus conservatrices, voire de l'extrême-droite, comme on le voit dans le Nord ouvrier. Un descente aux enfers qui ne désespère pas seulement les militants qui restent...                                                                                                                     Comme beaucoup le remarquaient depuis des années: l'effacement de la gauche, son progressif mais inéluctable recul, sa dissolution dans la  pensée néolibérale sous prétexte d'adaptation et de "modernité", l'oubli de ses valeurs et de ses engagements, jusqu'à ceux des notions de service public et de justice sociale...voilà pourquoi notamment pourquoi de plus en plus de personnes ne se reconnaissent plus dans ce qui reste d'un PS moribond et d'un PC exsangue.           ___Depuis les années 83, ce fut une longue dérive, de compromissions en compromissions, d'abandons en renoncements ..avec le souci d'un vague réformisme ou d'un néo-keynésianisme timide et occasionnel, souvent plus verbal qu'effectif. La notion même de socialisme semble avoir disparu de l'horizon.           Il faut dire que le terme est galvaudé.       Quel socialisme? Il y a le mot et la chose...Les "socialistes" d'aujourd'hui furent au mieux de bons gestionnaires d'un système qui accentuait les inégalités, générait plus de précarité. On comprend le recul massif de ceux qui n'osent même plus arborer les étiquettes traditionnelles.

