Cela va de soi
Chassez le naturel....
______________________CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
Au coeur de la guerre des mots -Bis repetita-
A l'heure où les positions se durcissent, où les dogmatismes s'affrontent, notamment par plates formes interposées, il ne serait pas superflu de prêcher pour un retour à une certaine raison, à des débats modérés, à une rationalité qui mette fin à des clivages parfois violents qui se mettent trop souvent en place, parfois même au nom de la "raison". Pour lutter contre ses propres limites, sa propre bêtise, rien de tel que de cultiver la nuance, sans compromissions, mais sans concession. Ce qui n'empêche pas des convictions raisonnées..
Il est bon de lire ou de relire Montaigne, de côtoyer son scepticisme subtil et raisonné, parfois paradoxal, souvent mal compris, mais libérateur, à remettre dans l'esprit de son temps et l'histoire des idées. Le débat, inauguré assez radicalement par Pyrrhon, n'aura pas de fin. Quelle est la juste attitude de l'esprit face à la valeur de ses connaissances affirmées ou prétendues, du fondement des valeurs qu'il revendique? Quand il fait un retour critique sur soi. La question s'est posée très tôt: Socrate déjà mettait publiquement en question certaines certitudes de ses contemporains, qui n'avaient pas été passées au crible de la critique ou de l'autocritique, et osait parfois cette formule un peu provocatrice et apparemment paradoxale: Ce que je sais, c'est que je ne sais rien...Point de départ pour une recherche positive de vérité, même partielle. Montaigne avançait un subtil que sais-je?, conscient qu'il était de la fragilité de ses acquis cognitifs et de leur valeur relative et lacunaire. La Vérité est un problème et ne peut jamais être tenue pour acquise, quels que soient les domaines, quelle que soit l'époque. Un horizon reculant sans cesse, au fur et à mesure de la constitution de nos connaissances vérifiées. Plus celles-ci s'approfondissent, plus la conscience des lacunes devient vive. En toutes matières, même scientifiques, où la vérité se construit, en dépassant les certitudes premières et au contact d'un réel toujours réinterrogé, à la lumière de nouvelles hypothèses, dans la communauté des chercheurs en dialogue et parfois en confrontation temporaire, comme le soulignait Bachelard et à sa suite tout chercheur exigeant. Dans la vie ordinaire, nous sommes tous plus ou moins bardés de certitudes, de préjugés, où l'éducation, ses préjugés et les pesanteurs de l'esprit jouent un rôle majeur. Ce que l'on a appelé les obstacles épistémologiques. Non pas qu'il ne faille pas avoir des convictions, comme celle que nous pouvons avoir d'avoir tout à apprendre et qu'un vie n'y parviendra pas, que nous n'avons au mieux que des vérités partielles. Les certitudes morales, comme le respect inconditionnel dû à autrui, où la supériorité du respect, de l'amour sur l'exclusion et la haine, ont leurs propres fondements, d'un autre ordre, celui des valeurs et des convictions. Certains viennent nous le rappeler de temps en temps, comme ici le chercheur et épistémologue Etienne Klein, insistant sur l'importance de la nuance, qui tend à s'effacer dans les débats publics et les échanges sur les réseaux sociaux surtout, au profit d'opinions non vérifiées, de certitudes assénées, de convictions non examinées, de manque de distance, d'autocritique simplement, celui qui parle le plus fort ou le dernier tendant à faire foi. Dans la recherche de la vérité, toujours sans fin, parfois frustrante, contre notre désir de certitudes à tous prix, le souci de la nuance n'est pas une faiblesse mais une force intérieure, le signe d'un discours s'efforçant de rester prudent et maîtrisé. Non sans courage. Une tâche sans fin...De la nuance avant toute chose....
Colonisation à grande vitesse Vers un grand remplacement? Y aura-t-il encore demain des journalistes dignes de ce nom? Il y est permis d'en douter, vu la vitesse galopante du recours à l'IA dans les rédactions de beaucoup d'organes de presse. C'est plus qu'un simple moyen, une aide ponctuelle à la recherche, c'est de plus en plus une mutation qui s'opère. Une menace bien réelle. Un défi majeur. Certains évoquent un massacre qui se prépare. Malgré quelques petites victoires fragiles et parfois une prudence provisoire . Mais qui résistera au rouleau compresseur?
J'ai encore loupé....
Qui en a parlé?
Un acte manqué... Gentil: pourquoi pas tous les jours?
