Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

lundi 30 septembre 2019

Grèce: le rebond?

Convalescence?
                              On a dit que la Grèce irait mieux.
      Après l'avoir déclarée mourante, puis en réanimation, après le diktat de Bruxelles.
  Elle était coupable, elle devait payer. Rembourser surtout les banques. Surtout pour servir d'exemple, aux yeux de Schlaüble, de Berlin surtout.
    C'était plus facile avec ce petit pays qu'avec d'autres, qui pourtant laissaient filer leurs dettes et continuent à le faire, défiant le fameux tabou des 3%.
  Du moins il semblerait, que les affaires reprennent, que Athènes commence à sortir la tête de l' eau, répète-t-on surtout à Bruxelles, Par la voix de M.Moscovici.
  Peut-être un peu. Mais pour qui? Et dans quelles conditions?
     Les banquiers et les firmes du tourisme ont lieu de se réjouir, mais la plupart des Grecs ne voient pas de changements. C'est à dire la grande majorité des gens.
   A qui profite le fameux retour sur les marchés?
 La politique plus qu'ambiguë de Tsipras a fini par conduire le pays, le peuple plus que frustré, dans les  bras de l'extrême droite, qui ne va certainement pas faire dans le social et réparer les dégâts, économiques, sanitaires et autres...
  A droite toute! maintenant. Ce qui va rassurer les marchés internationaux et accélérer les privatisations déjà entamées.
  La droite dure a les mains libres pour un programme dont on n'est sûr qu'il ne va pas profiter à la grande masse des défavorisés, mais plutôt aux marchés.
 Rien de bien engageant, comme on peut s'y attendre.
   Giscard ne se mord toujours pas les doigts d'avoir amené la Grèce, contre de nombreux avis, dans l'aventure européenne , qu'il promettait radieuse pour le pays de Socrate.
 La tragique aventure hellène  n'est pas terminée...                     
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samedi 28 septembre 2019

Une blanquerisation discutée

Encore une réforme...
                        Les ministres se suivent rue de Grenelle et ne se ressemblent pas.
                            Enfin, pas tout à fait.
   Chacun croit de son devoir de s'atteler à "LA" réforme d'un système scolaire jugé toujours défaillant et de marquer de son empreinte le quinquennat qui passe, le plus vite possible,  même si le chantier est inabouti ou sombre vite dans une nouvelle refonte.
   Depuis les années Giscard, l'école subit des réformes successives, dont la rapidité et l'absence de continuité et de cohérence déconcertent plus d'un enseignant et plus d'un parent. Mais sans que sur le fond les choses changent beaucoup. Les finalités essentielles de la scolarité se perdent un peu plus dans le flou ou le brouillard.
       Qu'est-ce qu'apprendre? comment le faire au mieux pour tous, pour en faire des êtres plus libres et des citoyens éclairés et critiques. Depuis Condorcet, c'est le coeur nucléaire du système, qu'on dirait souvent  oublié dans les faits.. Pragmatisme, adaptabilité et recettes pédagogiques sont de plus en plus l'objet de discussions prioritaires et interminables. La forme masque de plus le fond.
    D'une école ouverte sur la vie, on est passé à une sorte d'école à la carte, où l'apprentissage "autonome" et ludique finit par primer sur l'instruction (mot banni aujourd'hui), où l'évaluation devient opaque, où le savoir n'est que peu valorisé pour lui-même (on en voit les conséquences), l'élève étant de plus en plus au centre du système, où les enseignants sont priés d'être surtout des accompagnateurs toujours bienveillants (nouveau concept cache-misère), où les maîtres (ah, le vilain mot!) doivent être d'une indulgence sans limites.
   Cette tendance se poursuit, malgré les critiques peu audibles. Même partielles. Beaucoup d'enseignants sont devenus fatalistes au cours des ans, un grand nombre ayant perdu la flamme. La succession des réformes, parfois sans cohérence ni continuité. a usé parfois les plus motivés. 
    La "révolution" en cours les inquiète justement et l'avenir de la réforme est tout sauf claire. L'ambiguïté est présente. Le pragmatisme revendiqué ne passe pas. La culture toujours attendue en prend un coup. On suit la pente déjà engagée. Par exemple, une heure et demie de français et d'histoire géo en Lep. Une aumône culturelle. La nation a-t-elle seulement besoin de bras?
   Une certaine logique managériale tend à s'imposer davantage. Une révolution conservatrice par beaucoup d'aspects.
  Bref, une réforme à réformer. Une de plus.
      Comment refonder une école réellement républicaine?
          En revoyant d'abord la copie...
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    Une préconisation toujours bonne à rappeler, qui en dit long sur certaines dérives:
                                        ...Les conceptions de l’OCDE dans le domaine de l’éducation vont dans le sens d’une forte libéralisation du système éducatif. Dans Repenser l’enseignement. Des scénarios pour agir (dernier volume de la série « l’école de demain »), l’OCDE donne la parole à Jay Ogilvy, « grand pionnier de la réflexion prospective au sein des entreprises ». Celui-ci préconise une « décentralisation » et « une autonomie accrue des établissements scolaires, avec une influence plus forte des parties prenantes »1. Il fait l’éloge du projet anglais FutureSight, qui a consisté à renforcer le pouvoir des chefs d’établissement2. Il « préconise l’application des principes du marché contre l’excès de bureaucratie, qui risque d’étouffer l’innovation dans l’enseignement »3.

