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mardi 7 avril 2026

Loi du talion

 Démocratie en question à Tel Aviv

                   Qui se met de plus en plus en péril, en sortant des normes juridiques élémentaires La Justice n'est plus que  pour certans seulement, dans la soif de vengeance qui se développe. C'esr quasiment inouï. Un point de nonr-retour. Où est passée la lucidité de Edward Saïd?   


        

                 Point de vue :         "...  Après avoir obtenu le vote à une large majorité de la loi instaurant la pendaison pour des Palestiniens accusés de meurtre commis dans le cadre « d’un acte terroriste », le 30 mars, Itamar Ben Gvir, a ouvert une bouteille dans les couloirs de la Knesset, l’Assemblée israélienne, pour célébrer sa victoire. « Nous avons fait l’histoire ! Nous avons promis. Nous avons tenu nos promesses », s’est réjoui le ministre de la sécurité nationale, principale figure de cette extrême droite, nationaliste et religieuse qui fait l’agenda politique depuis la fin 2022. Des images de jubilation qui vont peser longtemps, de façon négative, sur les représentations du gouvernement, du Parlement et donc de l’Etat d’Israël dans le monde entier.                                                                                                                                       Avec cette loi, qui prévoit la peine de mort pour les Palestiniens jugés coupables de « meurtre terroriste », mais pas pour les juifs israéliens qui commettent les mêmes actes en Cisjordanie occupée, l’Etat hébreu assume et légalise une politique pénale ouvertement raciste. Un vote soutenu par la majorité parlementaire et une partie de l’opposition. Le tournant législatif est majeur, et il éclaire ceux qui préféraient ne pas voir l’évolution de l’Etat hébreu depuis l’arrivée au pouvoir de la coalition de droite et d’extrême droite, fin 2022 – avant même le choc du 7 octobre 2023, puis la riposte à l’attaque du Hamas et la guerre d’anéantissement qui ont fait plus de 72 000 morts dans la bande de Gaza.                                                                                                                                                                         Le moment est critique pour Israël, bien au-delà de cette loi. Deux des piliers du pays sont menacés à court terme : l’Etat de droit et la démocratie. Les alertes ne viennent pas seulement de la gauche, d’ennemis supposés du sionisme ou de militants propalestiniens. Elles émanent d’un large spectre d’intellectuels, de juristes, d’universitaires. « Nous ne sommes plus une démocratie libérale, et cela ne s’est pas produit du jour au lendemain, à la suite d’un événement ponctuel. Il s’agit d’un processus au cours duquel les fondements mêmes de la démocratie sont gravement menacés, et où la démocratie s’affaiblit », a, par exemple, affirmé, le 3 janvier, l’ancien président de la Cour suprême Aharon Barak, qui fut le juge désigné par Israël au sein de la Cour de justice internationale, en 2024, pour répondre à l’accusation de génocide portée contre l’Etat hébreu par l’Afrique du Sud, à propos de la guerre à Gaza.                                                                                                                                                                           « Chacun de nous doit tenir le drapeau de l’Etat dans sa main, le brandir haut et fort, et exprimer sa loyauté envers l’Etat – et non envers ses dirigeants –, envers l’Etat de droit, et non envers le pouvoir d’un dirigeant », avait ajouté ce juriste respecté par le camp libéral et haï par l’extrême droite. Sans succès, tant la fatigue démocratique est grande et la mobilisation difficile en période de guerre.                           