Ils sont partout
Sous toutes les formes
Comment s'en débarrasser?
__________________CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
Vers un tournant constitutionnel? A l'heure d'une crise sans précédent, succédant, comme on pouvait s'y attendre, à une dissolution opportuniste, mais qui se révèle comme une impasse, l'heure est venue de réfléchir à la fonction présidentielle, telle qu'elle est devenue, quasi-monarchique, et de revoir une bonne partie de nos institutions, dont les dérives sont de plus en plus apparentes. De l'exceptionnalité de l'origine, on est passé à la chienlit, comme disait le Général, les dérives actuelles. Le présidentialisme est devenu toxique, jusqu'auprès de certains de ses anciens proches. Changer les règles du jeu constitutionnel semble la seule issue pour sortir par le haut, ce qui semble largement souhaité. Les dérives de la macronie, comme d'autres avant lui, ont conduit à une impasse. Le détricotage de l'Etat, sous l'effet d'une financiarisation galopante, commencée sous Balladur, a réduit peu à peu le chef de l'Etat à un manager de proximité qui a voulu jouer tous les rôles. Les dérives étaient alors prévisibles. Le bilan du macronisme explique sa série de défaite. Le problème est posé.
Libre opinion: " Un fossé de défiance. L’histoire récente nous montre à quel point la capacité d’influence d’un chef de l’État français s’est rétrécie, au rythme de l’intégration européenne, de la mondialisation économique, voire de la féodalisation territoriale. L’État-nation gaulliste s’est peu à peu effrité sous le choc de la globalisation et la fonction présidentielle en est mécaniquement affaiblie. Par ailleurs, la sacralité inhérente à l’exercice de la monarchie républicaine subit l’onde de choc de la démocratie d’opinion. La hauteur, la distance, la légitimité, l’autorité et le charisme présidentiels se sont enfoncés peu à peu dans les marais de la surmédiatisation, de la trivialisation, de la « pipolisation ». On peut même se demander si la figure verticale d’autorité et de commandement associée au Président monarque est encore susceptible de fonctionner dans la société post-moderne qui a fait de la liberté individuelle un dogme absolu. Et pourtant, comme si de rien n’était, comme si la crise démocratique n’était pas profonde, le fantasme présidentiel occupe tous les esprits et le jeu des pronostics envahit les médias. On se demande si Jean-Luc Mélenchon a déjà tué le match à gauche, si Raphaël Glucksmann gagnera la primaire du PS avant d’être dévoré par François Hollande, si Gabriel Attal et Bruno Retailleau s’effaceront devant Edouard Philippe ou si Jordan Bardella jouera le jeu pour Marine Le Pen. C’est la douzième saison du feuilleton présidentiel qui va tenir les observateurs en haleine jusqu’en mai 2027 et au-delà, car suivront des élections législatives à haut risque, dont on peut redouter qu’elles ne donnent pas une majorité au Président élu. Mais avant de choisir le sauveur qui effacera d’un coup de baguette magique le déficit abyssal de nos finances, le déclin de l’école, la crise des hôpitaux ou la montée de la délinquance, ne faudrait-il pas d’abord réfléchir à ce que seront réellement ses pouvoirs et la manière de l’exercer. En d’autres termes, avant de choisir un Président, ne faudrait-il pas définir ce que sera la nouvelle présidence ? En tout état de cause, l’histoire des huit chefs d’État qui se sont succédé à l’Élysée depuis 1959 nous enseigne qu’il est nécessaire aujourd’hui de présider autrement si l’on entend relégitimer la fonction présidentielle. Cette évolution de la présidence gagnerait d’abord à stimuler la démocratie continue par la généralisation des consultations numériques ou des conventions citoyennes, initiées par le Président du futur. Par ailleurs, elle pourrait s’appuyer sur des réformes institutionnelles majeures : le référendum présidentiel et le référendum d’initiative partagée, réclamés par une majorité de Français, méritent d’être actualisés, avec toutes les précautions d’usage évidemment ; le droit de dissolution, si décrié depuis 2024, devrait être restreint et mieux encadré ; idem pour les pouvoirs de nomination du Président, qui font trop souvent polémiques. Enfin, la dissociation entre l’élection présidentielle et les élections législatives apparaît comme une nécessité presque naturelle, comme l’a montré la séquence électorale de 2022, qui a rompu avec le « fait majoritaire » avant même la tripartition parlementaire de 2024. Les Français ne veulent plus d’un Parlement qui soit une « chambre d’enregistrement » des décisions présidentielles, pas plus qu’ils ne veulent d’ailleurs du capharnaüm actuel. Et c’est pour cette raison que le Président du futur doit être conduit à changer de pratique, c’est-à-dire à restreindre son champ de gouvernance, conformément à l’article 20 de la Constitution, qui permet au Gouvernement de définir et de conduire la politique de la Nation. Ce fut d’ailleurs l’esprit de la période gaullienne où le chef de l’État, concentré sur son « domaine réservé » de la politique étrangère et de la défense, dessinait les grandes lignes de la politique publique, fixait les objectifs, mais laissait au Premier ministre le soin de les mettre en œuvre. Détaché des contingences de la gouvernance, et aussi de l’hyper-communication, le Président pourrait alors exercer dans toute sa plénitude sa fonction de chef de l’État, rassembleur des Français, arbitre de leurs conflits, et représentant de la nation aux yeux du monde. Une telle rétractation du périmètre présidentiel peut sembler sacrilège à ceux qui attendent tout du monarque républicain. Au contraire, il nous semble que cet apparent retour en arrière pourrait contribuer au renforcement de la fonction présidentielle plutôt qu’à son affaiblissement. Un Président de surplomb, gagnerait vraisemblablement une autorité et une popularité que les chefs d’État du XXIe siècle semblent avoir perdues depuis des décennies. Notre vie politique y trouverait un élément de stabilité indispensable à l’heure des fractures françaises, des communautarismes et de la brutalisation civique. Ce serait un chef de l’État plus légitime aux yeux des citoyens, comme l’étaient, aussi paradoxal que cela puisse paraître, les Présidents sans grands pouvoirs des IIIe et IVe République. Certes, il s’agit là d’une véritable révolution culturelle et il est peu probable que le futur vainqueur d’une élection présidentielle soit aujourd’hui prêt à l’accepter. Mais c’est pourtant le prix à payer pour éviter que le fossé de défiance ne se creuse encore plus entre les citoyens et leur Président, et que d’aucuns fassent dériver nos institutions vers l’autoritarisme ou vers une VIe République dont on ne sait pas très bien où elle nous conduirait. La fonction présidentielle, bien que décriée, reste la boussole du fonctionnement de notre démocratie. Il est urgent de la réparer..." (Jean Garrigues) ________________
Et système défaillant
Aux USA. C'est le moins qu'on puisse dire. Plutôt injuste, mercantile, ne reposant sur aucun principe de solidarité dans son ensemble, souvent laissé à la "charité" confessionnelle ou privée. Un fait divers récent met ce phénomène en exergue, de manière tragique. Un fait qui en dit long sur le système de santé américain, dont la financiarisation pose problème, malgré les quelques tentatives d'Obama pour le corriger à la marge. Un système ruineux finalement. qui oblige nombre de personnes, surtout en situation de précarité, même provisoire, de renoncer aux soins, ou de s'endetter lourdement. On comprend mieux que l'espérance de vie connaît une chute, comparativement à d'autres pays développés, malgré une recherche en pointe. La privatisation des groupes assurantiels n'arrange rien. "...En dépit de l’Obamacare, que la présidence Trump n’a pas réussi à remettre en cause, c’est aujourd’hui encore près de 30 millions d’Américains qui ne bénéficient pas d’une assurance santé. Ils reçoivent peu de prestations sanitaires et n’ont recours au système de santé que dans les cas d’urgence, alors que leur état est devenu préoccupant. Cet éloignement des services de santé peut expliquer la faible espérance de vie constatée aux États-Unis, conjuguée à une conjonction de déterminants en santé défavorables (habitat, habitudes alimentaires, pauvreté etc.). Une partie de la population, quoiqu’au-dessus du seuil de pauvreté, et donc non éligible au programme Medicad, ne dispose pas de revenus suffisants pour cotiser à une assurance individuelle. Une des difficultés majeures pour la prise en charge sanitaire des plus démunis est la complexité du système américain, avec une grande diversité de programmes sanitaires et sociaux, au niveau fédéral mais aussi à celui des États, mais avec un manque de coordination entre eux et les organismes qui les gèrent..."
