Reconstruire une gauche crédible...
_______________HORIZONS ET COUPS DE COEUR (ou de gueule)
CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
lundi 9 février 2026
Kurdistan: nation impossible?
Pour quand le Kurdistan? Une peuple fragmenté, dispersé Depuis le début du XX° siècle. Mais bien vivant. A la recherche d'une nité problématique. un peuple bien vivant et spécifique, à à l'histoire singulière, où les femmes jouent un rôle de premier plan, dans les frontières syriennes, turques ,etc.. Une unité introuvable, au coeur d'un Moyen_Orient compliqué.
Tantôt en Irak, moins en Iran,depuis plus longtemps en Turquie, où ils sont les plus nombreux et souvent les plus contestés par les régimes successifs.
Ils ont connu une histoire compliquée.Divisés depuis 1635, ce peuple indo-européen, malgré ses fractures internes, connaît régulièrement de fortes aspirations à l'unification et à l'indépendance.
Mais n'a-t-on pas affaire là, dans la phase actuelle de l'histoire moyen-orientale, à un mythe? L'unité est plutôt culturelle. (vidéo)
C'est à partir de le fin de l'empire ottoman que les problèmes surgissent, avec la montée du nationalisme kurde.
C'est à la conférence de paix de Paris (1919) que se décida le sort des Kurdes. En 1920, le traité de Sèvres prévoit la division de l'Empire ottoman et évoque notamment la possible autonomie des provinces kurdes avec à terme la création d'un État kurde indépendant. Cependant en 1923, le traité de Lausanne, signé après le refus du précédent traité par Mustafa Kemal, revient sur cette autonomie
A cheval entre la Syrie, l'Iran et la Turquie, les Kurdes semblent en avoir fait leur deuil, ce qui n'interdit pas certains échanges transfrontaliers (*)
La société kurde aborda la Première Guerre Mondiale divisée, décapitée, sans projet collectif pour son avenir. En 1915,, les accords franco-britanniques dits de Sykes-Picot (*)prévoyaient le démembrement de leur pays. Cependant les Kurdes étaient en conflit sur le devenir de leur nation. Les uns, très perméables à l'idéologie "pan-islamiste" du sultan-calife, voyaient le salut du peuple kurde dans un statut d'autonomie culturelle et administrative dans le cadre de l'Empire ottoman. D'autres, se réclamant du principe des nationalités, des idéaux de la Révolution française et du président Wilson des Etats-Unis, combattaient pour l'indépendance totale du Kurdistan.
Le clivage s'est accentué au lendemain de la défaite ottomane face aux Puissances Alliées, en 1918. Les indépendantistes formèrent une délégation dépéchée à la Conférence de Versailles pour présenter "les revendications de la nation kurde".
Le Kurdistan reste donc de l'ordre de l'imaginaire.
Le monde kurde reste fragmenté et toujours soumis à un éclatement problématique.
Le double jeu de Erdogan, après des négociations fragiles,dans un contexte de méfiance et de peur, a de nouveau conflictualisé l'opposition en Turquie.
Une stratégie qui ne trompe personne. Le 12 octobre 2015 : l'attentat meurtrier à Ankara suite à la rupture de la trêve entre les Turcs et les Kurdes relance le conflit. Conflit qui remonte à la naissance de la Turquie, accouchée au forceps par Moustafa Kémal.La turcisation forcée d'après guerre, après l'alliance contre le peuple arménien, témoigne d'un double jeu déjà ancien.