Car la coalition, depuis quatre ans, n’a cessé de multiplier les attaques contre l’Etat de droit – premier pilier attaqué. Ce fut le cœur de la bataille de la première année au pouvoir du gouvernement Nétanyahou avec la réforme du système judiciaire visant à réduire l’indépendance des magistrats. Le projet avait provoqué une mobilisation impressionnante avant que le 7-Octobre ne mette fin provisoirement à cette confrontation publique. Depuis, la coalition n’a pas cessé, en réalité, d’avancer ses réformes, réduisant à bas bruit les pouvoirs des magistrats, s’attaquant à la procureure générale Gali Baharav-Miara, ciblant la liberté de la presse, renvoyant les hauts fonctionnaires trop indépendants, fragilisant les contre-pouvoirs et construisant une police de plus en plus politique sous les ordres du même Itamar Ben Gvir.                                                                                                                                Le mouvement s’opère à travers une trentaine de propositions et de projets de loi adoptés ou en cours d’examen. Il se réalise à travers les pouvoirs de chacun des ministres, qu’il s’agisse d’éducation, de justice ou de sécurité. « Une érosion progressive des contre-pouvoirs », selon une étude publiée en janvier par l’Israel Democracy Institute. « Le recul se manifeste généralement par des modifications juridiques et constitutionnelles qui servent de façade démocratique au démantèlement des structures démocratiques. Ce phénomène s’accompagne souvent d’une mainmise sur les institutions de l’Etat, ce qui permet la mise en œuvre concrète de ce processus », soulignent les auteurs, Anat Thon Ashkenazy et Daphne Benvenisty, après avoir recensé, sur 58 pages, les atteintes de toutes sortes sur les douze derniers mois.         ___  La loi sur la peine de mort va être examinée par la Cour suprême. Les arguments pour l’invalider sont nombreux, évoqués tout au long du débat parlementaire par des députés, des ONG et même les juristes chargés de conseiller les ministres. Les juges vont toutefois devoir effectuer un choix cornélien. Soit la valider et laisser ainsi passer une loi profondément discriminatoire. Soit l’invalider, ce qui est le plus probable, avec la perspective, ensuite, d’une offensive tous azimuts de la droite et de l’extrême droite pour dénoncer le « gouvernement des juges ».                                                                                 Un scénario qui dessine aussi, du même coup, le déroulement de la campagne électorale pour les prochains mois, jusqu’en octobre, date du scrutin législatif. Le moment est favorable dans les deux cas pour Itamar Ben Gvir, héraut des suprémacistes, promoteur d’une vision autoritaire de l’ordre et du maintien de celui-ci, qui pourra se présenter comme le responsable d’une inflexion historique au nom d’un messianisme juif ou comme la victime d’un « Etat profond » qu’il faut renverser.  Un scénario que pourra aussi exploiter Benyamin Nétanyahou, en conflit ouvert avec la justice depuis qu’il a été renvoyé devant un tribunal pour corruption. « Lorsqu’un leader de droite fort remporte une élection, l’Etat profond de gauche se sert du système judiciaire comme d’une arme pour aller à l’encontre de la volonté du peuple », avait accusé le premier ministre, en mars 2025. Si le chef de l’Etat, Isaac Herzog, refuse de lui accorder la grâce qu’il réclame, contre toute évidence, il fera de nouveau des magistrats sa cible prioritaire. Ce que le troisième personnage principal de la coalition, Bezalel Smotrich, ministre des finances, également chargé des colonies, a pris au pied de la lettre en accusant l’actuel président de la Cour suprême, Isaac Amit, de « vole[r] la démocratie ». « Nous allons l’écraser », a-t-il menacé en décembre 2025 – en Israël, personne n’a oublié que des attaques verbales avaient débouché sur l’assassinat par un militant d’extrême droite du premier ministre Yitzhak Rabin, le 4 novembre 1995.                                                                                                                                 