    Cet expert promeut l’idée d’un enseignement adapté à chaque élève. Il affirme : « À l’avenir nous disposerons d’outils d’apprentissage qui nous permettront de faire chez chaque élève un diagnostic personnalisé qui nous donnera la possibilité de mettre à sa disposition, à chaque heure de la journée, des outils d’enseignement et des préparations de leçons les mieux adaptés à ses besoins et à ses aptitudes »4. Il faut selon lui « traiter chaque école et chaque élève différemment et singulièrement en fonction de leurs besoins propres », et « individualiser [l’] enseignement. » « Pour atteindre l’équité devant l’éducation à l’ère de l’information, nous devons rompre avec le vieux modèle de production de masse d’élèves bien socialisés et identiques de l’ère industrielle. Nous devons recueillir des informations sur chaque circonscription, chaque école, chaque élève, et les utiliser pour moduler les quantités de “nutriments” – qu’il s’agisse de dollars, d’enseignants, de manuels ou d’ordinateurs – en fonction des besoins de chaque école et de chaque élève »5. Ces idées sont entièrement au diapason de celles de notre gouvernement de droite, qui veut en finir avec le collège unique, créer des collèges de haut niveau dans les centres-villes et des collèges où l’enseignement se réduirait au minimum, au « socle commun », dans les banlieues défavorisées. Les 7 piliers du socle commun de connaissances sont d’ailleurs inspirés par l’OCDE. Ce que prône l’OCDE, c’est de renoncer à l’objectif ambitieux d’une école, d’un collège et d’un lycée pour tous, et trier dès le plus jeune âge les élèves en fonction de leurs résultats ; ce qui revient en fait à les trier en fonction de leur niveau social, donc à accentuer les inégalités. Ces préconisations vont à l’encontre du caractère démocratique et universel du système éducatif.
    Dans ce long rapport pétri de langue de bois, l’OCDE préconise aussi que l’enseignement public soit désormais « concerné par les mécanismes du marché ». L’organisation déplore que « les conseils d’établissement et l’administration centrale de la circonscription fonctionnent comme des monopoles d’État. Parents et élèves n’ont pas le choix du fournisseur, comme ce serait le cas sur un marché libre ». Elle fait valoir que « dans la plupart des entreprises, un directeur peut opérer des changements pour répondre aux différents besoins d’une clientèle diverse », et conclut : « Nous devons commencer par dégripper ce mécanisme ». Elle propose en outre de « donner aux élèves et aux parents la possibilité de choisir l’école et les enseignants qui correspondent le mieux à leurs besoins. Le financement ira dans le sens du choix des élèves » ; ainsi « les forces du marché récompenseront les résultats »6. L’assouplissement de la carte scolaire, l’autonomie des établissements, l’idée de payer les enseignants « au mérite », le recrutement massif d’enseignants contractuels tandis que les places aux concours sont drastiquement réduites et que des milliers de postes d’enseignants titulaires sont supprimés chaque année, toutes ces initiatives du gouvernement trouvent leur source dans les préconisations de l’OCDE qui est aujourd’hui véritablement le fer de lance de la libéralisation des systèmes éducatifs. Il est temps de démystifier l’OCDE, de se démarquer de cette influence ultra-libérale, et d’entreprendre une politique éducative ambitieuse et démocratique, visant à la réussite de tous les élèves...
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vendredi 27 septembre 2019

You are fired!

