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HORIZONS ET COUPS DE COEUR (ou de gueule)
CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
lundi 2 mars 2026
Une ténébreuse affaire
On aimerait plus de lumière....
Dans ce domaine crucial pour l'ensemble des citoyens, où le marché est devenu roi, la gestion de la production et l'aménagement de la distribution de la précieuse énergie a pris une tournure ubuesque, parfois difficilement compréhensible, loin de l'intérêt public, pourtant revendiqué. La semaine dernière, ARTE a reproduit un document sur l'histoire chaotique du groupe EDF, depuis la libéralisation et l'ouverture à la concurrence européenne. En cause surtout: la fixation des prix A travers les méandres des décisions et des contre-décisions, des analystes y perdaient déjà leur latin.. Même si la situation semble s'améliorer quelque peu. Mais pas sur l'essentiel . Le règne du trading reste de mise , mis en cause par de nombreuses institutions, comme la Cour des Comptes . Il est difficile de se repérer au coeur de la jungle. Un système qui peut rapporter et coûter gros... Même le consommateur est invité à être trader. Qu'en aurait pensé Mr Boiteux ? (*)
" Explosion du prix de l’électricité, difficultés en série de la filière nucléaire, potentielle privatisation des barrages hydroélectriques, absence de filière industrielle dans le solaire ou l’éolien… Le système électrique français est plus fragile que jamais. Pour Anne Debrégeas, porte-parole du syndicat SUD Energie et chercheuse en économie au sein d’EDF, tous ces maux ont une même cause : l’obsession du marché imposé par l’Union européenne. Dans cette interview fleuve, elle nous explique comment l’ouverture à la concurrence fait exploser nos factures et mine la transition énergétique et nous propose des pistes pour rebâtir une grande entreprise de service public. Entretien réalisé et édité par William Bouchardon, retranscrit par Dany Meyniel.
LVSL : " Alors que les élections présidentielles se profilent, les prix de l’électricité risquent d’augmenter fortement. Pour limiter cette hausse, le gouvernement a décidé courant janvier d’augmenter de 20% les volumes d’électricité qu’EDF est contrainte de vendre très bon marché à ses concurrents dans le cadre de l’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique, ndlr). En réaction, le 26 janvier dernier, plus de 40% des employés d’EDF ont fait grève pour dénoncer cette décision qui va coûter plus de huit milliards d’euros à l’entreprise. Pourquoi EDF est-elle obligée de vendre de l’électricité à ses concurrents et comment analysez-vous cette décision du gouvernement ? Anne Debrégeas : EDF est obligée de vendre à ses concurrents depuis 2011. Le volume concerné est de 100 térawatts-heure (TWh), ce qui correspondait à l’époque à un quart de sa production nucléaire. Cette décision a été prise suite à l’ouverture des marchés de l’électricité à la concurrence. Personne ne voulant mettre en concurrence les centrales les unes par rapport aux autres, EDF a continué à exploiter presque l’intégralité du parc français de production, dont tout le nucléaire. Les concurrents ont vite compris qu’ils n’auraient pas accès à la ressource nucléaire, moins chère à la production que toutes les autres énergies. Sauf à rogner sur leurs marges, ils risquaient de ne pas être concurrentiels sur le marché. Ils ont commencé à râler auprès de la Commission européenne. Cédant à la pression de cette dernière, la France a mis en place ce système d’accès régulé. Celui-ci est totalement aberrant : EDF est obligée de mettre à la disposition de ses concurrents ces 100 TWh pour qu’ils puissent les revendre à leurs clients ! On fait mine de mettre en concurrence quelque chose qu’il n’était pas possible de mettre en concurrence puisqu’on se refusait à privatiser la majorité des centrales. Pour concurrencer EDF, on a créé une activité qui n’existait pas auparavant et qu’on pourrait appeler une activité de fourniture à coût forcé. Parler des concurrents d’EDF est un terme impropre : ce sont principalement des fournisseurs qui ne produisent rien et dont l’activité consiste à acheter à un prix cassé de l’électricité grâce à l’Arenh (complété par des achats sur les marchés de gros, ncldr) pour la revendre en engrangeant des bénéfices. En fait, ces prétendus concurrents ne font rien. Ils ne produisent pas, ils ne stockent pas et ils ne choisissent même pas l’électricité qu’ils vendent puisque le courant arrivant chez le client est le même pour tout le monde et, par exemple, n’est absolument pas plus “vert” que celui de son voisin. Ils ne livrent même pas l’électricité puisque l’alimentation se fait par le réseau géré par RTE et Enedis, qui contrôle 95 % de la distribution d’électricité. Ces “concurrents”, entre guillemets donc, font seulement du trading, voire de la spéculation. Ils mettent leur logo sur la facture ! Je cite souvent cette phrase d’un fournisseur, le groupe Equateur, qui est assez emblématique : « Nous ne sommes pas plus énergéticiens qu’Amazon n’est libraire »…
