Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

mercredi 3 juin 2026

Nul n'est parfait

        L'exemple vient de haut 


            Tout fout le camp, Mme Michu!           ______________

Journalisme et citoyenneté: un immense défi

A la croisée des chemins
                                         A l'heure de l'IA. Comment sauver le journalisme et toutes les données d'information et de culture diversifiées. La question est éminemment politique. (Bis repetita) . L'excellente revue Le Grand Continent,  largement accessible, vient de produire sur ce sujet une étude remarquable, qui va droit aux enjeux essentiels.

                    " ...Jamais encore la presse d'information n'avait été confrontée à de tels défis. L'introduction de plus en plus rapide de l'IA, sous des formes variées, dans le secteur de la presse, représente un tournant majeur, trop rarement évoqué et anticipé. Surtout quand on se rappelle ce qui doit constituer l'essentiel de la notion d'information, qui n'est pas la simple présentation des faits, mais leur interprétation la plus objective et honnête qui soit. Faire l'opinion est toujours le résultat d'un processus complexe et collectif, dans lequel la responsabilité est engagée. La question de certains usages actuels et potentiels des outils dérivés de l'IA devient de plus en plus une préoccupation, partagée par les meilleurs spécialistes de la question. Des menaces pèsent sur le travail et l'indépendance de la presse, même dans ses formes actuellement les plus élaborées. On a vu le monde du cinéma comme de la traduction s'insurger contre certains usages de l'IA, qui remettent en question leur travail et leur talent. Un risque qui n'a rien d'imaginaire. C'est le risque de la "robotisation" de la culture en général, qui peut affecter d'autres domaines culturels, où la créativité pourrait être réduite ou abolie... Face à l'érosion de la presse digne de ce nom et du développement anarchique des plate forme en tous genres, la question n'est pas mineure. Nous sommes à la croisée des chemins.... "...Le lancement de ChatGPT en novembre 2022 et l’avènement des chatbots ont soulevé une nouvelle vague de captation des audiences. Ces moteurs de réponse produisent des résumés d’actualité qui dissuadent les usagers de consulter la presse : pourquoi lire un article journalistique sur un conflit quand une intelligence artificielle en synthétise des dizaines en une seconde ? Conséquence : depuis le lancement par Google du moteur de réponses AI Overview en mai 2024, les sites de presse ont, aux États-Unis, perdu un quart de leur trafic tandis que la proportion de recherches de nouvelles sur des chatbots n’occasionnant aucun clic vers des sites de presse passait de 56 % à 68 % (5). Cette réorientation se traduit par une évaporation des revenus publicitaires et une fragilisation des modèles économiques des médias et des agences. Si le lecteur souhaite aller plus loin ou vérifier l’information fournie par le chatbot, la machine lui propose certains liens. Mais ces sources sont six à dix fois moins nombreuses que celles fournies, par exemple, par Google Actualités, ce qui réduit d’autant la possibilité de consulter, voire de découvrir, des médias d’information. OpenAI a choisi de ne pas publier les critères utilisés par son automate pour sélectionner des sources de presse. Les éditeurs ne peuvent donc pas mettre en place des stratégies susceptibles de favoriser la sélection de leurs articles. Dans cette mécanique du pire, la dépendance des éditeurs aux géants du numérique s’accroît. Ainsi, l’absence de l’Agence France-Presse (AFP) parmi les sources que référencent les principaux agents conversationnels appauvrit cette dernière en limitant sa visibilité, alors que les journaux, qui subissent la même attrition, peinent de leur côté à payer leurs abonnements à l’agence. Cette asphyxie des médias n’est pas un simple effet collatéral de l’innovation : elle marque une reconfiguration géopolitique de l’information. La compétition pour la visibilité s’internationalise car l’oligopole de la Silicon Valley offre une prime démesurée aux industries médiatiques anglo-saxonnes. OpenAI (qui commercialise ChatGPT) et ses concurrents privilégient un noyau restreint de titres globaux, tels que le New York Times, le Guardian ou CNN, et relèguent les autres au rang de figurants (6). La presse indépendante et/ou rédigée dans une autre langue que l’anglais n’a pas les faveurs des algorithmes. En France comme dans de nombreux pays, cette dépendance s’est construite en deux décennies