Mon patron est sympa
                                    Depuis quelques décennies, le licenciement est devenu un grand classique.  Surtout avec le développement parfois ultra-rapide des progrès technologiques et celui d'un capitalisme mondialisé et financiarisé qui ne fait pas de sentiments.
     Ce sont les lois du marché, comme on dit, comme si le phénomène, qui peut prendre une grande ampleur, de manière parfois brutale, devait être considéré comme un phénomène naturel, alors qu'il obéit à de toutes autres règles. Depuis la succession de suppressions d'emplois textiles dans les Vosges il y a quelques décades jusqu'aux récents licenciements massifs et collectifs dans les banques allemandes ou chez le voyagiste Thomas Cook présenté pourtant comme indéboulonnable. On ne parle pas des licenciements, partiels ou pas, qui sont difficilement contournables, pour diverses raisons paraissant justifiables. Tout le problème est ici celui de l'accompagnement et de la formation-reconversion de la main d'oeuvre.
    Mais il arrive souvent que ce sont les actionnaires (pas n'importe lesquels) qui sont devenus les décideurs de fermeture d'entreprises même florissantes, pour promouvoir un déplacement sous des cieux encore plus cléments, plus productifs, avec une main d'oeuvre moins exigeante; ce qu'on appelle gentiment délocalisation. Le phénomène est devenu un grand classique et se fait souvent sans état d'âme. Parfois par une annonce au dernier moment, parfois par un mail envoyé à domicile.
      Souvent, pour éviter beaucoup de temps perdu, une confrontation pénible et des explications superflues, le boss envoie un SMS invitant sans animosité à chercher un autre employeur.
    Vous êtes viré!   Non, ce n'est pas du cinéma.
           C'est rapide et plus cool.
  Aucun éclat de voix, aucun prise de bec. Tout se passe en douceur, avec une grande économie de moyens. On vante même les mérites de l'opérateur concerné, mais on regrette, on n'y peut rien. Désolé. Invité à prendre  sans tarder le chemin de chez Paul (emploi), où vous êtes supposé retrouver rapidement du travail, étant donné vos qualités et vos compétences, dixit le DRH compatissant.
     Il faut po-si-ti-ver!
           Je suis viré. Mais je n'ai pas encore compris. Aucune faute professionnelle. Dégraissage? Délocalisation? On ne m'a pourtant pas proposé d'emploi en Roumanie ou en Malaisie...
   Pourtant, la compagnie avait investi récemment dans des machines très modernes. Mais le SMIC, c'est encore trop, sans doute.
     Les actionnaires ont tranché. Pas les petits, les gros, les investisseurs financiers, institutionnels. Pas moins de 14% de retour sur des placements juteux. Il faut bien vivre.
   Il paraît que c'est devenu légal, qu'ils disent.
      Pour me consoler , en attendant un autre hypothétique emploi, dans le cadre de la nouvelle donne macronienne, je me console comme je peux en lisant le livre d'un ancien DRH,  qui raconte comment certaines entreprises se débrouillent pour s'alléger dans fracas, sans tambours ni trompettes.

   Didier Bille, viré lui aussi, faisait scrupuleusement son boulot, en appelant un tel ou une telle, et en lui déclarant de manière fort civile: Bonjour! Asseyez-vous. La société a décidé de se séparer de vous....
  On n'en saura pas beaucoup plus. Les voies du Boss sont impénétrables. Certains ne s'en remettent pas.
   Ils attendaient des motifs valables et argumentés, selon les formes et les procédures du droit du travail. Même amincies et allégés, il reste quelques règles... On n'est pas au pays des contrats zéro heure. Et recourir aux prud'hommes est devenu plus problématique et difficile.
      Est-ce seulement une question d'"éthique"
                           Ou un problème de justice sociale?
   Mais business is business et les lois du marché....vous comprenez.
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jeudi 26 septembre 2019

Capitalisme numérique

Elise a encore fait des siennes...
                                   Dans son émission bien connue sur France 2, elle s'est faite à nouveau offensive à l'encontre de certaines dérives de ce qu'on peut appeler le capitalisme numérique. D'une manière partielle et légère et parfois superficielle, certes, mais assez pour inciter le téléspectateur à aller plus loin, au delà de l'image et de la rhétorique audiovisuelle.

    Car ce qu'elle met en scène, bien que non récent, mérite réflexion...et action.
    Le capitalisme dit numérique n'est pas un capitalisme particulier,, mais la forme qu'il prend à l'heure de la révolution numérique et des nouvelles formes de travail qu'elle engendre. De nouvelles forces productives sont déjà puissamment  à l'oeuvre, dans la production comme dans de multiples services qui poussent comme des champignons:
    Un travail souvent de plus en plus dématérialisé, où l'algorithme règne en maître, pour le meilleur et pour le pire.
    C'est sur le pire qu'elle voulait insister, attentive à certains effets pervers de certaines pratiques, du point de vue humain, économique et social.
  Le nouveau capitalisme informationnel produit parfois des effets ou des applications sur lesquels on peut apporter de nombreuses réserves, parfois des criques fondées comme le font certains économistes ou certains responsables politiques de tous bords, au vu d'applications inquiétantes.
  En premier lieu le capitalisme dit de plate-forme, justement dans le viseur de certains Etats.
La marche forcée de cette forme de capitalisme ou d'affairisme pourrait même, s'il n'est pas sérieusement et collectivement régulé dans son développement rapide, mettre à mal le capitalisme, aux dires de certains.
  L'avenir radieux prôné par les gars de la Silicon Valley et leurs émules pourrait bien être une enfer social. Certaines applications dans des champs les plus divers ne laissent pas d' interroger, la pratique algorithmique sans bornes et sans contrôles apparaît comme inquiétante.
  Voici venir le règne des travailleurs atomisés, de nouvelles et subtiles formes d'exploitation humaine.
 Sans parler des forçats du clic sous-payés, souvent jetables, gentiment appelés collaborateurs.
   L'uberisation généralisée gagne du terrain. Et avec elle, l'avenir du travail et de tout ce qui découle d'une précarité en tous domaines...
  Le numérique produit parfois le meilleur, mais peut aussi engendrer le pire.
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mercredi 25 septembre 2019

Même Alain Minc...

