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mardi 31 mars 2026

"Philosophe" de ma concierge

     Hantise et fantasmes

         

           On-fray mieux de le renvoyer  à ses études   
                                            De relire Césaire et Montesquieu______________

Guerres de l'information

                        La rivalité entre les grandes puissances n'a pas qu'un caractère politique et/ou économique. Elle est aussi - et de plus en plus- informationelle. Ce n'est pas nouveau, cela prend juste une ampleur nouvelle, avec des moyens sans commune mesure avec ce qui pouvait exister il y a seulement un siècle. Marc Bloch dans son essai Réflexions d'un historien sur les fausses nouvelles de la guerre publié en 1921, avait déjà soulevé le problème. Il faut dire que rumeurs et propagande avaient été intenses pendant la guerre de 14-18, de divers côtés.                                             La manipulation des esprits par tous les canaux disponibles reste une constante. Les fake news sont aujourd'hui à l'oeuvre, comme les nouveaux canaux de communication, ajoutant souvent à la confusion des esprits. Les moyens sont surmultipliés aujourd'hui et se développent même hors conflit. Les moyens donnés par l'IA ajoutent à la confusion parfois, comme on le voit aujourd'hui.     


                                                                                                                                                                   La galaxie trumpienne représente  un sommet jamais égalé dans la fabrication et la manipulation de l'information          ___   "...
Aux États-Unis, l’espace informationnel de 2026 n’a plus rien à voir avec celui de 2016 ni même de 2020. L’administration Trump a construit ses propres canaux de communication vers le public, attaque les médias traditionnels et sape toute capacité indépendante à documenter des faits....avec un nouvel objectif : le pourrissement du débat grâce à la fabrication d’une véritable infrastructure de propagande. Cette sorte de monde parallèle consolide la « réalité alternative » trumpiste, où le milliardaire a gagné l’élection 2020 contre Joe Biden, où l’attaque contre le Capitole le 6 janvier 2021 était une manifestation pacifique, et où toute critique ne peut être qu’un complot d’une gauche « terroriste ».     Peter Baker, correspondant du New York Times à la Maison-Blanche, décrit bien le nouveau rapport aux médias des membres de l’administration Trump II : « Ils ne considèrent pas la salle de presse comme un moyen de transmettre des informations. Ils ne la considèrent même pas comme un moyen d’influencer les journalistes. Pour eux, c’est un théâtre pour le public Maga [« Make America Great Again – ndlr]. »     En 2025, le département de la sécurité intérieure (DHS) a dépensé 51 millions de dollars dans la production de vidéos YouTube mettant en scène les arrestations menées par les agents de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement). Le budget pour les affaires publiques de cette police de l’immigration a explosé en 2025 grâce à la « grande et magnifique loi » budgétaire pour devenir une machine médiatique dont le but est d’inonder les réseaux sociaux.  L’équipe travaille comme une agence d’influenceurs professionnels, utilisant des outils payants de suivi des réseaux pour évaluer ses publications, classées par nombre d’impressions et de taux d’engagement. L’administration Trump défend volontiers cette opération : « C’est ce que veulent les Américains, la preuve visuelle que Trump tient sa promesse d’expulser des millions d’immigrants à travers le pays. »                                                                                                                                           Un écosystème médiatique alternatif s’est consolidé très rapidement, avec des plateformes vidéo et des réseaux sociaux financés et dominés par les conservateurs, parmi lesquels le propre réseau de Donald Trump, Truth Social. Le rachat de Twitter par Elon Musk, en 2022, a amplifié cet écosystème en assurant l’interconnexion de l’ensemble.                                                                                                                 ...Donald Trump a eu, pendant plusieurs décennies, une relation symbiotique avec les médias traditionnels, inséparable de sa carrière de promoteur puis de star de la téléréalité, et enfin d’homme politique. Mais il est passé d’une dépendance mutuelle à un affrontement direct, exigeant la soumission sous peine de destruction.   Donald Trump n’a désormais plus besoin des médias pour atteindre son public. Il les attaque, les poursuit en justice, menace leur crédibilité et, in fine, leur modèle économique. Le Congrès (à majorité républicaine) a par ailleurs validé l’essentiel des coupes budgétaires dans les médias publics, menacés de disparition.              Dès son retour aux manettes, Donald Trump a aussi favorisé les nouveaux supports médiatiques loyaux, transformant la composition de la salle de presse de la Maison-Blanche. Parmi les personnes accréditées, on trouve par exemple Brian Glenn, de Real America’s Voice, une chaîne fondée en 2020 qui retransmet tout ce que fait Trump sans commentaire. C’est Brian Glenn qui, en février 2025, a reproché à Volodymyr Zelensky de ne pas porter de costume-cravate lors de sa rencontre avec Donald Trump et J. D. Vance dans bureau Ovale...."    ___________