Les Kurdes doivent désormais compter aussi avec la duplicité du président turc Erdogan qui fait mine de combattre les djihadistes sur le territoire syrien, mais frappe avant tout les Kurdes, en Turquie comme en Irak et en Syrie
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(*) ____Jusqu'à sa victoire définitive sur les Grecs en 1922, Mustafa Kemal n'a cessé de promettre la création d'un Etat musulman des Turcs et des Kurdes. Il était ouvertement soutenu par les Soviétiques, et plus discrètement par les Français et les Italiens mécontents des appétits excessifs du colonialisme britannique dans la région. Après la victoire, à la Conférence de paix réunie à Lausanne, les délégués turcs affirmeront parler au nom des nations soeurs kurde et turque. Le 24 juillet 1923, un nouveau traité fut signé dans ce contexte entre le gouvernement kémaliste d'Ankara et les puissances alliées. Il rendait caduc le Traité de Sèvres et sans apporter aucune garantie en ce qui concerne le respect des droits des Kurdes consacrait l'annexion de la majeure partie du Kurdistan au nouvel Etat turc. Auparavant, par l'accord franco -turc du 20 octobre 1921 la France avait annexé à la Syrie placée sous son mandat les provinces kurdes de la Djezireh et de Kurd-Dagh. Le Kurdistan iranien dont une bonne partie était contrôlée par le chef kurde Simko vivait en état de quasi-dissidence par rapport au pouvoir central persan.
Restait encore en suspens le sort de la province kurde de Mossoul très riche en pétrole. Turcs et Britanniques la revendiquaient tandis que sa population au cours d'une consultation organisée par la Société des Nations, s'était prononcée dans une proportion de 7/8 en faveur d'un Etat kurde indépendant. Arguant que l'Etat irakien ne saurait survivre sans les richesses agricoles et pétrolières de cette province, la Grande-Bretagne finit par obtenir le 16 décembre 1925 du Conseil de la S.D.N. l'annexion de ces territoires kurdes à l'Irak placé sous son mandat. Elle promettait néanmoins la mise sur pied d'un gouvernement kurde autonome, promesse jamais tenue ni par les Britanniques, ni par le régime irakien qui a pris la succession de l'administration britannique en 1932.
Ainsi fin 1925, le pays des Kurdes, connu depuis le XIIème siècle sous le nom de "Kurdistan", se trouvait partagé entre 4 Etats: Turquie, Iran, Irak et Syrie. Et pour la première fois de sa longue histoire, il allait être privé même de son autonomie culturelle....
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dimanche 8 février 2026
Petit billet du dimanche
__ Défi
__ Non sens
__ Alignement
__ Sécheresse
__ Gigantisme__ Réarmement
__ Data centers
__ Année noire
__ La cible Harvard
__ Erreur historique?
__ Dérives muskiennes
__ Grande transmission
__ Spéculation immobilière
__ Une épargne "patriote"?
__ Manger des insectes?
__ Prise d ''otages"
__ Tchernobyl: suite
__ Propagande d'aujourd'hui
__ Chine: crise immobilière
__ Contre la déferlante IA générative
__________ Déclassement français? (libre propos) __________________
samedi 7 février 2026
Larges horizons
__Les cardinaux contre le Trumpistan Donald voit rouge
__ La démocratie meurt en silence
Un phénomène lent et insidieux
__ Far West numérique
La gouvernance numérique es question
__ Trumperies en tous genres Parfois on pourrait en rire, mais pas toujours...
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vendredi 6 février 2026
Platon au Texas
Dallas! ton univers impitoyâ...ble ♪♫
La deuxième mort de Socrate
En Trumpistan, comme en Afghanistan, des livres peuvent être dangereux. On veille sur les moeurs... Picsou, passe encore...
Les mollahs sont là . C'est devenu Fahrenheit 451
Par contre, pour les armes, c'est quasiment libre service....... Le Texas posséderait plus d'armes à feu que tout autre État : 1 005 555, pour un peu plus de 29 millions d'habitants. La Floride suit de près avec 518 725 armes et un peu plus de 21 millions d'habitants. Le Rhode Island, quant à lui, compte le moins d'armes : 4 887, pour une population d'un peu plus d'un million d'habitants.
