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mardi 6 octobre 2026

Déserts médicaux

 Quelles solutions?

            De trop nombreuses zônes rouges

                                 Vers un conventionnement vertueux?

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Pour une police exemplaire

   Une révision des méthodes s'impose, mas pas seulement.  (bis repetita)

                    Tous des enfants de la République!

                     Y revenir... On parle de bavures...C'est devenu un constat assez général, au vu du triste  bilan déjà constaté en plusieurs occasions.  Il y a quelque chose qui ne va plus  dans le maintien du maintien de l'ordre en France                                 Force est de le reconnaître, contre Mr Darmanin et son discours réducteur et souvent manichéen, on assiste en France à une "brutalisation des forces de l'ordre" lors des événements tels que ceux qu'on a connu depuis plusieurs semaines. Des instances européennes et même mondiales le reconnaissent aussi. Pas seulement à l'occasion de Ste Soline. Il s'agit surtout de la gestion de certaines forces policières lors de manifestations qui tournent mal.   Le stress engendré par Parcours Sup en question.  Des racines profondes et inquiétantes.


               __     Il y a d'évidence quelque chose à faire et il serait bon d'imiter certains pays pour gérer autrement des situations particulièrement compliquées. Une police plus exemplaire. C'est ce à quoi aspire tout citoyen. C'est ce qu'évoquent les différents responsables politiques qui en ont la charge, ministres de l'intérieur surtout. L'ordre républicain ne peut se passer d'elle. Tous souhaitent son efficacité, mais pas à n'importe quel prix. Il arrive trop souvent qu'elle soit mal préparée aux tâches qui seront le siennes, que son encadrement laisse à désirer, qu'elle soit un milieu où même des "bavures" ne sont pas rares, comme les organes de presse s'en font trop souvent l'écho. Et on peut comparer, d'un pays à l'autre, la manière dont la police se comporte, dans l'exercice de ses fonctions. La France hérite d'un tradition particulière dans ce domaine: depuis Papon sans remonter plus haut.  Une tradition qui n'est pas toujours à sa gloire et qui nécessiterait certaines réformes profondes. Il existe une certaine tradition d'impunité au sein des forces de l'ordre et des complicités qui commencent à être mieux connues. Un esprit de corps du plus mauvais effet et qui suscite des interrogations légitimes dans le public. Il y a aussi, sans vouloir généraliser trop de "management" discutable au sein de la hiérarchie, trop d'hommes de terrain qui souffrent et dont le désespoir peut pousser aux extrêmes. En plus haut lieu, certains organes signalent des disfonctionnements parfois graves. C'est le pouvoir de tutelle qui est interpelé, même si les conditions du maintien de l'ordre se sont complexifiées.                                                                                                                                                                         On aimerait une police plus policée. La France n'a pas la plus mauvaise police du monde. Elle est même bien meilleure que dans beaucoup d'autres pays industrialisés. La comparaison avec celle qui (dys)fonctionne aux USA notamment , au vu des affaires récentes, le montre bien. Le problème n'est tant celui des hommes que celui de leur recrutement, de leur formation, de leur gestion et du contrôle de leurs actions, à quelque niveau que ce soit. Si on a la police que l'on mérite, les modalités de son fonctionnement spécifique demandent une remise en question.  La police française n'est pas toujours exemplaire reconnaissent certains premiers concernés, qui en souffrent et qui le disent. Ce n'est plus celle qui fonctionnait aux ordres de Pétain ou plus tard pendant la guerre d'Algérie et les consignes de Papon. Mais, c'est bien connu, il y a encore des efforts à faire. On a réduit drastiquement les effectifs, introduit comme ailleurs un lean management, délaissé la police de proximité, abandonné les quartiers difficiles, livrés à eux-mêmes, et on a sommé pendant longtemps la police de faire du chiffre.

