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mercredi 4 mars 2026

Boite de pandore

         Où vont-ils?

                       Grande incertitude et  naïveté

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Sondages et bricolages

 Sondagite en question                                                                                                                                                                         Biais et incertitudes

                             La sempiternelle question revient en cette période où se préparent de fiévreuses élections locales: faut-il se fier aux sondages qui commencent sur les ondes ou le papier? Certes, le doute sur la fiabilité de certaines données chiffrées est souvent présent, mais il manque le plus souvent l'analyse sur les conditions de la fabrication de ces données et leur fiabilité, même relative.  IL y a de qui s'interroger sur la valeur de ce pratiques sondagières qui n'ont le plus souvent que l'apparence de la fiabilité, dont nombre de responsables demandent la suppression, pour laisser à l'opinion la capacité de se constituer hors de toute influence.                                            La sondagite gagne du terrain d'année en année. Leur crédibilité est en cause. Ce n'est pas nouveau, mais on ne fait rien pour modifier un système devenu fou, pour légiférer, réguler, même un minimum. Pour stimuler l'électeur à se fier à son propre jugement plutôt qu' à des données fluctuantes et contestables.  La méfiance a priori devrait être de mise à l'égard d'un phénomène douteux, qui n'a aucune valeur mathématique ni vraiment sérieusement prospective. 

