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lundi 2 novembre 2026

Temps de cerveau disponible

       Comme disait Patrick Le Lay...

                             Question de temps

                  Il y a urgence

                      Une bombe psychique       ___________

Quand la mort fait de la résistance

     La célébration change au cours des ans                                                                                                                                        Mais elle demeure. Mais où sont les morts d'antan, chantait Brassens... Ce qui change, à part une mort toute naturelle, ce sont les croyances et les rituels, aussi loin que l'on remonte dans le temps. Une histoire  compliquée, qui affecte même le vécu du deuil. La Toussaint n'est pas si ancienne et perd déjà de son sens traditionnel. Une nouvelle normativité du deuil s'installe petit à petit.   


                                                                                                                L'étude de Vinciane Despret apporte des éléments pour mieux comprendre l'ambiguïté dans laquelle nous sommes tous plus ou moins plongés lors du départ d'un proche, les dénis et les rationalisations que nous opérons, mais aussi les traces qui résultent parfois durablement d'une cicatrice longue à se refermer.  "...Cette partition entre les vivants et les morts, même dans notre société, n’est pas tranchée. Maurice Bloch a bien montré qu’il existe des « brèches dans la frontière entre l’être et le non-être ». C’est criant dans les cultures qui continuent d’entretenir des liens avec les esprits, mais ce n’est pas du tout leur apanage. Ces brèches existent chez nous aussi. On peut même prendre des exemples très profanes : les nouvelles technologies, qui permettent de garder des personnes en état de mort cérébrale dont le cœur continue à battre et qui sont encore capables de susciter des relations autour d’eux. La technologie médicale créé ici une brèche entre l’être et le non-être – cela fait même l’objet de lois, de débats éthiques. Car d’un point de vue médical, quel est le statut de ces personnes ? Il est vrai cependant que lorsqu’il s’agit de la mort telle qu’on l’acte au moment des funérailles, on a tendance, en Occident moderne, à penser que la mort est une affaire de tout ou rien : soit on est vivant, soit on est mort. On ne peut pas être dans l’entre-deux. Mais beaucoup de technologies démentent cette position : le don d’organes pose la question de l’entre-deux, à la fois au moment où l’on doit décider si un individu en mort cérébrale est véritablement décédé ou non, et après, car les personnes ayant reçu ce don peuvent avoir le sentiment de faire vivre le donneur en eux. Une dame dont le fils avait péri dans un accident de la route et dont les organes avaient été donnés, disait un jour : « Il est possible maintenant que je sois grand-mère ». Son fils décédé faisait vivre quelqu’un d’autre. Cela montre que cette rupture entre être soit mort, soit vivant, n’est pas si nette. Mais la conception dominante est nette : la théorie du deuil pose la mort comme une affaire de tout ou rien. Il y a donc à la fois un discours officiel, dominant, normatif, et à la fois, l’on peut partout observer des pratiques qui ne cessent de contredire ce discours normatif....    Accepter la proposition de Joan Didion de « laisser partir » le mort, c’est comme si l’on disait que ne pas le tuer, c’est « tout » (mais ici, le mort est omniprésent, envahissant), et le tuer, c’est « rien » (là, le mort retourne au néant, il n’existe plus du tout). Or l’on peut très bien imaginer des relations avec les morts qui ne soient pas « tout ». En ce sens, la plupart des gens qui refusent le « rien », la disparition totale du décédé, ne veulent pas non plus être dans le « tout », soit sa présence totale. Sinon, l’on entendrait : « Votre mère est morte mais elle est là, partout ? Comment faites-vous pour faire l’amour avec votre conjoint, puisqu’elle regarde sans doute au-dessus du lit ! » Le problème vient du fait que notre tradition officielle cultive tellement peu le lien avec les morts, qu’on se retrouve à devoir choisir entre tout ou rien. Sans doute ce qu’on appelle le « deuil pathologique » relève-t-il de ce choix du tout, de l’omniprésence du mort, ce qui s’aggrave sans doute du fait qu’on ne rencontre que de l’hostilité et de l’opposition par rapport à la relation qu’on essaie de créer avec le mort, et qu’on ne peut s’accommoder de sa disparition totale. La tradition occidentale moderne ne nous permet pas d’entretenir avec nos morts des relations qui seraient de l’ordre de la nuance. Heureusement, la plupart des gens sont suffisamment sages, bien entourés et imaginatifs, pour ne pas tomber dans le tout ou rien, pour construire un lien nuancé avec le mort. Toutes les cultures exigent en ce sens la séparation des vivants et des morts, il ne faut pas croire l’inverse. Aucune culture ne laisse les morts complètement habiter le monde des vivants et interférer à tout bout de champ ! Les morts peuvent être là mais pas pleinement là, pas tout le temps là. Ils ne peuvent pas entraver les décisions des vivants. C’est le rôle du notaire, par exemple : il prolonge à la fois la volonté du mort (répartition de l’héritage), mais la limite aussi dans la mesure où le mort n’a pas à entrer dans la vie des vivants (l’héritage ne peut pas être sous condition, par exemple que les descendants fassent ou non d’autres enfants)...."         