De Jaurès à Lamy, quel rapport?
     Juste un mot....
La réponse viendrait-il de l'intérieur? Il n'y a pas si longtemps, M.Valls, héritier du deloro-rocardisme, avançait cette proposition, qui eut le don de faire réagir vivement Mme Aubry, qui doit être autant socialiste que le pape est mormon:
" Il faut transformer de fond en comble le fonctionnement du PS, nous dépasser, tout changer : le nom, parce que le mot socialisme est sans doute dépassé ; il renvoie à des conceptions du XIXe siècle."
     Constat d'un autre courant, en forme d' aveu: " Le PS n'existe plus, ni en attaque, ni en défense (…) Le Parti socialiste est devenu un parc à moutons. » Estimant que « le Parti socialiste est dans un état comateux » et que sur « le plan du rassemblement de la gauche, il n’a pas du tout joué son rôle », il plaide pour un sursaut .." (Henri Emmanuelli).  Sursaut nécessaire ou retour aux sources? D'autres se libèrent: "Le gouvernement n’a plus rien de socialiste".
   A l'extérieur, C.Duflot fait le constat du vide: "  pour certains, les mots ont vocation à rester des mots. Je fais le triste constat que c'est aussi cela qui a été sanctionné par les Français dimanche, une politique où le verbe et la "com" sont plus que les actes»   
     Il y a déjà quelques années, Eric Dupin invitait la gauche à sortir du coma, faisant l'analyse de son effacement  et proposait quelques pistes pour sa possible reconstruction. On attend le début de l'ombre du moindre petit tournant. L'autoroute néolibérale est de conduite si aisée...
   Coma dépassé ou décès?
N'a-t-on pas affaire à une doctrine morte?
           Où est passé le socialisme, celui qui avait encore un sens pour beaucoup?
 .Celui du Président n'est plus qu'un vernis. Un socialiste modernisé, ripolinisé, à la mode St Germain. L'héritier du deloro-rocardisme est au commande.
      _____________________________ Depuis Jaurès, l'eau a coulé sous les ponts.. et avant lui déjà cette notion vivante faisait débat en Europe dans les divers mouvements ouvriers et les courants qui les soutenaient.
.                Le mot socialisme a déjà une longue histoire et a connu bien des variantes, le point commun étant "de prôner une organisation sociale et économique allant dans le sens d'une plus grande justice, celle-ci supposant une égalité des conditions, ou du moins une réduction des inégalités. Plus largement, le socialisme peut être défini comme une tendance politique, historiquement marquée à gauche, dont le principe de base est l'aspiration à un monde meilleur, fondé sur une organisation sociale harmonieuse et sur la lutte contre les injustices..."
             Un mot souvent  galvaudé, qu'on peut ramener à un petit dénominateur commun partagé" Le socialisme est l'ambition de construire une société où la naissance, l'argent, la propriété ne soient pas les seuls déterminants.
Il est possible de construire une société basée sur la connaissance, où chacun puisse réaliser ses potentialités humaines dans un cadre collectif, une société où chacun puisse vivre décemment, être créatif et libre. Pour s'appeler socialiste il faut ne pas avoir renoncé à certaines priorités, priorités à la connaissance, à l'échange, au travail organisé sans l'obligatoire subordination qui caractérise le salariat , il ne faut pas avoir renoncé à choisir la citoyenneté contre la sujétion.
Sans l' objectif de résoudre les problèmes les plus criants, sans l'objectif jugé utopique de contribuer à une amélioration de la vie de tous et de toutes, il n'y a plus de progrès possible, il ne reste que" la régression compétitive". La compétition féroce à tous les niveaux qui exige que tout, les biens et les services soient produits au moindre coût. Le moindre coût du travail c' est la misère du plus grand nombre pour une production standardisée, de mauvaise qualité. Cette production et ce travail "compétitif" assurent à la finance mondialisée les moyens de régner et de décider de la vie des humains, de faire une entreprise là, d'en ouvrir une autre là-bas.
        Sur la base de ces exigences, il y eut dans l'histoire des tendances très diverses et le mot ne manque pas d'ambiguïté.
     Le PS semblant avoir perdu sa substance et étant devenu un parti de notables et de fonctionnaires, de gestionnaires (honnêtes ou non) des affaires courantes, épousant les choix politico-économiques du néolibéralisme, avec un zeste de social. Maastricht l'a achevé.
             Il est censé représenter une partie de la gauche...
 Mais quelle gauche?..On assiste à la dérive  d'un idéal et d'une pratique politique, surtout depuis les année 80. On peut situer l' acte de décès final en 1983:la tournant de la rigueur, avec l'ouverture inconditionnelle à la mondialisation financière et la mise en chantier de privatisations en chaîne:
    Mitterrand fait le choix de rester au sein du Système monétaire européen (SME), et de réduire le différentiel d'inflation (et de hausse des salaires) français vis-à-vis du partenaire allemand, qui pèse sur la compétitivité du pays et la valeur de sa monnaie sur le marché des changes.
Face à la crise et à la menace d’une déroute économique, le président doit revenir sur ses engagements économiques de début de mandat. Pierre Bérégovoy, ministre de l'Économie, des Finances et du Budget du gouvernement Laurent Fabius, ouvre la voie à un processus de privatisations après les nationalisations de début de mandat. Les marchés financiers sont partiellement dérégulés. La plupart des entreprises qui ont été nationalisées entre 1981 et 1984 seront privatisées sous le gouvernement Jacques Chirac entre 1986 et 1988 ; on peut considérer qu’à partir de 1984, la France quitte un fonctionnement économique étatisé et adopte davantage un fonctionnement d'économie sociale de marché....
    Sous la poussée des forces néoconservatrices reaganiennes et thatcherienne,  s'inspirant de Hayek et de Friedman, pour faire "moderne", une sorte d'ordo libéralisme à la Kohl s'est installé en quelque sorteen question en Europe.....comme en Allemagne. Un modèle finalement contesté.
          Des responsables du PS vont aujourd'hui plus loin dans la déréglementation et la soumission au marché. C'est ainsi que récemment  on a entendu, faisant du sous-Merkel,  le chantre de l'OMC, Pascal Lamy, prôner des petits boulots en dessous du Smic, faisant se dresser Madame Parisot. Un comble!
    Comme beaucoup le disent, le PS a abandonné la classe ouvrière, les plus modestes, se situant même parfois à la pointe de la  libèralisation du monde.   
 Le  (social)- libéralisme, cette "troisième voie", s'est épanoui. Les éléphants de Maastricht ont encore pignon sur rue.
   Bref, l'état des lieux est consternant, après une  histoire des gauches vivantes et variées, Terra Nova représentant la pointe la plus visible de cette adaptation mimétique à l'air du temps.
        La gauche française serait  devenue une droite qui ne s'assume pas
Faut-il  faire appel au docteur Marx,  pour réanimer le malade?
En sachant que les partis sont à l'image d'une société.
Il reste à  changer de modèle économique, à restaurer une démocratie vivante, à refonder une citoyenneté responsable.
         Une forme de  socialisme cohérent, dans un seul pays, peut-il encore advenir dans une économie mondialisée et financiarisée, une Europe soumise aux contraintes libérales, avec un peuple idéologiquement résigné?         
       That is the question..._______
                  ___*  Benoît Hamon lui-même, porte-parole du PS, fait ce constat, dans son dernier livre:
...« Au sein de l’Union européenne, le Parti socialiste européen (PSE) est historiquement associé, par le compromis qui le lie à la démocratie chrétienne, à la stratégie de libéralisation du marché intérieur et à ses conséquences sur les droits sociaux et les services publics. Ce sont des gouvernements socialistes qui ont négocié les plans d’austérité voulus par l’Union européenne et le Fonds monétaire international [FMI]. En Espagne, au Portugal et en Grèce bien sûr, la contestation des plans d’austérité prend pour cible le FMI et la Commission européenne, mais aussi les gouvernements socialistes nationaux. (…) Une partie de la gauche européenne ne conteste plus qu’il faille, à l’instar de la droite européenne, sacrifier l’Etat-providence pour rétablir l’équilibre budgétaire et flatter les marchés. (…) Nous avons été en plusieurs lieux du globe un obstacle à la marche du progrès. Je ne m’y résigne pas..."
                           __ *  ___Jean-Pierre Chevènement fut un des rares à dénoncer très tôt les dérives d'une social-démocratie agenouillée devant la loi des marchés.
La gauche s’est ralliée au néolibéralisme, à la désindustrialisation et à l’euro fort et a signé ainsi la fin de sa spécificité.
"Cet idéal d’émancipation culturelle et morale de l’individu a fini par détrôner dans les années 1980, tant dans l’esprit des dirigeants de la gauche que dans les aspirations du cœur de son électorat, les considérations économiques et sociales traditionnelles rapidement devenues « archaïques » à l’heure des restructurations industrielles et de la dérégulation de l’économie. Des demandes non plus sociales mais « sociétales » se sont alors rapidement déployées dans les programmes politiques des partis de gauche des années 1980-90 : nouveaux droits, respect de la « différence », valorisation de la diversité… L’horizon des luttes s’est peu à peu déplacé. C’est désormais l’individu dans ses identités multiples qui doit être émancipé, et non plus le travailleur ou le salarié dans son rapport à la production. Ainsi, par exemple, le triptyque du Parti socialiste français des années 1970 (« nationalisation, planification, autogestion ») qui résumait bien son époque a-t-il été remplacé dans les années 1980-90, par un autre, implicite mais omniprésent : « individu, minorités, diversité ».
Au-delà de cet aspect culturel, le socialisme européen s’est plus généralement engagé tête baissée dans l’impasse libérale en abandonnant, soit qu’il l’a cru irréalisable soit qu’il l’a cru réalisé, son projet historique. Illusion encore renforcée au lendemain de la chute du Mur de Berlin en 1989 avec la disparition du vieil ennemi communiste. La social-démocratie aurait finalement épuisé son destin historique, la voie particulière qu’elle a historiquement incarnée ayant triomphé. Le réformisme comme méthode (plutôt que la révolution), la régulation de l’économie de marché comme programme (plutôt que l’appropriation collective des moyens de production) et la démocratie politique comme cadre d’exercice du pouvoir (plutôt que la dictature du prolétariat) s’imposant définitivement à gauche.

