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jeudi 19 février 2026

L'invention des martyrs

  Dangereuse dérive

Instrumentalisation L'histoire nous l'apprend: _____________________________ Une même stratégie fasciste depuis les années 1930: créer des martyrs pour faire oublier sa propre violence et justifier l'anéantissement de ses opposant·es –
Quelques chiffres d'abord : entre 1986 et 2021 en France, sur 53 «meurtres à caractère idéologique» recensés, 90% ont été commis par l’extrême droite. Une statistique de la chercheuse Isabelle Sommier, qui n'est jamais rappelée dans le débat public. Si l'on remonte encore quelques années plus tôt, l'extrême droite a commis beaucoup plus de meurtres : elle a créé des organisations terroristes dans les années 1950 et 1960 comme la Main Rouge ou l'OAS qui exécutaient des anticolonialistes par dizaines. Elle a commis de nombreux assassinats de maghrébins, notamment dans le sud de la France, et tué des militant·es révolutionnaires, entre autres. Aux USA, les crimes dits «extrémistes» sont encore plus nombreux, mais la proportion est sensiblement la même : 93% sont le fait de l'extrême droite. À l'inverse, la mort de Quentin Deranque à Lyon le 14 février 2026 est le premier décès d'un militant d’extrême-droite lors d'une confrontation politique depuis 1945. Pourtant, il y a plus d’indignation et de bruit médiatique pour lui qu’il n'y en a jamais eu pour toutes les victimes de l'extrême droite. Les «martyrs» fascistes sont rarissimes, mais ils ont une importance décisive pour ce camp. L'extrême droite produit un puissant imaginaire autour de ses défunts, qui lui sert à asseoir son pouvoir, à se poser en victime, et à commettre des violences infiniment plus grandes contre ses ennemis. On vous explique.
Horst Wessel: En janvier 1930 à Berlin, une rixe éclate entre un militant nazi membre des SA nommé Horst Wessel, et des militants du parti communiste allemand, sur fond de rivalités crapuleuses. Il ne s'agit même pas d'une vraie bagarre politique, mais d'un règlement de compte sur fond de proxénétisme et d'argent. Toujours est il que Wessel se fait tirer dessus, et meurt un mois plus tard à l’hôpital. Comme Quentin Deranque, il avait presque 23 ans. Le défunt était un nazi de la première heure, un SA très actif, engagé dans la «conquête de Berlin» par le NSDAP. Une conquête qui passait par des bagarres de rue et des actes de terreur. En 1930, cela fait plus d'une décennie que les nazis sèment la violence et la terreur dans toute l'Allemagne, provoquent des rixes, paradent en uniformes avec des armes, attaquent les locaux socialistes et communistes, causent des mutilations et des morts régulières. C'est eux qui organisent une violence paramilitaire en Allemagne, mais ils comprennent parfaitement l'utilité politique d'avoir un martyr.
Le parti nazi se précipite sur la mort de Wessel et le transforme en héros innocent. Mieux, il va faire de la mort de son jeune militant un mythe fondateur. Des funérailles massives sont organisées pour le SA. Un chant, le Horst-Wessel-Lied, est composé, il devient l'hymne officiel du parti nazi puis l'hymne national allemand une fois Hitler au pouvoir. Le parti communiste allemand est réprimé, puis sera interdit. Ce SA mort dans une altercation triviale devient la figure absolue du martyr du communisme et de la gauche dans l'imaginaire de la période nazie. Ce décès devient un prétexte pour commettre des violences de masse contre tous les opposant·es à Hitler.

