Mais où va-t-on?
Un parti devenu inaudible
________________CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
Les intellectuels du trumpisme et leur maître
Décrire la sphère Maga, pour comprendre ce phénomène inouï ou pour en faire la critique, est une entreprise assez ardue, car ce n'est pas un bloc monolithique et récent. Les ouvrages ne manquent pas pour tenter de comprendre ce qui fait l'originalité de ceux qui gravitent autour de Trump pour lui fournir l'idéologie qu'il n'a pas ou pour jouer leur propre partition dans la musique de la Maison Blanche, souvent cacophonique. Lumières sombres, ce titre volontairement paradoxal, reste pour l'instant un ouvrage de référence pour entrer dans les arcanes de cette nouvelle église d'inspiration antilibérale, qui tente d'introduire le chaos dans l'ancien monde de la mondialisation ci-devant "heureuse". Un désordre créateur d'une nouvelle ère planétaire, selon les adeptes les plus zêlés du techno-fascisme en gestation, de la contestation des règles du droit le plus commun au nom d'un marché devenu sans règles, aux dépends les plus faibles: le stade ultime d'un capitalisme débridé profitant aux plus forts. La pensée libre et critique est dangereusement menacée Certains considèrent la sphère Maga comme un rassemblement de "têtes brûlées", parfois dangereux, comme certains projets de la Silicon Valley en gestation, d'autres y voient une certaine cohérence dans un désordre inquiétant, les rivalités visibles ou non. Des penseurs ou des imposteurs, comme Curtis Yarvin, un des influenceurs majeurs, ou comme certaines institutions qui ont fait allégeance. Les appréhensions de Tocqueville semblent bien se vérifier. Avant que peut-être le système ne s'effondre sur lui-même sous le poids de ses contradictions. Dane une étude récente, Furius Minds, Laura K.Field décrit la complexité et l'irrationalité du système Maga, une sorte de secte à connotations religieuses, au service d'un foi dont l'inconsistance lui semble un signe d'implosions futures...
Attention en danger
Nos capacités cognitives, mais aussi affectives, communicationnelles, sont en péril, de manière maintenant évidente. Non seulement, elles s 'émoussent, mais elles tendent même parfois à disparaître dans certains secteurs de notre vie. On ne le voit pas seulement chez les plus jeunes, rivés sur Tik Tok, mais aussi chez les adultes souvent atteints de nomophobie. Une inquiétante perte de liens avec soi, les autres et la société. C'est donc aussi un problème politique au sens large. Faut-il se contenter de journées hors ligne? L'attention, cette qualité stimulée depuis notre plus jeune âge, notamment en milieu scolaire, à l'origine de nos différents apprentissages, joue un rôle fondamental dans notre rapport au monde en général. L'attention est cette qualité, qui ne va pas de soi, qui nous rend curieux à ce qui se passe dans notre environnement pour en comprendre le sens, la logique, stimulant le désir de s'impliquer dans le cours des choses, contre toutes formes d'indifférence, de distance hautaine ou de rejet. L'attention semble aujourd'hui une qualité bien compromise, à l'heure de la vitesse, de la superficialité, de l'indifférence, du repli sur soi dans le consumérisme et la dé-responsabilité, encouragée par un système qui nous pousse à privilégier la sphère privée, le tout à l'ego... La multiplication anarchique des écrans et leur utilisation anarchique dès le plus jeune âge ne facilite pas le développement de l'attention, loin de là. Le "temps de cerveau disponible", selon la formule de Patrick Le Lay, est un objectif des principaux medias qui sollicite, de manière souvent intéressée, notre temps et notre attention/fascination, sollicitée de tépondre aux eigences du marché. La préservation d' l'attention maîtrisée et dirigée se trouve souvent compromise, dans le monde où la passivité favorise certains pouvoirs, pas seulement mercantiles. Préserver et cultiver notre attention, c'est donner à notre liberté une capacité de pouvoir toujours exister, toujours rebondir.
Notre degré d'attention s'est émoussé d'autant plus que nous sommes sans cesse sollicités, au niveau de la consommation matérielle et informationnelle, par une logique quasi imparable de séduction,de détournement d'attention, de vitesse obligée, de stress, voire de décervelage. Nous y pensons et nous oublions...Cela se vérifie dans les salles de classe où la captation d'attention devient de jour en jour plus problématique et dans la société en général, où le repli sur soi, sur les seuls problèmes domestiques, tend à devenir la norme, où l'homme finit par devenir un atome centré sur lui-même et ses propres jouissances et souffrances. __IL existe une économie politique de l'attention qui fait partie d'une citoyenneté exigeante. Un esprit non inséré consciemment dans la sphère publique peut-il avoir de bons instruments d'analyse et des capacités d'action et de réaction à la hauteur des événements qu'il vit?... "En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre, c'est ce qui se passe sous nos yeux" [A.de Tocqueville] ___ « L’économie politique de l’attention » qui est à construire exige une activité critique collective qui doit viser avant tout à empêcher toute forme de captivité irrémédiable. La nécessité de ralentir les processus de décision comme les mécanismes de circulation constitue un objectif général qui entre en résonance avec la critique de la vitesse de Virilio, même si elle part de présupposés différents. Chacun aura remarqué à ce sujet que toute activité qui relève du care au sens traditionnel de soin ou d’assistance est plutôt considérée socialement comme une perte de temps parce qu’elle prend le temps et qu’elle prend le risque de le perdre et ce faisant d’opérer selon un principe de bien-veillance. A l’inverse, le modèle de la performance de l’économie financière a poussé à ses limites celui de la productivité capitaliste puisque cette « nouvelle économie » (et il n’y en a pas d’autre que financière) fonde ses mécanismes de profit sur cette vitesse de circulation, sur l’accélération générale des échanges, favorisés par le numérique en réseau et par la réduction de tous les phénomènes à un statut de données traduites en bits. Le modèle attentionnel de l’alerte qui génère ce stress généralisé (Sloterdijk) est parfaitement réalisé dans les desks des courtiers qui jouissent de cette accélération et de la désorientation que cela crée pour les non experts qui perdent leur mise pour cette seule raison..."[Merci à Dominique Boullier_Mediapart] _________________
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__ Refonte?
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__ Inégalités
__ Tangping
__ Impartialité?
__ Dette italienne
__ Bercy et l' IA
__ Nouveau psy
__ Pesticides en question
__ Bunkers poutiniens
__ Erosion de l'édition
__ Exception italienne
__ Nomination contestée
__ Vers la fin du "bon tsar"?
__ Dénatalité: les solutions?
___ Quand Nétanyahou entraîna le Président __________
Nulle institution n'est à l'abri de dérives
La critique doit donc être la règle, quant à son mode de fonctionnement et ses éventuelles dérives. Mais dans quel esprit? avec quelles intentions? Pour quels projets?