Mais ce faisant, le socialisme n’a pas su résister aux sirènes du libéralisme ; il en a même parfois volontairement épousé les contours, dans le cas du social-libéralisme. Il a adopté si ce n’est l’idée libérale, qu’il continue à dénoncer avec virulence, du moins son contenu matérialiste et consumériste, voué au culte de la croissance pour elle-même à coup de dérégulation, de flexibilité et de privatisation, mais aussi son projet culturel tout entier forgé autour de l’individu et de ses droits sans cesse étendus, et bien évidemment son programme politique qui privilégie les formes institutionnelles de la représentation et de la préservation des intérêts individuels au détriment d’une ouverture plus collective, plus égalitaire, plus démocratique (participative dirait-on aujourd’hui) du champ politique et social.

De la sorte, les socialistes, sociaux-démocrates et autres travaillistes européens ont largement ignoré la question, pourtant constitutive de leur 
ethos, de la répartition des richesses et de l’équilibre entre capital et travail. Ils ont littéralement abandonné le terrain de la lutte pour l’égalité au profit d’une promotion de la « diversité » qu’ils ont érigée en valeur. Ils ont aussi délaissé la notion fondamentale de solidarité en autorisant une politique généreuse d’accès à l’Etat social à de nouveaux ayants droit sans toujours exiger un quelconque devoir en retour de leur part. En négligeant de repenser le rôle de l’Etat pour l’adapter à son temps, ils ont laissé le slogan authentiquement néolibéral de Ronald Reagan, « l’Etat comme problème plutôt que comme solution », devenir le principe directeur de la réforme des politiques publiques. Ils ont oublié que le but de la vie sociale ne pouvait se résumer à un pur matérialisme, de la même manière qu’ils ont laissé faire les libéraux lorsque ceux-ci ont vu dans les nouvelles aspirations démocratiques et les nouvelles formes de la participation à la vie politique une menace plutôt qu’une chance pour les sociétés contemporaines. Bref, ils ont capitulé..."                                                                         Point de vue._

dimanche 12 avril 2026

Hongrie au tournant

L'ami de Poutine et de Marine va-t-il passer à la trappe?