Charlie Kirk: Aux USA, le trumpisme a obtenu son Horst Wessel il y a quelques mois. Le 10 septembre dernier lors d’une conférence sur un campus de l’Utah, l'influenceur d’extrême droite Charlie Kirk a été abattu par balle par un individu aux motivations floues, lui-même issu d'une famille d'extrême droite.
Aux USA, des fusillades de masse ont lieu presque tous les jours, et des assassinats politiques de figures Démocrates ou des militant·es de gauche sont réguliers, sans provoquer de réaction d'ampleur. Mais ici, l'occasion est trop belle. Trump et sa clique vont récupérer le cadavre de Charlie Kirk et l'ériger au rang de héros national, voire même de nouveau Saint religieux. Le 21 septembre dans l’Arizona, les trumpistes remplissent un stade à ras bord avec des portraits immenses de Charlie Kirk, dans le cadre d'une énorme commémoration en son honneur. Lors de cette fête lugubre, pétrie de fanatisme religieux, avec une grande croix en bois, l’un des idéologues du trumpisme, Stephen Miller, reprend carrément des pans entiers d’un discours de Joseph Goebbels. Et le secrétaire d’État à la Défense martèle : «Ce n’est pas une guerre politique ni une guerre culturelle, mais une guerre spirituelle». Le 22 septembre, l'antifascisme, la «mouvance antifa» comme ils l’appellent, est classée comme organisation terroriste, ce qui permet de renforcer la répression et les violences policières contre les opposant·es à Trump. C'est ainsi que Renee Good, mère de famille tuée par ICE en janvier, et Alex Pretti, exécuté en pleine rue, sont qualifié·es de «terroristes antifas» pour justifier leur mort.
Sébastien Deyzieux: En France, l'extrême droite a bien du mal à obtenir sa figure de martyr. Il faut dire que les derniers membres de cette mouvance qui ont été exécutés l'ont été par la Résistance antifasciste ou à la Libération, pour avoir collaboré avec les nazis et commis des crimes contre l'humanité. C'est un héritage difficile à assumer politiquement, bien que certaines franges néofascistes continuent à commémorer Pétain et ses sbires. En 1994, un militant néo-nazi décède accidentellement à Paris, en marge d'une manifestation nationaliste. Poursuivi par la police, il était tombé d'un toit. Enfin, les fascistes français obtenaient un martyr «présentable», qui peut être décrit comme une victime de l’État. La mort de Deyzieux se transforme, au fil des années, en événement majeur de l'extrême droite radicale française mais aussi européenne. C'est devenu un prétexte pour organiser un défilé paramilitaire en plein Paris.
Quentin Deranque
Viennent enfin les événement de Lyon. Sur Cnews, l'éditorialiste Kévin Bossuet déclare, foi de joie : «Quentin était notre Charlie Kirk à nous». Dans divers médias, on appelle à classer l'antifascisme comme «terroriste» et à dissoudre la France Insoumise, qui n'a rien à voir avec les faits. Même méthode. Les sphères réactionnaires qui ont justifié les morts aux mains de la police, les répressions les plus sanglantes et gardé le silence sur les violences racistes, ont maintenant leur Horst Wessel ou leur Charlie Kirk français. Un martyr dont ils cherchent d'ailleurs à cacher les idées, mais aussi la photo et l'identité, pour mieux surfer sur une image inventée de «jeune chrétien tué par les antifas». Et ainsi justifier leurs propres violences, et leur propre répression... ____________________________________

Varia

 __ Entre-soi

__ Poison

__ Les géants

__ Trous noirs

    __ Grosse fatigue?   >>                    

__ Nuages pollués

__ Nouvelle Pologne

__ Lithium: danger

__ Brebis galeuses

__ Avril en février

__ Turbo-poulets

__ Procès symbolique

__ Bel Horizon: vraiment?

__ Séduction tous azimuths

__ Les dires de Etienne

__ Soft Power US en déclin

                                    _____  Richesse et démocratie __________________

mercredi 18 février 2026

Lire

    Ou ne pas lire...

                   That is the Question...


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Actualité d'Orwell

 Le retour

        Rarement, Orwell n'aura été lu autant qu'aujourd'hui, à l'heure où l'arbitraire s'est installé à la Maison Blanche, qu'en Europe un glissement vers l'extrême droite s'installe ou est en voie de le faire. Il faut dire que l'écrivain anglais a vécu ce qu'il décrit sour forme de fiction, de dystopie,  où le pouvoir politique s'impose hors de toute norme démocratique, prend les commandes de la pensée, du langage lui-même, en vue d'une obéissance sans critiques, d'une soumission acceptée. Pas seulement à Moscou ou à Pékin. Le totalitarisme, sous ses forme variées se trouve au coeur d'un ouvrage dont on redécouvre aujourd'hui l'actualité brûlante. Engagé contre le franquisme dans la guerre d'Espagne, ayant choisi clairement on camp, l'auteur est parfois instrumentalisé par des courants ou des personnes qui le lisent à contre-sens, trahissant ses propos et l'esprit de ses écrits.  ___  Le meilleur des mondes de Huxley mérite d'être lu en parallèle. ___


