Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

vendredi 12 juin 2026

Simple question

         En passant...

                                ______________

Grand détournement

  Et   dette...  (Bis repetita)

                      Sortir de la culpabilisation.                                                                                                                                                                     Quand la dette stupéfie, mais s'explique un peu mieux...                    Loin des  culpabilisations généralisées. et des peurs suscitées..          Pour une analyse des causes les plus profondes de ce qui n'était pas une fatalité ou une faute collective, mais l'aboutissement d'une logique  politique largement explicable, mais qui est tue sciemment, malgré quelques rapports partiels, sénatoriaux notamment.                                                                  Par la captation engendrée par l'héritocratie, la fuite de plus grosses fortunes vers les paradis fiscaux ou l'"optimisation fiscale" souvent encouragée, les politiques fiscales favorisant les plus aisés (par des faveurs fiscales notamment),,la désindustrialisation, donc le manque progressif de recettes fiscales, de TVA ...                          ___.Cela n'a a pas commencé en 2017, mas cela s'est accéléré depuis cette époque.. La politique néolibérale, poussée à ses limites, la politique assumée de l'offre et la croyance implicite au "ruissellement" a produit ses effets.   La loi du marché, un marché dérégulé, quoi...Les aides exceptionnelles et croissantes aux entreprises majeures ont agi comme une  drogue...      Un "pognon  de dingue" comme il disait..  Expliquer n'est pas culpabiliser. (voir ici)

               _____"Au printemps 2025, pour la première fois, une commission d’enquête du Sénat a demandé des comptes aux géants du CAC 40. Du patron de Carrefour à celui de TotalEnergies, en passant par Airbus, LVMH, Renault, Stellantis, Auchan ou Safran, tous ont été convoqués, un à un. Tous sommés de dévoiler le montant des aides empochées. Deuxième série d’extraits du livre « le Grand Détournement », de Matthieu Aron et Caroline Michel-Aguirre..."

[LIre l'échantillon ]

              "    Dans leur livre « le Grand Détournement », Matthieu Aron (déjà auteur des Infiltrés) et Caroline Michel-Aguirre, enquêteurs au « Nouvel Obs », révèlent que 270 milliards d’euros annuels d’aides aux entreprises et de cadeaux fiscaux aux plus riches sont distribués sans contrôle sur leur efficacité. Une politique « probusiness » d’Emmanuel Macron qui a déstabilisé le modèle social français "                                                                                                                   " On ne résoudra pas l’équation budgétaire uniquement par des économies drastiques, qui détruisent nos services publics et fragilisent notre modèle social. La réponse viendra d’une répartition véritablement équitable de l’effort, notamment en mettant davantage à contribution les grandes entreprises et les grandes fortunes largement favorisées par la politique fiscale d’Emmanuel Macron ces dernières années...."      

      .....Cécile Cabanis, la directrice financière de LVMH. Le groupe a bénéficié de 275 millions d’euros d’aides en 2023. Cécile Cabanis, la directrice financière de LVMH. Le groupe a bénéficié de 275 millions d’euros d’aides en 2023. THIBAUD MORITZ / AFP De plus, en examinant de près les 275 millions d’euros de subsides attribués à LVMH, on découvre que les allègements de charges patronales représentent la part la plus conséquente : 193 millions. Ce montant, lui aussi, en dit long. […]Ces allègements étant compensés par l’Etat, ils signifient qu’en 2023 ce sont les Français, via leurs impôts, qui ont pris en charge environ 5 000 euros de cotisations par salarié de l’entreprise. Sans cette intervention publique, le groupe aurait dû régler lui-même ces charges. La collectivité est donc appelée en soutien d’une multinationale qui, cette année-là, aura pourtant connu une rentabilité insolente." ______________

jeudi 11 juin 2026

Il s'appelait M. Bloch

 Un homme, un républicain, un résistant, un martyr (bis repetita)

 Honneur national 

                Marc Bloch au Panthéon. Une initiative à saluer. Une double mort (ici)

