Gaspillage
Question de standing Quoi qu'on fasse...
______________________CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
Il manque à son peuple...
Un écrivain s'en est allé.
Et non des moindres.
Amos Oz, ecrivain, mais aussi un témoin des tragédies de son temps et une voix qui a compté et qui résonnera encore longtemps, pas seulement dans son pays.
Même s'il nul n'y est prophète... Comme celle de David Grossman, qui déplorait l'"impuissance" des gouvernements israëliens à faire la paix, après les vaines tentatives de Rabin, le conciliateur tardif, assassiné par l'extrémisme aveugle.
Profondément engagé, il avait suivi un parcours sinueux et incertain, toujours prêt à se remettre en question, avant de devenir un militant de la paix, dont la voix s'exprimait souvent dans Haaretz, faisant prévaloir la voie d'une certaine sagesse dans une société épousant de plus en plus les extrêmes, surtout depuis Sharon et la politique d'annexion qui s'instaure progressivement, en dépit de toutes les conventions internationales. pour l'instauration du Grand Israël, souvent inspiré par un messianisme sans freins.
Comme d'autres figures; entre autre, Théo Klein, D.Barenboïm, Charles Enderlin...et l'UJP, qui rappelle obstinément que:
. Le poète Natan Zach, l’une des figures du laïcisme israélien va jusqu'à déclarer au journal «Maariv»: «Je ne pense pas que ce pays tiendra longtemps. La société s’est fragmentée […]. Notre nation s’est désintégrée en factions partisanes imprégnées de haine et de fanatisme […]. Cela ne pourra pas durer.»
___De plus en plus, les orthodoxes ont le vent en poupe,. un monde à part dans le pays, qui pose des problèmes notamment aux femmes, religieuses ou non.
Comme le reconnaît Mme Livni, de la droite israëlienne elle-même, tout marche à l'envers. La droite nationaliste, d'une aveugle stupidité, domine à la Knesset, qui considère les Palestiniens israëliens comme ennemis de l’intérieur. Israël contre Israël?
Une politique suicidaire qui compromet l'avenir et sape la légitimité du pays.
L'espoir de paix s'est progressivement évanoui, d'autant plus que les faucons, le lobby des colons ont de plus en plus d'influence. Ceux qui se risquent encore à parler de négociations sont marginalisés.
Un Likoud qui se déchire comme jamais. Une société dans l'impasse, paralysée par la peur
Une peur entretenue et instrumentalisée.
____Comme dit ALEXANDRA SCHWARTZBROD «Tant que ce problème (palestinien) ne sera pas réglé, il n’y aura pas de paix ici»... «Effacer l’existence même des Palestiniens, c’est le processus en cours dans ce pays. Nous allons nous effondrer si nous continuons ainsi."
Une terre qui dévore ses enfants?
De sombres perspectives d'avenir, selon Gidéon Lévy, si rien ne change très vite.
La paix maintenant?...ou trop tard?
