Un principe clair
Et une situation compliquée
_______________CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
Et que la vie semble maintenant absente
Il suffit de traverser une petite ou moyenne ville pour s'en apercevoir. L'animation y est souvent réduite à peu de choses. La tristesse émane des trottoirs désertés et des magasins abandonnés. Cela devient de plus en plus une norme. Un sentiment d'abandon. Les causes sont maintenant bien connues. Les faillites en cascades sont passées par là et continuent leur oeuvre. La désertification s'installe peu ou prou, plus ou moins rapidement. Avec ses conséquences en cascades sur l'habitat urbain, sur la vie sociale dans les quartiers, sur le moral des populations concernées et même souvent sur leur choix politiques. Le sentiment d'abandon s'enracine dans cette situation où les pouvoirs publics semblent ne plus jouer leur rôle. "...une enquête IPSOS a mis l'an dernier en évidence un lien entre le vote Front national et la désertification des centres-villes, comme l'évoque cet article de l'Opinion : Désert français, Eldorado du FN..." Comme je le notais il y a déjà quelques années, c'est un phénomène qui prend de l'ampleur en France dans le centre des villes moyennes. Des rideaux de commerces qui ne se relèvent plus débouchant sur une désertification accélérée de quartiers autrefois bien vivants. L'activité commerciale a basculé vers les faubourgs et les zônes périphériques, enlaidies et saturées, selon le modèle américain déjà ancien: no parking, no business! Va-t-on poursuivre ce modèle sans réaction? Une dévitalisation à questionner. Les petites et moyennes villes (ne parlons pas des villages, dortoirs ou non)) sont devenues des sortes de déserts, semblant comme mortes même de jour. La vie commerciale s'est déplacée en périphérie, ou se résume à des activités de plus en plus réduites, rendant certains quartiers sans âme, parfois tristes , même sinistres, tant l'abandon est manifeste.
La reconquête, au programme avant les élections municipales, ne se fera pas rapidement et par pur volontarisme, car la logique de désertification s'est installée depuis longtemps.
De puissants intérêts privés n'ont pas peu joué dans ce phénomène qui gagne encore.
Une ville peut se dépeupler, lentement ou rapidement pour plusieurs raisons.
Le cas de Détroit après la crise de 2008 et l'effondrement de l'industrie automobile en est un exemple récent. Mais ce qui pose problème aujourd'hui, de manière plus générale, c'est la perte de substance des centres des villes moyennes, depuis une vingtaine d'années, du fait de la disparition ou de l'exode massif des commerces de proximité au profit des espaces commerciaux extérieurs, qui drainent la clientèle là où "on trouve tout" facilement, de l'alimentation aux loisirs en passant par le bricolage et la restauration....et même ce à quoi on n'aurait pas pensé.
No parking, no business. Le slogan américain a été suivi un peu partout, sans résistance des consommateurs.
Il suffit de voir ce qu'est devenue une ville de 10 à 20.000 habitants: le plus souvent un quasi-désert. Des agences bancaires, immobilières, des coiffeurs, quelques services....Une activité réduite à peau de chagrin. Des soirées assez sinistres, des week-end tristes. Des centres urbains désertés, sans vie.
La surproduction de surfaces de vente en périphérie a créé les conditions de ce déclin, qui renforce une régression des relations de voisinage, de la vie associative, de la vie tout court. Parfois même le boulanger ou le boucher s'est exilé. Comme s'en plaint par exemple le maire de Perpignan:
« ... La situation est catastrophique : sur les trois dernières années, 300 000 m2 de superficies commerciales ont vu le jour et 100 000 m2 sont déjà prévus pour la suite. Une multiplication des centres commerciaux aux effets dévastateurs : un quart des commerces du centre-ville ont déjà fermés. Cette concurrence exacerbée a des incidences directes sur l’emploi, avec une baisse de 10% des salariés, et fragilise la viabilité des commerces restant avec une baisse d’un tiers de leur chiffre d’affaires ».