                     La méfiance  s'impose: "...En période électorale, les sondages sont partout. Les journaux, les radios, les chaînes d’informations nous abreuvent à longueur de journée de chiffres. « Les élections présidentielles de 2002, 2007 et 2012 avaient donné lieu respectivement à 193, 293 et 409 sondages » indiquait un rapport de la commission des sondages il y a cinq ans. En 2017, on avait une nouvelle fois pulvérisé le record avec 560 études en rapport avec le scrutin. Et tout porte à croire, qu’une fois encore, 2026 pourrait repousser ce seuil.  Pourtant, la pertinence de ces enquêtes, en tant qu’outil démocratique, pose de plus en plus questions. D’autant que leur fiabilité est régulièrement discutée. Depuis toujours, les erreurs commises par les instituts ont été nombreuses, aussi bien en France qu’à l’étranger. On se souvient, par exemple, des présidentielles américaines en 2016. L’immense majorité des établissements états-uniens donnaient alors comme acquis le succès d’Hillary Clinton sur Donald Trump, parfois même avec plus de dix points d’avance. Pourtant, c’est bien l’ancien présentateur de télé-réalité qui a pris la tête du gouvernement. Un autre exemple célèbre est celui du Brexit au Royaume-Uni. La veille du scrutin, les instituts prédisaient encore la victoire du « non » à la sortie des Britanniques de l’Union Européenne. Mais le lendemain matin, c’est bien le Brexit qui a triomphé.              ___Ce genre de déconvenues n’a pas non plus épargné la France. En 2002, par exemple, pour les présidentielles, tout le monde annonçait le couronnement de Lionel Jospin. Pourtant, au bout du compte, le candidat du PS n’avait même pas franchi le premier tour, surpris par Jean-Marie Le Pen. Scénario semblable aux présidentielles de 2017 lorsqu’Alain Juppé devait facilement emporter les élections nationales. Mais celui-ci n’avait finalement pas réussi à surmonter l’étape des primaires de la droite. En 2020, les sondeurs ont d’ailleurs encore fait fausse route lors des élections régionales en surestimant largement les scores du Rassemblement National qui n’a, en définitive, décroché aucune région. Enfin, tout récemment, Valérie Pécresse a remporté les primaires des Républicains alors que tous les instituts désignaient Xavier Bertrand comme favori. Au terme du processus, ce dernier a pourtant terminé à la quatrième place.                                                                                                                   Ces échecs, de plus en plus réguliers, interrogent sur la méthode des sondeurs. Ils posent la question fondamentale de la fiabilité des instituts. Les systèmes utilisés par les professionnels de l’opinion ont parfois de quoi laisser songeur.   L’élaboration des fameux « panels » revient régulièrement comme le premier sujet de controverse. Les sondages reposent, en effet, le plus souvent, sur un échantillon d’environ 1000 personnes dites représentatives de la population globale. Seulement, comme l’explique une enquête du Monde, la composition de ces ensembles de potentiels électeurs suscite les débats à plusieurs égards. La plupart des sondages se réalisent aujourd’hui sur internet. Bien que ce procédé s’avère plus commode et plus économique, il a le défaut de rendre invisible la partie de l’électorat qui ne dispose pas du web. Et il ne s’agit pas d’un détail, puisque 13 millions de Français utilisent peu ou pas l’outil numérique.       Si cette pratique s’est malgré tout généralisée, c’est avant tout pour sa forte rentabilité. Aujourd’hui, presque tout est automatisé, quand il fallait hier mobiliser des employés pour téléphoner aux Français ou même aller les rencontrer à leur domicile. Ces anciennes méthodes avaient pourtant l’avantage de contrôler l’identité et les informations concernant les interrogés. Luc Bronner, journaliste du Monde, auteur de l’enquête citée précédemment, a pu ainsi participer à des sondages sous plus de 200 identités différentes. Rien n’empêche donc, par exemple, un jeune cadre de se faire passer pour un ouvrier de classe populaire. Si un seul journaliste a pu prendre 200 identités différentes à lui tout seul, il est aisé d’imaginer ce que pourraient accomplir quelques centaines de militants motivés et bien organisés.   Il faut également noter qu’avec ce système, ce sont les internautes eux-mêmes qui décident de s’inscrire pour répondre aux sondages. Par l’intermédiaire de jeux-concours, ils sont même fidélisés. Ainsi, il paraît clair que des panels constitués de volontaires représentent un biais évident pour une étude par rapport à des groupes composés de personnes démarchées au hasard. Il n’existe en effet aucun moyen pour les instituts de se prémunir contre les faussaires, pas plus que contre les « sondés professionnels » qu’ils soient mal intentionnés ou non.                                                   Une autre facette méthodologique des instituts de sondages a déjà plusieurs fois déclenché la polémique : il s’agit des « redressements ». Les conclusions des enquêtes ne sont en effet jamais publiées telles quelles. Les employés corrigent d’abord les résultats en fonction de plusieurs critères. Ils peuvent, par exemple, être amenés à réajuster les chiffres si jamais l’échantillon n’est pas assez représentatif de la population française. Ainsi, si le groupe ne contient pas assez de jeunes, alors les réponses des moins âgés seront légèrement amplifiées. On parle ici d’un redressement dit «  sociodémographique ».      Mais il existe également d’autres types de redressements beaucoup plus subjectifs. Les sondeurs tiennent notamment compte des scrutins précédents pour ajuster les chiffres. C’est ainsi qu’en 2017, certains sondages surévaluaient largement le score de Benoît Hamon en se basant sur les résultats des présidentielles de 2012 de… François Hollande. Les observateurs de l’époque n’avaient d’ailleurs pas manqué de critiquer l’absence de caractère scientifique de cette méthode, d’autant que chaque institut reste libre d’appliquer les coefficients de son choix. Dans ce cas précis, cette prise en compte semblait incohérente tant la crédibilité du PS s’était dégradée dans l’opinion publique entre 2012 et 2017.                                                                  L’autre incertitude qui pèse de plus en plus lourd dans les résultats des sondages tient à la difficulté des instituts à jauger l’abstention. En juillet 2021, la France Insoumise accusait notamment les sondeurs de surévaluer l’abstention pour les présidentielles de 2022. Le député européen, Manuel Bompard, relevait dans des enquêtes récentes que des instituts comme IPSOS demandaient à tous leurs sondés d’évaluer leur certitude de voter sur une échelle de 1 à 10. Tous ceux qui ne répondaient pas 10 étaient alors automatiquement retirés du panel et comptabilisés comme abstentionnistes.              Avec cette méthode, ces instituts fournissent des estimations avec un taux d’abstention proche de 50%. Un chiffre jamais vu pour des présidentielles et qui semble hautement improbable. Rappelons par exemple qu’en France sous la cinquième république, l’abstention pour des présidentielles n’a jamais franchi la barre des 29% au premier tour. La base sur laquelle travaillent de nombreux sondeurs en ce moment paraît donc assez peu réaliste. Ce biais aurait, par ailleurs, pour conséquence de « gommer le vote populaire » selon le député insoumis. Et pour cause, la certitude de vote s’avère bien souvent plus forte dans l’électorat aisé et d’âge mûr que chez les jeunes et les classes populaires.     _____   Les sondages ont en effet la particularité de figer les situations entre les plus forts et les plus faibles, qu’il s’agisse des électorats ou des candidats. En 2017, certaines émissions de télévision n’avaient pas hésité à organiser des débats seulement en présence des candidats les plus hauts dans les sondages. Les temps de parole entre les différents participants étaient également en partie calculés en fonction des enquêtes d’opinion. Le cercle est vicieux puisque les bons sondages permettent d’avoir la parole plus souvent et donc de se faire mieux connaître et d’exposer plus facilement ses propositions. Au contraire, les candidats avec une faible notoriété ont rarement l’occasion de s’exprimer dans les médias et donc de lancer leurs campagnes. Des idées peu populaires et peu répandues dans la société ont ainsi très peu de chances de se mettre en lumière. Dans ces conditions, le système sondagier apparaît comme un verrou qui conforte le modèle en place et les idées dominantes.      Pour certains, le caractère arbitraire de la méthodologie des sondeurs donne à réfléchir sur leurs intentions. En effet,  il ne faut pas oublier que les instituts restent avant tout au service de clients qu’ils doivent satisfaire. Lorsque l’on parle de sondages politiques, leurs commanditaires sont pour la plupart du temps de grands médias. Or, ces grands médias sont souvent accolés à l’idéologie politique dominante et défendent régulièrement les intérêts de leurs principaux actionnaires tandis que les instituts de sondages majeurs gravitent également dans ces mêmes sphères d’influence. " (Simon Verdière)- Souligné par moi.-___________________

