Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

jeudi 6 août 2026

Cela demande réflexion

       Une épreuve certaine

                                  _________________

Varia

__  Divorce

__ Epineux

__ Airbnb

__ Espoirs?

__ Dégrisement

__ Révélateur

__ Emigration

__ Piratages                        

__ Résilience

__ Manipulations

__ Transparence?

__ Sous estimation

__ Variole mortelle

__ Fifa en question

__ Enième suspension!

__ Mélange des genres

                      ____   Le secours d'Elon Musk _________

mercredi 5 août 2026

Un Japonais chez les Ch'tis

 


___________________De Tokyo à Loos-en-Gohelle, un chemin improbable...
Un artiste japonais l'a trouvé, découvrant une région, à  travers le prisme de ses souvenirs, de son imagination et de son objectif...

________________Les terrils sont pour le photographe des monuments commémoratifs. Comme il l’explique... le mot « histoire » n’a pas, en japonais, le double sens qu’il revêt en français : la grande histoire (historia) et le récit (fabula). Les terrils sont l’histoire dans sa double acception : traces du passé minier d’une région et récits de lieu, occupation collective comme individuelle d’un espace.
Les photographies de Naoya Hatakeyama sont souvent vides de toute trace humaine : c’est le lieu qui concentre les récits passés et à venir. Des lieux qui, par la magie d’un regard, ne sont plus seulement liés au Nord de la France mais rappellent les montagnes japonaises, en particulier les représentations du mont Fuji... (Mediapart)


                                           Du charbon à la vigne...Du Charbonnais



        Les Corons, c'est pas le Japon...♪♫♪
 Mais les terrils peuvent fasciner un photographe japonais
Ils n'ont pas la magie du mythique Fuji, mais ne sont pas sans vie.
_________C'est un monde varié, loin d'être triste, enfin reconnu.
Ils sont devenus des écosystèmes complexes, ouverts à la curiosité de tous, connaissant parfois une seconde vie, comme à Noeux-les-Mines (ou Noeux-les-Neiges...)     _________________

Savoir sous tutelle

  Main basse sur les universités

               Il l'avait promis. Il le fait. Trump veut faire taire les voix libres qui s'expriment au coeur des facultés et les oppositions qui s'y expriment souvent, notamment contre la censure et les mises au pas imposées par son administration. Il faut faire taire les esprits critiques, qui doivent la boucler et s'aligner sur la doctrine officielle. Le Chef  "exige que la quasi-totalité des subventions fédérales, qui étaient jusqu’ici attribuées sur la base du mérite scientifique, soient désormais soumises à un « examen préalable à l’attribution » et à l’approbation de responsables politiques « seniors », chargés de vérifier que ces subventions « font avancer de manière démontrable les priorités politiques du Président »                                                                   La volonté de contrôler les esprits, très orwellienne, poussant beaucoup d'enseignants à l'expatriation, obéit à une logique que l'on retrouve ailleurs.           L'université est clairement désignée par Vance comme l'"ennemi".   "Le financement fédéral est désormais suspendu au-dessus de la tête des administrateurs d’université comme une épée de Damoclès, menaçant de décapiter la recherche de toute université assez audacieuse pour résister aux exigences de l’administration. Pour caractériser ce recentrement inédit du pouvoir présidentiel, vous allez même jusqu’à convoquer Staline et sa relation avec la science, dans un texte que vous venez de faire paraître dans Slate . Cette comparaison n’est-elle pas excessive ? Non, elle est exacte dans son principe. Comme Joseph Staline dans l’ancienne Union soviétique, l’administration Trump revendique le droit d’exercer un contrôle politique direct sur la recherche scientifique..."   


                                                                                                       Pour le roi Donald
 l'enseignement supérieur "a perdu son chemin", il "corrompt la jeunesse et la société" avec une "idéologie socialiste et anti-américaine". Ce mouvement de résistance est inédit. Jusqu'ici seule Harvard avait ouvertement défié l'administration
..."                                                        La culture va donc continuer à être malmenée...Au détriment de l'avenir du pays. L'offensive contre les étudiants étrangers ne va rien arranger.                              En route vers le meilleur des mondes?...              ____________

mardi 4 août 2026

Obstination mortelle

      En externe     

Comme en interne 

                           Y a-t-il encore quelque chose à détruire?        ______

Fracturation d'un nouveau genre

    Capacité d'attention en péril

     Cette faculté nécessaire, précieuse, mais qui peut être rare ou menacée, qui nous lie aux choses, aux événements, aux autres, à nous-mêmes. Liée à une conscience qui se travaille, mais qui peut d'atrophier. Vivre plus conscient, c'est ne pas passer à côté de l'essentiel, autant que faire se peut.                                                                                    Or, elle est de plus en plus détournée, captée pas les Gafam, investie par des activités non essentielles, voire toxiques, provoquant une sorte de "fracturation des esprits". Une déconnection déjà bien décrite, qui ne concerne pas seulement l'enfance.  "...un phénomène qui dépasse la simple distraction numérique. Ils lui donnent un nom emprunté à l'industrie pétrolière : la fracturation humaine. Comme la fracturation hydraulique injecte des liquides sous haute pression pour briser la roche et en extraire les hydrocarbures, les grandes plateformes numériques brisent, selon eux, « la structure architecturale profonde de notre vie mentale » pour en tirer profit. « Ils pompent dans nos visages du contenu de basse qualité pour briser la structure profonde de notre vie mentale, sociale, démocratique », résume Graham Burnett, historien des sciences à Princeton. Ce modèle économique — l'économie de l'attention — ne se contente pas de capter nos regards : il les fragmente, isole les individus et polarise les sociétés. Un ancien cadre de Facebook, cité durant l'émission, l'admettait lui-même sans détour : « Nous avons créé des outils qui ont complètement altéré le tissu social. »   