                                                                                                                                                                               
__La Fête des morts est propre à toutes les cultures connues, quelle qu'en soit la forme.

Les nombreux rites , tentatives pour donner sens à l'inacceptable, pour exorciser une réalité inconnaissable donc terrifiante, sont diversifiés, largement dépendants des croyances mythiques et religieuses.
Au Mexique, par exemple, les anciens cultes se sont amalgamés aux pratiques chrétiennes tardives.
Les représentations, plus ou moins élaborées, concernant la mort sont d'une grande diversité. Elles ont beaucoup à voir avec les croyances et les cultures.

_Si chaque religion prétend vouloir guérir l'homme de sa plus grande "blessure narcissique", les philosophies, par des démarches diverses, ont tenté de penser le problème en dehors d'une transcendance et d'en donner un réponse rationnelle, pour aboutir le plus souvent au constat, finalement assez banal, que la mort est incontournable et inconcevable, faisant partie de notre finitude essentielle.
Notre absence de maîtrise est surtout éclatant dans la phase finale de notre vie. _Le lâcher-prise zen peut être vu comme une métaphore d'une mort apaisée._ S'il y a une chose que nous ne maîtrisons pas, c'est bien la mort.

__Banaliser la mort est sans doute la tentative la plus rationnelle pour évacuer son spectre récurrent.
La naturaliser, comme Epicure, en la resituant dans le cadre des phénomènes naturels d'ensemble. En ce sens, "la mort n'est rien pour nous..." . Lucrèce reprend poétiquement le même projet, dans une nature interprétée comme sans finalité, sans arrière-monde.
Envisager de la sorte la mort, c'est la voir aujourd'hui, à la lumière de la microbiologie, comme un principe agissant au coeur même du vivant, comme un élément sans lequel la vie même ne serait pas, du point de vue de l'individu comme de l'évolution. C'est ce que les récentes études de JC Ameisen montrent de manière convaincante. La mort ne joue pas contre la vie, mais avec elle et pour elle...Deux principres aussi indissociables que le yin et la yang dans la pensée chinoise.

___Maigre consolation...pour celui qui va mourir dans une expérience singulière et tragique, rarement apaisée, dont on peut trouver une expression dans un texte comme celui-là, jouant sur la métaphore du voyage, soulignant l'ambivalence vécue de la mort, refusée puis acceptée, quand
The show must go on ...
Il est des textes comme celui-là, qui, mine de rien, pèsent parfois plus que maints traités de philosophie, parlent plus au coeur, dans un premier temps, que les analyses de Spinoza ou Montaigne.
Naître à la mort...reste une expérience singulière.
_ Dans la relation avec les êtres chers, l'expérience finale peut être adoucie par l'entretien des liens de mémoire. Paroles qui ne changent rien à l'implacable loi de la vie, mais qui apaisent, comme le chant de la mère apaise les terreurs de l'enfant qui s'endort...