dans un rapport de forces inégal. Dès 2003, Google Actualités reprenait des contenus sans rémunérer quiconque au nom d’une prétendue neutralité technique. Dix ans plus tard, l’État français misait sur l’autorégulation et favorisait la création d’un fonds de financement privé qui substituait la charité au respect du droit d’auteur. Parallèlement, le plus célèbre moteur de recherche nouait des partenariats avec certains titres et insérait dans son algorithme un classement des sources fondé sur des critères comme la taille et la productivité des rédactions. La loi de 2019 reconnaît enfin les « droits voisins » : elle impose à Google et aux autres plates-formes de rémunérer les éditeurs lorsqu’ils reprennent leur production. Mais l’application concrète dépend d’accords souvent opaques : Le Monde perçoit au titre des droits voisins des sommes cent fois plus élevées que La Voix de la Haute-Marne. La logique du « winner takes all » (« le gagnant prend tout ») a éclipsé celle de la péréquation d’après-guerre. Avec l’IA, les accords de rémunération bénéficient majoritairement aux grands médias capables de négocier des compensations importantes, tandis que les titres locaux et indépendants se contentent de sommes dérisoires (7). En 2024, OpenAI a ainsi conclu des accords avec les groupes Le Monde, Axel Springer, Condé Nast, News Corp…, qui profitent à la fois des largesses financières prodiguées par le créateur de ChatGPT et du renvoi de trafic. Selon les données de SimilarWeb, la part des visites sur le site LeMonde.fr reçues depuis ChatGPT atteint 10 %, soit dix fois plus que les médias d’information concurrents. « Une citation du Monde dans un article de ChatGPT nous permet de convertir, en abonnements payants, vingt fois plus qu’un article du Monde sur Facebook et cinquante fois plus sur Google Discover », explique M. Louis Dreyfus, président du directoire du groupe Le Monde (8). Le journalisme se transforme-t-il en une classe d’actifs pour les industriels de la tech qui, après avoir capturé la distribution, investissent la production du sens ? Au fond, l’intrusion des géants de l’IA dans les rédactions constitue moins une rupture que le prolongement du processus amorcé dès le milieu des années 2000 avec le choix du tout-numérique. Pour être bien référencé par les plates-formes, les médias doivent réagir constamment à l’actualité et donc publier plus, plus vite, plus court. Les journalistes « web » rédigent quotidiennement de nombreux « contenus » alors que leurs confrères du « print » (l’« imprimé ») disposent généralement d’un ou de plusieurs jours pour rédiger un article ; mais voici les seconds vivement invités à rattraper la cadence des premiers. Ainsi, une stratégie initialement destinée à doper la diffusion transforme peu à peu la production. Et contribue à la modification des habitudes de lecture dont se prévalent ensuite les autres éditeurs pour justifier de mettre le doigt dans l’engrenage. Cette accélération a encore renforcé la part du journalisme « assis », dont l’activité consiste moins à collecter des nouvelles originales sur le terrain ou à porter un regard critique sur le monde qu’à retraiter une information préfabriquée (dépêches d’agence, communiqués de presse…) (9). En 2017, une étude révélait que 64 % du contenu des articles publiés en ligne était copié-collé à partir de textes rédigés par des humains (10). Avant même l’arrivée de l’IA, une part significative du métier se réduisait ainsi à une série de tâches répétitives et quantifiables évaluées à travers des indicateurs de performance. En devenant une simple opératrice de flux, la profession s’est rendue d’elle-même automatisable. À présent, Internet se trouve submergé d’informations synthétiques. En novembre 2024, le volume des contenus générés par l’IA atteignait 55 % (11). Des sites d’information dépourvus de toute rédaction humaine se multiplient tandis que des images artificielles de médiocre facture saturent les réseaux sociaux. Un avenir se dessine. Au sommet, quelques grands groupes ayant tiré leur épingle du jeu produisent une information de qualité à destination d’un public privilégié et parviennent à équilibrer leurs comptes grâce aux accords conclus avec les majors de l’IA. En dessous, un marécage numérique où les articles synthétisés automatiquement à partir de posts d’usagers sur les réseaux ou d’autres contenus créés artificiellement défilent sous les yeux du grand public. Les gouvernements n’ignorent rien de ce scénario : en misant sur l’autorégulation, ils en ont écrit le script. " 