mardi 3 mars 2026

Pour quels objectifs?

 

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Iran: changement d'échelle

    Et les jours d'après?......

                   Le grand flou.   Tout bascule. Et avec quelle violence! Certes, on ne regrettera pas la fin de la mollah-cratie. On s'en réjouira même, comme tous les Iraniens qui ont dû subir son pouvoir et celui de ses nervis depuis tant d'années, et ont  osé affronter dans la rue l'arbitraire d'un régime théocratique sans pitié. Quel courage! Un peuple qui vient de loin, qui aurait pu ne pas être chiite, au passé si fascinant, à la culture si  raffinée. On peut en admirer quelques aspects au musée de Pergame de Berlin.    Les écrits hébreux gardent en mémoire l'épisode babylonienne          Quelle Tragédie!  C'est à pleurer de se rappeler comment ce grand peuple a été traité pas l'Europe aux appétits économiques. Le pétrole fut une malédiction, qui soumit Téhéran aux intérêts britanniques, puis américains. Le courage politique de Mossadegh fut voué à l'échec par un impérialisme sans vergogne. Le début d'une nouvelle voie, menant à l'impasse d'aujourd'hui. Où est passé le droit international?...Serait-il devenu optionnel?


                                                                                                                                      Le stratège funambule est à l'oeuvre.                   Il  ne suffit pas de faire tomber un homme ou une équipe pour retrouver une voie démocratique. La somme des colères accumulées ne donnera pas d'elle-même un chemin conforme à l'idéal républicain de beaucoup d'Iraniens cultivés. L'incertitude est grande. Surtout dans le contexte d'une intervention US illégale, brouillonne et intéressée, aux objectifs ambigüs depuis longtemps, et des projets vengeurs de Tel Aviv.   Un changement d'échelle s'est mis en place, qui affecte tout le Moyen Orient et les appétits mondiaux qu'il suscite. L"excrément du diable" fascine la Maison Blanche.  Qui peut prévoir les conséquences des actions engagées? Pour l'instant, on fait parler les bombes. C'est la fureur et l'impasse.   Les conséquences peuvent être incalculables                                                                                              L'opération fureur épique montre son vrai visage, ne sachant oû elle va....                                          Point de vue:  "...Dans la matinée du 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire conjointe contre l’Iran, frappant Téhéran, Ispahan, Qom, Kermanshah et Karaj, en visant les plus hauts dirigeants du régime : le Guide suprême Khamenei, le Président Pezechkian et le chef d’état-major des forces armées.  Les réactions internationales aux frappes américaines et israéliennes ne dessinent pas, pour le moment, un clivage diplomatique linéaire.   Si elles sont motivées par plusieurs lignes de fracture — le respect du droit international, des considérations géopolitiques ou des relations de subordination —, elles révèlent surtout un monde extrêmement fragmenté, sans direction.               