       
  ___   "...La France, qui était un État précurseur en matière de contrôle de sa police avec la création en 1986 du Code de déontologie de la Police nationale, puis avec la création de la CNDS en 2000, est devenue une nation frileuse depuis trop longtemps en ce qui concerne le traitement des comportements inadaptés des policiers qui entachent toute l’institution.   Par la mise en place de pratiques réflexives basées sur le modèle anglais, par la redéfinition des missions de l’IGPN et par la création d’une Commission nationale de déontologie de sa sécurité dotée de moyens suffisants, la police et les policiers pourraient retrouver une certaine légitimité et la population, une police sur laquelle elle pourrait compter...."            La perméabilité au racisme n'est pas nouvelle dans certains milieux de la police, depuis un certain nombre d'années, comme en Allemagne, ce qui est plus nouveau.
    Les policiers sont des gardiens de la paix avant tout, et leur formation ne doit pas être seulement technique. Depuis que la police de proximité a été négligée puis abandonnée, depuis qu'on a supprimé un très grand nombre de postes et redéfini sa mission dans un sens plus répressif, moins préventif, que les quartiers à risques furent abandonnés à leur sort, il ne faut pas s'étonner de certaines dérives dans des situations de méfiance réciproque et de confrontations parfois violentes, dans les situations conflictuelles plus nombreuses.
    L'impunité doit être bannie, comme ailleurs
                Dans son dernier rapport annuel, l’inspection générale de la police nationale se défend fermement d’être « la police des polices », mission qui « reste dans l’imaginaire populaire ». Sa directrice fait même assaut de transparence : son « ambition première » n’est pas de contrôler mais de « valoriser l’institution et ses agents ».    Cet aveu, en bonne place (dans l’éditorial dudit rapport), est certainement le meilleur effort de sincérité auquel s’est livré l’IGPN depuis des années. Une institution qui n’hésite pas à légitimer, de la part des forces de l’ordre, « des ripostes plus nombreuses et plus fermes et donc des blessés » du fait « des violences exercées contre [elles] lors des manifestations ».   Attendre de cette instance un devoir d’impartialité serait donc vain. Et depuis plusieurs mois, au regard de certains dossiers emblématiques, l’idée s’est installée que la police des polices n’inspectait rien sinon les meilleurs moyens de préserver les forces de l’ordre.     Encore fallait-il démontrer cette impression, ou la démonter. C’est tout l’objet d’Allô IGPN, suite logique du travail entamé il y a 18 mois avec Allô Place Beauvau sur Twitter puis sur Mediapart, qui visait à recenser les abus policiers survenus dans le cadre du mouvement des gilets jaunes, et à interpeller le ministère de l’intérieur....La non-identification de policiers à l’origine de violences est l’un des motifs fréquents des classements sans suite.   « L’IGPN ne se donne pas réellement les moyens d’identifier les policiers qui ont commis des violences ayant entraîné des blessures ou des mutilations », déplore l’avocate rouennaise Chloé Chalot, qui depuis l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes travaille sur les violences policières.    « Les enquêteurs se contentent des déclarations des policiers sans aller plus loin. Il n’y a pas d’investigations complémentaires pour les vérifier », poursuit-elle..."             Ce métier si difficile et exigeant, qui n'a pas toujours les moyens de son fonctionnement normal, mérite mieux que les quelques justifications d'un préfet de police, dont la nomination n'est pas due au hasard.                                  ___ Les drones ne suffiront pas.         ___Approches filmiques. ____________

lundi 5 octobre 2026

Le déni de Bibi

    La magie n'opère plus

               L'homme de la grande dérive                              _____________

Un certaine justice

 Gabriel Zucman dans la bataille des idées

           Il n'est pas un révolutionnaire, mais un économiste  formé aux meilleures écoles, approuvés par certains de ses pairs, juste soucieux de faire un pas de côté, de ne pas se plier au conformisme du métier. Une activité d'ailleurs à l'objectivité toute relative, où la scientificité pose problème, où doit régner régner le débat interne sur les options de base, les choix fondamentaux inhérents à la recherche. L'économie n'est pas une science exacte et l'unanimité ne peut être que de façade, comme le montre l'histoire de cette discipline humaine, indispensable, mais aux postulats souvent discutables.       