 [Merci au Monde diplo: Olivier Koch & Nikos Smyrnaios. Respectivement maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Sorbonne Paris-Nord et professeur dans la même discipline à l’université de Toulouse, auteur de L’Espace public sous l’emprise du capital. De la presse bourgeoise aux géants de la Silicon Valley, Le Bord de l’eau, Bordeaux, 2025._ souligné par moi _] __ « Avec l’IA, des licenciements transformés en arguments marketing », entretien avec Antonio Casilli, L’Humanité, Saint-Denis, 29 janvier 2026. (4) Nikos Smyrnaios, Les Gafam contre l’Internet. Une économie politique du numérique, Institut national de l’audiovisuel (INA), Bry-sur-Marne, 2017. (5) « The impact of generative AI : Publishers », Similarweb. (6) Olivier Koch, « Comment ChatGPT choisit ses sources pour vous répondre sur l’actualité », La Revue des médias, INA, 24 septembre 2025. (7) Charis Papaevangelou, « De l’internet à l’IA, bis repetita entre médias et géants du numérique ? », La Revue européenne des médias et du numérique, n° 71, Paris, automne 2024. (8) « Comment l’IA bouleverse-t-elle notre manière de nous informer ? », émission « La Fabrique de l’information », France Culture, 5 septembre 2025. (9) Sophie Eustache, Bâtonner. Comment l’argent détruit le journalisme, Éditions Amsterdam, Paris, 2020. (10) Julia Cagé, Nicolas Hervé et Marie-Luce Viaud, L’Information à tout prix, INA, coll. « Médias et humanités », 2017. (11) Jose Luis Paredes, Ethan Smith, Gregory Druck et Bevin Benson, « More articles are now created by AI than humans », Five Percent._________

mardi 2 juin 2026

Le piège?

   La conquête et le piège

                 Le château des nouveaux "croisés"?

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Le "doux commerce" en question

Règles du commerce en question

              La vieille intuition de Montesquieu, souvent reprise après lui, depuis la pensée mercantiliste jusque dans la période capitaliste libre-échangiste d'après-guerre. Echanger librement, en vue de la prospérité commune serait facteur de paix. "L’idée selon laquelle le commerce posséderait des vertus pacificatrices remonte à Montesquieu. Au chapitre XX de son traité De l’esprit des lois (1748), il écrit que « l’effet naturel du commerce est de porter à la paix », car « deux nations qui négocient ensemble se rendent réciproquement dépendantes ». D’où la théorie du « doux commerce » qui lui est attribuée. Un concept économique, mais aussi politique et philosophique libéral, qui préconise de laisser le plus possible les acteurs économiques commercer librement entre eux, sans contrôle de l’Etat...."   