Le gouvernement conduit aussi le pays au bord du gouffre démocratique – le second pilier attaqué. Pour une raison que la plupart des Israéliens refusent de voir. Depuis des années, en effet, la colonisation en Cisjordanie n’est plus combattue que par une poignée de militants de gauche ou du centre, courageux et déterminés, mais ultraminoritaires. Le mouvement contre la réforme judiciaire de 2023 s’était ainsi concentré sur les risques pour les citoyens israéliens, laissant complètement de côté la dictature militaire mise en place pour occuper la Cisjordanie.     Or, ces quatre dernières années, la coalition a entrepris une annexion graduelle, systématique et méthodique, des territoires palestiniens occupés depuis cinquante-neuf ans. Bezalel Smotrich, le ministre chargé de ce dossier, leader du sionisme religieux, a développé les colonies à marche forcée, octroyant toujours plus de leviers aux colons pour s’étendre, construire des villages, des villes, des routes, des zones commerciales, tout en affaiblissant le plus possible l’Autorité palestinienne proche d’un effondrement financier. Une opération de nettoyage ethnique, soutenue par les principaux leaders de l’opposition et que la Cour suprême n’a pas empêchée.                    Le ministre de la sécurité nationale, de son côté, a instauré, avec l’aide de l’armée, un régime de terreur lui aussi parfaitement assumé. Alors que la Cisjordanie ne s’est pas soulevée après le 7 octobre 2023, plus de 1 000 Palestiniens ont été tués par les forces de l’ordre ou les colons depuis cette date. Plus de 20 000 personnes ont été arrêtées puis emprisonnées, souvent sans charges et dans des conditions dénoncées par les organisations de défense des droits humains. Une politique défendue publiquement par Itamar Ben Gvir, sans que la justice intervienne, sauf à la marge, pour éviter, par exemple, que les détenus soient sous-alimentés.                            Cette annexion de facto a une conséquence immense et vertigineuse sur le plan démocratique. L’Etat hébreu est aujourd’hui un pays de près de 10 millions d’habitants dont le fonctionnement sur le territoire israélien est démocratique, malgré des entailles sérieuses : la loi de 2018 consacrant Israël comme l’Etat-nation du peuple juif a notamment gravé dans la norme les inégalités entre les juifs et les autres citoyens (20 % de la population composée de musulmans, de Druzes et de chrétiens). En 1980, l’annexion de Jérusalem-Est avait ajouté un peu moins de 400 000 Palestiniens qui ne bénéficient pas du minimum des droits civiques, notamment celui de voter aux élections générales.                                                                                       En appliquant sa souveraineté de fait sur la Cisjordanie, Israël est en train d’agréger plus de 3 millions de personnes supplémentaires, dont les droits de circulation, de résidence, de travail, de liberté d’expression et de vote sont réduits, sinon inexistants. Soit, au total, avec Jérusalem-Est, près de 4 millions d’habitants sans réels droits civiques dans un territoire qui en compterait alors 14 millions.     En juillet 2025, une écrasante majorité de députés – 71 contre 13 – avaient voté une résolution, non contraignante, appelant le gouvernement à exercer sa souveraineté en Cisjordanie. « C’est notre terre et c’est notre foyer. La terre d’Israël appartient au peuple d’Israël. En 1967, l’occupation n’a pas commencé, elle a pris fin », avait affirmé à cette occasion le président (Likoud, droite) de la Knesset, Amir Ohana, dans une formule qui dit bien la volonté d’effacement des Palestiniens. Avec l’annexion de la Cisjordanie, au programme de l’extrême droite et d’une partie de la droite, l’Etat hébreu ne sera donc plus la démocratie qu’il prétend être. Tel est l’enjeu des prochaines élections..." [Merci à Luc Bronner]  ____[_______