lundi 30 mars 2026

Rien que ça

 Il assume

              Sans complexes

            Et veut "sauver la France" ! 😧                                              _____________________

Nano à gogo

 Elles sont partout    [Bis repetita]

                              Il faut le répéter. Les nanoparticules sont partout.. Même dans notre assiettes.
     Ce n'est pas la première fois que, dans leur utilisation alimentaire surtout, elles sont devenues objets de critiques de la part de plus en plus de spécialistes.  Pas seulement dans les pesticides.  Des passagers clandestins dans nos assiettes.  Elles peuvent s'introduire dans l'organisme par de multiples voies.                                                                                                                                                                                                          ___  300 produits viennent d'être signalés comme pouvant être un danger pour la santé. Les risques sont maintenant mieux connus, même si des recherches restent encore à faire ou à poursuivre.
    Le dioxyde de titane, présent dans l’alimentation, notamment dans un certain  nombre de friandises, a été signalé comme un perturbateur potentiel.
   La toxicité de certains produits ne ferait même plus de doute.
      Certaines firmes commencent à arrêter leur production.
            Une nouvelle révolution technologique est en marche.
   On en perçoit un peu mieux aujourd'hui les enjeux ambigüs. 
La question revient régulièrement en devenant de moins en moins théorique, dans la mesure où les nanoparticules sont déjà notre pain quotidien.
   Même si on ne peut encore rien affirmer d'absolument précis et définitivement sûr pour l'instant concernant leur incidence sur les organismes vivants, de forts soupçons se font jour, si on se fie aux  trop rares études sur ce sujet
 "Elles "sont utilisées pour purifier l'eau, comme agent anti-agglomérant et gélifiant, et dans les emballages pour protéger contre les UV, éviter la multiplication des microbes ou détecter une éventuelle contamination". Dans le seul domaine des emballages, cette technologie en plein essor devrait rapporter 20 milliards d'euros d'ici à 2020, selon l'enquête de The Environmental Magazine. Dans l'industrie alimentaire, elle est aussi utilisée pour fournir nutriments et vitamines, ou encore comme conservateur, épaississant, colorant... Le dioxyde de titanium, par exemple, sert de colorant blanc "dans des dentifrices et de nombreux produits transformés, comme les Mentos, les chewing gums Trident et Dentyne, les M&Ms, la crème chantilly glacée de Betty Crocker...(" liste The Environment Magazine...")
___Oui, elles se sont discrètement invitées à notre table, entrant dans nos aliments:
La première question qui se pose est celle de l'infiltration, au fin fond de notre corps, des nanoparticules que l'on mange. Plusieurs études montrent qu'elles peuvent franchir les barrières de protection physiques, interférer sur le système immunitaire, pénétrer dans les vaisseaux sanguins, le système lymphatique et divers organes. Selon l'Afssa, "le foie et la rate seraient des organes cible, mais certaines nanoparticules sont retrouvées dans les reins, les poumons, la mœlle osseuse et le cerveau". En outre, la taille des nanoparticules est déterminante dans leurs pérégrinations à travers notre organisme, comme le montre une étude menée sur des souris et citée par l'OMS et la FAO : "Les plus petites particules [d'or] ont été retrouvées dans les reins, le foie, la rate, les poumons et le cerveau, alors que les plus grandes sont presque entièrement restées dans l'appareil digestif."
__La grande question est celle de l'effet de ces nanoparticules sur notre santé. Question complexe et, jusqu'ici, peu éclaircie.
   Malgré ces incertitudes provisoires, aucun moratoire n'existe et les applications, très rentables, avancent à grande vitesse dans de nombreux domaines.
 Raison de plus pour rester vigilant, malgré (ou à cause de) la difficulté des études approfondies. Bruxelles fait l'autruche.
     L'Association France ouvrière consommateurs (AFOC) s'inquiète...des risques potentiels induits par des produits alimentaires contenant des nanomatériaux, pointant un décalage de plusieurs années entre leur mise en vente et les résultats d'études toxicologiques.L'association reconnaît des "avancées" dans des textes adoptés récemment au niveau français et européen en la matière, qui "vont dans le bon sens". "Mais les résultats des études de toxicologie sur les premiers nanomatériaux interviendront dans plusieurs années. Pendant ce temps, les professionnels auront mis sur le marché de nouveaux nanomatériaux dont les risques ne seront étudiés que beaucoup plus tard, ce qui est contraire à la règle de prévention des risques: 'pas de données, pas de marché'", déplore l'AFOC. 
     Finalement, quels bénéfices pour quels risques? 
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dimanche 29 mars 2026