Claude Askolovitch monte au créneau
Qu'on l'aime ou pas pour ses chroniques sur France Inter ou sur Arte, il a le mérite et le courage, en tant que Juif, de ne pas sombrer dans les amalgames trop courants et les confusions trop nombreuses de notre époque, concernant le conflit israëlien et les débats polarisés qu'il entretient. Il refuse de choisir un camp aux dépens d'un autre, d'entrer dans de vaines polémiques, attisées à des fins politiques, suite aux opérations israëliennes et aux aventures coloniales qui se poursuivent jusqu'en Cisjordanie et aux tensions anciennes entre le monde juif et musulman, attisées à dessein par Netanyahu et ses sbires comme Ben Gvir. Comme beaucoup de Juifs français et d'Israëliens, journalistes écrivains ou hommes politiques, comme Barnavi ou D Horvilleur), il a choisi de rester juif, mais sans oeillères, comme beaucoup et de ne pas céder aux piège des amalgames et des confusions. Le journaliste et essayiste Claude Askolovitch refuse d'associer la lutte contre l'antisémitisme au rejet de la communauté musulmane, répondant ainsi à une alerte émise par cinq personnalités publiques. « Juif et français, je refuse d’être annexé au rejet des musulmans » Condamnant le suprémacisme au pouvoir à Jérusalem et condamnant l'horreur de Gaza. Il plaide pour une vision républicaine qui combat la judéophobie sans instrumentaliser le combat à travers des théories identitaires ou un prétendu choc des civilisations. Il tient à se désolidariser de ceux qui condamnent les uns pour ce qu'ils sont au profit de ceux qui ne seraient que des victimes. "... Il faudrait donc, pour la sauvegarde des Juifs, chasser les musulmans de nos fraternités, placer ceux qui vivent parmi nous sous méfiance, et interdire aux autres - migrants et réfugiés, miraculés de l’exil, réchappés des noyades - d’aborder nos côtes, car ils porteraient en eux la peste antisémite. Ainsi suggèrent Élisabeth Badinter et Philippe Val, une philosophe de la liberté et un homme qui dirigea Charlie Hebdo et France Inter, dans un texte publié par Le Figaro la semaine dernière : « Le sort des Juifs d’Europe se dégrade à mesure que le continent s’islamise ». Ce texte, cosigné par Stéphane Azihari, Georges Bensoussan et Jean Quatremer, un essayiste libéral, un historien du judaïsme et un journaliste reconnu, mérite qu’on lui réponde. Il est important, pour ce qu’il prépare dans ses glissements. Ma réponse est celle d’un Français et d’un Juif ..." __________
Un fiasco sécuritaire, certainement
Mais "...Le Royaume-Uni souffre des mêmes maux que d’autres démocraties, France ou Allemagne au premier rang : le pays a encaissé les chocs externes de la pandémie causée par le coronavirus, les crises énergétiques de la guerre en Ukraine et du conflit en Iran. Sa population est vieillissante, exaspérée par l’érosion de son pouvoir d’achat depuis la crise financière de 2008. Confrontés à ces frustrations que les réseaux sociaux exacerbent, les politiques n’ont que des réponses insatisfaisantes, leurs marges de manœuvre étant contraintes par des finances publiques très dégradées...." _______________________ Europe Réapprendre à planifier face au tsunami chinois. Pékin exporte ses IA