Panique à bord?..
                          Points de vue sur les évolutions profondes en cours.
      Il ne fait pas de doute que nous entrons dans une nouvelle ère, que nos sociétés commencent  à prendre  des virages importants, sans que nous en percevions clairement la direction que les mutations multiples imposent à bas bruit pour l'instant, que les responsables politiques subissent plus qu'ils ne les contrôlent.
      Il y a des signes qui ne trompent pas.
  Même notre grand gourou national,  prophète de la "mondialisation heureuse", l'homme qui parle à l'oreille des banquiers et des chefs d'Etat, se fait du souci sur le système ultra-libéral tel qu'il (dys) fonctionne et sur l'avenir tel qu'il se dessine, qui ne sera pas heureux sans profondes réformes. Même si Minc n'est pas Piketty.
     Les risques ne sont pas mineurs et les nuages s'amoncellent. Même les problèmes allemands de l'heure inquiètent toute l'Europe. Mauvaise passe ou crise durable et profonde?
     _________Point de vue:
                                                 " Une fois n'est pas coutume François Lenglet vient de faire un intéressant interview d'Emmanuel Todd sur LCI. Il semble que les élites commencent à paniquer devant la dégradation économique mondiale. C'est probablement la fin du modèle économique allemand qui a déclenché l'alarme chez les classes dominantes de notre vieux pays martyrisé par 40 ans de libéralisme décomplexé. Il n'y a pas que monsieur Lenglet qui panique, le chantre du libéralisme des années 90 Alain Minc vient de déclarer dans l'émission très libérale « C'est dans l'air » : « La part des revenus du capital s’est accrue de manière excessive aux dépens des revenus du travail. Il faudrait obliger les entreprises à distribuer pendant quelques années gratuitement 10 % de leur capital à leurs salariés" . »   On parle de l'économiste qui criait la mort du keynésianisme dans les années 90 et qui avait même eu le culot de sortir un livre intitulé « La mondialisation heureuse » en 1997. C'est que de l'eau a coulé sous les ponts et que les conséquences de leurs délires d'alors commencent à se voir fortement . Voici donc l'interview d'Emmanuel Todd



Que dois-je dire sur cette émission? Todd pour une fois a le temps de s'exprimer même s'il est toujours meilleur à l'écrit qu'à l'oral.
     - Sur la question des Gilets jaunes je suis totalement d'accord avec lui. Je dirai que c'est une jacquerie des temps modernes. Les participants des Gilets jaune soufre c'est indéniable. Ils sentent que la société se délite et qu'ils sont victimes d'un système, mais ils n'ont pas de structure politique ou d'idéologie pour les mener vers une direction constructive. C'est d'ailleurs probablement ce qu'il y a de plus dramatique dans l'affaire. On ne va nulle part. On sait que ça va mal. On l'exprime en groupe, mais personne ne semble savoir comment sortir le pays du bourbier. Le faible écho qu'a eu la question européenne aujourd'hui remplacée par les idéologies de diversion comme le climat montre que la population des Gilets jaunes dans sa masse ne comprend pas la problématique monétaire et macro-économique. Cela pourrait changer à l'avenir, mais pour l'instant il n'y a rien qui va dans ce sens. Et le système médiatique multiplie les débats sociétaux de moins en moins scientifiques pour détourner l'attention d'une population de plus en plus aux abois. La destruction de notre système social est maintenant clairement en marche sans mauvais jeu de mots. La prochaine cible après les retraites restant encore à définir. L'école publique ? La sécurité sociale ? La politique familiale ? On verra bien. Ce dont on est sur c'est que la destruction de la richesse du pays à travers sa désindustrialisation, le chômage de masse, et les déficits commerciaux produit par le libre-échange et l'euro, ne peut que conduire à la destruction de notre modèle social. C'est inéluctable et c'est une fuite sans fin, car la destruction de ce modèle sociale aggravera encore un peu plus la crise de la demande. Il suffit de demander aux Grecs dont la destruct[[ion du modèle social a finalement aggravé la dette du pays et aggravé la crise économique....
      -Sur la question migratoire, Todd continue de penser positivement. Comme je l'ai déjà dit, je pense que Todd est un chauvin qui surestime un peu la capacité d'attraction de la société française. Penser qu'il suffit d'un retour au plein emploi pour assimiler les populations immigrées actuellement en France relève plus de la croyance que d'autre chose pour moi. Je ne compte pas les personnes très bien intégrées économiques et qui rejettent pourtant parfaitement les valeurs françaises. À l'inverse, certains pauvres issus des minorités ethniques s'assimilent. Je crois que Todd est ici pris au piège par une trop grande référence à la pensée marxiste même s'il modère ses propos sur la question.
     -Le passage le plus intéressant est sur la question des pays de l'Est. Au détour de la question de la démocratie hongroise l'on voit que Todd introduit un vrai questionnement sur l'évolution de l'Europe de l'Est . Terre jadis victime de l'impérialisme russe à travers le soviétisme. Ces pays ont en fait été détruits physiquement par leur adhésion à l'Europe de l'Ouest. Le libre-échange et la libre circulation des capitaux et des personnes leur ont été en partie fatals. Todd est le premier à le souligner même s'il ne le dit pas comme ça. J'en parlerai plus longuement dans mon prochain texte. C'est un sujet très intéressant notamment la question de l'Allemagne de l'Est aujourd'hui à la pointe de la contestation sociale puisque le parti d'extrême droite allemand l'AFD y fait des scores très importants.
     C'est un bon retour de Todd dans les médias. Il a su remettre encore une fois la question du pouvoir politique au centre en mettant bien en avant l'impuissance volontaire des hommes politiques français en particulier d'Emmanuel Macron. Tant que la question de la souveraineté de la nation sur les plans monétaires et macroéconomiques n'est pas posée alors la politique reste juste un divertissement de masse entre deux élections, rien d'autre." [Du bon dosage]
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mardi 24 septembre 2019