      Il s'est interrogé sur les causes troublantes de la défaite de 1940. ( ici et )  

                           Interrogations que d'autres pousseront plus loin.                  "...« Je suis juif, écrit Marc Bloch au même moment dans L’Etrange Défaite, sinon par la religion, que je ne pratique point, non plus que nulle autre, du moins par la naissance. Je n’en tire ni orgueil ni honte, étant, je l’espère, assez bon historien pour n’ignorer point que les prédispositions raciales sont un mythe et la notion même de race pure une absurdité particulièrement flagrante (…) Je ne revendique jamais mon origine que dans un cas : en face d’un antisémite. »Il ajoute cette belle page : « La France, enfin, dont certains conspireraient volontiers à m’expulser aujourd’hui et peut-être (qui sait ?) y réussiront, demeurera, quoi qu’il arrive, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. J’y suis né, j’ai bu aux sources de sa culture, j’ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé, à mon tour, de la défendre de mon mieux. »



   Quelques aspects méconnus ou cachés...
                                A la veille de la dernière guerre, les services secrets français savaient beaucoup de choses sur l'Allemagne nazie et l'état précis de son réarmement.
   Excellente étude sur le contexte de l'avant-guerre concernant l'attitude des dirigeants politiques et militaires français vis à vis du nazisme montant.
       ...Les services de renseignements français ont parfaitement joué leur rôle de collecte et de traitement d’informations, mais c'est l'état-major qui, en surestimant le danger allemand, a faussé la vision que les responsables politiques et la société française ont pu se former du régime nazi....
      En 1939, les forces allemandes étaient moins importantes que ce que l'on a dit trop souvent.
         Il reste encore à s'interroger sur ce que certains, comme Marc Bloch, ont appelé l'étrange défaite.
            ...Et sur les silences de Adenauer sur l'armée de l'ombre constituée par d'anciens nazis après la défaite de 1945...et plus tard.

___  Sophie et Hans Scholl: héros d'une résistance très minoritaire et désespérée de l'intérieur, parmi les diverses autres tentatives d'opposition ou de rebellion.
         Une détermination et un courage extraordinaires.
                       Jusqu'à la fin tragique le 22 février 1943.

__ On a oublié les années noires de l'après-guerre, dans une Europe désorganisée, souvent affamée.
               Une période que l'on a pu qualifier de barbare à plus d'un égard.
                   ...Le livre de Keith Lowe brosse, en une suite de chapitres très documentés, un portrait de ce qui s’est produit en Europe, de l’ouest à l’est où l’horreur fut particulièrement grande. Pour cela, il a dû affronter d’innombrables controverses et débats qui restent très vifs. Sa thèse est qu’une guerre n’est pas finie quand un camp capitule. Il compare la Seconde Guerre mondiale à un "superpétrolier labourant les eaux de l’Europe et dont la course tumultueuse ne s’arrêta que plusieurs années après". Car, commence alors le sanglant chapitre de la vengeance sans fin, des nettoyages ethniques et des guerres civiles. La victoire de l’un est souvent la défaite de l’autre. Et la Seconde Guerre mondiale cacha de multiples enjeux locaux et ethniques qui se réveillèrent à la défaite nazie. Ce livre est une relecture nécessaire de notre passé. Il est aussi une leçon pour ce qui se passe aujourd’hui en Irak, en Afghanistan, en Syrie, au Rwanda, au Congo, en Yougoslavie dans les années 90. Où les cycles d’horreur sont aussi des cycles de vengeance sans fin....
__________________________

Larges horizons

__  IA: pouvoir et limites (suite)                                                                                                                            Pour un fonds IA: " La question n’est (donc) pas de savoir si l’IA va changer le monde. Elle le fera. La question est plutôt: qui possédera et contrôlera cet avenir? Qui en profitera, et qui en subira les conséquences néfastes?", interroge l’homme politique dans une tribune publiée par le New York Times..." (Sanders)

__ Liban: comme Gaza?   "...En 1895, Theodor Herzl notait dans son journal que la population de Palestine devait être « transférée de l’autre côté de la frontière », discrètement. En 1948, cette vision devint politique d’État..."