     ___ Zucman a fait des choix et ses calculs, au vu des inégalités  qui se creusent stratosphériquement  en France  en cette période ou l'impôts  devient un  problème de premier plan. Il propose, avec d'autres un  impôt différentiel, adopté par l'Assemblée, mais refusée par le Sénat, pour rétablir une justice minimale. Surtout à une époque où les écarts de revenus se creusent comme jamais, où l'évasion fiscale prend une ampleur inédite, contribuant au déclin des ressources si nécessaires pour investir.    Une  richesse cachée qu'il importe de divulguer et de réduire.  Une régression fiscale, dénoncée depuis déjà des années, s'exerçant dans le dos ou avec la complicité de Bercy?   Un détournement de grande ampleur.                                                     "  ...Les partisans de cette mesure, dont Gabriel Zucman, Olivier Blanchard, Jean Pisani-Ferry et plusieurs lauréats du « prix Nobel » d’économie comme Esther Duflo, Joseph Stiglitz et Paul Krugman, fondent leur argumentation sur un constat d’inégalité fiscale.  Selon leurs recherches, les ménages les plus riches, et notamment les milliardaires, sont proportionnellement moins imposés que le reste de la population. Gabriel Zucman avance que si le taux de prélèvements obligatoires moyen en France avoisine 52 % du revenu national, le taux effectif d’imposition des milliardaires se situerait plutôt aux alentours de 26 % de leur revenu économique.  Cette différence s’expliquerait par le fait que la richesse des « ultra-riches » est principalement constituée d’actifs financiers et professionnels dont la valeur augmente sous forme de plus-values latentes. Ces gains ne sont imposés que lorsqu’ils sont réalisés (par exemple, lors de la vente d’actions), ce qui permet aux détenteurs de ces fortunes d’afficher un revenu imposable très faible par rapport à l’accroissement réel de leur patrimoine. Pour les promoteurs de la taxe, l’impôt plancher viendrait donc corriger cette distorsion et renforcerait le principe d’égalité devant les charges publiques, un enjeu qu’ils jugent essentiel pour la cohésion sociale et le financement des services publics et de la transition écologique. Les recettes estimées par Gabriel Zucman se situeraient entre 15 et 25 milliards d’euros par an..."                                                                                                        L'auteur s'adressait récemment aux plus hautes instances:                                       "....    Au lieu de faire payer aux milliardaires leur juste contribution, le gouvernement a choisi de s’en prendre d’abord aux retraités : 5 milliards de baisses de revenus pour nos parents et grands-parents. 5 milliards, c’est ce que rapportait l’impôt sur les grandes fortunes (ISF) qui a été supprimé par Emmanuel Macron en 2017. Protéger les milliardaires et s’acharner sur les grands-mères et grands-pères : ce qui se prépare est inacceptable. Mais ce n’est pas tout : fiscalisation des indemnités pour maladies du travail et pour accidents professionnels, nouveaux impôts sur les biscuits et les barres céréalières, baisse de l’allocation rentrée scolaire, etc. Reconnaissons la créativité dont le gouvernement fait preuve pour défendre les privilèges fiscaux des ultra-riches : il n’y a dans ce budget aucune mesure pour les faire rentrer dans le champ de la solidarité nationale. Aucune. Ces derniers ont pourtant vu leur richesse exploser ces 30 dernières années. Selon le magazine Challenges, en 1996, la richesse