                        L'espoir d'une alternance. Il n'ést pas indéboulonnable. Il a un adversaire de taille.   L' orbanie est en faillitte. Malgré Attila.   Depuis le temps....


        La corruption du régime le perdra certainement. Les fissures sont trop apparentes. et les dérives sont anciennes...                                                                                                                                                          La fin de l'illibéralisme au coeur de l'Eurpoe semble s'annoncer. 
                                                                                                                        ________________

Petit billet du dimanche

 __ Débacle

__ Racisme

__ "Fautifs"

__  >>  Survie                              

__ Carnag

__ Sabotage

__ Accusatitons

__ Masculinisme

__ Dépendance

__ Storytelling

__ Contradictions

__ Prêts bancaires

__ Grand flou

__ Premier mai

__ Scrutin biaisé?

__ Suite logique

__ Enjeu stratégique

__ Cadmium: déni

__ Informaticiens indiens

__ L'après Bolsonaro

__ Errance stratégique

__ Fissures d'Orban

__ Légitimation d'un musée

__ Gaza: la guerre continue

                          ____  Le marché du mérite ____________

samedi 11 avril 2026

(Re) lire Jack London

_____ Toujours "moderne"                                                                                                                                                                             "La presse quotidienne, c'est l'escamotage quotidien qui purge les injustices par le silence de l'oubli." (Jack London)   

         Non, il n'est pas un auteur "pour enfants"  On peut le (re)découvrir à tout âge. 

               Un homme singulier, contradictoire, inspiré, visionnaire, à l'oeuvre immense.



                      Une vie incroyable, bien résumée ici

                                Un visionnaire paradoxal  

                                     Talon de fer: une certaine vision de l'Amérique.      ________________

Larges horizons

__ L'Europe face à Trump                                                                                                                                                                                 "...Au-delà de ses positions erratiques, le président américain n’en finit pas de déboussoler l’Union européenne (UE). Les coups de boutoir répétés de Donald Trump sont d’autant plus déstabilisants qu’ils visent les alliés historiques des États-Unis. Le renouvellement de ses menaces, le 1er avril 2026, de quitter l’Otan en réponse au refus des Européens d’aider militairement son armée à débloquer le détroit d’Ormuz est une nouvelle manifestation d’une désinvolture toxique dans l’usage des rapports de force.        Cette politique darwiniste faite de mépris et d’humiliation se prend à cartographier la scène internationale en « espèces étatiques ». D’un côté, des puissances prédatrices, chacune destinée à se reproduire. De l’autre, des proies soumises, toutes condamnées à disparaître. C’est ainsi que, de manière sidérante, le président a pu menacer, le 6 avril, de « faire disparaître la civilisation iranienne...».

__ Nouveau Deal  ?                                                                                                                                                                         "...La perspective d’un accord américano-iranien à Ormuz s’inscrit dans la politique néo-royaliste de l’administration Trump..."

__ Espoir dans le Golfe?                                                                                                                                                                                     Epic Fury n"est pas à son terme. "...Une résolution « Unis pour la Paix » adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies peut pallier l’inaction du Conseil de sécurité...."

__ Kulturweit en question en Allemagne

                                                               Economies budgétaires obligent...

__ Nemesis

                         Bonnes affaires.


__ Eau privatisée:                                                                                                                                                                                     Un peu partout

__ Echos du bolsonarisme                    

                           Un Brésil encore déchiré

__ Loi Yadan                                                                                                                                                                               Sophie Tilk: Le sionisme : des questions, des éléments factuels et historiques, n'en déplaise à Caroline Yadan.