                                                                                                                          Commercer, au lieu de s' affronter... Echanger des biens librement aurait donc des vertus pacificatrices en rapprochant les peuples, par le biais de leurs intérêts bien compris. Un point de vue très théorique et largement idéaliste, qui fait fi des nombreux affrontements entre groupes humains, qui eurent lieu au cours de l'histoire dans leurs courses aux matières premières, aux biens vitaux ou de luxe, depuis notamment la circumnavigation, entamée par Venise, accomplie par le conquête des nouvelles terres, soumises à la loi du plus fort.   Loin des  règles anciennes du potlatch, du don et du contre-don. La notion du commerce en lui-même pacificateur est largement un leurre, même s'il fut porteur de progrès matériel.   Même à l'époque récente de la mondialisation heureuse                                                                                                                                                       Serions-nous aujourd'hui entrés dans un état de guerre permanente, une guerre commerciale sans merci, pour une hégémonie sans partage? La montée en puissance inédite de la Chine sur les marchés mondiaux, associée aux nouvelles pratiques commerciales de Trump, faisant fi des pratiques de la libre concurrence, telles que pratiquées depuis la seconde guerre mondiale, porte à le croire. L'épisode ubuesque du conflit d'Ormuz en est une illustration, dans l'affrontement pour l'énergie, plus que pour les territoires. La guerre commerciale semble bien devenir la norme. "...
Si l’on repense à l’ancien système commercial, nous nous étions mis d’accord sur un ensemble de règles. Dans une certaine mesure, lorsque nous disposions de cet ensemble de règles, nous pouvions nous y référer et les suivre. La question se résumait à : « Est-ce conforme aux règles ou non ? » Ainsi, pour des questions telles que « devons-nous appliquer des droits de douane ? » ou « devons-nous discriminer les autres ? », nous n’avions pas besoin d’examiner les détails : nous disposions de principes à suivre. Ces règles se sont effondrées et nous nous retrouvons donc dans un monde moins prévisible, confrontés à des problèmes auxquels nous n’avions pas eu à faire face auparavant.."                                      ____ L'intrication de fait des économies augmente le coût humain de la guerre, comme on peut le voir en Ukraine.                                 On a pu parler de keynésianisme de guerre pour contrer les assauts d'une économie sans principes, mettant en péril celle des plus faibles.                                                                                     Dure réalité du "doux commerce"!... "! ..En contestant l’hégémonie américaine, Pékin défend ainsi la continuité d’un ordre libre-échangiste dont Washington a longtemps fixé les contours. Il en reprend la logique : dans le commerce mondial, les règles comptent moins que la puissance de ceux qui les imposent..." 
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lundi 1 juin 2026

Chat Gpt et Dieu

 Question existentielle

             Question vaine...

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Vu d'Israël

  De l'ethnocratie à l'apartheid



              C'est en ces termes que  Oren Yiftachel  qualifie les dérives de son propre pays, de hier à aujourd'hui, engagé dans une aventure sans issue "...Oren Yiftachel enseigne la géographie politique à l’université Ben-Gourion de Beer-Sheva. On lui doit le concept d’ethnocratie, forgé dans les années 1990, pour décrire un régime qui, derrière une façade démocratique, privilégie en réalité l’ethnicité d’un groupe au détriment des autres. Il l’a appliqué à plusieurs pays, dont le sien, Israël. Son dernier livre, De l’ethnocratie à l’apartheid, publié pour l’heure seulement en hébreu et en arabe, franchit un pas supplémentaire : à ses yeux, Israël est désormais un apartheid. « Nous vivons une période très grave et honteuse pour Israël », s’alarme dans un entretien à Mediapart l’ancien président de l’ONG israélienne phare B’Tselem, coauteur du rapport fondateur de 2021 sur l’apartheid (il a aussi contribué à celui sur le génocide en 2025)...."                                                                                                 Difficile d'être en désaccord avec son analyse sans concession. Il n'est pas le seul  dans son pays à aller à rebours de la politique et du discours actuel de Netanyahou et des leaders d'extrême droite qui ne se retiennent plus dans leurs déclarations racistes, expansionnistes, parfois même criminelles. Nombre d'Israëliens, commeBartov,  d'arabes israëliens et de Juifs hors Israël pointent un danger mortel pour le pays qu''ils aiment, comme Yakov Rabkin ou Norman Finkelstein. M. Rabkin dénonce les politiciens israéliens qui déclarent agir au nom du peuple juif sans se soucier des effets néfastes de l’activité de l’armée israélienne sur l’image du juif dans le monde. Il déplore que l’allégeance à l’État d’Israël ait depuis longtemps remplacé le judaïsme comme ancrage principal de l’identité juive.                                                                                                                                             La Cisjordanie, la situation devient intenable. A Gaza, on "reconfigure". Au Liban, c'est la continuation des destructions, pour tracer de nouvelles frontières, pour un contrôle territorial élargi. On ne se cache plus, dans cette politique de la terre brûlée. C 'est tout le Moyen Orient qui est concerné, malgré les interventions formelles de l'ONU.

                   Lior Amihai, directeur de l’ONG israélienne La Paix maintenant : « La coalition au pouvoir en Israël veut annexer les territoires de Cisjordanie et établir un Etat raciste fondé sur la suprématie juive »    Porté par une idéologie messianique, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a bureaucratisé le processus de la colonisation en Cisjordanie depuis fin 2022. Dans un                entretien au « Monde », le directeur d’une grande organisation pacifiste rappelle qu’une majorité de l’opinion publique israélienne ne soutient pas cette politique.