______(*) (Ancien président d'EDF) «Je ne pensais pas que cela arriverait, que les autorités européennes de la concurrence auraient une vue si dogmatique et voudraient appliquer la concurrence dans le secteur de l'électricité où pourtant cela s'applique très mal», analyse l'ancien président d'EDF. Entré dans l'entreprise en 1949 avant de la diriger entre 1967 et 1987, il a fait EDF. C'est lui qui mit au point la péréquation tarifaire, le service universel, la planification à long terme..Aujourd'hui, il regarde soixante années d'efforts mis en morceaux. «La situation d'EDF n'est pas très heureuse. L'esprit de service public s'effiloche, cela a coûté des fortunes pour assurer la séparation des activités et les prix vont augmenter alors qu'ils étaient censés baisser».
___________________________Cqfd: EDF privatisée = électricité plus chère:"...La déréglementation et la concurrence feront baisser les prix disaient-ils...En mars 2002 à Barcelone, Jacques Chirac et Lionel Jospin signaient comme un seul homme la libéralisation du marché de l'électricité, rapidement appliquée via plusieurs directives européennes et jamais remise en cause par leurs successeurs....____________________________
dimanche 1 mars 2026
Un pays à l'arrêt
Petit billet du dimanche
__ Censure
__ Cassure
__ Ingérences
__ The Winner
__ Le piège >>__ PFAS: danger!
__ Guerre industrielle
__ Argent sale
__ Fureur épique
__ Berlin et Thiel
__ Actualité de Marx ?
__ Dilemme Anthropique
__ Basculement de modèle?
___________Trump et la question cubaine ___________________
samedi 28 février 2026
Pauvre Bernard!
Il avait raison
De s'élever contre le fisc confiscatoire et la taxe Zucman
Il a tellement de frais!
Faut le comprendre... _____________
Un monde confisqué
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Nous sommes en train de changer d'époque, du point de vue économique comme du point de vue politique. Le locataire de la Maison Blanche est en train de changer la donne, évoquant d'autres périodes passées. Nous passons du Consensus de Washington à celui de New York, par la seul décision du prince-marchand qui y règne, de sa volonté de puissance et de ses fantaisies. Nous entrons dans l'ère des empires, des Etats investisseurs et/ou prédateurs. Avec le risques de confrontations violentes qui en pourront découler.
C'est la fin du néolibéralisme " ...L'utopie néolibérale d'une croissance globale et continue des richesses est désormais derrière nous. Mais le capitalisme n'est pas mort pour autant. Sa forme actuelle n'est ni réellement nouvelle ni totalement inconnue, car elle est propre à tous les âges où domine le sentiment angoissant d'un monde « fini », borné et limité, qu'il faut s’accaparer dans la précipitation.Ce capitalisme se caractérise par la privatisation et la militarisation des mers. Un commerce monopolistique et rentier qui s'exerce au sein d'empires territoriaux, l'appropriation des espaces physiques et cybers par de gigantesques compagnies privées aux prérogatives souveraines, qui dictent leurs rythmes. Dans cet essai. Arnaud Orain dévoile ce « capitalisme de la finitude » et en éclaire les mécanismes aux trois périodes où il s'épanouit : XVIe-XVIIIe siècle,1880-1945, 2010 à nos jours. " Le capitalisme n’est pas mort pour autant. Sa forme actuelle n’est ni réellement nouvelle ni totalement inconnue, car elle est propre à tous les âges où domine le sentiment angoissant d’un monde « fini », borné et limité, qu’il faut s’accaparer dans la précipitation. Ce capitalisme se caractérise par la privatisation et la militarisation des mers, un « commerce » monopolistique et rentier qui s’exerce au sein d’empires territoriaux, l’appropriation des espaces physiques et cybers par de gigantesques compagnies privées aux prérogatives souveraines, qui dictent leurs rythmes...." _______
vendredi 27 février 2026
C'est bien vrai!