__ La civilisation de l'Indus: une étonnant développement 


__ Les techno-prophètes  ou le techno-messianisme

__ Concentration des patrimoines en France: bien confirmée

__ Les commandements de Elon. pour une productivité accrue

__ Allemagne: une décarbonation compliquée. Les effets pervers

__ Nouvel ordre multipolaire de Poutine

__ Espionnage israëlien aux USA (voir le film les Patriots)                                                                                        Inquiétudes à Washington

__ Une banalisation périlleuse

                     Fenêtre d'overton:   "La notion de « fenêtre d’Overton » peut aider à comprendre un principe sous-jacent à la métapolitique. Une idée auparavant impensable peut devenir politiquement légitime si elle est régulièrement évoquée, débattue ou reformulée dans des termes plus neutres. Chaque fois qu’un responsable politique – même modéré – mobilise une rhétorique sécuritaire, anti-immigration ou anti-égalitaire, il contribue, volontairement ou non, à élargir cette fenêtre : ce qui paraissait extrême hier devient aujourd’hui une opinion ordinaire.  En modifiant les cadres symboliques et les associations de sens, des responsables politiques qui ne sont pas affiliés à l’extrême droite ont contribué – bon gré mal gré – à un processus métapolitique favorable à la diffusion de ses idées. Ce faisant, ils ont contribué à les faire entrer dans le langage du pouvoir, jusqu’à les rendre familières au-delà des acteurs qui s’en revendiquent traditionnellement. Depuis 2017, la façon dont l’exécutif parle d’immigration, notamment en reprenant, encore plus que ne le fait Marine Le Pen, la métaphore du flux prêt à déborder en est un bon exemple.   L’un des résultats les plus marquants de notre étude est le rôle du centre politique dans la diffusion des idées d’extrême droite. Les premiers ministres qui s’en réclament – et qui se présentent souvent comme des figures de modération – ont paradoxalement contribué à accélérer ce glissement vers l’extrémisme.  Si certains premiers ministres de droite (comme Michel Debré, Jacques Chirac ou Édouard Balladur) atteignent ponctuellement des score idéologique d’extrême droite (Sied) particulièrement élevés, d’autres sont plus bas (Jacques Chaban-Delmas, Maurice Couve de Murville ou Jean-Pierre Raffarin). La droite se caractérise ainsi par une dispersion interne sur le Sied qui laisse entrevoir l’intervention d’autres facteurs contextuels dans la mobilisation des idées d’extrême droite. Par exemple, la nomination de Jacques Chaban-Delmas est marquée par la volonté d’une ouverture aux sociaux-démocrates de Georges Pompidou. Cela se reflète par la très commentée « nouvelle société » dans le discours de Chaban-Delmas qui dénonce un pays de « castes » et des inégalités excessives.     _______________

mercredi 10 juin 2026

Interdit de territoire

         Enfin!    

                           Il y a des raisons. Partisan d'un Etat théocratique et d'un Grand Isarël

                   Face à la timidité allemande                  

                       __________________

Justice malmenée

 Services publics en déshérence

    Certes, les dysfonctionnements dans le le domaine de la justice ne sont pas à négliger, en dehors même du cas dramatique qui vient de susciter une indignation massive et légitime. Des défaillances internes et personnelles méritent d'être relevées et corrigées, après une enquête sérieuse, qui ne pourra pas être rapide.   