lundi 6 avril 2026

Animal en quête de sens

      Comme l'homme

          Même dans des circonstances extrêmes.                                   _________________     


Question de dette

Dette publique dans le débat

       Coemme souvent. Comme aujourd'hui en France. Comme hier en Allemagne, en Roumanie, en Grèce....Elle peut avoir des effets positifs, comme le moyen d'une relance économique, permettant de la régler défintivement, ou des effets pervers, selon les cas. Elle résulte essentiellement de choix ou de non-choix politiques, n'a pas l'aspect moral qu'on lui attribue parfois facilement, en en faisant porter la responsabilité sur l'inconscience des citoyens jouisseurs-consommateurs, par exemple, comme Mr Bayrou s'est obstiné à le faire récemment, par exemple, ou Mr Raffarin avant lui.  Toute une histoire...  


                                                                                   On sait que la notion de dette et de faute sont originellement liées, comme l'a montré Graeber  dans ses recherches. Mais le simplisme est souvent la règle en la matière; "
« Moi, j’ai des idées simples (…) c’est de la bonne gestion de père de famille, c’est cela qu’il faut faire. Moi je suis tout à fait favorable à ce que nous puissions, très rapidement, réduire les déficits" (Raffarin). Cette référence aux « règles de bon père de famille » a été reprise par Sarkozy lors de la discussion du budget 2005. Pourtant, ce raisonnement apparemment irréfutable est un tissu d’absurdités et de contresens.( M.Husson)...                                                  Et puis, il y a dette et dette... Et la dette a à voir avec la peur, voire la culpabilité, la faute...Et le débat es souvent assez lunaire, ce qui n'exclut pas qu'il puisse y avoir de la "mauvaise" dette.        Le vocabulaire religieux est imprégné de cette notion de dette. La culpabilité (Geduld) et la dette ont des origines communes. Il en reste des traces comme dans l'Allemagne actuelle, qui porte le poids d'une histoire récente particulière, même si la fin d'un tabou est sans doute en train d'apparaître.                                                                                                                     


 Le études  de David Graeber son très originales de ce point de vue. En contextualisant historiquement le rôle de la monnaie, il permet de relativiser beaucoup de nos représentations sur le disours concernant la dette.                                       Et la monnaie est profondément ambivalente.



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dimanche 5 avril 2026

Le passage

      Rituels d'hier et d'aujourd'hui

                                          



              Une résurrection    




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Petit billet du dimanche

__ No Kings!

__ Dilemme

__ Naufrage                                   

__ Captation

__ Désaccords

__ Ratodrome

__ Délits d'initiés

__ Natalité russe

__ Evasion fiscale

__ Molière et l'IA

__ Déluge médiatique

__ Résilience chinoise

__ Stratégie du ciblage

       __  Colère des familles >>

__ Avantages fiscaux fossiles

                  _________________  Une guerre sans fin? _____________

samedi 4 avril 2026

Au nom du Saigneur

 Guerre sainte 

                 Un croisade des nouveaux temps                         

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Loi yadan sur la sellette

 Une loi très discutée et discutable  

           Cette loi confond gravement antisionisme et antisémitisme. Confusion souvent entretenue du côté de l'extrême doite israëlienne, du Likoud etdes formes extrêmes du sionisme militant actuel. On comprend pourquoi.


           Il renaît de ses cendres, plus  offensif que jamais, sous des formes diverses, pas toujours détectables pour un esprit non averti..  L'antisémitisme vient de loin, lui qu'on voit hélas! refleurir dans la rue, dans la presse, sur les ondes. Comme un virus qui resurgit périodiquement, notamment à l'occasion de crises confessionnelles ou/et politiques. Un phénomène récurrent dont on peut faire la triste histoire depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours et dont on peut analyser les ressorts et les causes, malgré son aspect largement irrationnel. C'est en lisant très jeune Alfred Memmi que j'ai découvert l'ampleur de ce problème, de cette hydre qui revient en ces temps bouleversés, lui qui sévissait sous une forme des plus barbares en 1943: "....« L’antisémitisme bat son plein parmi les Français. Si c’est cet état d’esprit qui s’impose en France après la guerre, nous sommes foutus. À moins qu’une réaction ne vienne de la France même » (Journal, 13 juin) ..."                                         Une forme de racisme, qui revient périodiquement et qui peut servir bien des intérêts, souvent inavoués, Il n'est pas toujours proclamé, érigé même comme doctrine d'Etat. Dans le cadre de la théorie du bouc émissaire, très bien décrit par A. Girard. L'antisémitisme n'est pas constant, mais on en trouve déjà des prémisses dans l'Antiquité. Un phénomène multicausal, qui trouvera son apogée dans le programme génocidaire du Reich. On peut en suivre les aspects et les vicissitudes à travers des documents maintenant abondants.                                                     Aujourd'hui, dans les circonstances tragiques que nous traversons,, les formes d'expression raciste plus ou moins informelles tendent à exploser, parfois dangereusement<;. Sans oublier le racisme anti-arabe dans certaines sphères françaises et dans l'aile d'extrême-droite du Likoud. Elles viennent des deux côtés. Les extrêmes s'attisent. la politique d'extrême-droite actuelle de Netanyahou encourage les extrêmes. et entretient la terrible confusion entre antisémitisme et critique politique (légitime) de son régime. Un véritable piège. Qui marche malheureusement trop souvent. Le conflit actuel brouille la mémoire de l'holocauste... E.Traverso "..Tout en dénonçant la terreur du 7 octobre, il appelle à ne pas tomber dans le piège tendu par le Hamas et par l’extrême droite israélienne, qui conduirait à la destruction de Gaza et à une nouvelle Nakba. « On peut manifester pour la Palestine sans déployer le drapeau du Hamas ; on peut dénoncer la terreur du 7 octobre sans cautionner une guerre génocidaire menée sous prétexte du “droit légitime d’Israël de se défendre” »...