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Varia
__ Flop
__ Faute__ Succès
__ Fissures
__ Escalade
__ Chandeleur
__ Vertigineux!
__ Engrenage
__ Complot?
__ Laboratoire
__ Kirill attaque
__ Vide nucléaire
__ Décision idéologique
__ L'"ange" Meloni
__ Kirill attaque
__ Sauver l'ONU
__ Métamorphose
__ Sérieux doutes
__ Ecrans pervers__ Maths autrement
__ Bourbier politique
__ Terrain de chasse
__ Faillite onusienne?
__ Papis en guerre >>
__ Allez comprendre
__ Endettement et pauvreté
__ Fragmentation du travail
_______________ Revue de presse _______________
jeudi 5 février 2026
Mieux qu'un film
Les rois du pétrole
Cet "excrément du diable"
Un thriller incomparable, aux rebondissements multiples, aux aventures parfois rocambolesques, aux suspens successifs, où certains risquent leur vie : L'affaire Elf qui a défrayé la chronique, dans les années Mitterand. Une affaire d'Etat, quand les relations de Paris avec le Congo de Bongo étaient placées sous le signe de la corruption. La mère de toutes les affaires de corruption, en fait.
Récemment, France 5 a reproduit une longue vidéo, très bien ficelée, sur l'affaire, qui ne connut pas de dénouement définitif, malgré le travail obstiné de Eva Joly, de sa collaboratrice, qui furent menacées, et de Renaud van Ruymbeke.
A retrouver en replay sur France 5. ___________
Qui se ressemble s'assemble
On ne présente plus le Maître de la Maison Blanche, intronisé pour une MAGA. Ni celui du locataire du Kremlin. Ils ont déjà fait leur preuve, même si leurs objectifs finaux soient encore incertains. C'est plus clair du côté de Moscou. Ils se ressemblent sur beaucoup de points, malgré la différences des contextes et des méthodes. On a pu les assimiler à deux compères , qui se tiennent par la barbichette, chacun dans son empire, tous les deux contre l'Etat de droit, contre les statuts internationaux définis depuis 1945. Ami/ennemi, en fait. Rivaux et complices. En toute ambiguïté. Le Trumpistan inquiète...
"...Dans le fond, comme dans la forme, les similitudes dans leur gouvernance sont troublantes, à commencer par une vision commune du monde partagé en sphères d’influence. Ce qui paraissait inimaginable il y a quelque temps encore est devenu concret : Donald Trump n’a pas hésité à revendiquer l’annexion pure et simple du Groenland « pour des raisons de sécurité », comme Vladimir Poutine l’avait fait, avant lui, en 2014, s’agissant de la Crimée. Les deux hommes affichent un impérialisme désinhibé, sans égard pour leurs alliés ou les « peuples frères » d’hier. Les territoires qu’ils revendiquent sont un dû. L’Europe est pour eux une entrave, avec ses principes démocratiques, et donc un ennemi. Sidérés, les alliés de l’OTAN constatent qu’ils ne doivent plus seulement faire face à l’ingérence russe, mais également à l’ingérence américaine. Toutes les agences européennes créées pour tenter de parer aux intrusions numériques étrangères hostiles, à l’instar de Viginum, placée depuis 2021, en France, sous la tutelle du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, font le même constat : la désinformation américaine, massive, s’immisce dans tous les domaines de la sphère publique, qu’il s’agisse des élections ou des débats de société. Le « choix » politique russe ou américain, en faveur de l’extrême droite européenne, est commun. Les thématiques migratoires sont instrumentalisées...." Le "néo -royalisme" trumpien s'étale au grand jour, de manière prédatrice. "... Ce qui se joue aujourd’hui à Washington ne relève ni d’une simple inflexion politique ni d’un style de gouvernement singulier. Il s’agit d’une mutation profonde du rapport entre pouvoir, droit et souveraineté, dont les effets excèdent largement le cadre national. Cette transformation signale la fin de l’ordre international libéral et le surgissement d’un nouveau paradigme que nous proposons de qualifier de « néo-royaliste » 1.L’ordre international libéral reposait sur deux piliers fondamentaux : la reconnaissance mutuelle de la souveraineté externe des États et la primauté du droit comme fondement de la légitimité politique et comme limite à l’exercice du pouvoir. Il apparaît désormais clairement que l’axe directeur de l’administration Trump se définit par la révocation systématique de ces deux principes. D’une part, la Maison-Blanche conteste d’une manière constante la capacité de ses alliés les plus proches à gouverner librement leurs propres territoires, remettant de facto en cause l’un des fondements de la souveraineté étatique...." Le point de vue de John R Mac Arthur ______________