Procès d'un tueur

Mort sur ordonnance.
                       Le Mediator, une affaire en or.
                                     Mais justement mis en accusation. Enfin!
       Un procès hors norme commence sur ce produit des laboratoires Servier
           L'heure de vérité va-t-elle enfin sonner au sujet de ce médicament qui a montré sa nocivité pendant un certain nombre d'années? On le verra au terme de cette procédure toujours reportée. La montagne accouchera-t-elle d'une souris ou permettra-t-elle de mettre à jour tous les niveaux de responsabilité et les arcanes de décisions mortifères?
     Une affaire en or, certes, mais une déontologie défaillante, pour utiliser un euphémisme.. L'indemnisation des victimes n'est pas la justice, qui n'a que trop tardé.
         Un trafic d'influences à plusieurs niveaux, favorisant la toute puissance de Servier. (*)
  Malgré les dénégations, il est avéré que:
     Entre 1976 et en 2009, près de 5 millions de personnes se sont vu prescrire du Mediator. En croisant plusieurs bases de données de l'Assurance maladie, on a pu calculer la surmortalité induite par les pathologies provoquées par cette molécule et estimer le nombre total de décès dus au Mediator, pendant toute la durée de commercialisation et au-delà, à environ 2 000 morts....
     Malgré les discours déresponsabilisant, le rôle de l'Etat est aussi en question, dans son rôle de contrôle et de régulateur.
       Cette affaire emblématique de santé publique, qui a mis en cause le deuxième groupe pharmaceutique français, a montré l’échec des autorités sanitaires et a révélé les liens incestueux que peut entretenir l’industrie du médicament avec certains experts scientifiques et hauts dirigeants français, doit être jugée lors d’un procès-fleuve qui doit s’ouvrir lundi 23 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris pour ne s’achever qu’au printemps...


    Par extension, c'est toute une partie de la production pharmaceutique, extrêmement rentable, qui est aussi en question.
                          Le Mediator est un cas emblématique de nombreux dysfonctionnements de notre système de santé, insuffisamment réglementé.
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lundi 23 septembre 2019

Psychiatrie (encore) en question

Urgence.
             On parle beaucoup de la crise du système médical et hospitalier.
    On parle moins de l'état de notre système psychiatrique, le parent pauvre du service de santé.
Or c'est l'état d'urgence qui est proclamé par plusieurs spécialistes et institutions, après bien d'autres avertissements, pour certains déjà anciens.
  La situation n'a cessé de se dégrader, dans un secteur qui concerne plus de personnes qu'on imagine, marqué par le déni, le silence, la honte parfois.

   Un secteur de plus en plus à l'abandon, condamné à fonctionner avec des bouts de ficelle.
   Il manque une volonté politique pour redresser et améliorer un système qui se dégrade à bas bruit depuis des décennies, alors que les divers désordres d'ordre mental de toutes natures n'ont cessé de croître.
   Un rapport parlementaire vient de confirmer l'état de délabrement de ce secteur trop longtemps négligé. Cela après un plus ancien rapport du Sénat, préconisant d'urgence de nouvelles voies.
     Le constat est accablant (*)
  Dans le silence institutionnel, cela ne tourne pas rond. La relation personnelle, si essentielle en ce domaine, est négligée. La chimie, si commode, ne suffit pas et peut parfois aggraver la situation. Les techniques de soins doivent être diversifiées.
   Le système est sous contention un peu partout.
  Ce ne seront pas quelques millions de plus, distribués sans discernement, qui amélioreront les choses en profondeur.
  Repenser la psychiatrie, ses présupposés et ses pratiques est une exigence impérieuse et urgente.