                                                    Mais, le problème dépasse les cas individuels, si dramatiques soient-ils, et les fautes particulières, quelles qu'elles soient. Les fonctionnaires, de quelque niveau qu'ils soient, ne peuvent être intouchables. Le problème est essentiellement structurel et touche le fonctionnement du service public concerné, qui est un des moins doté de tous les pays comparables..  Question de moyens. On s'explique mieux la souffrance au travail. Comme dans beaucoup d'autres secteurs. Comme à l'hôpital, où l'Etat libéral désinvestit. " Le constat n’est pas nouveau. Il résulte de vingt années de négligence de cette mission régalienne dans les priorités budgétaires des majorités successives. Le retard est tel que les efforts, apparus sur le tard, depuis le cri de Jean-Jacques Urvoas sur la justice « en voie de clochardisation », en avril 2016, quelques semaines après avoir été nommé à ce ministère, n’y ont rien changé. Le Conseil de l’Europe a beau jeu de rappeler les termes de la Commission de Venise, qui lui fournit une expertise juridique, selon laquelle « l’Etat a le devoir d’allouer des ressources financières suffisantes au système judiciaire. Même en temps de crise, le bon fonctionnement et l’indépendance des juges ne doivent pas être mis en péril ».                                                              Notre ministre sonne le tocsin, pour "faire peuple", tardivement, comme Nicolas fustigeant la racaille, mais enlevant d'importants moyens à la police. Un ministre devrait tourner dix fois sa langue dans sa bouche et ne pas être obnubilé par les élections qui viennent...La justice serait trop laxiste? Il faudrait y regarder à deux fois et ce n'est pas elle qui fait les lois, elle les applique, avec les moyens trop limités qu'on lui donne, parmi les plus faible budgets des pays européens! Qui a laissé les "quartiers " à leur sort depuis quarante ans, en rétrécissant les services publics, de sécurité et de services? ....Voilà des questions de bons sens..! Un peu d'histoire ne nuit pas.  La police souffre, mais pour quelles raisons? Je sais, le ministre veut couper l''herbe sous les pieds des gars de la Marine, mais il contribue à alimenter le mouvement qui monte et que son patron redoute. Sacré Gérald!


       Documents:      __
Olivia Dufour et Michèle Bauer, « Justice : “On ne peut plus tolérer les délais de traitement engendrés par le manque de moyens” », Actu Juridique, 31 mars 2021. .____. « L’envers du décor. Enquête sur la charge de travail dans la magistrature », Syndicat de la magistrature, Paris, mai 2019.  ____ « Rapport “Systèmes judiciaires européens” — Rapport d’évaluation de la Commission européenne pour l’efficacité de la justice (Cepej) — Cycle d’évaluation 2020 (données 2018) », Conseil de l’Europe, Strasbourg, 2020.______Loïc Cadiet, « La justice face aux défis du nombre et de la complexité », Les Cahiers de la justice, 2010/1, Dalloz, Paris, janvier 2010.____ Yoann Demoli et Laurent Willemez (sous la dir. de), « L’âme du corps. La magistrature dans les années 2010 : morphologie, mobilité et conditions de travail », mission de recherche droit et justice, Paris, octobre 2019.____ Cf. Manuela Cadelli, Radicaliser la justice. Projet pour la démocratie, Samsa Éditions, Bruxelles, 2018.____ Cf. Sophie Prosper, « Réformes de la justice et désengagement de l’État : la mise à distance du juge », Délibérée, n° 9, Paris, janvier 2020.____ Laurence Neuer, « Saisir le tribunal est devenu très compliqué pour beaucoup », Le Point, Paris, 23 juillet 2020.____ Bartolomeo Cappellina et Cécile Vigour, « Les changements des pratiques et instruments gestionnaires des magistrats. Retours européens et comparés », dans « Magistrats : un corps saisi par les sciences sociales », actes du colloque organisé par la mission de recherche droit et justice et l’École nationale de la magistrature, Paris, janvier 2020.____ Véronique Kretz, « Juger ou manager, il faut choisir », Délibérée, n° 11, novembre 2020.____ Antoine Garapon, La Raison du moindre État. Le néolibéralisme et la justice, Odile Jacob, Paris, 2010.____ « Approche méthodologique des coûts de la justice. Enquête sur la mesure de l’activité et l’allocation des moyens des juridictions judiciaires », Cour des comptes, Paris, décembre 2018.____ Cf. Éric Dupond-Moretti (avec Laurence Monsénégo), Le Dictionnaire de ma vie, Kero, Paris, 2018. Le propos cité est du magistrat Serge Fuster, alias Casamayor. 
______________

mardi 9 juin 2026

Point d'histoire et de géopolitique

     Russie: un pays colonial?