" Le sionisme n'est pas seulement le droit d'Israël d'exister en tant qu'État car si tel était le cas : je n'y verrai absolument aucun problème. Lorsque l'on parle de sionisme, ce qu'il faut regarder et étudier, ce sont les actes, les faits et les conséquences des politiques sionistes menées par les gouvernements israéliens successifs. Depuis 1947, des dirigeants politiques, au nom du sionisme, considèrent que l'existence d'Israël n'est possible que par la colonisation, l'apartheid, les déportations, les massacres de centaines de milliers de civils et le refus systématique de la reconnaissance d'un état palestinien. Dans mes recherches sur le sujet, j'ai lu Theodor Herzl, l'un des pères fondateurs du sionisme politique, il theorisait déjà la colonisation, l'occupation et la déportation. Je le cite : "Lorsque nous occuperons la terre, nous apporterons des bénéfices immédiats à l'État qui nous reçoit. Il faut exproprier en douceur, sur la propriété privée des domaines qui nous a été confié. [...] Nous essaierons de faire traverser la frontière à la population sans le sou en lui procurant un emploi dans les pays de transit tout en lui refusant tout emploi dans notre propre pays [...] Tant le processus d’expropriation que l’expulsion des pauvres doivent être menés avec discrétion et circonspection. Laissons les propriétaires de biens immobiliers croire qu'ils nous trompent, en nous vendant des choses plus chères qu'elles ne valent. Mais en retour, nous ne leur vendrons rien du tout. [...] L'expropriation volontaire sera accomplie par nos agents secrets. [...] Nous vendrons alors uniquement aux Juifs, et tous les biens immobiliers seront échangés uniquement entre Juifs." [...] "Si le propriétaire souhaite vendre la propriété, nous aurons le droit de la racheter à notre prix initialement fixé." Ça c'était la théorie. Puis il y a eu la pratique... bien plus violente. Dès 1947, des centaines de milliers de Palestiniens évacuent en urgence leurs villages pour fuir les milices sionistes et l’armée israélienne. Israël a reconnu avoir expulsé 850 000 Palestiniens, détruit plusieurs centaines de villages. Cet exode forcé a été appelé la Nakba. Traduction : la grande catastrophe. "En 1948, la résolution 194 de l’ONU stipulait, que les réfugiés Palestiniens devaient rentrer, Israël a interdit ce retour et a effacé systématiquement les traces de la Palestine." David Ben Gourion, fondateur de l'Etat d'Israël disait : « les vieux mourront, les jeunes oublieront ». En 2011 fût votée la « loi Nakba » qui sanctionne financièrement la commémoration de l’expulsion de 850 000 Palestiniens. 77 ans plus tard, aucun Palestiniens n'a oublié. Gaza est désormais rasée à 90%. La totalité des hôpitaux et écoles ont été detruits. Au moins 70000 civils ont été massacrés en 30 mois dont un tier sont des enfants. Autre crime perpétré par les politiques israéliens se revendiquant du sionisme : l'apartheid. Le 19 juillet 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a rendu un avis consultatif ayant des conséquences importantes pour la protection des droits humains en Palestine. "Cet avis fait suite à une requête de l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre 2022 demandant à la Cour d'examiner les conséquences juridiques des politiques et des pratiques d'Israël dans le Territoire palestinien occupé. Selon la CIJ, les lois et mesures discriminatoires d’Israël dans le Territoire palestinien occupé sont assimilables aux éléments du crime d’apartheid". En 2014, l'ultrasioniste Ayelet Shaked, ministre de la Justice déclarait : « les mères palestiniennes doivent être tuées et leurs maisons détruites de telle sorte qu’elles ne puissent plus abriter de terroriste ». Le 30 mars 2026, les dirigeants sionistes ont parachevé leur projet d'apartheid, coupe de champagne à la main. Le gouvernement israélien a adopté la peine de mort pour les Palestiniens. Une loi d'exception digne d'un État d'apartheid, une peine capitale raciste. Bien sûr pour justifier une telle loi, les politiques israéliens prétendent que cette sentence ne concerne que les Palestiniens reconnus coupables d’attaques anti-israéliennes meurtrières. Mais l'excuse du terrorisme pour assassiner ou bombarder des innocents est devenue la norme depuis le 8 octobre 2023. Cette loi est donc bien la légalisation de la peine de mort pour les Palestiniens. Les dirigeants politiques sionistes prétendent depuis des décennies que "antisionisme" et "antisémitisme" ne font qu'un, et ce pour empêcher toute dénonciation des crimes commis au nom su sionisme. Mais les dirigeants israéliens successifs n'ont pas hesité à fréquenter des antisémites noitoires. Lors de l’inauguration de l’ambassade des États unis à Jérusalem, en 2018, étaient presents deux pasteurs évangéliques antisémites et néo-nazis : Robert Jeffress et John Hagee qui pensent que les Juifs iront en enfer pour l’un et qu’Hitler a accompli une mission divine pour l’autre. Israël a également apporté une aide militaire à l’Argentine sous la dictature de Jorge Rafael Videla, malgré la torture et la disparition de 2000 juifs vivant dans le pays. Et aux Etats-Unis, le principal lobby pro-israélien, l’AIPAC, est lié aux néo-conservateurs et aux Chrétiens Sionistes, ceux qui pensent que, pour que le Christ revienne, les Juifs doivent chasser de Terre Sainte le « mal » (Armageddon, les Arabes) puis se convertir à la vraie foi sous peine de disparition. En somme le sionisme peut-il exister sans son fondement colonial, sans la ségrégation, la déportation systématique des Palestiniens ? Comment la critique du sionisme peut-elle être taxée d'antisémitisme alors même des personnes de confession juive dénoncent les crimes commis au nom de cette idéologie, alors même que le régime sioniste est proche de partis d'extrême-droite antisémites à travers le monde ? Lorsque des crimes contre l'humanité sont commis au nom d'une idéologie politique ou religieuse – quelle qu'elle soit – le fait de vouloir museler et criminaliser ceux qui dénoncent ces massacres est un aveu de complicité et d'adhésion à une doctrine violant les droits humains fondamentaux : la loi Yadan est dangereuse. " ________________________

vendredi 10 avril 2026

Du côté du détroit

 