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                  (*)      «... Il faut redonner des moyens supplémentaires à la psychiatrie, je crois que c’est évident pour tout le monde, insiste (d’ailleurs) Martine Wonner, députée et médecin psychiatre de profession, interrogée par Mediapart. Mais je crois aussi très fermement que cela ne suffit pas. Moi, je ne veux plus, à quelques exceptions près, financer un seul lit supplémentaire dans les hôpitaux. Il faut totalement transformer l’offre de soin. » Là encore, même si Caroline Fiat, aide-soignante de profession, diverge sur la rigueur d’un tel moratoire, les deux députées se rejoignent et plaident pour un virage ambulatoire sévère, en réorientant à moyen terme 80 % des professionnels sur l’ambulatoire d'ici 2030.       Le rapport va encore plus loin et propose d’en finir avec l’organisation historique de la psychiatrie depuis les années 1960. À cette époque, pour sortir de la logique asilaire et ouvrir les malades vers la cité, l’institution psychiatrique se divise en « secteur », crée des équipes d’infirmiers extra-hospitalières, des structures d’accueil pluridisciplinaires en ville (comme les CMP, centres médico-psychologiques), le tout tournant autour de l’axe central que reste l’hôpital psychiatrique public. Chaque secteur correspond à un bassin de population.    Les deux rapporteuses, constatant l’échec d’un tel modèle, plaident pour réduire le « mille-feuille » des structures, et pour une offre de soin tissée « autour du patient », où il aurait « le libre choix ». Pour y parvenir, Martine Wonner assure miser sur un changement du mode de financement (acté par la ministre de la santé pour janvier 2020) en dotant davantage le médico-social, tout en forçant un peu la main aux établissements lucratifs. « Sans parler de contraindre, parce que je n'aime pas ce mot, on peut, par le biais du financement par la sécurité sociale, demander aux cliniques psychiatriques privées de participer à un soin de proximité, ou aux médecins de prendre tout type de malades en charge, de faire du soin d’urgence », explique la députée LREM. L’État, en la matière, doit être régulateur, assume le rapport, pour faire participer tous les acteurs à la « permanence des soins »....
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samedi 14 septembre 2019

L'art de la fugue

        ♫♪♫♪♫...                                                               


C'est parti!..


                                         ♪♫♪ ♫♪...