          Orwell est encore repris et adapté dans le monde du spectacle, notamment la petite oeuvre symboloqie   appelée  La ferme des animaux                                      __ "...Quand Raoul Peck, le réalisateur d’I Am Not Your Negro (2016), se voit ouvrir, au début des années 2020, les portes de l’œuvre entière de George Orwell pour la réalisation d’un documentaire, il écrit trois courtes phrases en introduction de sa note d’intention pour les diffuseurs : « Il a tout vu, tout prédit, nous a tous avertis. » Comme nombre d’intellectuels avant lui, le cinéaste est frappé par la clarté et l’évidence de la pensée de l’écrivain anglais. « Il nous parle avec force, explique-t-il, car il a fourni l’analyse la plus claire de la structure du totalitarisme et de ses mécanismes. Il en décrypte les signes, en détaille les instruments, et met au jour un mode d’emploi suivi par de nombreux régimes. » Le réalisateur haïtien, qui a grandi aussi au Congo et en France et a fait l’expérience des régimes tyranniques et du double langage des sociétés impérialistes, s’embarque tout entier dans l’aventure malgré les réserves amusées de son grand ami l’écrivain américain Russell Banks (« Bon courage ! ») qui sait quelles réactions enfiévrées suscite Orwell, à gauche comme à droite. Il se trouve d’autant plus excité par le défi qu’il ne peut que constater la méconnaissance de l’œuvre, telle que l’expose l’essayiste Simon Leys : « Quand les Français lisent [Orwell], c’est généralement dans une optique digne du Reader’s Digest. Son œuvre est réduite au seul 1984 privé de son contexte, arbitrairement réduit aux dimensions d’une machine de guerre anticommuniste. On ignore trop souvent que c’est au nom du socialisme qu’il a mené sa lutte antitotalitaire. »...                                                                        ___ "Orwellien: un concept ambigü, entré dans le langage courant pour qualifier toute restriction de liberté. " Au point que même la droite extrême l'oppose à ses contradicteurs. Un comble..." (voir l'Esprit du totalitarisme de JJ Rosat)    ____________________

mardi 17 février 2026

En suspens....

               Trois fois rien ... ?  Mais plus utile et fonctionnel qu'on ne le croit...                                                                                                    Le dit et le non dit...

                                                                            


Finance: moment de bascule

 La finance: pour le meilleur ou pour le pire...Elle n'est plus tout à fait ce qu'elle était

            Mon ennemi, c'est la finance! proclamait l y a quelques années un futur Président, en mal se popularité, après la crise spéculative de 2008, celle des surprimes, et de la folie bancaire qu'elle avait engendrée, obligeant des Etats à mettre la main à la poche. La finance dérégulée avait amené quelques années de rétablissement difficile, portant un rude coup aux finances publiques. Ce fut une catastrophe pour beaucoup de ménages.                                                                                                                                                 Certes, il y a finance et finance. Celle, contrôlée, qui vient alimenter croissance et bien-être socials, celle, purement spéculative, qui n' a pour objet que sa propre croissance, génératrice d'inégalités parfois sans mesure.  "...Nous assistons aujourd'hui à un nouveau type d'accumulation des richesses, qui se caractérise par le virage trumpien, de tendance libertarienne, ce qu'on appelle la "seconde finance", qui se développe à distance des marchés financiers et en dehors des régulations financières  ou environnementale imposées par des organisations transnationales. Ils monétarise le crie climatiques, , sanitaires, immobilières et politiques, transformant en actifs financiers des biens et des services, jugés jusqu'ici insuffisamment lucratifs ou trop centraux à la vie sociale pour être délégués à la finance privée..." (M. Benquet) 