__ USA: Sur la voie d'un certain changement?
__ Concurrence technologique: Un retour de la politique industrielle?
__ Spécificités d'un mouvement inédit...
__ Alliance et ses alliés Quand un syndicat fait alliance
__ Y a-t-il un pilote dans l'avion? Une parole démonétisée
__ Retraites La solution japonaise? Ils détiennent eux-mêmes leur dette publique. Un souci mineur...(pour l'instant)
__ L'erreur de Poutine: "... Pour Mikhaïl Kassianov, ancien premier ministre russe, Vladimir Poutine a « commis une erreur qu’il ne parvient pas à admettre » en envahissant l’Ukraine en 2022. « Il a cru les rapports de ses services de sécurité selon lesquels l’Ukraine était faible », affirme-t-il samedi dans un entretien à l’Agence France-Presse. Il estime également que la guerre ne se terminera pas en 2027. Premier ministre de 2000 à 2004, Mikhaïl Kassianov, partisan lorsqu’il était en fonction du rapprochement de la Russie avec l’Occident, est devenu après son limogeage par Vladimir Poutine l’un des critiques les plus virulents du Kremlin. D’après lui, Vladimir Poutine est conforté à la fois par l’augmentation du prix du pétrole due à la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, et par les désaccords entre les Etats-Unis et l’Europe sur la façon de traiter avec le Kremlin...."
__Ex-RDA: Les effets d'une réunification boiteuse Un passage au forceps
__ Breaking The Silence "Dommages collatéraux" « Pour [atteindre] des officiers de haut rang du Hamas, un bilan de plusieurs centaines de victimes collatérales était autorisé pour une seule attaque », explique ce dernier au Monde et à plusieurs médias internationaux...." ___ Un épisode dévastateur
__ Déficit public. Révélation: "...Le 12 octobre 2026, l’administration du ministère des finances de Bercy a (enfin) publié ses propres chiffres. Et ils sont tout aussi explosifs : un rapport annexé au projet de loi de finances 2027 évalue les aides publiques aux entreprises à 166 milliards d’euros en 2024, soit 5,7 % du PIB. C’est à peine moins que le déficit public cette année-là, qui atteignait 169,6 milliards d’euros, soit 5,8 % du PIB...." (Mediapart)
__ Lobbies alimentaires en question "...Comme l’a révélé notre enquête Des lobbys au menu. Les entreprises de l’agroalimentaire contre la santé publique (Raisons d’agir, 2022_), ces épisodes n’ont rien d’exceptionnel. Ils donnent à voir les activités politiques intenses et patiemment organisées à travers lesquelles l’industrie agroalimentaire pèse sur les décisions publiques, souvent bien avant qu’elles ne soient prises ou même conçues. Les acteurs économiques les plus actifs en la matière mobilisent organisations spécialisées, professionnels aguerris et budgets conséquents pour veiller au grain...."
__ Un (terrible) scénario suédois: "... « Dans le royaume scandinave considéré comme un des plus égalitaires du monde, le nombre de milliardaires ne cesse d’augmenter, tandis que la pauvreté progresse. Avant les élections du 13 septembre, la taxation des plus fortunés s’est imposée comme thème de campagne ». On y apprend que 3428 milliardaires résident dans le pays, dont 53 français. Tandis que la gauche veut taxer les milliardaires, le parti libéral veut doubler le nombre de ceux-ci d’ici à 2036 : « "Aujourd’hui, les 46 personnes les plus fortunées possèdent plus que 8 millions de Suédois (dans un pays de 10 millions d’habitants)" », résume la responsable d’Oxfam ». De classiques jeux de fiscalité, sur fond de crise économique et financière durant les années 90, expliquent en partie la dérégulation qui favorisa les ultra-riches avec une baisse drastique de l’ISF tandis que les impôts des plus modestes ne suivaient pas la même tendance, etc..." _ La Suède n'est plus ce qu'elle était... ___ ____________