des 500 plus grandes fortunes s'élevait à 80 milliards d'euros, soit 6 % du PIB de l'époque. En 2026 : 1076 milliards d'euros, soit 35 % du PIB. Ce qui signifie que si ces 500 plus grandes fortunes dépensaient tout leur argent, elles pourraient acheter plus d’un tiers de tout ce qui est produit en France (biens et services) une année donnée. Malgré l’explosion de leur fortune, les milliardaires ne contribuent pas aujourd’hui à hauteur de ce qui est demandé aux autres catégories sociales — salariés, cadres, indépendants, etc.Ils jouissent d’un privilège fiscal qui bafoue le principe fondamental d’égalité devant l’impôt affirmé par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. L’impôt plancher de 2 % que je défends vise à corriger cette anomalie. Cette mesure ne concernerait que les foyers fiscaux possédant plus de 100 millions d’euros de patrimoine, au nombre de 1 800 environ. Elle permettrait simplement de s’assurer que les ultra-riches contribuent aux charges communes à la même hauteur que les autres citoyens. Cette mesure rapporterait de l'ordre de 20 milliards d'euros par an. Pour avoir un ordre de grandeur, mettons cela en rapport avec le budget proposé par le gouvernement. Baisse des retraites : 5,5 milliards d’euros attendus. Baisse des allocations familiales et de l’allocation rentrée scolaire : 1,1 milliardTaxes sur les biscuits : 300 millions Les annonces de M. Lecornu vont perpétuer la rupture de l’égalité devant l’impôt. Elles consolident le triomphe de l’injustice fiscale et sociale. Et mettent en péril nos finances publiques. Car les faveurs consenties aux grandes fortunes et aux grandes entreprise se trouvent au cœur du dérapage de nos finances publiques : contrairement à ce qu’affirment un certain nombre de médias et de responsables politiques, nous avons avant tout un problèmes de recettes publiques et non de dépenses publiques. Le gouvernement a choisi de réduire les recettes fiscales du pays. Depuis 2017, ce sont 2 points de PIB de recettes qui manquent à l’appel, soit 60 milliards d’euros par an. C’est l’équivalent du budget de l’éducation nationale qui s’est volatilisé. D’après les travaux de l’OFCE, ce manque à gagner provient de différentes réformes et cadeaux fiscaux : suppression de l’ISF, baisse de l’impôt sur les sociétés, “flat tax” sur les revenus du capital, suppression de la taxe d’habitation, etc. Nombreux ont bénéficié aux acteurs économiques les plus privilégiés. D’autres choix budgétaires sont devenus impératifs. Peut-on continuer à tolérer que les grandes multinationales aient des taux d’imposition plus faibles que les PME, artisans et boulangers ? Peut-on continuer à tolérer que TotalEnergies ne paie pas ou presque d’impôt sur les sociétés en France ? Peut-on tolérer que les grands groupes multinationaux, dont les profits explosent, puissent payer encore moins en 2027 qu’en 2026, comme le prévoit le budget ? Non, bien évidemment que non. Il n’y a guère de raison de mettre à contribution qui que ce soit avant de s'être assuré que les milliardaires ne paient pas moins d’impôt que les classes moyennes et que les grandes entreprises ne paient pas moins que les PME. C’est simple, c’est basique. Nous comptons sur la représentation nationale et les partis politiques attachés à la justice pour défendre le principe d’égalité devant l’impôt et l’abolition du privilège fiscal des ultra-riches..."
                         __ Problème climatique                             ________________________