Retour de flammes

       Comment sortir du chaos?

                         Un tournant

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Petit billet du dimanche

__ Confusion

__ Porosité

__ Bétonnage?

__ Exosquelettes

  __ Nanoparticules   >>                                         

__ Crise de l'eau?

__ Fausse fiction

__ Mieux qu' Harvard

__ Brebis galeuse

__ Légende trumpienne

__ Balle dans le pied

__ Simple "exhortation"

__ La hantise de Sterin

__ Rêves de Dubaï?

__ Scénario noir 

__ Pompe africaine

__ Applications néfastes

__ Une honte américaine

__Fusion nucléaire: quel avenir?

         ___________________   Retour de flammes _________

samedi 28 mars 2026

Ah!ah!

 On verra bien demain...

             Signaux contradictoires

                               _______________

Bach en lumière

Rencontres lumineuses                                                                                                                                                                                          Muique et Cosmos

               Dans ce monde de bruits de fureurs                                                                                                                                             Le meilleur de Bach, auteur indépassable, interprété par Claire Marie                                                                                                        Pour un retour à la sérénité...Une musique sidérante et sidérale.

         Une musique aussi lumineuse que la pensée de Luminet, le bien nommé, entre science et poésie.                                                                                                                    Une musique du cosmos.  Des disciplines soeurs...

                           ________________

vendredi 27 mars 2026

Ça ne s'explique pas...

   Mais cela mérite un hommage

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Jospin. Droit d'inventaire

Fallait-il une reconnaissance nationale?

               Si la personnalité de Lionel jospin a marqué une époque et si son oeuvre ne fut pas mineure, fallait-il faire une cérémonie de reconnaisance nationale, dont il aurait certainement refusé le principe par anticipation? Le droit d'inventaire, qu'il réclamait pour l'action de Mitterand pourrait s'appliquer à son action elle-même, pas seulement par la droite. Comme cela pourrait être légitimement le cas  en démocratie, à l'égard de tout pouvoir d'importance. Son héritage fut ambigü. Son idéalisation post mortem relève en partie d'un fantasme qui a tout oublé de cette époque complexe. Tout pouvoir mérite critique, même a posteriori, même si elle peut être parfois outrancière ou même un peu injuste. On oublie trop souvent les privatisations nombreuses faites au nom de ouverture du capital, un euphémisme subtil...et d'autres mesures contestées, parfois seulement sociétales.  Lire ICI. "   Le Premier ministre le reconnaît dès juillet 1997 : « Il faut combiner les logiques économiques, y compris libérales, mais sans nier le social. »                                                "...S’il le fut objectivement par ses fonctions gouvernementales, ce militant formé par l’OCI lambertiste, avec laquelle il resta secrètement lié jusqu’à la fin des années 1980 tout en étant dirigeant socialiste, avait dans ses bagages intellectuels une critique radicale de ces institutions présidentielles, dans lesquelles les divers courants trotskystes ont toujours vu la permanence du bonapartisme français, cette confiscation de la volonté populaire par le pouvoir d’un seul.  Un livre trop peu rappelé depuis son décès, dimanche 22 mars, en porte témoignage, sorte d’aveu contourné de l’obstacle sur lequel sa vie politique a trébuché. Paru en 2014, cet avant-dernier livre de Lionel Jospin peut se lire comme l’expression de son propre remords. Le Mal napoléonien (Seuil) – c’est son titre – est une réflexion sur la longue durée du bonapartisme français dont le présidentialisme de la Ve République est le persistant héritage. Sous son apparence posée et retenue, bien dans le style du personnage, c’est un réquisitoire....Curieux livre dont la démonstration restait cependant inachevée, comme si son auteur laissait ses lecteurs en tirer par eux-mêmes les conclusions. Car le « droit d’inventaire » de Lionel Jospin n’y affrontait pas explicitement sa propre expérience de l’« empreinte du bonapartisme » sur la vie politique française : l’absolutisme présidentiel, cette monarchie élective que la gauche a fini par rallier avec François Mitterrand, sa victoire de 1981 après deux précédentes tentatives et ses quatorze longues années au pouvoir....Par l’effet de sa réussite, le mitterrandisme a réussi à convertir la gauche à ce qu’elle combattait : le pouvoir personnel, le coup d’État permanent, la primauté de la conquête de l’Élysée, la politique collective rabattue sur l’élection solitaire, le dévouement militant détrôné par l’électoralisme professionnel… Et c’est cette conversion qui fut fatale à l’espérance qu’incarna Lionel Jospin, alors fédérateur de toutes les sensibilités socialistes, de François Hollande, auquel il avait confié la direction du PS, à Jean-Luc Mélenchon, dont il fit son ministre à l’enseignement professionnel..."     