  
Peu d’acteurs qualifient explicitement les frappes de contraires au droit international. Le président finlandais est parmi les seuls dirigeants européens à avoir déclaré que les États-Unis agissaient largement en dehors du cadre du droit international traditionnel  : « Habituellement, la justification de ce type d’attaques était recherchée soit auprès de l’ONU, soit au moins auprès des alliés. Aujourd’hui, cette question n’est plus vraiment posée. »  Si la Russie adopte une position de pur double standard en critiquant les frappes — étant elle-même systématiquement impliquée dans une opération de dislocation du droit international — la Norvège propose une position plus structurée sur le plan juridique : elle rappelle qu’une frappe « préemptive » n’est licite qu’en présence d’une menace imminente, condition qu’elle estime non remplie. Ce rappel renvoie directement à l’article 51 de la Charte des Nations unies et à la doctrine classique de la légitime défense anticipée.      Or le fait que la Norvège, la Finlande et l’Espagne soient les seuls États occidentaux et membres de l’OTAN à formuler cette objection place l’Alliance devant une tension implicite : la solidarité stratégique prime désormais sur l’interprétation du droit.       La position de la France est à cet égard importante : en saisissant le Conseil de sécurité, le président de la République cherche à réintégrer les Nations unies dans le processus.   À l’inverse, le Royaume-Uni ne se contente pas d’éviter toute critique de Washington : il avertit Téhéran de ne pas viser ses forces. Ce déplacement rhétorique — du débat juridique vers la protection de ses propres moyens militaires — traduit une forme d’alignement opérationnel. On ne parle plus de légalité, mais de dissuasion.    Même au sein de l’E3 — le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne — trois pays conduits par les leaders pourtant alignés sur d’autres sujets géopolitiques et trois États ayant joué un rôle clef dans l’accord sur le nucléaire iranien en 2015, des divisions persistent. S’ils ont condamné « avec la plus grande fermeté » les attaques iraniennes contre les pays de la région, le chancelier Merz a diffusé un communiqué soutenant la logique de l’attaque.  La conséquence est double. Le droit international cesse d’être le langage diplomatique commun des alliés occidentaux et la qualification juridique d’une opération militaire devient fonction de l’appartenance au camp.    Cette asymétrie normative renforce mécaniquement l’argumentaire russe et iranien sur le « deux poids, deux mesures », tout en affaiblissant la capacité occidentale à mobiliser le droit comme instrument de pression.    Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité de l’ONU, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a demandé au Conseil d’intervenir et a affirmé qu’Israël et les États-Unis avaient violé le droit international en attaquant l’Iran.   
À l’initiative de la France et du Bahreïn, une réunion du Conseil de sécurité aura lieu aujourd’hui, 28 février à 22h (heure de Paris). .." 
       ____ Quelle relève pour l'Iran? ___ Vers quelle issue?
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lundi 2 mars 2026

Bon retour!

 

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Une ténébreuse affaire

 On aimerait plus de lumière....