                                                                 
Le stress au travail en est une conséquence. L'effondrement de la lecture, entre autres, semble bien aussi en être un conséquence directe.                                         Nos capacités cognitives  mais aussi affectives, communicationnelles, sont en péril, de manière maintenant évidente. Non seulement, elles s 'émoussent, mais elles tendent même parfois à disparaître dans certains secteurs de notre vie. On ne le voit pas seulement chez les plus jeunes, rivés sur Tik Tok, mais aussi chez les adultes souvent atteints de nomophobie. Une inquiétante perte de liens avec soi, les autres et la société. C'est donc aussi un problème politique au sens large.  Faut-il se contenter de journées hors ligne?                                                                                                         L'attention, cette qualité stimulée depuis notre plus jeune âge, notamment en milieu scolaire, à l'origine de nos différents apprentissages, joue un rôle fondamental dans notre rapport au monde en général. L'attention est cette qualité, qui ne va pas de soi, qui nous rend curieux à ce qui se passe dans notre environnement pour en comprendre le sens, la logique, stimulant le désir de s'impliquer  dans le cours des choses, contre toutes formes d'indifférence, de distance hautaine ou de rejet. L'attention semble aujourd'hui une qualité bien compromise, à l'heure de la vitesse, de la superficialité, de l'indifférence, du repli sur soi dans le consumérisme et la dé-responsabilité, encouragée par un système qui nous pousse à privilégier la sphère privée, le tout à l'ego...                                                                                                                    La multiplication anarchique des écrans et leur utilisation anarchique dès le plus jeune âge ne facilite pas le développement de l'attention, loin de là. Le "temps de cerveau disponible", selon la formule de Patrick Le Lay, est un objectif des principaux medias qui sollicite, de manière souvent intéressée, notre temps et notre attention/fascination, sollicitée de tépondre aux eigences du marché. La préservation d' l'attention maîtrisée et dirigée se trouve souvent compromise, dans le monde où la passivité favorise certains pouvoirs, pas seulement mercantiles. Préserver et cultiver notre attention, c'est donner à notre liberté une capacité de pouvoir toujours exister, toujours rebondir. 


                                                                      Notre degré d'attention s'est émoussé d'autant plus que nous sommes sans cesse sollicités, au niveau de la consommation matérielle et informationnelle, par une logique quasi imparable de séduction,de  détournement d'attention, de vitesse obligée, de stress, voire de décervelage. Nous y pensons et nous oublions...Cela se vérifie dans les salles de classe où la captation d'attention devient de jour en jour plus problématique et dans la société en général, où le repli sur soi, sur les seuls problèmes domestiques, tend à devenir la norme, où l'homme finit par devenir un atome centré sur lui-même et ses propres jouissances et souffrances.  __IL existe une économie politique de l'attention qui fait partie d'une citoyenneté exigeante. Un esprit non inséré consciemment dans la sphère publique peut-il avoir de bons instruments d'analyse et des capacités d'action et de réaction à la hauteur des événements qu'il vit?... "En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre, c'est ce qui se passe sous nos yeux" [A.de Tocqueville]                                                                                                         ___ « L’économie politique de l’attention » qui est à construire exige une activité critique collective qui doit viser avant tout à empêcher toute forme de captivité irrémédiable. La nécessité de ralentir les processus de décision comme les mécanismes de circulation constitue un objectif général qui entre en résonance avec la critique de la vitesse de Virilio, même si elle part de présupposés différents. Chacun aura remarqué à ce sujet que toute activité qui relève du care au sens traditionnel de soin ou d’assistance est plutôt considérée socialement comme une perte de temps parce qu’elle prend le temps et qu’elle prend le risque de le perdre et ce faisant d’opérer selon un principe de bien-veillance. A l’inverse, le modèle de la performance de l’économie financière a poussé à ses limites celui de la productivité capitaliste puisque cette « nouvelle économie » (et il n’y en a pas d’autre que financière) fonde ses mécanismes de profit sur cette vitesse de circulation, sur l’accélération générale des échanges, favorisés par le numérique en réseau et par la réduction de tous les phénomènes à un statut de données traduites en bits. Le modèle attentionnel de l’alerte qui génère ce stress généralisé (Sloterdijk) est parfaitement réalisé dans les desks des courtiers qui jouissent de cette accélération et de la désorientation que cela crée pour les non experts qui perdent leur mise pour cette seule raison..."[Merci à Dominique Boullier_Mediapart]                      _____________