La cible  et le Pantin

" Le New York Times vient de publier un récit accablant sur Trump et sur le déclenchement de la guerre. Jonathan Swan et Maggie Haberman, deux journalistes de la Maison Blanche, révèlent comment Trump a pris la décision d'entrer en guerre contre l'Iran. Ce qu'ils décrivent est exactement ce que j'analyse dans Le Pantin de la Maison Blanche. Voici les faits.

Netanyahu a vendu un rêve. Le 11 février, dans la Situation Room, le Premier ministre israélien a présenté un scénario en quatre actes : tuer le Guide Suprême, détruire l'armée iranienne, déclencher une révolution populaire, installer un nouveau régime. Il a même montré une vidéo de montage avec les "futurs dirigeants" de l'Iran. Trump a répondu : "Sounds good to me." En une phrase, il venait de sceller le destin de la région.
Le lendemain, la CIA a dit que c'était du vent. Les parties 3 et 4 du pitch de Netanyahu, la révolution populaire et le changement de régime, ont été qualifiées de "farce" par Ratcliffe lui-même. Rubio a traduit : "In other words, it's bullshit." Le général Caine a ajouté : "C'est la procédure standard des Israéliens. Ils survendent, et leurs plans ne sont pas toujours bien développés."
Trump a entendu. Et il a quand même dit oui.
Vance a tout vu. Le vice-président était le seul dans la pièce à s'opposer frontalement, avertissant que la guerre pourrait "détruire la coalition politique de Trump", que le Détroit d'Ormuz était le vrai point de vulnérabilité, que personne ne pouvait prédire les représailles iraniennes quand la survie d'un régime était en jeu. Il a dit : "Tu sais que je pense que c'est une mauvaise idée. Mais si tu veux le faire, je te soutiendrai."
Ce n'est pas du courage politique. C'est de la déférence.
Susie Wiles a regardé. La cheffe de cabinet, qui avait des inquiétudes, a estimé que ce n'était "pas son rôle" de s'exprimer sur une décision militaire devant les autres. Elle a "encouragé les conseillers à partager leurs vues." Elle s'est tue.
Le général Caine n'a jamais dit non. Il a exposé les risques : diminution des stocks de munitions, Détroit d'Ormuz, pas de voie claire vers la victoire. Puis il a dit : "Si vous ordonnez l'opération, l'armée exécutera."
Trump, lui, "entendait seulement ce qu'il voulait entendre."
Et Trump a signé à bord d'Air Force One, 22 minutes avant la deadline fixée par son propre général : "Operation Epic Fury is approved. No aborts. Good luck."
Voilà comment on entre en guerre au XXIe siècle. Pas avec une délibération solennelle. Pas avec un vote du Congrès. Pas avec une stratégie de sortie. Avec un slide show de Netanyahu, un "sounds good to me", et une note envoyée depuis un avion.
Dans Le Pantin de la Maison Blanche, j'écris que les vrais décideurs sont ceux qui préparent les présentations que Trump regarde. Netanyahu l'a compris mieux que quiconque. Il a mis en scène une heure de spectacle visuel dans la Situation Room avec Mossad en fond d'écran, des vidéos de "futurs dirigeants", une promesse de victoire rapide et propre.
Et Trump a dit oui. Pendant que Vance, Rubio, Wiles et Caine regardaient.
Voici l'article du New-York Times : nytimes.com/2026/04/07/us/
Vers le 25° amendement? _______________

Chère télé!