vendredi 13 septembre 2019

Réguler la finance

 Réguler ou rigoler?          (Bis repetita)
                                  Je régule, tu régules...ils ne régulent pas! 
   Ou si peu... Il n'y a pas de quoi rigoler. Les risque systémique est toujours présent. Il suffit de regarder seulement l'état de la Deutsche Bank.
   Malgré les promesses, les tergiversations, les reports, les textes flous et unilatéraux.
            Toujours promise, jamais réalisée, la régulation est dans les discours, pas dans les faits. Ou si peu.
 En fait, rien n'est réglé.
     C'est même reparti comme avant, selon certains. Surtout depuis que Trump a lâché la bride à Wall Street.
          "... G8, G20, FSB : les banquiers spéculateurs, les bonus pousse-au-crime, c’est fini ! On va re-réglementer : Bâle III, CRD IV, Barnier et ses 41 directives et règlements, Dodd-Franck aux États-Unis.
Dodd-Franck, justement, et sa section 619, dite règle Volcker : les banquiers ne doivent pas spéculer pour eux-mêmes. Enfin une règle claire, simple, propre à éviter les dérives qui ont mené à la crise !
Mais alors, quel est ce titre des Échos le 17 octobre 2014 : “Le trading redémarre sur les chapeaux de roues à Wall Street” ? Les spéculateurs sans doute, mais pas les banques, quand même ? Ah, mais si : “La hausse atteint même 32 % chez Goldman Sachs. La hausse est également de 19 % chez Morgan Stanley, et de 11 % chez Bank of America...”.
        Des tests truqués. Des mesures aussi efficaces qu'un pistolets à bouchon.
Tout continue à aller vers le pire dans le pire des mondes financiers possibles, légèrement amendé à la marge.
  Les Européens, si vertueux, ne montrent pas l'exemple.
     Pour la France, on dérégule, on torpille...
          Adieu, la modeste taxe Tobin, par exemple. Le verrou de Bercy a bien fonctionné.
  Le lobbying bancaire est puissant.
Le pays de Mr Junker donne l'exemple.
                 Et pourtant, il y a urgence à réguler. (*)
   Pas seulement formellement. 
          "...Les différents textes adoptés par chaque régulateur réduisent considérablement les risques, mais les régulateurs, précisément, auront-ils le courage de faire face aux puissants lobbyistes qui feront tout pour réduire à minima les réformes du système bancaire afin de protéger leurs activités les plus rentables ? "
   Bonjour la spéculation, le casino et les bulles!
         C'est reparti comme avant.
Les marchés ont toujours raison, selon la bonne parole de Hayek et ses prophètes, A. Greenspan, B Bernanke, etc...
    Les mêmes causes produisant les mêmes effets...
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(*) ____Comme le dit M.Naulot, ex-banquier: "...Face à l’hypertrophie financière, les changements seraient donc insignifiants ?
Je ne dis pas cela. Mais prenez le trading à haute fréquence. Il était marginal avant la crise, il représente aujourd’hui 50% des transactions sur les marchés actions aux Etats-Unis et en Europe. Quelle est l’utilité sociale de ces opérations faites par des robots en une nanoseconde ? Faut-il rappeler que 12% des hedge funds britanniques ont un effet de levier supérieur à 50 ?
C’est-à-dire ?
C’est simple, ces fonds ont des positions sur les marchés qui représentent 50 fois les montants qu’ils gèrent. Ces effets de levier peuvent se révéler des bombes à retardement.
Où sont les risques ?
Nous avons vu que la sphère financière n’en finissait pas de grossir. Par ailleurs, nous vivons un moment de crise où les Banques centrales tentent le tout pour le tout. Dans l’espoir de faire repartir la croissance, elles ne cessent de créer de la monnaie. Or, cette liquidité en abondance se déverse en grande partie dans la sphère financière. Et ce au risque d’alimenter la spéculation et de participer à la formation de bulles qui peuvent éclater à tout moment. Nous serions alors désarmés. Certes, en 2009, les Etats ont tenté d’endiguer la crise en actionnant les budgets publics. Mais cet outil est devenu inutilisable. Les dettes publiques ont explosé sous l’effet de la crise de 2008. Quant à la politique monétaire, nous n’avons plus aucune marge de manœuvres puisque les taux sont à zéro. D’où l’urgence à réguler la sphère financière..."
____Ils disaient:
                         Il faut des contrôles. La survenue de la crise tient principalement à la suppression des règles. »  [Claude Bébéar, L’argus de l’assurance, 11/2009] -Baverez-
« Ce qui, pour l’essentiel, explique le développement de l’ère de prospérité générale, aux États-Unis et dans le monde, dans les années qui ont précédé le krach de 1929, c’est l’ignorance, une ignorance profonde de toutes les crises du XIXe siècle et de leur signification réelle. En fait, toutes les grandes crises des XIXe et XXe siècles ont résulté du développement excessif des promesses de payer et de leur monétisation. Partout et à toute époque, les mêmes causes génèrent les mêmes effets et ce qui doit arriver arrive. » [Maurice Allais]
« Le salaire est considéré par chaque entreprise exclusivement comme un coût qu’il faut diminuer autant que possible alors que c’est un élément essentiel de la demande globale. La croissance va s’étouffer si l’on ne fixe pas des règles du jeu collectives» [Henri Ford]
 « Le marché, il a du bon. Il oblige les gens à se dégourdir, il donne une prime aux meilleurs, il encourage à dépasser les autres et à se dépasser soi-même. Mais, en même temps, il fabrique des injustices, il installe des monopoles, il favorise les tricheurs. Alors, ne soyez pas aveugle en face du marché. Il ne faut pas s’imaginer qu’il règlera tout seul tous les problèmes. Le marché n’est pas au-dessus de la nation et de l’État. C’est l’État, c’est la nation, qui doivent surplomber le marché. Si le marché régnait en maître, ce sont les Américains qui régneraient en maitre sur lui, ce sont les multinationales, qui ne sont pas plus multinationales que l’OTAN. Tout ça n’est qu’un simple camouflage de l’hégémonie américaine. Si nous suivions le marché les yeux fermés, nous nous ferions coloniser par les Américains. Nous n’existerions plus, nous Européens. » [Charles de Gaulle, 12 décembre 1962, d'après Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, Tome I]
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jeudi 12 septembre 2019