 Il n'est pas le seul.   " C’est l’un des intellectuels israéliens les plus influents au monde, historien à l’Université hébraïque de Jérusalem, auteur des best-sellers mondiaux Sapiens, Homo Deus et 21 Lessons for the 21st Century, traduits dans des dizaines de langues et lus jusque dans les cercles du pouvoir occidentaux. Et pourtant, depuis le 7 octobre, cet homme issu du cœur même de la société israélienne lance un avertissement d’une brutalité rare contre son propre pays et surtout contre Benjamin Netanyahou. Dans plusieurs entretiens accordés notamment au quotidien espagnol El pais , Harari parle d’« humiliation historique » pour qualifier le 7 octobre et accuse Netanyahou d’avoir fracturé la société israélienne au point de devenir, selon lui, « le pire ennemi du nationalisme israélien ». En effet, dans ses entretiens accordés également au New York Times (Ezra Klein Show), à Ynet News, GZERO Media et Le Monde. » ; il a honnêtement, rendu ses déclarations si puissantes que ce n’est plus seulement leur radicalité critique qui percute ; mais elles questionnent la cécité des élites parce qu’elles viennent d’un homme profondément issu du récit sioniste israélien, mondialement respecté, lu dans les universités, les chancelleries et les cercles technologiques occidentaux.... les avertissements les plus graves ne viennent pas des ennemis.

Ils viennent de celles et ceux qui voient leur propre maison brûler de l’intérieur...." ========================

dimanche 31 mai 2026

Le vieux résistant a lâché prise

       Nahoum, le dernier des dinosaures  

                     Un rationalisme sceptique. Une vie libre de franc tireur



                 Le douteur confiant en l'humanité 

                          

       Contre la pensée réductrice et pour la contradiction

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Billet du dimanche

__   Echec

__ Corruption

__ Verrouillage

__ Dilemme

__ Capitulation

__ Drug Nation                

__ Un bon relai

__ La protégée

__   Code noir  >>

__ "Révolutions" en cours

__ En attendant Lapid?

__ Soupçons permanents

__ Influenceurs chinois

__ A l'ombre de la race

__La voix de  Moscou

__ Journaliste "atypique"

__ Deutshe Banhn: nicht pünklich!

             _____ Redresser la France? (libre propos) __________

samedi 30 mai 2026

Le vrai et le faux

 Subjectivité et objectivité

       Une opinion ne fait pas une information

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Nouvelle révolte des canuts?

 Casser les outils

           Quand on lit certaines propositions de services américains au sujet de  réactions  possibles et attendues de certaines couches de la population active vis à vis des effets prévisibles de l'IA et de ses avatars, concernant notamment  des pertes rapides et massives d'emplois dans divers secteurs, on ne peut pas ne pas penser à la Révolte des canuts en France, en 1831.    L'introduction rapide de machines à tisser à Lyon provoqua des réactions violentes des ouvriers au travail manuel complexe, qui se trouvèrent dépossédés rapidement de leurs activités spécialisées par les machines Jacquart, les transformant rapidement en des chômeurs en colère.                     On peut parler aussi d'une fronde américaine. Les data centers sont particulièrement visés. Au point de faire craindre pour Trump, dans sa propention à dramatiser, un extrêmisme anti-technologique. Le doute et l'incertitude commencent en tous cas à s'installer...   Comme le scepticisme, très répandu.  