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- Le pouvoir « maléfique » des hommes en noir
- Les sombres prophéties d’Amos Oz
- "En Israël, il y a quelque chose d'une tragédie grecque"
- L'inquiétant M. Bennett
-Pas de solution militaire au conflit
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Traumatisme durable
Souvenir ineffaçable. L'écho de l'événement inouï nous revient chaque année. Pour la première fois, l'atome se faisait connaître au Japon, sous sons aspect le plus dévastateur. Doublement. Les recherches de Los Alamos débouchaient, par décision politique, sur une tragédie qui se voulait exemplaire, qui eut peu de retentissement dans mon environnement d'enfant de cinq ans, qui ne pouvait réaliser le caractère dramatique de ce qui constitua un véritable tournant dans l'histoire de l'humanité. Pas une exception, mais une gradation dans le pouvoir destructeur et une dissémination qui n'allait pas tarder. L'heure était au recueillement à Hiroshima. Des documents souvent enfouis ou déniés et des études récentes montrent que le caractère se voulant "exemplaire" de l'utilisation de la première expérience de la bombe sur les deux villes japonaises, montrent que rien ne justifiait que l'armée US passe à l'acte, Tokyo, affamé, étant acculé dans ses derniers retranchements. On pouvait savoir les effets de la bombe, mais Truman fut intransigeant. Little Boy: un mal nécessaire? On en doute de plus en plus... __ Un succès total pour Groves: Destinée au président des Etats-Unis, la dépêche « top secret » est datée du 6 août 1945, il y a exactement quatre-vingts ans. Le général Leslie Groves y décrit le premier bombardement atomique de l’histoire, qu’il vient de superviser le matin même : « D’abord, il y eut une boule de feu, qui, en quelques secondes, s’est transformée en des nuages violets et des flammes tourbillonnant vers le ciel. Puis, toute la ville a été recouverte par une couche de poussière gris foncé. » L’opération – qui a rasé Hiroshima, au Japon – est un « succès total », fanfaronne-t-il dans ce message aujourd’hui déclassifié. Un héritage éternel?
_______________ "L’Allemagne nazie ayant lancé un programme nucléaire militaire dès avril 1939, le physicien Leó Szilard a convaincu son ancien professeur Albert Einstein de signer en août 1939 une lettre pour alerter le Président Roosevelt du danger. On pouvait y lire les mots suivants :
« Ces quatre derniers mois, il est devenu possible grâce aux travaux de Joliot en France ainsi que ceux de Fermi et Szilard en Amérique, de déclencher une réaction en chaîne nucléaire avec de grandes quantités d'uranium. […] Ce nouveau phénomène pourrait conduire à la construction de […] bombes d'un nouveau type et extrêmement puissantes […]. Une seule bombe de ce type, transportée par bateau et explosant dans un port, pourrait très bien détruire l'ensemble du port ainsi qu'une partie de la zone aux alentours. »
Roosevelt fut convaincu, et il finit par lancer le projet Manhattan en 1942 sous la direction de Robert Oppenheimer, qui réunit les plus grands scientifiques nucléaires. De gigantesques efforts furent réalisés pour la conception puis la fabrication de la Bombe.." ___________________
__ Divorce
__ Epineux
__ Airbnb
__ Espoirs?
__ Dégrisement
__ Révélateur
__ Emigration
__ Piratages
__ Résilience
__ Transparence?
__ Variole mortelle
__ Fifa en question
__ Enième suspension!
__ Mélange des genres
____ Le secours d'Elon Musk _________
Main basse sur les universités
Il l'avait promis. Il le fait. Trump veut faire taire les voix libres qui s'expriment au coeur des facultés et les oppositions qui s'y expriment souvent, notamment contre la censure et les mises au pas imposées par son administration. Il faut faire taire les esprits critiques, qui doivent la boucler et s'aligner sur la doctrine officielle. Le Chef "exige que la quasi-totalité des subventions fédérales, qui étaient jusqu’ici attribuées sur la base du mérite scientifique, soient désormais soumises à un « examen préalable à l’attribution » et à l’approbation de responsables politiques « seniors », chargés de vérifier que ces subventions « font avancer de manière démontrable les priorités politiques du Président » La volonté de contrôler les esprits, très orwellienne, poussant beaucoup d'enseignants à l'expatriation, obéit à une logique que l'on retrouve ailleurs. L'université est clairement désignée par Vance comme l'"ennemi". "Le financement fédéral est désormais suspendu au-dessus de la tête des administrateurs d’université comme une épée de Damoclès, menaçant de décapiter la recherche de toute université assez audacieuse pour résister aux exigences de l’administration. Pour caractériser ce recentrement inédit du pouvoir présidentiel, vous allez même jusqu’à convoquer Staline et sa relation avec la science, dans un texte que vous venez de faire paraître dans Slate . Cette comparaison n’est-elle pas excessive ? Non, elle est exacte dans son principe. Comme Joseph Staline dans l’ancienne Union soviétique, l’administration Trump revendique le droit d’exercer un contrôle politique direct sur la recherche scientifique..."