   Faut-il encore le répéter?  l'antisémitisme est à condamner sans ambiguïté. Sous toutes ses formes, anciennes ou contemporaines. Chez nous et ailleurs.

    C'est récurrent en France. Mais pas seulement. Certains s'obstinent à amalgamer antisémitisme et antisionisme, du moins antisémitisme et une certaine critique d'un sionisme, mis en cause par un certain nombre de Juifs eux-mêmes, qui refusent les formes prises par la politique israëlienne;  alignée plus ou moins explicitement sur les principes déjà anciens du sionisme de Herzl et de Jabotinsky.
     Le gouvernement actuel d'extrême droite de Tel Aviv ne perd pas une occasion de pratiquer l'amalgame; toute critique de la ligne Netanyaou, après Sharon surtout, dans ses rapports avec la colonisation continue de la Cisjordanie, doit selon lui être considérée comme antisémite.  Si Israël doit être reconnu de droit, dans les limites définies pas l'ONU, la volonté d'extension non dite mais effective et continue, à la faveur des conflits armés ou pas, mérite d'être contestée.
   La résolution LERM récente divise jusque dans les rangs de juifs, croyants ou pas

          "...Chez LREM, moins de la moitié du groupe a pris part au vote : 84 députés ont voté pour, 26 contre, 22 se sont abstenus. Les Républicains (LR) ont apporté 46 voix.  C’est peu de dire que la résolution de Sylvain Maillard fracture la majorité. Soutenu à bout de bras par Gilles Le Gendre, président du groupe au Palais-Bourbon, et Stanislas Guerini, délégué général du mouvement, le texte voté par les députés indique que « critiquer l’existence même d’Israël en ce qu’elle constitue une collectivité composée de citoyens juifs revient à exprimer une haine à l’égard de la communauté juive dans son ensemble ». En clair : la définition de l’antisémitisme est élargie à l’antisionisme......Le même jour, c’est une autre tribune, cette fois-ci signée par 127 intellectuels juifs, et toujours publiée dans Le Monde, que plusieurs élus de la majorité s’étaient transmise. « Nous prions l’Assemblée nationale de ne pas soutenir une résolution qui assimile à tort l’antisionisme à l’antisémitisme, affirment les signataires, avec force arguments. Ne soutenez pas une résolution qui approuve la définition politisée de l’antisémitisme par l’IHRA, d’autant plus si elle le fait sans se distancier des exemples problématiques de la définition qui concernent Israël
    Autrement dit il serait interdit de critiquer Israël, sa politique extensive et coloniale du moment, maites fois condamnée.. C'est le suggère Esther Benbassajuive laïque parlementaire. Comment sortir de ce piège?  
   L'exclusion de l'autre, sous toutes ses formes, est une valeur bien partagée. Hélas!  ______      
             Depuis des temps indéterminés. A certaines époques plus qu'à d'autres. De l'ethnocentrisme diffus au racisme institutionnel, il y a bien des degrés dans le rejet psychologique, culturel, parfois physique de l'autre.  L'antisémitisme, en particulier, ne date pas hélas! d'aujourd'hui.
   Le dénoncer sous toutes ses formes est un devoir autant moral que civique  L'affaire est entendue. Comme toutes les autres formes de racisme, qui ne se limite pas à cet aspect.
   Ses formes le plus virulentes se développent le plus souvent sur un terreau favorable, quand la peur sociale domine, souvent amplifiée par des crises diverses, exploitée parfois politiquement pour détourner des colères, des frustrations. La théorie du bouc émissaires est maintenant mieux identifiée. 
  Mais se pose la question du comment. Comment protester au mieux, collectivement, sous forme de pétitions, par exemple. Sans tomber dans les approximations, les confusions, les amalgames, la polémique discutable.
    L'Appel récents des 300, à cet égard, s'est attiré nombre de critiques, certains ayant dû signer sans avoir lu le texte ou l'ayant seulement survolé.
   Il est des démarches qui peuvent être contre-performantes et, en mélangeant le vrai au faux, se retourner contre leurs auteurs en ne jouant pas dans le sens désiré.
      Surtout quand le sujet est sensible et déclenche trop d'erreurs historiques, d'a priori, de parti-pris, de polémiques masquées.
   Des amalgames aussi, basées sur trop d'approximations et de généralisations.
   Malgré les tensions récentes très médiatisées, parfois imprudemment, il semble que, s'il y a autant de préjugés (ce qui est difficilement mesurable), les actes de racisme en France ont plutôt tendance à diminuer et à être catalogués comme tel trop rapidement, comme dans le cas très litigieux de Mme Knoll.
  Il faut rester prudent et méfiant vis à vis des chiffres qu'on fait parler trop vite, sans tenir compte du contexte.