La mort n’est rien
Je suis simplement passé dans la pièce à côté.

Je suis moi, tu es toi.

Ce que nous étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné.
Parle-moi comme tu l’as toujours fait.
N’emploie pas de ton différent, ne prends pas un air solennel ou triste.

Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble...
Que mon nom soit toujours prononcé à la maison comme il l’a toujours été.
Sans emphase d’aucune sorte, sans trace d’ombre.

La vie signifie ce qu’elle a toujours signifié. Elle est ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.

Pourquoi serais-je hors de ta pensée
Simplement parce que je suis hors de ta vue ?
Je t’attends.

Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.

Tu vois, tout est bien.

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dimanche 1 novembre 2026

Hallowen

 Faites peur à vos voisins! 

      Y a pas mieux

               Pouquoi?                                    Il y a plus d'une raison....   ________

Petits échos du dimanche

 __ Complaisance

__ Charcutage

__ Piratage

__ IA ou pas?

__ Incertitudes                       

__ Déligitimation

__ Planète réac

__ Thanatobots...

__ Cigea et eau

__ Dysfonctionnement

__ Factures israëliennes

__ Chine vieillissante

__ Amères leçons

__ IA et math:  inquiétude ou enthousiasme?

                 _______ Piège de la dette chinoise _____________

samedi 31 octobre 2026

Le début de la fin?

 Perte de contrôle

                               Wait and see.....

                    __Mais on peut s'attendre à tout.     Vraiment.________________________

Une guerre peu connue

       Celle des câbles                                                                                                                                      Dans les échanges internationaux, les câbles sous-marins jouent un rôle de plus en plus déterminant dans le transport de l'information quelle qu'elle soit. Comme un système nerveux qui se densifie en permanence, au fond des mers et des océans, sans que l'on en soupçonne souvent l'existence et l'importance. Sans eux, internet n'existerait pas. Les données véhiculées sont de toutes natures. D'où leur importance de plus en plus stratégique, qui en font un outil de puissance, où les USA occupe une place majeure.   On se souvient de l'affaire des câbles sectionnés  en mer Baltique, qui a mis en émoi certains gouvernements européens, ce qui souligna  l'importance de ces éléments transmetteurs devenus même cruciaux dans plus d'un domaine.   C'est un instrument de domination dans le contexte géopolitique actuel.    Comme il y a une guerre des tuyaux, une guerre des puces... d'une actualité brûlante, surtout dans le contexte de l'intense rivalité silencieuse entre Washington et Pékin.   


                                                                                                          Comme le signale l'auteure, "C’est une toile invisible sans laquelle l’Internet mondial n’existerait pas – et sans laquelle nos vies, nos sociétés, nos économies ne ressembleraient pas à ce qu’elles sont. Notre civilisation, plus que jamais numérique, s’est construite grâce à cette toile qui nous tient tous et toutes, de nos smartphones au système bancaire en passant par les infrastructures civiles et gouvernementales. Sous les océans et les mers se déploie un réseau de câbles de fibre optique, aussi fins qu’un poignet, et par lesquels transitent 99 % de nos données.Ce réseau, trois empires sont bien décidés à l’instrumentaliser pour servir leurs objectifs : les États-Unis, pour consolider leur domination numérique ; la Russie, pour affaiblir ses ennemis occidentaux ; la Chine, pour étendre son influence et condamner la courageuse Taïwan à la servitude. Entre eux se tient l’Europe, dangereusement naïve, et avec elle, nous tous, dont les vies ne tiennent qu’à un câble. Courses-poursuites en mer, faux navires de recherche, câbles sectionnés « par accident »… Du Grand Nord à Marseille en passant par la mer de Chine méridionale, La Guerre silencieuse mène l’enquête sur ces infrastructures méconnues, ceux qui les menacent, et ceux qui les protègent."         
                Carte interactive                           _______________
                               

vendredi 30 octobre 2026

Vengeance trumpienne

    Merdum! Pas de prix Nobel! 