Une liberté dévoyée

                  Le problème de l'information en France par le biais radio-télévisuel arrive à un point critique. Surtout depuis que règne la loi de l'info en continu,  dominée par une publicité de plus en plus envahissante et d'intérêts privés influenceurs, ce qui n'est pas sans conséquence sur les contenus. L'ouverture à la privatisation sans exigences réelles et les exemples burluconiens ont ouvert la voie à un PAF insignifiant, le plus souvent purement voué au divertissement ou à des dérives dont certains commencent à 'inquèter. Le verrou médiatique s'est installé, sauf rares exceptions.                                                                                                              Avec la contitution de grands goupes comme Vivendi, l'empire médiatique se renforce jour après jour, comme celui du richissime Breton, dont les objectifs culturels et politiques ne font plus mystère: mettre de plus en plus en plus de moyens au service de ses idéaux et de ses projets, sans que l'Arcom ou l'Etat ne réagisse à la hauteur des finances investies, par peur ou par complaisance. Le RN a de solides appuis au coeur de cette chaîne influenceuse, qui passe beaucoup de temps à dénoncer la "partialité" du service public, qui perd pourtant en qualité informationnelle, mais où le débat contradictoire et informé reste encore présent.                                                                                                            C'est la Chaîne si contestée qui est en question et l'audience qu'elle prend auprès de certaines couches de la population, malgré certaines critiques, dissensions et critiques peu médiatisées. C'est récurrent...   


                                                                                                                                                                         Point de vue:                "....C'est le fonds de commerce de l’empire médiatique de Vincent Bolloré : diffuser et amplifier, de CNews au Journal du dimanche, en passant par Europe 1, le poison de la haine et de la division, principalement sur le dos des personnes noires et arabes, pour mieux vendre au public la fusion de la droite radicale et de l’extrême droite.      C’est donc mécaniquement que la machine s’est emballée avec l’élection, qui plus est dès le premier tour, de Bally Bagayoko à la mairie de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Un maire noir, candidat de La France insoumise (LFI), issu d’un quartier populaire de banlieue parisienne : un tel concentré des obsessions de la fachosphère ne pouvait que faire du nouvel élu la cible idéale de la chaîne amirale du groupe, CNews, qui s’est élancée lance sur fautre, comme au temps des croisades.   Expression d’une domination blanche arc-boutée contre l’immigration, les émissions « 100 % politique » des 27 et 28 mars ont symbolisé l’acmé de son offensive réactionnaire, les propos ouvertement racistes prenant le pas sur les déclarations à relents racistes rabâchées à longueur d’antenne depuis près d’une décennie.                                       Pour caractériser les premières heures du mandat du vainqueur de Saint-Denis, le psychologue Jean Doridot a estimé nécessaire d’en passer par les « mammifères sociaux », les « grands singes » et les « chasseurs-cueilleurs [qui] vivaient en tribus ». Son collègue philosophe Michel Onfray a surenchéri le lendemain en prêtant à Bally Bagayoko une attitude de « mâle dominant » pour avoir appelé à faire « allégeance » après son élection. « Ça, c’est très tribal. On fait allégeance au mâle dominant. Mais on n’est pas dans une tribu primitive », a-t-il insisté pour être sûr d’être bien compris.                                                                                                                           Message reçu 5 sur 5. Sauf par l’exécutif, dont la réaction a été aussi tardive que poussive, alors même que la déferlante raciste avait débuté avant, et s’est poursuivie après, jusqu’à toucher le 2 avril quatre autres élus noirs LFI, destinataires d’un message teinté de références à Tintin au Congo et au « zoo de Beauval ».  Pis, les membres du gouvernement ont d’abord participé à la meute, en instrumentalisant les huées ayant accompagné certains maires déchus au Blanc-Mesnil, à Saint-Denis ou à Creil (Oise), pour ensuite convenir, à la suite des propos diffusés à l’antenne de CNews, qu’il fallait s’en distancier.         Face à l’évidence, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, les a jugées « ignobles » et « absolument inacceptables », tandis que le premier ministre, Sébastien Lecornu, s’est contenté de dénoncer, à l’Assemblée nationale, la « banalisation du mal et du racisme ». Ni l’un ni l’autre n’ont estimé nécessaire de pointer la responsabilité d’une chaîne qui, malgré ses nombreuses récidives, semble toujours bénéficier d’une certaine mansuétude, voire d’une large impunité, au regard de la régularité de ses hors-pistes à l’antenne.                                                 Si le président de la République, aux indignations sélectives, a jugé préférable de se taire, le parquet de Paris a indiqué le 1er avril avoir ouvert une enquête après le dépôt de plainte de Bally Bagayoko. Cette fois, les auteurs des propos, mais également CNews, sont visés. Pour faire bonne figure, le préfet de Seine-Saint-Denis s’est constitué partie civile à la demande du premier ministre.     Mais aucun membre du gouvernement ne s’est présenté au rassemblement citoyen contre le racisme organisé par le nouveau maire de Saint-Denis le 4 avril. L’absence de la ministre chargée de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a été particulièrement remarquée par des manifestant·es muni·es d’écriteaux aux slogans affûtés : « Bolloré, Macron, Arcom tous complices », « CNews = Mensonge, Pascal Praud-Pagande », « Plus de Bally, moins de Bolloré »…          Et l’autorité compétente, dans tout cela ? Après un silence assourdissant, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) continue d’éluder, sans que le gouvernement trouve à y redire. Saisie par des responsables politiques de gauche et des associations antiracistes, elle s’est simplement résolue à « instruire les séquences qui lui ont été signalées ». Et, le 7 avril, son président, Martin Ajdari, devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, a annoncé que l’Autorité avait saisi le rapporteur indépendant, étape indispensable en vue de prononcer une sanction contre la chaîne.              Compte tenu de la gravité et de l’antériorité du préjudice sociétal, alors que l’article premier 
de la Constitution est frontalement attaqué, cette ébauche de position publique est aussi lâche que complice. "  ______