dimanche 4 octobre 2026

Effacer la dette?

        Un précédent.

                     Faire plus avec...moins?

                                          Un problème insoluble?

            Et un risque politique?                                                                                                                             Vers une nouvelle gouvernance européenne?   _______      

Petit billet du dimanche

__ Marges

__ Barbarie

__ Surpopulation?

__ Insupportable

__ Choc chinois

__ TFA: le constat

__ Matheux en danger?

__ Attention! Trackers!

__ Retard américain

__ La même histoire

__ Robots chinois

__ IA et littérature

__ Hypothèses bibliques

__ IA: quelle responsabilité?

__ Sources menacées        

__ Une raison de la colère                       

__ Les centrales et les fleuves

          ________ Une famille pas comme les autres  ___________

samedi 3 octobre 2026

Dérives

 Faut suivre....

                      L’histoire le montre amplement, le mensonge et la politique ont souvent fait bon ménage. Jonathan Swift en avait fait au XVIIIe siècle une savoureuse satire, L’Art du mensonge politique. Plus récemment, en 1972, Hannah Arendt jugeait même (dans un texte intitulé « Du mensonge en politique » publié au moment du scandale des « Pentagone Papers ») que « la véracité n’a jamais figuré au nombre des vertus politiques et [que] le mensonge a toujours été considéré comme un moyen parfaitement justifié dans les affaires politiques »....

                   Un champion...     Pas très malin...      ______________

On ne sait jamais...

 Je prends les devants...

          Sur le déclin de ma vie.    __ La mort n'est "rien", mais c'est la seule certitude absolue. __                                                                J'aimerais dire, arrivé au terme d'une vie passée comme un coup de vent:                                                                                                                                        Ce fut tout de même une belle traversée.        Malgré les gros temps, qu'il a fallu souvent affronter, les erreurs de navigation, les pertes de repères, les incertitudes dues à une boussole parfois déréglée (je voguais à l'ancienne), les périodes sombres où sévissaient les tempêtes, les avaries qu'il a fallu réparer seul, le regret parfois d'avoir tenté cette aventure, les noirs moments...                            Mais aussi les longues périodes de mer calme, les moments de rêve et d'apaisement, de bonheur même et l'euphorie, grand solitaire que j'étais. Par vent favorable et ciel dégagé. J'aurais aimé que cela dure....                                                                             Mais non, il fallait rentrer au port.     Vous êtes arrivé à destination, indiquait mon navigateur, qui là ne se trompait pas. Un peu trop tôt à mon goût. Mais la longue traversée m'a usé et j'aspire au repos.   Ceux que j'ai aimés et qui m'ont rendu la pareille comprendront que toute traversée à une fin, dans la logique des choses. Nous ne sommes pas éternels, disait déjà le curé de mon village. Je l'ai toujours su sans y croire vraiment. Maintenant, c'est intériorisé           Je regrette seulement de partir trop tôt. quoique , au vu du bazar ambiant, il me prend l'envie de quitter le cirque humain, cette histoire de fou raconté par un idiot, comme disait Shakespeare                                   Je rêverai  encore longtemps d'une compagne de bord si aimante, si attentionnée, mettant souvent la main à la barre et donnant un sens à l'aventure.   Ainsi qu'à mes deux jeunes et formidables mousses, que me donna ma compagne, qui assumèrent une présence fidèle et rassurante à mes côtés...                                                                                                Nul besoin de pleurer. L'aventure fut belle. Malgré tout!  Ça devrait se fêter, comme dans certaines sociétés traditionnelles. Une vie, ce n'est pas rien... Champagne!

      Je ferai miennes les paroles sobres et sereines de Marc Aurèle, ce stoïcien qui disait: "  Tu t'es embarqué, tu as navigué, tu as accosté, débarque!...Il est de notre nature de mourir: un instant; l'assemblage de tout son corps: une facile décomposition; son âme: un tourbillon, son destin; difficilement conjecturable.  Sa renommée, une vague opinion. S'il faut penser à la mort, ce n'est pas par son attrition, mais au contraire, quand elle est convenablement affrontée, elle nous rend sereins..."     

         On peut aussi (re)lire Epicure     _____________________

vendredi 2 octobre 2026

Le piège?

               Investisseurs sans états d'âme

                    Nous ne sommes pas les seuls concernés...      _____________

Une dette obsédante

 Y revenir...