               Donc pays de chiottes, dit-il 

                 Oslo ne tombe pas dans le piège...         _______________

Quelle austérité?

 Des lendemains qui ne chanteront pas?                                                                                                                                    L'austérité annoncée comme inéluctable n'est-elle pas un piège?        Face à une dette d'ampleur, présentée comme galopante, se serrer collectivement la ceinture pendant des années n'aurait-il comme seule conséquence que de nous appauvrir collectivement davantage, faute de pouvoir investir pour l'avenir. Sachant que les dévaluations de papa ne peuvent plus être d'actualité au coeur du système monétaire actuel,  des marchés mondialisés encadrés par les agences de notation. Et nous ne sommes pas le Japon. Pris à la gorge, notre monnaie n'étant plus souveraine, ne sommes-nous dans un terrible  cercle vicieux , qui ne manquerait pas d'affecter nos partenaires européens, même si nous ne somme pas les seuls endettés....Que faire? Sommes- nous dans un cercle vicieux?  Dans une impasse paraissant insoluble pour l'instant, aux conséquences qui nous dépassent?     


   
    __    Ce point de vue  peut aider à comprendre une partie du problème; L'austérité massive ne peut être la solution. C'est même un piège: 
                                                                                                                                                                                      " Derrière le discours de panique sur la dette et les taux d’intérêt, il y a un programme politique : mettre en œuvre un ajustement budgétaire violent portant d’abord sur les dépenses sociales. Une recette qui aura pour conséquence de provoquer une catastrophe économique et sociale....Derrière le discours de panique sur la dette et les taux d’intérêt, il y a un programme politique : mettre en œuvre un ajustement budgétaire violent portant d’abord sur les dépenses sociales. Une recette qui aura pour conséquence de provoquer une catastrophe économique et sociale....                                                                                     Mais cette panique construite vise aussi à clore un débat essentiel. L’austérité massive serait la seule voie. On parle sur les marchés de la nécessité pour la France d’arriver à un excédent budgétaire primaire, hors service de la dette, de 2 % du PIB, ce qui supposerait un ajustement de pas moins de 5 points de PIB (produit intérieur brut). Une demande considérable qui n’est pas sans rappeler ce qui a été exigé de nombreux pays du Sud dans les années 2010. Or la focalisation terrifiée sur la question budgétaire passe entièrement sous silence les effets d’une telle politique sur l’économie française.                                                                                                    D’ailleurs, ce qui est en train de se dérouler sous nos yeux est une forme de répétition de l’automne 2010, lorsque l’obsession de la dette et du déficit conduisait à ne tracer qu’une seule route : celle de la consolidation budgétaire à tout prix. Le prix de cette obsession est cependant élevé. L’idée dominante du moment, c’est finalement que l’austérité permettrait de « sauver » la France et de lui donner les conditions d’une économie saine. Une fois les dépenses sociales réduites et les retraites réformées, l’économie française, pleine de confiance, pourrait rebondir.Cette vision naïve semble soudainement ressortir des poubelles de l’histoire. Comme voici seize ans, les « experts » divers, économistes, éditorialistes, chefs d’entreprise, hommes et femmes politiques, appellent à détruire l’État social en minimisant les effets de cette méthode sur la croissance. À l’époque déjà, l’austérité était la seule solution possible ; elle annonçait aussi des lendemains qui chantent.                              Dans le quotidien italien La Repubblica le 16 juin 2010, le président de la Banque centrale européenne (BCE) d’alors, Jean-Claude Trichet, affirmait avec le plus grand sérieux : « Tout ce qui aide à augmenter la confiance des ménages, des entreprises et des investisseurs quant à la soutenabilité des finances publiques est bon pour la consolidation de la croissance et les créations d’emplois. »                     Et de conclure : « Je suis fermement persuadé que […] des politiques qui soutiennent la confiance vont favoriser la reprise économique et non pas l’empêcher. » C’était la théorie de « l’austérité expansive » portée par l’économiste italien Alberto Alesina (1957-2020) : en réduisant le déficit par la baisse des dépenses sociales, on aidait à relancer la croissance. C’est cette vision qui revient, souvent sans le dire, à l’ordre du jour.                                     