    Sans contester les véritables dérives, qui ne sont pas que salafistes, il faut tenir compte de l'arrière-plan politique auquel certains font référence sans le dire clairement.  Il y a une prise de parti et une confusion manifeste entre une cause noble et la défense d'une politique qui l'est moins. Des officines de Netanyahou au Crif, l'amalgame est largement diffusé; la critique de la politique sioniste actuelle serait une forme moderne de l'antisémitisme. 
    Il faut rappeler que  l’antisionisme n’est pas un antisémitisme réinventé. Beaucoup de Juifs eux-mêmes, religieux ou non, savent faire la distinction, en Israël ou ailleurs, entre l'Etat actuel sans frontières définies  et colonisateur et la politique menée depuis dix ans surtout pas l'équipe actuellement au pouvoirComme disait de manière raccourcie Esther BenbassaLa thèse de l’antisémitisme a été utilisée comme une arme pour rehausser l’image d’Israël et défendre sa politique. 
   L'histoire est souvent oubliée. Un certains nombre de Juifs européens, comme Buber ou Einstein, furent opposés déjà au mouvement sioniste naissant, dans toute sa rigueur initiale.
   Qu'il soit déjà ancien, de 610 à 1492, plus récent, de1300-1800 notamment, ou cruellement moderne, l'antisémitisme est une constante épisodique en l'Europe, sur fond historique de doctrine chrétienne ostracisante. Les problèmes de la Palestine et du “rêve brisé”   comme dit Charles Enderlin sont encore vifs.
     La grande confusion risque encore de durer, alimentée par un conflit qui s'éternise, de même que des amalgames et les non-dits.
        ...Amalgame entre antisionisme et antisémitisme qui assimile la contestation de la politique coloniale et raciale d’Israël à l’égard des Palestiniens (sans oublier les discriminations à l’égard des Falachas juifs d’Ethiopie et de la récente émigration africaine, commises notamment par les courants ultra-orthodoxes) à la dite « volonté de destruction des juifs » par des mouvements extrémistes au Proche-Orient. En oubliant que l’Etat israélien s’autoproclame « Etat juif » et s’arroge le droit de parler au nom des juifs du monde entier. Amalgame dont plusieurs personnalités « hors de tout soupçon »  ont fait les frais (Maspero, Charles Enderlin et tant d’autres) lorsque l’on a cherché à les faire condamner par la justice comme antisémites ou en les empêchant de continuer à exercer leur métier. De même pour tous ceux et celles, juifs et juives, qui ont subi diffamations ou calomnies publiques comme par exemple l’ex-ambassadeur et ancien déporté Stéphane Hessel, auteur du manifeste «  Indignez-vous », Edgar Morin ou l’ancien président du CRIF, Théo Klein dés qu’ils refusèrent de cautionner inconditionnellement la politique l’Etat d’Israël. Et dernièrement, l’actrice Natalie Portman, traînée dans la boue parce qu’elle avait refusé de participer aux cérémonies du prix Genésis ne voulant soutenir ni la politique de Netanyahou ni « la violence, la corruption, les inégalités et l’abus de pouvoir ».
     Il ne faut pas pour autant négliger, dans les prisons comme dans les quartiers que la République française nomme de « non droits », la progression d’idéologies salafiste et wahhabite, qui reprennent la « théorie du complot juif », revisitée par l’extrême-droite et relayée par les réseaux sociaux. Il faut rappeler que cette même république a été sourde aux appels de travailleurs sociaux – laïques et musulmans (mais pourquoi définirait-on certains citoyens par leur appartenance religieuse ?) pour lutter contre les prêches de ces imams. Cette même république a été sourde également aux études des anthropologues et des sociologues sur la montée des mouvements religieux servant de rempart ou de colmatage socio-éducatif au retrait des services publics et des pouvoirs régaliens dans certaines périphéries paupérisées. Les attaques contre la pensée critique, appelée par le manifeste pensée de la « gauche radicale »  réduisent les analyses des phénomènes de paupérisation et de ségrégation sociale – conjugués à la montée du consumérisme et au ressentiment de ne pas être du bon côté de la fracture – à une position idéologique. Les détracteurs de la pensée critique, eux, pensent si bien qu’ils parlent d’épuration ethnique pour désigner la fuite des quartiers paupérisés vers des quartiers plus « sécurisés » et gentrifiés de certaines fractions de la population juive. Quand, dans l’Afrique du Sud post-apartheid, des fractions aisées de la population noire ont quitté les townships pour des quartiers blancs, et que les Blancs ont déserté ces mêmes quartiers a-t-on parlé d’une « épuration ethnique..?____
      Contre l’antisémitisme, avec détermination et sang-froid