Coupes rases
Nous n'irons plus au bois?...
Les coupes rases deviennent de plus la règle dans certaines régions françaises. Hautement rentables, mais très discutable du niveau écologique, problématique du point de la régénération des espèces. Pour quel avenir? La France reste un pays où la forêt reste remarquable par sa surface et la diversité de ses essences. Malgré les canicules successives dans certaines régions, qui affectent surtout les conifères par un développement important de scolytes qui force à l'abattage, nous n'en sommes pas comme dans certaines régions du monde où les pics extrêmes de chaleur deviennent extrêmement problématiques. Mais les garde forestiers sonnent le tocsin, dénonçant la dérive purement commerciale de la gestion des bois et revendiquant une vision de l'avenir avec d'autres enjeux. "...L’ONF n’est pas en déficit, il est en manque criant de financements, c’est différent ! Le vocabulaire que l’on utilise a un sens. Un service public existe parce qu’il répond à des missions d’intérêt général qui nécessitent des investissements sur le long terme ; il n’a pas pour but premier d’être rentable. L’ONF a un rôle de protection et de police qui ne peut pas répondre à des objectifs purement financiers. Nos forêts ne sont pas des usines à bois. Elles captent le carbone, filtrent l’eau, préservent la biodiversité. Ce sont d’abord et avant tout des biens communs. Nous devons donc changer le modèle économique de l’ONF. Aujourd’hui, il est clair que nous ne pouvons plus financer un service public principalement avec les recettes issues de la vente du bois des forêts publiques. Depuis plusieurs décennies, les cours du bois sont orientés à la baisse comme la plupart des matières premières agricoles. En trente ans, la récolte en forêts d’État a augmenté de 30 % mais les recettes ont diminué de 30 %. Cela ne peut plus continuer ainsi, d’autant que la situation risque de se dégrader davantage avec le changement climatique, l’augmentation des sécheresses, des tempêtes et des pathogènes. Nous devons rompre avec ce modèle qui pousse au productivisme au détriment des écosystèmes...". Un modèle de gestion économique qui coûte cher: nous exportons du bois qui nous revient en meubles que nous ne fabriquons plus chez nous. Et une déforestation accélérée dans d'autres pays. La France peut se vanter de posséder un domaine forestier parmi les plus importants et les plus variés d'Europe, dont la gestion ne peut être laissée au hasard, aux bons vouloirs des autorités locales et surtout des particuliers, voire des lobbies commerciaux, mais elle suppose surveillance, contrôle, gestion dans le temps avec une vision d'avenir, pour une pérennité garantie dans la diversité des adaptations au cours du temps.