                                                                                                                                                                            La haute finance présente bien des risques. Surtout celle qui concerne les fonds spéculatifs portant sur des actifs de toutes natures.  On dit qu'elle n'pas de visage, " ...qu’elle gouverne nos vies de façon invisible, qu’elle est liquide, distribuée, transnationale, qu’elle jaillit d’un clic, qu’elle rebondit sur des baies vitrées à Singapour, s’enfouit dans des montages financiers à Jersey, se recompose dans des produits si complexes qu’ils échappent à leurs créateurs, qu’elle est de plus en plus algorithmique, qu’elle est insaisissable et qu’il est vain de vouloir la réguler. La financiarisation du capitalisme est devenue l’un des grands arguments des défaitistes de toutes farines pour justifier l’ordre en place : « C’est le marché, on n’y peut rien. » Les capitaux sont mobiles et, à l’ère des cryptos et des connexions satellitaires, ils échappent aux décisions politiques ; il serait même contre-productif de trop y mettre les doigts...'                                                                                                                                        Le virage  trumpien et sa galaxie libertarienne est en train de changer la donne. Le nouveau patronat financier nous introduit dans un monde carnassier. Une finance dite autoritaire, où les valeurs démocratiques et les ci-devant règles internationales passent au second plan, réglée essentiellement  par la seule cupidité .                                                                                                   Pour une autre finance? : " Avec la mise en place du capitalisme déréglementé au cours des années 1980-90, les sphères économiques, sociales et environnementales ont été progressivement reléguées au rang d'auxiliaires du système financier. Cette orientation est celle de la cupidité et non de la réponse appropriée à des besoins humains et sociaux, pourtant toujours aussi nombreux à satisfaire à l'échelle de la planète. Pour prévenir les dégâts économiques, sociaux et écologiques que provoque une globalisation pilotée par des intérêts de court terme, la finance solidaire se propose de construire de nouvelles relations non lucratives entre les agents, les entreprises et les organisations associatives et publiques. A la différence d'une simple transaction d'échange marchande anonyme, cette finance s'appuie sur un système de relations sociales dont l'objectif est de réunifier les rapports monétaires et les liens sociaux et humains dans un ensemble cohérent susceptible de faire système. L'ouvrage montre que la généralisation d'une autre finance ne pourra pas se réaliser pleinement au sein de l'actuel capitalisme déréglementé. Les conditions de développement d'un financement solidaire exigent en effet la refondation complète des principales institutions du capitalisme : banques, entreprises, marchés, Etats et droits issus de la propriété. A défaut de toucher ces centres névralgiques, les rapports sociaux propres au capitalisme se reconstitueront en permanence dans tous les autres espaces de la vie économique et parasiteront toute tentative de " financer, de produire et de consommer autrement ".                                                                                                                                                                                                                         Tant que la musique joue.... _______________

lundi 16 février 2026

Etre enfin quelqu'un...

       Comme disait l'ami Umberto...

                                                                                                       ____________________

Ehpads (toujours) en question

Repenser le système      (notes)

              Une nécessité et des risques. Ce n'est pas un investissement comme les autres. Un investissement qui ne pourra que croître.                                                                                                                                           Trop de business, parfois sans contrôles suffisant.   Le scandale Orpea a montré certaines dérives majeures et parfois l'absence criant de moyens.   Les ambitions ne manquent pas...mais les financements sont à repenser, dans le cadre d'un système de sécurité sociale repensé et élargi. On peut juger uns société au sot qu'elle réserve aux anciens.

          Après l'or noir en déclin, voici le temps de l'or gris.
                                   Celui de l'extrême vieillesse et de la dépendance, qui donne lieu trop souvent à un marché lucratif.
   Le plus souvent, surtout dans le secteur entièrement privatisé, où il est conseillé d'investir (comme dans le secteur de l'industrie pharmaceutique, le plus profitable de tous).


    C'est un "marché" qui ne pourra que grandir un peu partout, vu les évolutions démographiques, notamment en Europe. De très bons dividendes promis très souvent. Des marges confortables. Korian caracole en tête.
     Un nouveau business est né et se développe. Des Ehpad privés, parfois de luxe, où les services ne sont pas meilleurs qu'ailleurs, dans le secteur public ou semi-public. L'épisode passée de la crise que nous vivons a montré il y a quelques mois dans quelle situation d'abandon beaucoup se sont retrouvés du point de vue sanitaire et humain.
      Une nouvelle poule aux oeufs d'or se développe, sans que l'Etat, malgré ses aides, ne s'oppose. Au contraire, il a laissé la finance investir ce nouveau terrain prometteur..
                                    Il a fallu attendre début avril pour que les résidents décédés commencent à être comptabilisés comme victimes du coronavirus et il a fallu du temps pour que le personnel des Ehpads soient préparés et équipés ne serait-ce que de simples masques. Une imprévoyance? Non, une faute .  Certains avaient anticipé une hécatombe possible. Elle n'a pas eu lieu, mais avec le bilan provisoire, très lourd, on peut estimer que les victimes représentent une moitié des touchés mortellement par le virus fatal.