Je répare fissa
__________________ Oui, mais...
__ Indécisions
__ Dégagisme
__ AfD: changer l'union
__ Ailleurs aussi__ Nouvelle Sparte?
__ Impensé tragique
__ Double bénéfice
__ Fuite de cerveaux
__ Effacement électrique
__ Immortalité numérique?
__ Le propre de l'homme
__ Inégalités au coeur
__ Indulgences monnayées
__ La Russie n'a plus la patate
____ Trump et Iran: vers un scénario catastrophe? ____________
Toujours plus grands
Toujours plus envahissants, toujours plus chers, toujours plus problématiques pour l'environnement et parfois la santé des riverains. L'accélération des data centers est spectaculaire, à l'heure de l'explosion de l'IA. "...Avec l’essor de l’IA, très gourmande en calcul informatique, notamment pour l’entraînement des modèles de langage sur d’énormes quantités de données, une vague de data centers géants s’apprête à déferler sur la France. Certains projets prévoient une puissance électrique inédite dépassant 1 gigawatt (GW), soit autant que la totalité de tous les data centers installés aujourd’hui dans l’Hexagone, souvent consacrés au simple hébergement de données. Une telle capacité s’approche de celle du réacteur nucléaire EPR (réacteur pressurisé européen) de Flamanville, dans la Manche (1,6 GW)..." Les chiffres sont impressionnants. Des réactions négatives commencent à fleurir, en France comme aux USA, contre cette démesure et leurs effets. Un vent de révolte parfois. La contestation s'organise. Le problème devient politique, au Texas comme en Pennsylvanie. "...Les opposant·es aux data centers, dit Donald Trump, ne peuvent avoir pour objectif que de rester « arriérés et pauvres ». Mais il a beau leur dire qu’ils ont de « l’or liquide » entre les mains, et qu’il faut contrer les avancées et les menaces du grand rival chinois en matière d’IA, rien n’y fait. Les populations, qui craignent pour leurs emplois et leur sécurité, ne veulent pas des « machines à sous » dérégulées du président..." Dans le Berry comme dans les Hauts de France. Une bulle menace...
__ L'Amérique a mal tourné Plus dure sera la chute?
__ Bataille de l'IA Et incertitudes . Bulle en cours Qui paira la note?
__ Liberté et biodiversité Une mauvaise pente
__ Quelle lutte contre le narcotrafic? A armes inégales
__ Netanyahou: de père en fils Le grand diviseur. Fils d'un père secrétaire de Zeev Vladimir Jabotinsky, le père spirituel de la droite israélienne au sein de laquelle naîtra plus tard le Likoud.
__ Quel (nouveau) contrat social? Une vraie refondation est urgente
__ Annulation partielle de la dette: de nouveau en débat Une question surtout politique
__ Le mot d'Ariane: : "En juin 1968, Claude Lefort publie une analyse à chaud des événements de Mai-68 avec un texte intitulé “Le désordre nouveau”. Le philosophe, classé à gauche mais farouche opposant à l’URSS, remet en cause l’idée – déjà répandue à l’époque – selon laquelle la colère étudiante aurait été le symptôme d’une jeunesse égoïste et inconséquente. Loin d’avoir répandu un chaos nihiliste, les jeunes ont, selon lui, opéré une “déchirure” dans le tissu politique qui a permis de revitaliser la démocratie. En assumant de créer un “désordre intérieur”, c’est-à-dire de changer les termes du débat, les étudiants ont aidé à remettre le régime démocratique sur ses pattes. L’idée que la démocratie devrait composer avec une forme de désordre paraît contre-intuitive. C’est pourtant une considération chère aux libéraux, conscients qu’une société sclérosée risque d’exploser ou de conduire à la dictature. Au XIXe siècle, Tocqueville s’inquiète ainsi d’un temps où “l’amour de l’ordre se confond avec le goût des tyrans”. Plus le pouvoir contraint ses administrés, plus ces derniers risquent se retourner contre lui, car “ce n’est point l’usage du pouvoir ou l’habitude de l’obéissance qui déprave les hommes, c’est l’usage d’une puissance qu’ils considèrent comme illégitime, et l’obéissance à un pouvoir qu’ils regardent comme usurpé et oppresseur”. Tout le problème est de savoir quelle dose de désordre peut être acceptable – étant entendu que “l’ordre pour l’ordre”, paradoxalement, ne mène qu’à la désolation. Alors que le climat politique ne cesse de se tendre à l’Assemblée, les mises en garde de Tocqueville peuvent-elles encore être entendues ?
__________________