Les arbres se développent au-delà de nos courtes vies, de nos projections limitées et on en connaît mieux l'importance d'un point de vue écologique. Ils ne sont donc pas seulement des éléments "bons à abattre" pour le chauffage ou les scieries, ils nécessitent surveillance, soins, intelligence et souci d'avenir. Les ventes de bois sont nécessaires, de manière raisonnable, souvent dans l'intérêt même de la forêt elle-même. ______ Mais, depuis un certain nombre d'années, le monde des forestiers vit assez mal les différentes réformes qui affectent leur activité et qui se profilent à l'horizon. Certaines les touchent particulièrement, dans la tendance constatée un peu partout, sous la pression libérale, notamment celle consistant à privatiser leur fonction et à réduire drastiquement leur nombre, dans la perspective d'une gestion à court terme et au nom de la rentabilité, qui ne serait pas au rendez-vous. ___Un grand nombre de forestiers sont en plein désarroi et le font savoir, malgré leur petit nombre. Les nouvelles tendances gestionnaires, comme la spécificité de leur statut particulier, les mènent à se manifester, à sortir de leur silence traditionnel. Ils dénoncent purement et simplement un démentèlement de l'ONF ainsi que certaines dérives mercantiles, qui ne sont pas propres à leur secteur d'activité. IL s'agit de la forêt publique, qu'ils estiment en danger, toutes associations réunies. Ils remettent en question une tendance lourde ou insidieuse: ___ "....En proposant de généraliser les possibilités de recrutement d’agents contractuels de droit privé, cet article acte une dérive qui s’est installée depuis plusieurs années au sein de l’Office : le remplacement de fonctionnaires assermentés par des salariés de droit privé. Depuis trois ans, les concours de recrutement de techniciens forestiers fonctionnaires sont bloqués et les postes de gardes forestiers sont affectés massivement à des contractuels. La conséquence de cette politique est un affaiblissement de la protection des forêts. Au quotidien, les agents forestiers sont soumis à de nombreuses pressions pour couper davantage de bois, fermer les yeux sur des dégâts causés par l’exploitation forestière, sur des dérives liées à la pratique de la chasse ou encore sur des décharges sauvages en forêt. Le fait d’être assermenté leur permet de résister à ces pressions et donc de protéger au mieux la forêt et l’intérêt général. Pourtant, le projet du gouvernement est de confier à des salariés de droit privé l’ensemble des missions actuellement exercées par des fonctionnaires, ce qui inclut, par exemple, la recherche et la constatation des infractions pénales en matière forestière. Une incongruité relevée par le Conseil d’État et corrigée par le Sénat qui a amendé le texte pour préciser que seuls les agents assermentés sont habilités à rechercher et à constater ce type d’infractions. Les amendements apportés par le Sénat ne règlent qu’en apparence le problème car, depuis 30 ans, le nombre de gardes forestiers assermentés est passé de 9000 à 3000 sur l’ensemble des forêts publiques soit 10% du territoire. L’application en l’état de l’article 33 de la loi ASAP permettrait d’en réduire encore fortement le nombre au détriment de la protection des écosystèmes forestiers. Travaillant le plus souvent seuls et avec des surfaces de forêts à gérer toujours plus grandes, les agents assermentés ne sont déjà plus en capacité de remplir les missions de protection qui leur sont confiées par la loi. Alors que les réformes de l’ONF se succèdent depuis 15 ans, ils dénoncent une perte de sens de leur métier. Les liens de confiance qui s’étaient tissés entre l’ONF, les élus et les citoyens s’étiolent peu à peu. Tout ceci a des conséquences dramatiques : depuis 2005, on recense plus de 50 suicides à l’ONF, un taux plus fort qu’à France Télécom (devenu Orange) rapporté à l’effectif...."__
Les risques de surexploitation ne sont pas un fantasme. Les dégradations sont là, les pressions sont fortes. Le climat est délétère. Nos forêts nous survivront certes, mais dans quel état? Même si, comme on le dit, la nature reprend ses droits. Les confrontations sont vives entre les purs "marchands" et les partisans d'une saine gestion à long terme d'un patrimoine inestimable...pas seulement financièrement. Il reste encore trouver un équilibre entre un colbertisme revu et adapté et le nouvel esprit gestionnaire...._______
Chaqu année en moyenne, 61 000 hectares coupés, plus de 2 % des forêts françaises rasés depuis six ans : dans un rapport publié mercredi 25 février, l’association Canopée révèle, à partir de données satellitaires inédites, à quel point les écosystèmes forestiers sont attaqués. Y compris dans des zones protégées, type parc naturel régional (PNR) ou Natura 2000. Au niveau national, l’étendue des coupes rases y est équivalente à ce qui se produit dans des forêts ne bénéficiant pas de statut de protection.jeudi 26 février 2026
Trump-euphorie
Varia
__ Exploitation
__ Vengeance
__ Approbation
__ Verrouillage
__ Anthropic
__ Feu de tout bois
__ Colère trumpienne
__ Gouffre écologique
__ Rseaux israëliens
__ Paix si proche?
__ Droit biblique ?
__ Hopital: urgence!
__ National- syncrétisme
__ Education menacée
__ Cuba/Usa: amis/ennemis
__ Succès en trompe l'oeil
_______________ Revue de presse _____________