                                                                       
Ce sont certains services US qui envisagent et redoutent, à plus grande échelle, un phénomène semblable dans certains secteurs économiques où les outils numériques complexes et la robotisation galopante pourraient produire un vent de révolte inédit, au vu de leurs exclusions potentielles et de dysfonctionnements non prévus. Déjà des mouvement ont eu lieu dans certains secteurs, même dans le monde du cinéma à Hollywood. Certains, dans de nombreux secteurs, même de pointe, se sentent dépossédés de leur tâche, et cela à une vitesse grandissante, anticipant un avenir encore plus inquiétant. Il n'y aura pas que de l'accompagnement...                                        "  Le développement des intelligences artificielles bouleverse le domaine de la création de contenu. Le rôle des journalistes et rédacteurices évoluent en raison de logiciels qui rédigent des articles et même analysent l’actualité. Les graphistes et illustrateurices sont d’autres métiers que l’IA menace. Ces spécialistes du visuel font face à des outils qui permettent de générer des images en quelques secondes, impactant ainsi leur travail qui demande plus de temps. Dans le secteur de la musique et du montage vidéo, les logiciels assistés par intelligence artificielle sont capables de créer des compositions musicales et d’éditer des vidéos avec une facilité grandissante. Néanmoins, cette technologie peut se révéler être une aide intéressante, car elle peut donner des idées, proposer des axes et ainsi produire du contenu plus pertinent et percutant. Toutefois, rappelons que ces professionnel∙les possèdent chacun∙e « une plume » ou « un coup de patte », c’est-à-dire leur marque créative personnelle qui font d’eux/elles un∙e spécialiste dans leur domaine. C’est ce qui est reproché à l’IA : le manque d’âme, le fait ne de pas ressentir d’émotions...."                                                                                                                          On peut passer de la crainte réelle ou fantasmée à la révolte possible, avec des risques encore peu prévisibles? C'est ce que soulignent des services US plutôt alarmistes. "...Des rapports et documents élaborés par plusieurs services fédéraux et locaux, dont le département de la Sécurité intérieure et le FBI, indiquent que l’administration Trump s’attend à faire face à une opposition croissante aux projets de construction de centres de données 1.En particulier, un rapport du Bureau du renseignement et de la lutte contre le terrorisme de New York alerte : « l’atmosphère chaotique qui pourrait résulter de l’émergence des technologies d’IA au cours des cinq prochaines années pourrait alimenter des manifestations à grande échelle qui dégénéreraient en troubles civils et en activités extrémistes violentes anti-technologie ».La formulation « anti-technologie », utilisée pour désigner des activistes qui s’opposent notamment aux projets de construction de centres de données, n’a jamais été publiquement utilisée par les services de renseignement américains..."                                                                                                                                 Il y aurait donc urgence à réglementer. Des dérives sont déjà là, pas seulement en Chine. Mais quelles instantes régulatrices, étant donnée l'ampleur du problème qui nous attend?                                                                                     L’IA de frontière [modèle d’IA parmi les plus performants actuellement] comporte des risques que des chercheurs de premier plan décrivent en des termes catastrophiques, notamment la perte de contrôle humain et l’émergence de systèmes « dévoyés » agissant contre les intérêts humains. Dans un tel profil de risque, l’autolimitation volontaire est fragile. 
Il existe aussi une voie de traverse séduisante, mais incapable de résoudre le problème. De nombreux commentateurs voient dans le statut de public benefit corporation une solution de gouvernance. Ces statuts remplacent souvent des obligations permissives – « peut » (en anglais, may) – par des obligations impératives – « doit » (en anglais, shall).

Pourtant, la mission vit ou meurt avec la nomination des administrateurs, et les actionnaires conservent ce levier. Les dirigeants peuvent bénéficier d’un refuge juridique leur permettant d’arbitrer entre différents intérêts, mais les conseils d’administration continuent de privilégier la croissance. La réalisation de la mission dépend alors de l’altruisme discrétionnaire des fondateurs ou des mandataires élus par les actionnaires.  Il faut donc passer de la confiance à une conception institutionnelle réellement contraignante. Créons des laboratoires à but non lucratif financés par les pouvoirs publics, mais clairement séparés du pouvoir d’Etat. Plaçons dans leurs conseils de véritables administrateurs indépendants ou des gardiens dédiés de la mission – comme Ben & Jerry’s l’avait fait avant que sa société mère, The Magnum Company, ne défasse ce dispositif – et fermons les canaux par lesquels les financeurs peuvent faire primer leurs intérêts sur la mission.   Limitons l’accès aux intrants de frontière, tels que les puces haut de gamme et les capacités de calcul, au-delà de seuils définis, et imposons des environnements de cybersécurité confinés pour les prototypes d’IA générale jusqu’à ce qu’ils aient fait leurs preuves en conditions de quarantaine...."                                    Il est urgent de ne pas attendre...  ______________