Puisque ces méthodes sont proposées pour la France, il faut revenir sur les dégâts qu’elles ont causés dans leur application à l’ensemble de la zone euro à partir de 2010. Le PIB réel de la zone euro s’est contracté pendant un an et demi, de septembre 2011 à mars 2013. Déjà affaiblie par la crise financière des subprimes, elle n’a ainsi retrouvé son niveau de PIB de début 2008 que sept ans plus tard. Soit quatre ans de plus que les États-Unis.        Cette période est d’ailleurs celle où l’écart de croissance avec les États-Unis commence à se creuser de façon vertigineuse. Entre le premier trimestre de 2010 et le dernier de 2019, le PIB états-unien a progressé de 26,6 %, contre 14,5 % pour la zone euro. C’est la moitié de l’écart actuel entre les deux régions.                                                   Pour les pays les plus frappés par l’austérité expansive, le bilan est encore plus désastreux. Selon la Banque mondiale, l’Espagne et le Portugal ont mis respectivement douze et neuf ans à rattraper leur niveau de PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat de 2008. En Italie, il aura fallu dix-sept ans. En Grèce, en 2025, le niveau du PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat était encore inférieur de 8,4 % par rapport à celui de 2007.                            Il est important de comprendre que de tels phénomènes sont fort rares en régime capitaliste et relèvent principalement de chocs aussi violents qu’une guerre ou un effondrement politique comme celui de l’URSS. Il semble difficile de nier la violence de l’ajustement budgétaire sur les populations et l’outil productif.  Ces désastres purement économiques se sont accompagnés de ravages sociaux, comme la baisse générale des salaires. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), entre 2010 et 2025, les salaires moyens réels ont reculé de 3,1 % en Espagne, et de 28,9 % en Grèce entre 2009 et 2025. La pauvreté reste aussi extrêmement élevée : en Espagne, la part de la population en risque de pauvreté est, selon Eurostat, de 25,7 %, et de 27,5 % en Grèce. Mais il faut aussi garder à l’esprit les conséquences humaines et environnementales de l’austérité. Une étude de la London School of Economics (LSE) publiée en juin 2024, qui se concentre sur le cas britannique, c’est-à-dire sur celui qui avait été salué comme un modèle par le dernier ouvrage d’Alberto Alesina, Austerity (Princeton University Press, 2019, non traduit), est sans appel.                  Entre 2010 et 2019, l’espérance de vie a reculé de 2,5 à 5 mois par an au Royaume-Uni, soit une baisse de 3 ans. Son poids dans le bilan de l’ensemble des morts de cette décennie est estimé à environ 3 % par les chercheurs, qui considèrent que la première cause relève des coupes dans les dépenses sociales.....                                                                                                      ....  Dans les théories classiques, l’austérité joue alors le rôle d’une « purge » : elle permet de réduire les déséquilibres en ramenant la demande à un niveau compatible avec l’offre. La balance des paiements en fort déficit est ramenée à l’équilibre....               Bien sûr, cet effet peut être caché derrière des phénomènes particuliers comme, par exemple, l’importance des flux de capitaux en Irlande ou la forte reprise du tourisme dans les pays du sud de l’Europe après la pandémie. À un certain moment, les destructions causées par l’austérité et la faiblesse des salaires peuvent aussi provoquer un rebond mécanique du PIB, parce qu’il faut bien finir par reconstruire et que le travail bon marché peut attirer des investissements.   Mais ces reprises sur lesquelles les uns et les autres ont beaucoup glosé concernant l’Europe du Sud ces dernières années (et dont le récit a permis le retour d’un discours positif sur l’austérité) ne doivent pas faire illusion. Dans ces mêmes pays, on constate que ces économies sont toujours aussi faiblement productives.   