vendredi 3 avril 2026

Girouette

 Bien souvent Trump varie








Une boussole sans aiguille



                                                                   _______________

Varia

__ Chaos

__ Paralysie

__ Rupture

__ Cabale            

   __ Ingérence >>

__ Ciblage

__ Naufrage

__ Inquiètude

__ Condamnation

__ Disciminations

__ TurboQuant

__ Décrochage

 __ Chers pneus

__ Justes soins

__ Mohamed et histoire

__ Fin de l'impunité?

__ Bataille de l'eau

__ Bombe sanitaire

__ Réguler maintenant

__ Captation de richesses

__ Gaz: vers une pénurie

     ___________________ Revue(libre) de presse ________________

jeudi 2 avril 2026

Déchirement libanais

 Pays pris au piège         ___  Souffrances et craintes

              Dans le New York Times, le 15 mars, la journaliste libanaise Nada Bakri écrit : « Je veux la fin du Hezbollah, et je le veux depuis longtemps déjà. Mais je ne peux assimiler la guerre qu’un Etat ennemi nous mène à un remède destiné à nous permettre de recouvrer notre pleine souveraineté. (…) Je ne peux pas parler de libération quand le libérateur devient une force d’occupation. » Nombre de Libanais pourraient se retrouver dans ce déchirement intérieur. (Benoit Frachon. Le Monde)

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