                        Dans ce domaine crucial pour l'ensemble des  citoyens, où le marché est devenu roi, la gestion de la production et l'aménagement de la distribution de la précieuse énergie a pris une tournure ubuesque, parfois difficilement compréhensible, loin de l'intérêt public, pourtant revendiqué. La semaine dernière, ARTE a reproduit un document sur l'histoire chaotique du groupe EDF, depuis la libéralisation et l'ouverture à la concurrence européenne. En cause surtout: la fixation des prix                                                            A travers les méandres des décisions et des contre-décisions, des analystes y perdaient déjà leur latin.. Même si la situation semble s'améliorer quelque peu. Mais pas sur l'essentiel .   Le règne du trading reste de mise , mis en cause par de nombreuses institutions, comme la Cour des Comptes . Il est difficile de se repérer  au coeur de la jungle.  Un système qui peut  rapporter et coûter gros...  Même le consommateur est invité à être trader. Qu'en aurait pensé Mr Boiteux ? (*)

                                " Explosion du prix de l’électricité, difficultés en série de la filière nucléaire, potentielle privatisation des barrages hydroélectriques, absence de filière industrielle dans le solaire ou l’éolien… Le système électrique français est plus fragile que jamais. Pour Anne Debrégeas, porte-parole du syndicat SUD Energie et chercheuse en économie au sein d’EDF, tous ces maux ont une même cause : l’obsession du marché imposé par l’Union européenne. Dans cette interview fleuve, elle nous explique comment l’ouverture à la concurrence fait exploser nos factures et mine la transition énergétique et nous propose des pistes pour rebâtir une grande entreprise de service public. Entretien réalisé et édité par William Bouchardon, retranscrit par Dany Meyniel.


          LVSL : " Alors que les élections présidentielles se profilent, les prix de l’électricité risquent d’augmenter fortement. Pour limiter cette hausse, le gouvernement a décidé courant janvier d’augmenter de 20% les volumes d’électricité qu’EDF est contrainte de vendre très bon marché à ses concurrents dans le cadre de l’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique, ndlr). En réaction, le 26 janvier dernier, plus de 40% des employés d’EDF ont fait grève pour dénoncer cette décision qui va coûter plus de huit milliards d’euros à l’entreprise. Pourquoi EDF est-elle obligée de vendre de l’électricité à ses concurrents et comment analysez-vous cette décision du gouvernement ?                                                        Anne Debrégeas : EDF est obligée de vendre à ses concurrents depuis 2011. Le volume concerné est de 100 térawatts-heure (TWh), ce qui correspondait à l’époque à un quart de sa production nucléaire. Cette décision a été prise suite à l’ouverture des marchés de l’électricité à la concurrence. Personne ne voulant mettre en concurrence les centrales les unes par rapport aux autres, EDF a continué à exploiter presque l’intégralité du parc français de production, dont tout le nucléaire. Les concurrents ont vite compris qu’ils n’auraient pas accès à la ressource nucléaire, moins chère à la production que toutes les autres énergies. Sauf à rogner sur leurs marges, ils risquaient de ne pas être concurrentiels sur le marché. Ils ont commencé à râler auprès de la Commission européenne. Cédant à la pression de cette dernière, la France a mis en place ce système d’accès régulé.      Celui-ci est totalement aberrant : EDF est obligée de mettre à la disposition de ses concurrents ces 100 TWh pour qu’ils puissent les revendre à leurs clients ! On fait mine de mettre en concurrence quelque chose qu’il n’était pas possible de mettre en concurrence puisqu’on se refusait à privatiser la majorité des centrales. Pour concurrencer EDF, on a créé une activité qui n’existait pas auparavant et qu’on pourrait appeler une activité de fourniture à coût forcé. Parler des concurrents d’EDF est un terme impropre : ce sont principalement des fournisseurs qui ne produisent rien et dont l’activité consiste à acheter à un prix cassé de l’électricité grâce à l’Arenh (complété par des achats sur les marchés de gros, ncldr) pour la revendre en engrangeant des bénéfices. En fait, ces prétendus concurrents ne font rien. Ils ne produisent pas, ils ne stockent pas et ils ne choisissent même pas l’électricité qu’ils vendent puisque le courant arrivant chez le client est le même pour tout le monde et, par exemple, n’est absolument pas plus “vert” que celui de son voisin. Ils ne livrent même pas l’électricité puisque l’alimentation se fait par le réseau géré par RTE et Enedis, qui contrôle 95 % de la distribution d’électricité. Ces “concurrents”, entre guillemets donc, font seulement du trading, voire de la spéculation. Ils mettent leur logo sur la facture ! Je cite souvent cette phrase d’un fournisseur, le groupe Equateur, qui est assez emblématique : « Nous ne sommes pas plus énergéticiens qu’Amazon n’est libraire »…