                                                                                                          __                              ___ Jospin est passé à côté de l'inventaire à son égard..."   
«J'ai surestimé l'approbation»: l'autisme de Lionel Jospin est tout entier contenu dans cette formule. En clair, l'ancien premier ministre a l'intime conviction que son bilan est excellent mais se prend seulement à regretter que les Français ne l'aient pas compris. Page après page, malgré le recul dont il dispose désormais, Lionel Jospin se refuse toujours à procéder au moindre examen critique de la politique qu'il a conduite de 1997 à 2002, du temps où il était premier ministre.   Parle-t-il de la politique fiscale? Il omet de dire que sous la pression de Dominique Strauss-Kahn d'abord, de Laurent Fabius ensuite – éblouis à l'époque l'un et l'autre par le social-libéralisme et rivalisant de mesures de déréglementation –, il a entériné des dispositions très favorables aux très hauts revenus, comme la baisse du taux supérieur de l'impôt sur le revenu ou une scandaleuse fiscalisation des stock-options. Et il préfère proférer quelques généralités: «En soi, réduire l'impôt n'a rien d'absurde... si les circonstances le permettent et si cela peut servir l'activité économique (...) Rien à voir avec le bouclier fiscal d'aujourd'hui qui protège les privilégiés.»          En bref, le fameux «devoir d'inventaire» qu'il a revendiqué en d'autres temps face à François Mitterrand, il ne l'exerce pas à l'égard de lui-même. Et cet autisme est d'autant plus étonnant que cet inventaire ne serait pas toujours en sa défaveur. Car si Lionel Jospin a pris des mesures fiscales très discutables sous la pression de ses ministres des finances en faveur des hauts revenus, il a aussi eu le courage par exemple d'imposer à Dominique Strauss-Kahn – qui y était opposé – un très fort relèvement de la fiscalité de l'épargne.           
Parle-t-il de la politique de privatisations qu'il a conduite? Il n'esquisse pas le moindre regret et falsifie la réalité. D'abord, sur le fond, il n'a pas un mot pour regretter que le contrôle des plus grandes entreprises françaises, celles qui sont cotées au CAC 40, ait été progressivement livré aux grands fonds d'investissement étrangers et notamment aux fonds anglo-saxons. Ensuite, il professe cette contre-vérité: «Il est absurde de dire que nous aurions privatisé plus que le gouvernement Chirac et jamais aucun chiffre n'a été apporté à l'appui de cette affabulation....»                   "Ce qui est important, c'est que le peuple  de gauche ne pense pas que je l'ai trahi" (Selon Askolovitch)__________