              Dans une certaine mesure seulement

                            Depuis Pierre le Grand et Catherine II, disant:  « Je n’ai d’autre moyen de défendre mes frontières que de les étendre. »

      Des frontières en question

                             _______________

Multinationales et pouvoir mondial

Gigantisme et pouvoir politico-économique

            Elles sont partout, ne connaissent pas les frontières, ont un pouvoir politique considérable.   Leur hégémonie est souvent sans égal sur les choix des pays, surtout les plus vulnérables: choix économiques, écologiques, sanitaires, informationnelles  ... La souveraineté des pays est souvent remise en question de par leur poids et leurs choix, n'allant pas toujours dans le sens de l'intérêt général, du développement économique, du bien être et de la santé collective. Certaines, comme Palentir, posent des problèmes redoutables.     "Présentées tantôt comme des havres de développement économique, tantôt comme des enfers sociaux, les multinationales sont dans tous les cas le symptôme d’économies et de sociétés mondialisées et remettent en cause des régulations édictées par les États et les organisations interétatiques sur une base nationale..."                                                      Le problème est aussi que les multinationales bénéficient souvent de conditions financières particulièrement favorables, qu'elles ne manquent pas d'exiger. Il est question régulièrement, faute de mieux, de les taxer, faute de pouvoir toujours les contrôler.  


           Cela paraîtrait d'une grande logique                                                                                                                                                                 Pour une justice élémentaire.  Malgré des réticences attendues. Une mesure qui n' a rien de  "bolchevique" On comprend les cris d'orfraie de certains...Comme pour la taxe Zucman à un autre niveau.                 " Un étonnant vent de révolte contre les multinationales a soufflé sur l’Assemblée nationale dans la soirée du mardi 28 octobre. Malgré l’opposition résolue du gouvernement, les députés qui examinent le projet de budget pour 2026 ont adopté coup sur coup deux mesures marquantes visant à taxer les bénéfices des grandes entreprises étrangères d’une part, l’activité des géants du numérique de l’autre. Ensemble, elles pourraient rapporter plusieurs dizaines de milliards d’euros à l’Etat, selon leurs initiateurs..."    Mais le Sénat risque fort de passer outre.                       On est encore loin du compte.    C'est au niveau mondial que le problème se pose . Au-delà des mythes.                                                                                                                                                                           