     ______(*)   (Ancien président d'EDF) «Je ne pensais pas que cela arriverait, que les autorités européennes de la concurrence auraient une vue si dogmatique et voudraient appliquer la concurrence dans le secteur de l'électricité où pourtant cela s'applique très mal»analyse l'ancien président d'EDF. Entré dans l'entreprise en 1949 avant de la diriger entre 1967 et 1987, il a fait EDF. C'est lui qui mit au point la péréquation tarifaire, le service universel, la planification à long terme..Aujourd'hui, il regarde soixante années d'efforts mis en morceaux«La situation d'EDF n'est pas très heureuse. L'esprit de service public s'effiloche, cela a coûté des fortunes pour assurer la séparation des activités et les prix vont augmenter alors qu'ils étaient censés baisser».

___________________________Cqfd: EDF privatisée = électricité plus chère:
"...La déréglementation et la concurrence feront baisser les prix disaient-ils...En mars 2002 à Barcelone, Jacques Chirac et Lionel Jospin signaient comme un seul homme la libéralisation du marché de l'électricité, rapidement appliquée via plusieurs directives européennes et jamais remise en cause par leurs successeurs....____________________________

dimanche 1 mars 2026

Un pays à l'arrêt

Si l'avenir est très incertain, rien ne sera plus comme avant

                       Les risques d'engrenage ne sont pas nuls

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Petit billet du dimanche

__ Censure

__ Cassure

__ Ingérences

__ The Winner

         __ Le  piège   >>                                                    

__ PFAS: danger!

__ Guerre industrielle

__ Argent sale

__ Fureur épique

__ Berlin et Thiel

__ Actualité de Marx ?

__ Dilemme Anthropique

__ Basculement de modèle?

          ___________Trump et la question cubaine  ___________________

samedi 28 février 2026

Pauvre Bernard!

 Il avait raison

      De s'élever contre le fisc confiscatoire et la taxe Zucman


               Il a tellement de frais!

                                                Faut le comprendre...                                    _____________

Un monde confisqué

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        Nous sommes en train de changer d'époque, du point de vue économique comme du point de vue politique. Le locataire de la Maison Blanche est en train de changer la donne, évoquant d'autres périodes passées. Nous passons du Consensus de Washington à celui de New York, par la seul décision du prince-marchand qui y règne, de sa volonté de puissance et de ses fantaisies. Nous entrons dans l'ère des empires, des Etats investisseurs et/ou prédateurs. Avec le risques de confrontations violentes qui en pourront découler.


        C'est la fin du néolibéralisme " ...L'utopie néolibérale d'une croissance globale et continue des richesses est désormais derrière nous. Mais le capitalisme n'est pas mort pour autant. Sa forme actuelle n'est ni réellement nouvelle ni totalement inconnue, car elle est propre à tous les âges où domine le sentiment angoissant d'un monde « fini », borné et limité, qu'il faut s’accaparer dans la précipitation.Ce capitalisme se caractérise par la privatisation et la militarisation des mers. Un commerce monopolistique et rentier qui s'exerce au sein d'empires territoriaux, l'appropriation des espaces physiques et cybers par de gigantesques compagnies privées aux prérogatives souveraines, qui dictent leurs rythmes. Dans cet essai. Arnaud Orain dévoile ce « capitalisme de la finitude » et en éclaire les mécanismes aux trois périodes où il s'épanouit : XVIe-XVIIIe siècle,1880-1945, 2010 à nos jours.                                                                                                                 " Le capitalisme n’est pas mort pour autant. Sa forme actuelle n’est ni réellement nouvelle ni totalement inconnue, car elle est propre à tous les âges où domine le sentiment angoissant d’un monde « fini », borné et limité, qu’il faut s’accaparer dans la précipitation. Ce capitalisme se caractérise par la privatisation et la militarisation des mers, un « commerce » monopolistique et rentier qui s’exerce au sein d’empires territoriaux, l’appropriation des espaces physiques et cybers par de gigantesques compagnies privées aux prérogatives souveraines, qui dictent leurs rythmes...."        _______