             "...Il faudra plusieurs mois, peut-être des années, pour que les experts établissent avec précision le vrai bilan du Covid-19. En attendant, le comptage quotidien de Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, n'est qu'une estimation assez grossière, particulièrement en ce qui concerne les chiffres des Ehpad. « C'est forcément plus. Ne serait-ce que parce que la plateforme de comptage mise en place par le gouvernement fin mars ne repose que sur les signalements des établissements », constate Nathalie Maubourguet, présidente de la Fédération française des associations de médecins coordonnateurs en Ehpad. Ce médecin a interrogé ses confrères. Aucun d'entre eux n'a lui-même effectué de signalements, laissés à la charge des directeurs, pas toujours pressés, selon elle, de « singulariser » ainsi leur site… Autre indice de la sous-estimation : ces témoignages de salariés des pompes funèbres, qui voient pulluler, ces dernières semaines, des certificats de décès comportant la seule mention de « détresse respiratoire », sans la case Covid. « On nous a remonté de nombreux cas », affirme Claudette Brialix, présidente de la Fédération nationale des associations et amis des personnes âgées et de leurs familles (Fnapaef)....."
   Déjà, nos anciens relevaient de soins et de traitements pas toujours exemplaires, vu le manque de moyens, surtout en personnel, et donc le temps à leur consacrer était notoirement insuffisant, pour ne parler que des seuls soins.. La gestion de certains établissements, avec des aides d'Etat,  étaient surtout commandée par la loi du profit.  
    Un juteux marché pour des groupes privés, profitant de la manne commune et parfois d'astronomiques loyers, que beaucoup de famille ne peuvent assurer. Malgré les moyens, ils n'ont pas été traités là mieux qu'ailleurs.
    La "gestion" des aînés n'a pas été exemplaire, c'est le moins qu'on puisse dire. Surtout en cette période dangereuse où les précautions auraient dû être redoublées. Certains médecins avaient bien anticipé le désastre potentiel.
    Le marché de l'or gris a produit des dérives, malgré les progrès sur la prise en charge des plus dépendants.    
 Les actionnaires n'ont sans doute aucune idée de ce que leur gain a pu produire indirectement comme désastre humain. La crise sanitaire a agi comme un révélateur. Il y a vieillir et vieillir....
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_Depuis la création de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et de la Journée nationale de solidarité (lundi de Pentecôte) après la ­canicule de 2003, l’argent ne manque pas. Les maisons de retraite se partagent 8,2 milliards d’euros. Une somme qui profite également aux établissements privés, financés par de l’argent public à hauteur de 3,9 milliards d’euros. L’Etat, lui, semble avoir le plus grand mal à contrôler ce qui se passe derrière ces murs. Là où nous conduit cet excellent documentaire, hélas diffusé tardivement, en deuxième partie de soirée.   [Maisons de retraite : les secrets d’un gros business, de Xavier Deleu (Fr., 2017, 70 min)]         ____________________________________

dimanche 15 février 2026

Courir

       Cela devient problématique

              Même marcher...

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Petit billet du dimanche

__ Persistances

__ Rétropédalage

__ Relay, relai

__ Bassesses

__ Inquiétant

__ Compromettant

__ Fréquentations

__ Culte du moi

__ Transhumanisme

__ Idéologies et fractures

__ Mobilisation 2.0

__ Russie affaiblie

__ Contrôle israëlien

__ Echos trumpiens

__ Solitude ambiguë

  __ L'ami marocain  >>                                             

__ Rififi dans l'Eglise

__ Crise cubaine

__ Opaques cryptomonnaies

__ Italie devenue toxique?

__ Africains en Ukraine

__ Orban aux abois

__ Lenteur russe

__ Du sable à l'arbre

__ Comme les Aztèques?

                     ___________   Guerre énergétique   _______