Selon le parlementaire, une « spirale infernale» se met alors en place : la fréquentation du centre-ville diminuant, les commerces baissent en qualité, la ville perd en attractivité, « notamment auprès des classes moyennes et supérieures qui préfèrent partir emménager en périphérie », amplifiant d’autant plus la paupérisation du centre-ville.....
L’étude PROCOS précise : «...le nombre de commerces en cœur de ville reflue depuis 12 ans, il a diminué en moyenne de 3,7 %. Alors que dans le même temps, le parc des surfaces commerciales français a doublé, passant de 70 millions à près de 140 millions de mètres carrés... »
Les centres-villes sont donc en péril, ainsi que les villages environnants, mais on ne s'attaque pas aux causes principales. La proximité recule: Face à la disparition du commerce de proximité partout en France, et jusque dans des villes de taille conséquente comme Le Havre ou Saint-Etienne, le gouvernement s’apprête à annoncer une série de mesures. Mais pas question, bien entendu, d’instaurer un moratoire sur l’implantation de grandes surfaces en périphérie. Au nom de la liberté, Bercy s’y oppose. C’est la même comédie depuis la loi Royer de 1973. Régulièrement, les responsables politiques feignent de découvrir le problème et prennent quelques décisions pour masquer, en la matière, leur soumission au libéralisme sans limites. On ne voit pas de quelle liberté il s’agit quand une poignée de centrales d’achat imposent leur loi. L’Allemagne, l’Italie, la Suisse réglementent leur urbanisme commercial. Y vit-on moins libre qu’en France ? (Xavier de Jarcy)
Il est devenu urgent de changer de modèle:
le dispositif d’autorisation préalable délivrée par les CDAC est notoirement peu efficace et, malgré ses remaniements successifs, n’a jamais permis de réguler la prolifération anarchique des zones commerciales dans les périphéries des villes.
Et la question n'est pas seulement esthétique (la laideur des entrées de villes), elle est aussi immobilière et micro/macro-politique.
Les promoteurs et les grands groupes de distribution ont gagné, avec la complicité d'élus locaux à courte vue et/ou intéressés électoralement, au nom d'une modernité naïvement proclamée.
Il est bien tard pour revenir en arrière et toutes les incantations comme tous les colloques restent purement verbaux.____
- L'agonie commerciale des quartiers centraux dans les petites villes : l'exemple de Parthenay
- Le cas d'Albi.
- Les coulisses de la grande distribution.
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Le feu aux poudres
Tout commence par une histoire de gros sous: les caisses sont vides. De nouveaux impôts sont nécessaires. La noblesse et le clergé sont surreprésentés. Une constitution est exigée pour rééquilibrer les pouvoirs. Refus et tergiversations. Puis ce fut l'enchaînement des colères...et la prise de la Bastille, début d'une radicalisation croissante et d'institutions nouvelles. Puis ce fut une réconciliation de courte durée..... Nous avons tous appris cela sur les bancs de l'école, de manière forcément survolée et un peu rêvée pour nos jeunes esprits; sans toujours comprendre les sens profond d'un mouvement d époque, qui aurait pu prendre d'autres voies, mais qui a ébranlé l'Europe (pas seulement l'Europe) par ses incidences et ses résonnances.
Un pari audacieux
La Chine n'est certainement pas un modèle économique. Encore moins politique et social. Mais elle existe, avec son fulgurant développement, sa détermination et ses faiblesses. Et nous en sommes toujours plus dépendants. Aujourd'hui elle voit loin.... Par intérêt, surtout. Parfois de manière coercitive. Elle sait que sa production industrielle, décisive pour son développement, et ses exportations vitales n'ont de chances de se poursuivre (jusqu'où? personne ne le sait...) que si les conditions de son milieu, souvent dégradées dans un passé récent) lui permettront son incroyable marche en avant.