Quand la haine monte

Non à la haine?
                                  [Quelques notes sur un sujet complexe, multiforme et récidivant]
  Parler des sentiments humains n'a jamais été simple, eux qui résistent largement aux critères rationnels, mais comprendre les expressions émotives extrêmes, qui entraînent l'homme parfois aux pires excès, se révèle être une entreprise d'une autre ampleur. Le mode littéraire semble le meilleur moyen pour seulement les évoquer, en dessiner les formes, en montrer les effets, individuels ou collectifs.
     Surtout quand il s'agit de la haine, sous ses formes les plus intenses.
  La psychanalyse a et a eu des difficulté pour en comprendre les racines et les ressorts infantiles notamment, avec plus ou moins de succès, mais est muette pour en comprendre ses effets destructeurs, surtout quand ils sont collectifs.
   La haine a ses raisons obscures que la raison peine à comprendre, surtout quand elle plonge dans la  haine de soi ou quand elle gangrène une société jusqu'au pire. Les exemples abondent. malheureusement : des guerres de religions aux conditionnements fascistes à la haine, leur principal carburant, sans parler des terribles drames cambodgiens ou à l'inouï massacre rwandais.
   Le pire, c'est le phénomène de rationalisation et d'auto-justification qui l'accompagne. Pour s'entretenir, la haine a besoin de raisons, de justifications après coup de ses pires excès individuels ou collectifs. Sans culture de la haine et habile propagande, elle n'aurait pas lieu ou s'éteindrait d'elle même.
    Sur ses origines préhistoriques de ce phénomène si universellement partagé, il n'y a rien à dire de sérieux.
   Un des caractères majeurs de la haine est bien sûr son aveuglement à elle-même, qui neutralise d'emblée tout esprit critique, même dans les relations interpersonnelles, comme le montrent bien Racine et d'innombrables auteurs, c'est aussi son aspect paradoxal souvent souligné.
  La haine, un amour qui a sombré, comme le disait Kierkegaard? C'est en partie vrai, quand on voit comment dans un couple apparemment lié peuvent naître des sentiment explosifs de rejet, pour des raisons qu'on peine souvent à expliquer. Que l'amour puisse se retourner en son contraire n'a pas fini de poser problème. Comme en politique, où l'adoration mystique du Führer, s'est mutée en rejet haineux à la fin tragique du régime.
   La théorie du bouc émissaire n'a pas pris une ride: pour se justifier ou (croire) surmonter ses peurs, accuser l'autre est une échappatoire dans certaines situations de tensions ou de conflits. La haine vient parfois du sommet
    Invoquer un fragile humanité n'est pas faux, mais reste partiel.
 Le problème est que nul n'est à l'abri de montée haineuse. La claire gestion rationnelle des sentiments qui la sous-tendent peut heureusement permettre de mieux la comprendre et donc de mieux l'éviter.
   Non, vous n'aurez pas ma haine, entend-on dire parfois. Elle n'est donc pas une fatalité, pas plus que pour les résistants allemands qui voyaient monter les périls. Elle n'est pas fatale comme une maladie: avoir la haine, expression qui nous vient des banlieues, suggère qu'elle s'attraperait comme la grippe.
  Il n'y a pas de fatalité dans ce domaine. La raison et la vigilance s'imposent, comme un minimum de culture et de recul historique. IL ne suffit pas de dire: non à la haine!
                                   Car le piège peut toujours se refermer sur nous.
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mercredi 11 septembre 2019

Cochon à la barre

Accusé, levez-vous!...
                               Il fut un temps, pas si lointain, où les cochons et autres animaux faisaient parfois les quatre cents coups ou même de mauvais coups.
   Toujours prêts à leurrer les humains et à les offenser, pourtant leurs généreux nourriciers. Ces ingrats parfois ne se gênaient pas, profitant de la liberté relative qu'on leur accordait, à  statut parfois privilégié. De vraies têtes de lard et parfois ils mordaient, les cochons!
   IL fallut intervenir. Pas question de jouer les Chicken run ou la ferme des animaux, façon Orwell.
   Toute faute mérite sanction Il ne faut pas laisser de délits impunis.
Qui aime bien châtie bien.
     Fallait pas rigoler avec les lois humaines, toutes imparfaites qu'elles étaient, que l'on soit cochons, mouton, dindon ou même bourdon.
   Depuis ils se sont assagis et ne méritent plus la vindicte populaire.
  Oui, au MA, les hommes ne badinaient pas avec nos amis les bêtes, du moins avec certaines, portés au larcin, même les porcins.
    Il fallait les punir après un procès en bonne et due forme.
Cochon, qu'avez-vous à dire pour votre défense? On y mettait les formes, même si cela se terminait souvent en eau de boudin.
  Oui, il fut un temps où des procès d’animaux avaient lieu. On ne badinait pas avec les incartades animalières.:    Excommuniés! Foi d'historien!
  On vous raconte tout...
     Une pratique qui n'a pas tout à fait disparu, si l'on en croit ce fait divers récent relevé en Israël, où un chien peu orthodoxe fut condamné à la lapidation.
           Ces vielles pratiques heureusement sont abandonnées. Nous sommes plutôt portés à les réhabiliter, voire à les idéaliser. Mais le mystère de l'animalité nous dépasse et nous perturbe.
   L'ambivalence est grande, même dans notre rapport aux animaux domestiques et le seul l'utilitarisme domine trop souvent.
Il existe une masse de cochons qui vivent l'enfer:

       Too manies american pigs!
  Les braves cochons de chez nous n'en reviendraient pas, eux qui ont encore une vie à peu près humaine, pas trop cochonne, sauf en certains lieux et dans certaines conditions où l'on a américanisé, taylorisé la production.(On ne dit plus élevage)
 Pareil pour les vaches.
   Même dans l'usine picarde à mille vaches, on est loin d'atteindre ces sommets.
      Dans certains Etats des USA, c'est l'horreur et ils sont vraiment...emmerdés!
                 Et tout ça, pour quelle bidoche?

 Il serait temps de valoriser l'animal, de sortir de l'anthropomorphisme et de l' instrumentalisation de ceux que François d'Assise appelait "frères".
       La fascinante biodiversité animale nous laisse trop souvent indifférents. elle qui détermine largement notre vie et notre survie.

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