           On l'évoque sans arrêt Elle pèse sur le débat politique, insidieusement, comme une fatalité, , comme étant d'ordre domestique, culpabilisante, comme une faute collective dont il serait demandé réparation, dont hériteraient nos enfants, une charge qui pèserait obsessionnellement, au sens quasi-religieux, comme le  répétait Mr Bayrou?            __   Or la dette d'Etat n'a rien à voir avec la morale ni avec la dette privée. Elle n' pas non plus qu'une question technique, mais  est un problème social, voir politique. La présentation et la pédagogie sur cette question, qui devient obsessionnelle, sont biaisées. "  Certains en tirent profit....L'action pour la réduire doit s'attaquer aux causes structuelles (externes et internes) et non aux "méchants français trop dépensiers"     François Bayrou, en sacrifiant son poste au nom de la « vérité » sur les comptes publics, avait rejoué une vieille pièce : celle de la menace planant sur les « générations futures ». Une rhétorique éprouvée depuis des décennies, qui masque les rapports de force sociaux que la dette organise.  La dette publique a des effets distributifs, mais ils ne sont pas déterminés dans l’absolu. Elle peut opérer une redistribution des plus riches vers les plus pauvres si elle permet d’étendre les services publics, en privilégiant leurs qualités plutôt que la baisse de leurs coûts, et si le système de financement par l’impôt est progressif  ...Derrière le « nous » collectif des Français endettés invoqué par les gouvernants, se cache un clivage social : pour les fractions les plus aisées de la population, loin d’être un problème, la dette représente une possibilité de placement prospère quand la majorité la finance et en endure les conséquences. Pour les fonds financiers internationaux, une aubaine...La dette ne représente pas un danger universel. Elle est devenue un instrument de sécession d’une classe rentière. La véritable fracture n’est pas générationnelle, mais sociale. Une minorité, qui se mobilise pour protéger ses avoirs, se soustrait à l’impôt, pousse des cris d’orfraie face à la taxe Zucman, et réclame que l’effort soit porté par la majorité : plus de travail, moins de jours fériés, des droits sociaux rabotés et la régulation de l’environnement saccagée au nom d’une politique économique favorable au capital, censée tirer la croissance et garantir la continuité du service de la dette..."                          __________Une étude de Benjamin Lemoine, remet en question la vision qui nous est généralement présentée de la "dette publique", dans le contexte actuel: L'ordre de la dette  et sa suite récente: La démocratie disciplinée.    Il n'est pas le premier, mais il est sans doute un des  rares à avoir analysé cette question de manière historique autant qu'économique en remettant certains mythes tenaces en question.       Après un temps d'accalmie (covid oblige et le "quoiqu'il en coûte" étant devenu une sorte de parenthèse) la question de la dette revient: la dette serait le mal qu'il faudrait prioritairement combattre, notamment en rognant encore plus sur les dépenses publiques.                                 __La Cour des comptes et P. Moscovici y vont de leur couplet bien connu. La dette revient en force comme une obsession, objet d'inquiétude depuis des années dans les sphères étatiques. Alors que la dette américaine, stratosphérique, n'obsède pas, pas plus que la dette japonaise, plus élevée que la nôtre.                                                                                                                                                                    La question de la dette est devenu un épouvantail, qui arrange bien ceux qui en profitent



         "...
À rebours de ceux qui voient la dette comme une fatalité et une loi d’airain quasi naturelle, Benjamin Lemoine raconte dans ce livre comment, en France, l’« ordre de la dette » a été voulu, construit et organisé par des hommes politiques, des hauts fonctionnaires et des banquiers, de gauche comme de droite – parmi lesquels François Bloch-Lainé, Charles de Gaulle, Antoine Pinay, Valéry Giscard d’Estaing, Michel Pébereau, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn… Autrement dit, il fut le fruit d’un choix politique...."        "L'État s'est lui-même désarmé de ses outils de financement directs (comme l'emprunt auprès de sa banque centrale ou la contrainte imposée aux banques commerciales) pour se soumettre aux règles et à la discipline des marchés financiers. Ce choix a eu pour conséquence de transformer la dette en un instrument de justification des réformes de rigueur et de réduction des dépenses publiques..."
                                                                            Quel est le problème de fond? Pas là où on le croit. Il n'y a pas de fatalité.

                       La question de la dette est devenu un épouvantail, qui arrange bien ceux qui en profitent                                              Le débat est donc plus politique que purement technique et économique.      _ Un nécessaire besoin de croissance, contre la désindustrialisation.