Ouverture dans un nouvel ongle, sur le site The Conversation. Et cependant, relève-t-il, de la capacité de la Chine à enchaîner rapidement la séquence – ralentissement économique, plafonnement des émissions, décarbonation à long terme – dépend l’avenir du climat de la planète. »La direction chinoise a annoncé que le pays atteindrait son pic d’émissions de gaz à effets de serre en 2030 et s’est engagé ensuite à les réduire progressivement. L’engagement pourrait être tenu si on considère les progrès considérables déjà accomplis par les Chinois dans l’efficacité énergétique de leur économie. Entre 1980 et 2010, l’économie chinoise a été « multipliée par un facteur 18, tandis que sa consommation en énergie n’a été multipliée que par 5 ». Soit une baisse de 70 % en intensité énergétique par unité produite
Ouverture dans un nouvel ongleLa Chine entend favoriser les énergies non fossiles (renouvelables plus nucléaire), de manière à ce qu’elles couvrent 15 % de la consommation énergétique du pays dès 2020 et 20 % en 2030.
( Mais) Nick ButleOuverture dans un nouvel ongletr, du Financial Times, doute de la capacité du pays à atteindre ses objectifs ambitieux. Les infrastructures ne sont pas prêtes pour un tel basculement, écrit-il. Les voitures électriques consomment une électricité qui est encore très majoritairement d’origine carbonée… En outre, l’industrie d’extraction du charbon emploie 4 millions de personnes. Il faudrait penser à leur reconversion.
La Chine est le leader mondial des énergies renouvelables et leur consacrerait plus de 100 milliards de dollars par an. Elle investit aussi dans des projets d’énergie renouvelable à l’étranger (32 milliards par an). Elle occupe la première place pour la construction de panneaux solaires photovoltaïques. Ses prix seraient inférieurs de près de 20 % à ceux de ses concurrents. Dans le domaine des éoliennes, elle a comblé son retard. La Chine a fait main basse sur les « terres rares », nécessaires à la fabrication des panneaux solaires, aux batteries et aux moteurs électriques. Elle a déjà administré la démonstration de l’usage géostratégique qu’elle peut faire de cette ressource, lorsqu’elle a coupé ces approvisionnements, vitaux pour ce pays, au Japon, en 2010, suite à un conflit maritime.
Enfin, la Chine mise beaucoup sur l’énergie nucléaire. L’an dernier, elle exploitait 36 réacteurs. Mais 20 autres sont en construction, dont la moitié de 3° génération. Elle s’appuie sur sa propre technologie et espère l’exporter. La Chine est en outre l’un des pays leaders sur le marché de la voiture électrique (environ 40 % du marché mondial)....
"...Si la Chine est, depuis le début des années 2000, le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, elle s’est également imposée ces dernières années comme l’un des pays moteurs en matière de gouvernance climatique et environnementale. Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Earth System Governance, des acteurs chinois ont lancé près de 300 projets depuis 1980 visant à structurer la coopération internationale 1.Ces initiatives peuvent prendre la forme de plateformes, visant par exemple au partage d’informations entre les pays, d’apport financier, de collaboration en matière de recherche ou d’élaboration de cadres réglementaires. La plupart de ces projets concernent des problématiques liées au changement climatique, aux énergies propres, à la gestion de l’eau, à la protection de la biodiversité ou bien au traitement des déchets et des produits chimiques. Ils sont principalement pilotés par l’État chinois, mais incluent également un nombre croissant d’acteurs non étatiques comme des instituts de recherche, des associations et fédérations issues de la société civile, ou bien des entreprises privées, comme Xiaomi ou la CNPC...." La Chine peut donc mieux faire, mais elle ouvre la voie dans l'urgence, consciente de la nécessité impérative de changer de modèle à marche forcée... Un pari en voie d'être gagné? Difficile à dire à l'heure où certains aspects du climat semblent s'emballer... _______________________________