       __Depuis la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, les sociétés multinationales ont fait leur chemin, mais ont explosé surtout à partir des années 1970. Une multinationale" est une société qui produit des effets économiques dans plusieurs pays. C'est-à-dire que les actionnaires ne viennent pas du même pays ou elle implante ses sièges dans deux ou plusieurs pays. Selon Charles-Albert Michalet, la multinationalisation d'une entreprise répond à cinq déterminants principaux :
  • La recherche d'un accès direct aux matières premières, notamment durant la colonisation.
  • Le besoin de contourner certaines entraves à l'échange. Il s'agit par exemple de produire sur le marché où le produit sera consommé afin de ne pas être affecté par les tarifs douaniers à l'importation.
  • La recherche de débouchés extérieurs suite à l’intensification de la concurrence sur le marché intérieur. De plus, dès lors qu’une firme adoptera cette stratégie elle sera probablement imitée par les firmes concurrentes.
  • La perte d’un avantage technologique sur le marché national peut contraindre les entreprises à le produire à l’étranger, à moindre coût, afin de pouvoir continuer à le produire de façon rentable.
  • La recherche de coûts du travail plus faibles.
  • ____Il définit une multinationale comme une entreprise « le plus souvent de grande taille, qui, à partir d'une base nationale, a implanté à l'étranger plusieurs filiales dans plusieurs pays, avec une stratégie et une organisation conçue à l'échelle mondiale ». Cathal J. Nolan, professeur d'histoire à l'université de Boston, insiste sur les « capitaux, biens et technologies extrêmement flexibles » de ces entreprises qui « pensent globalement », qui n'ont « pas de loyauté spécifique » et qui prennent leurs « décisions selon des questions d'économie d'échelle, de politique fiscale et de rapatriement des profits ».__Le Cetim insiste sur une certaine centralisation, en définissant une multinationale comme une « entité légale de droit privé, agissant dans plusieurs États, mais avec un seul centre ou un centre principal dé décision ». Dans le même sens, René Sandretto la définit comme une « firme généralement de grande taille, dont l'organisation et la gestion sont le plus souvent centralisées, développant leur activité productive grâce à des filiales implantées dans plusieurs pays ».
        _Ces sociétés, que d'aucuns appellent MAÎTRES DU MONDE ( le monde appartient à 147 compagnies aux intérêts entremêlés), ne font pas dans la philanthropie, elles se moquent bien de leur pays d’origine . “Dans l’idéal, il faudrait installer chacune de nos usines sur une barge qui se déplacerait au gré des fluctuations des monnaies et des changements dans l’économie.” C’est avec cette formule lapidaire que Jack Welch, alors à la tête de General Electric, résumait en 1998 sa conception de l’entreprise américaine. On comprend pourquoi le libre échange sans limite soit leur thème d'élection. La mondialisation sans frein leur convient.
__Ne connaissant pas de frontières, s'efforçant d'affaiblir les Etats et les réglementations, elles sont aussi les premières bénéficiaires des paradis fiscaux .
_A vocation mondiale, elles sont de puissants acteurs de délocalisation.
        "...A chaque année qui passe, la croissance des grands groupes américains est de plus en plus découplée de l’économie américaine. Leurs intérêts concordent de moins en moins avec ceux de nos travailleurs, de nos consommateurs et de notre économie. Cette rupture se reflète dans leur chiffre d’affaires. En 2001, 32 % des revenus des 500 premières sociétés américaines qui composent l’indice boursier Standard & Poor’s provenaient de l’étranger. En 2008, cette proportion atteignait 48 %. Ce changement a de profondes – et terrifiantes – conséquences sur le comportement des multinationales. Dans cette période où les PME ne peuvent pas se développer parce que le chômage élevé et le fléchissement de la valeur des logements ont déprimé la demande des ménages, les grandes entreprises sont plus soucieuses d’accroître leurs ventes et leur production à l’étranger plutôt que dans leur pays d’origine. C’est pourquoi la récession en cours ne ressemble pas aux précédentes. A la différence de toutes les crises économiques qu’a connues l’Amérique, le ralentissement de l’activité se poursuit alors que les principaux employeurs peuvent renouer avec les profits sans procéder à des embauches massives aux Etats-Unis. Les bénéfices des sociétés ont battu un record au troisième trimestre – 1 659 milliards de dollars – et ils ont progressé de 28 % par rapport à la même période de l’année précédente. C’est la plus forte augmentation en glissement annuel jamais enregistrée. Mais cette hausse de la rentabilité ne s’est pas accompagnée d’une augmentation de l’emploi, des salaires ou du revenu national..."
_Le projet de grand marché transatlantique vise surtout à favoriser encore plus leur pénétration et leur hégémonie.
_Leur puissance financière dépasse parfois le PIB de certains pays,
_Il arrive souvent qu'elles dictent leur loi , même en Europe, en ce qui concerne en particulier les ressources naturelles.On sait l'influence des lobbies, notamment de Monsanto, sur les instances européennes bruxelloises.
_Les Etats abdiquent le plus souvent face à leurs exigences.
_Elles opèrent une captation de richesses, aux dépends des moins favorisés.
_Elles sont très présentes en matière d'agriculture, au coeur du système alimentaire, s'efforçant de contrôler toute la chaîne : le commerce des semences est au main de 10 multinationales.  ____________________