Ainsi, dans le dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur le Portugal, présenté comme le modèle de la réussite des politiques d’austérité, on lit que « la croissance de la productivité devrait rester plus faible que [dans] la plupart des pays de la zone euro [où elle est déjà très faible – ndlr] en raison d’un investissement insuffisant et d’un environnement des affaires contraignant ».....                                                                                                        la France connaît déjà une logique austéritaire qui est dissimulée par le montant extravagant des aides aux entreprises. Depuis 2017, le gouvernement macroniste fait pression sur les dépenses sociales pour faire place à ses aides au capital. Le problème est que ces dernières ne produisent pas de croissance et que la réduction des autres dépenses pèse sur la demande. ....                  La France n’est donc pas peuplée de cigales insouciantes abreuvées à « l’argent magique ». C’est même l’inverse : les Français et les Françaises subissent déjà les effets de l’austérité et craignent pour leur avenir. En revanche, le capital national, lui, est, effectivement, biberonné à l’argent public et le discours sur la dette n’a d’autre fonction que capter une part toujours plus importante de la valeur créée. La bataille pour le contrôle du budget de l’État devient alors une lutte de classes.              L’austérité ne peut pas apporter de réponses aux problèmes structurels de la France, notamment la faiblesse de ses gains de productivité et de son outil productif. Mais les élites économiques françaises semblent prêtes à prendre le risque de détruire encore davantage l’économie et le niveau de vie du pays pour maintenir et renforcer la domination du capital et sa prédation sur la société. C’est de cet aveuglement que naissent les plus grands désastres..."   [Souligné par moi. Merci à  Romaric Godin]              __ Vers un engrenage fatal?...  "...Même si l’endettement des États mérite la plus grande attention – et celui des États-Unis est autrement plus préoccupant que celui de la France –, le sujet aujourd’hui est ailleurs : la dette française n’est qu’un rouage dans un système beaucoup plus complexe et qui est en train de devenir explosif.  Depuis des semaines, la planète financière mondiale est parcourue de secousses de plus en plus fortes, nourries par des tensions multiples – choc énergétique, inflation, bulle de l’intelligence artificielle (IA), guerres, incertitudes politiques et géopolitiques.
Du fait de son rôle dans le système, dans la création monétaire, le marché des dettes souveraines est devenu le point central de toutes ces tensions, le nœud où se cristallisent toutes les impasses et les contradictions du système. Il se retrouve pris dans un engrenage fatal dont personne ne voit l’issue..... Tous l’ont noté : quinze ans après, les failles apparues au moment de la crise de l’euro n’ont toujours pas été résorbées. Elles réapparaissent même dès les premiers signes de tension. La fragmentation de la zone euro est plus présente que jamais. Le marché unique, malgré toutes les promesses, n’est parvenu à assurer ni croissance, ni prospérité, ni même sécurité. Il suffit de peu pour que certains s’engouffrent dans la brèche.
Les instances européennes n’en ont peut-être pas encore conscience : elles n’ont pas les moyens de se payer une seconde crise. Car c’est l’existence même de l’Union européenne qui, cette fois, pourrait être mise en jeu.
"                                                                                                                                                                                  _____  Ambivalente monnaie
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jeudi 29 octobre 2026

France diversité

 Nos ancêtres...les Gaulois (?)

               Un peu d'histoire à revisiter

        Reconsidérer la démographie 
                                             Un débat souvent mal engagé. _____________

Varia

__  Contradiction

__ Refondation?

__ Arrogance

__ Lycanthropie

__ Première fois?                        

__ Zônes tampons

__ Instrumentalisation

__ Quelle surveillance?

__ Automne social

__ IA et Bolsonaro

__ Lycées en déshérence

__ Commission d'enquête

__ Stress et incertitudes

__ Espaces de parole

__ Revers pour Trump

              ______ Lula: victoire en demi-teinte   __________________