Capacité d'attention en péril
Cette faculté nécessaire, précieuse, mais qui peut être rare ou menacée, qui nous lie aux choses, aux événements, aux autres, à nous-mêmes. Liée à une conscience qui se travaille, mais qui peut d'atrophier. Vivre plus conscient, c'est ne pas passer à côté de l'essentiel, autant que faire se peut. Or, elle est de plus en plus détournée, captée pas les Gafam, investie par des activités non essentielles, voire toxiques, provoquant une sorte de "fracturation des esprits". Une déconnection déjà bien décrite, qui ne concerne pas seulement l'enfance. "...un phénomène qui dépasse la simple distraction numérique. Ils lui donnent un nom emprunté à l'industrie pétrolière : la fracturation humaine. Comme la fracturation hydraulique injecte des liquides sous haute pression pour briser la roche et en extraire les hydrocarbures, les grandes plateformes numériques brisent, selon eux, « la structure architecturale profonde de notre vie mentale » pour en tirer profit. « Ils pompent dans nos visages du contenu de basse qualité pour briser la structure profonde de notre vie mentale, sociale, démocratique », résume Graham Burnett, historien des sciences à Princeton. Ce modèle économique — l'économie de l'attention — ne se contente pas de capter nos regards : il les fragmente, isole les individus et polarise les sociétés. Un ancien cadre de Facebook, cité durant l'émission, l'admettait lui-même sans détour : « Nous avons créé des outils qui ont complètement altéré le tissu social. »
Notre degré d'attention s'est émoussé d'autant plus que nous sommes sans cesse sollicités, au niveau de la consommation matérielle et informationnelle, par une logique quasi imparable de séduction,de détournement d'attention, de vitesse obligée, de stress, voire de décervelage. Nous y pensons et nous oublions...Cela se vérifie dans les salles de classe où la captation d'attention devient de jour en jour plus problématique et dans la société en général, où le repli sur soi, sur les seuls problèmes domestiques, tend à devenir la norme, où l'homme finit par devenir un atome centré sur lui-même et ses propres jouissances et souffrances. __IL existe une économie politique de l'attention qui fait partie d'une citoyenneté exigeante. Un esprit non inséré consciemment dans la sphère publique peut-il avoir de bons instruments d'analyse et des capacités d'action et de réaction à la hauteur des événements qu'il vit?... "En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre, c'est ce qui se passe sous nos yeux" [A.de Tocqueville] ___ « L’économie politique de l’attention » qui est à construire exige une activité critique collective qui doit viser avant tout à empêcher toute forme de captivité irrémédiable. La nécessité de ralentir les processus de décision comme les mécanismes de circulation constitue un objectif général qui entre en résonance avec la critique de la vitesse de Virilio, même si elle part de présupposés différents. Chacun aura remarqué à ce sujet que toute activité qui relève du care au sens traditionnel de soin ou d’assistance est plutôt considérée socialement comme une perte de temps parce qu’elle prend le temps et qu’elle prend le risque de le perdre et ce faisant d’opérer selon un principe de bien-veillance. A l’inverse, le modèle de la performance de l’économie financière a poussé à ses limites celui de la productivité capitaliste puisque cette « nouvelle économie » (et il n’y en a pas d’autre que financière) fonde ses mécanismes de profit sur cette vitesse de circulation, sur l’accélération générale des échanges, favorisés par le numérique en réseau et par la réduction de tous les phénomènes à un statut de données traduites en bits. Le modèle attentionnel de l’alerte qui génère ce stress généralisé (Sloterdijk) est parfaitement réalisé dans les desks des courtiers qui jouissent de cette accélération et de la désorientation que cela crée pour les non experts qui perdent leur mise pour cette seule raison..."[Merci à Dominique Boullier_Mediapart] _____________