C’estle fonds de commerce de l’empire médiatique de Vincent Bolloré : diffuser et amplifier, de CNews au Journal du dimanche, en passant par Europe 1, le poison de la hai ne et de la division, principalement sur le dos des personnes noires et arabes, pour mieux vendre au public la fusion de la droite radicale et de l’extrême droite.                                                              C’est donc mécaniquement que la machine s’est emballée avec l’élection, qui plus est dès le premier tour, de Bally Bagayoko à la mairie de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Un maire noir, candidat de La France insoumise (LFI), issu d’un quartier populaire de banlieue parisienne : un tel concentré des obsessions de la fachosphère ne pouvait que faire du nouvel élu la cible idéale de la chaîne amirale du groupe, CNews, qui s’est élancée lance sur fautre, comme au temps des croisades.Expression d’une domination blanche arc-boutée contre l’immigration, les émissions « 100 % politique » des 27 et 28 mars ont symbolisé l’acmé de son offensive réactionnaire, les propos ouvertement racistes prenant le pas sur les déclarations à relents racistes rabâchées à longueur d’antenne depuis près d’une décennie.                          Pour caractériser les premières heures du mandat du vainqueur de Saint-Denis, le psychologue Jean Doridot a estimé nécessaire d’en passer par les « mammifères sociaux », les « grands singes » et les « chasseurs-cueilleurs [qui] vivaient en tribus ». Son collègue philosophe Michel Onfray a surenchéri le lendemain en prêtant à Bally Bagayoko une attitude de « mâle dominant » pour avoir appelé à faire « allégeance » après son élection. « Ça, c’est très tribal. On fait allégeance au mâle dominant. Mais on n’est pas dans une tribu primitive », a-t-il insisté pour être sûr d’être bien compris.                                                                                                           Message reçu 5 sur 5. Sauf par l’exécutif, dont la réaction a été aussi tardive que poussive, alors même que la déferlante raciste avait débuté avant, et s’est poursuivie après, jusqu’à toucher le 2 avril quatre autres élus noirs LFI, destinataires d’un message teinté de références à Tintin au Congo et au « zoo de Beauval ».                                     is, les membres du gouvernement ont d’abord participé à la meute, en instrumentalisant les huées ayant accompagné certains maires déchus au Blanc-Mesnil, à Saint-Denis ou à Creil (Oise), pour ensuite convenir, à la suite des propos diffusés à l’antenne de CNews, qu’il fallait s’en distancier.               Face à l’évidence, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, les a jugées « ignobles » et « absolument inacceptables », tandis que le premier ministre, Sébastien Lecornu, s’est contenté de dénoncer, à l’Assemblée nationale, la « banalisation du mal et du racisme ». Ni l’un ni l’autre n’ont estimé nécessaire de pointer la responsabilité d’une chaîne qui, malgré ses nombreuses récidives, semble toujours bénéficier d’une certaine mansuétude, voire d’une large impunité, au regard de la régularité de ses hors-pistes à l’antenne.                   Si le président de la République, aux indignations sélectives, a jugé préférable de se taire, le parquet de Paris a indiqué le 1er avril avoir ouvert une enquête après le dépôt de plainte de Bally Bagayoko. Cette fois, les auteurs des propos, mais également CNews, sont visés. Pour faire bonne figure, le préfet de Seine-Saint-Denis s’est constitué partie civile à la demande du premier ministre.                                                  Mais aucun membre du gouvernement ne s’est présenté au rassemblement citoyen contre le racisme organisé par le nouveau maire de Saint-Denis le 4 avril. L’absence de la ministre chargée de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a été particulièrement remarquée par des manifestant·es muni·es d’écriteaux aux slogans qui visaient juste : « Bolloré, Macron, Arcom tous complices »« CNews = Mensonge, Pascal Praud-Pagande »« Plus de Bally, moins de Bolloré »