Ça va jazzer

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lundi 22 juillet 2024

Traverser la rue

Quoi de plus facile?  

     Un jeu d'enfant

               A-t-il dit....                            JO obligent

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Le journaliste et le robot

                     Le journalisme, le vrai, l'authentique, a-t-il encore un avenir, au vu du développement foudroyant de l'intelligence artificielle et particulièrement de ses sous-produits que sont les applications comme chat GPT et autres, qui font une percée fulgurante  dans certains domaines où on ne les attendait pas ou pas si vite, comme dans la création cinématographique notamment. Les organes de formations de l'opinion, ou ce qu'il en reste, vont-ils devenir asservis à des systèmes qui leur dicteront leurs recherches, leurs investigations, voire leurs contenus, à partir d'agences de presse sans âme et sans analyses, au servie d'une presse essentiellement lucrative, hyper-concentrée, réduite, mercantile, où la logique essentielle est le bon retour sur investissement. Dans le pire des cas.


             On peut le craindre et certains parlent déjà de réduction drastique d'effectifs, de "journalisme augmenté", partageant l'opposition des producteurs californiens qui redoutent l'effondrement de la qualité, au nom de la vitesse et de la quantité des économies Le vrai journaliste risque de pâtir bientôt d'une course à la productivité et de voir se réduire encore la réflexion et l'investigation, qui peut souvent se révéler longue  et coûteuse pout traiter sérieusement un dossier de poids. La logique du développement de la presse française est déjà celle d'une hyper-concentration et d'une uniformisation, pour ne pas parler souvent de conformisme et de prise de parti masqué ou affiché, qui sauront tirer parti sans état d'âme des nouvelles technologies aux dépends de l'analyse pertinente, approfondie, pluraliste de l'information . L'heure des grands journalistes d'information semble bien morte..." ...L’intelligence artificielle (IA) est en passe de transformer radicalement le monde du journalisme et de l’information. Comment assurer l’indépendance éditoriale si des modèles de langage opaques régis par des intérêts privés sont utilisés par les rédactions ? Comment garantir l’intégrité de l’information lorsque la majorité des contenus du Web sera générée par des IA ? Comment empêcher la fragmentation de l’espace informationnel en une multitude de flux alimentés par des robots conversationnels ?..."             Va-t-on ver une sorte d'uberisation du journalisme. "...Comme d’autres travailleurs, les journalistes subissent l’externalisation de leurs tâches et le nivellement vers le bas de leurs conditions de travail. À force d’encourager la production d’articles standardisés, attendus, recopiés sur des dépêches d’agences, les entreprises de presse ont facilité le remplacement des rédacteurs par des exécutants mal payés. En attendant les robots…                              Des spécialistes tirent la sonnette d'alarme "Faire l'opinion" ou contribuer à l'éclairer, de manière approfondie et nuancée, demande bien des qualités, une éthique  et un professionnalisme, qui ne s'improvisent pas et ne peuvent être délégués aux robots
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dimanche 21 juillet 2024

Trop fort!

 Deux inséparables : 

      Trump et le Messie.   Deux amis.     Mais si!

                Un miracle!

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Billet dominical

__ Gardincourt

__ Addiction

__ Purge russe

__ Inacceptable                             

__  Une nature musée?

__ Tour de force

__  Développement séparé?

__  Milices trumpiennes

__ Déni de défaite

__ Ressorts du vote RN

__ Déni de démocratie

__ Voitures électriques d'hier

    ______________________Revue de presse ________

samedi 20 juillet 2024

Tant qu'à faire...

 Ratage

    Ça eût pu marcher...

         Une faillite confirmée? Mort ou moribond?

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Puissance et fragilité

  De l'homme mondialement  numérisé

               Petite cause, grands effets...Un progrès et un risque, technologique, productif industriel, sanitaire,  écologique aussi.

      Quand les systèmes numérisés les plus complexes ne répondent plus.   Un grain de sable dans le système suffit et les conséquences peuvent être incalculables. Il y les bugs à grande échelle et le risque de tempêtes solaires majeures toujours possibles. Un manque certain de résilience, malgré les multiples tentatives pour l'améliorer. Sans parler des effets pervers d'une dématérialisation outrancière, ce qui est un autre problème ... 


                                                                                                    La panne mondialisée actuelle donne un idée des risques que nous pouvons toujours encourir:

En quelques heures, des milliers de groupes de services dans le monde ont pris la mesure de leur vulnérabilité. Une panne informatique géante touchant tous les systèmes Microsoft, y compris son cloud Azure, perturbe voire paralyse des aéroports, des banques, des services de santé partout sur le globe.   En cause : une erreur dans le logiciel Falcon Sensor, conçu par la société de cybersécurité CrowdStrike. Ce logiciel est censé préserver les systèmes informatiques des virus et des cyberattaques. Microsoft l’implante de façon systématique dans les systèmes d’exploitation de ses serveurs sur son cloud Azure. Potentiellement, cela concerne des centaines de millions, voire des milliards d’utilisateurs et utilisatrices, grand·es ou petit·es, travaillant avec ces systèmes Microsoft.                                                                                                           Tout a commencé par un simple avertissement. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la société CrowdStrike a émis une alerte indiquant que plusieurs de ses clients aux États-Unis n’avaient plus accès à leur ordinateur et à leur système informatique, ayant un simple écran bleu devant eux. La société indiquait alors avoir identifié l’origine du problème lié à son logiciel Falcon Sensor. Elle assurait qu’elle mettait tout en œuvre pour remédier à la panne le plus vite possible.  L’interconnexion des systèmes, les transmissions par le cloud de Microsoft, un des premiers au monde, ont transformé cette erreur de logiciel en une panne d’une ampleur jamais vue jusqu’alors. Au fil des heures, l’emprise de Microsoft sur l’économie mondiale, sur nos vies quotidiennes, notre dépendance et notre fragilité face à un géant privé non contrôlé se sont révélées dans toute leur intensité. Au fur et à mesure que le monde se réveillait, les perturbations ont pris une dimension épique. En Australie, un chaos gigantesque s’est installé dans les aéroports de Sydney et de Melbourne, les systèmes de vol et de réservation étant bloqués et de nombreux vols ayant dû être différés ou annulés.                                                         Dans la foulée, les aéroports de Nouvelle-Zélande, d’Inde, de Singapour ou de Nairobi (Kenya) ont déclaré être confrontés à des pannes similaires. De nombreuses compagnies aériennes ont averti leurs client·es de retard ou d’annulation de vols.                                                                                             Quelques heures plus tard, des aéroports européens se trouvaient confrontés à la même situation. Berlin, Prague, Amsterdam, Rotterdam, Zurich, Budapest… : la liste des aéroports perturbés n’a cessé de s’allonger. Ce qui est vrai pour les aéroports l’est aussi pour les chemins de fer, notamment en Grande-Bretagne, et pour les ports. Ceux de Rotterdam et Gdańsk disent avoir le plus grand mal à faire fonctionner leurs terminaux, la panne concernant leurs services centraux mais aussi des milliers de prestataires.L’heure tournant, ce sont les services de métro et de train de la côte est des États-Unis qui se retrouvent à leur tour incapables de fonctionner normalement.                                                                                                  Mais les dégâts vont bien au-delà du monde du transport. Les banques et les assurances sont aussi en première ligne. Certains systèmes de paiement et d’accès aux comptes sont suspendus, comme en Israël ou en Afrique du Sud. Certaines banques centrales, comme la Banque de Norvège, ont eu recours aux mails pour mener à bien des opérations courantes. La Bourse de Londres a dû suspendre certaines cotations, faute de système informatique. Mais ce sont aussi des services entiers qui se retrouvent en difficulté. Des réseaux de distribution d’électricité ont été en partie perturbés. Le National Health Service, le service public de santé britannique, dit travailler en mode dégradé, n’ayant plus de système informatique. Des opérateurs téléphoniques sont également touchés. Plusieurs chaînes de télévision dépendant du cloud de Microsoft, comme TF1 et Canal+, rencontrent des problèmes pour émettre. À Londres, Sky News s’est même retrouvée dans l’impossibilité de diffuser ses émissions du matin. « Ces problèmes perturbent les opérations informatiques de Paris 2024 », a indiqué le comité d’organisation des JO, à une semaine de la cérémonie d’ouverture, le 26 juillet. Le système d’accréditation est altéré, empêchant certaines personnes de retirer leur badge, a indiqué à l’AFP une source au sein du comité d’organisation.   La panne touche aussi des chaînes de grande distribution, des sites internet, des services de réservation. Bref, tout le monde est concerné, d’une façon ou d’une autre. Comme chez Boeing et tant d’autres géants mondiaux, on risque de découvrir que le sentiment de toute-puissance, d’infaillibilité, la culture de la vitesse et du profit poussant à abandonner toute précaution et toute mesure de contrôle, ont participé aussi à ce krach informatique mondial.         Mais la faute ne peut seulement retomber sur Microsoft. Elle est générale. Les États ont laissé prospérer ces géants de l’informatique et du numérique sans leur imposer la moindre règle, le moindre principe de sécurité, persuadés que le privé saurait répondre à tout. La panne géante met en lumière l’immense fragilité de nos économies interconnectées, dépendantes d’un système privé ultracentralisé, sans aucune autonomie.          Aujourd’hui, elle est liée à un dysfonctionnement de logiciel. Mais rien ne dit que demain, des cyberattaques encore plus malignes et plus orchestrées ne pourront pas de la même manière entrer au cœur du système et mettre des pans entiers des économies mondiales en difficulté.                                           Lors de la pandémie du covid-19, les économies occidentales avaient découvert leur extrême fragilité et leur dépendance face aux chaînes d’approvisionnements mondialisées, perturbées pendant de nombreux mois. À l’époque, les responsables politiques et dirigeants de grands groupes avaient promis de remédier à ces risques, de changer de comportement, de rendre le système « plus résilient », selon l’expression convenue. Depuis, peu de choses ont été faites. On assiste même à un retour en arrière : des grands groupes estiment que des stocks de précaution leur coûtent trop cher et doivent donc disparaître. Si rien n’est fait, la prochaine alerte pourrait aller bien au-delà des centaines d’avions cloués au sol et des services interrompus. " [ Merci à Martine Orange]   _________________

vendredi 19 juillet 2024

L'homme à l'oreille coupée

Martyr assumé

        Trump se prendrait-il  pour un (petit) Van Gogh, qui a fait plus fort, tout seul?

             Un popularité renforcée en tout cas.

                         La véritable histoire de l'"oreille coupée".

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Gaza encore...

L'enfer continue pour une population traumatisée.

         La stratégie du chaos se poursuit. On peut même parler de descente aux enfers. La population est arrivée aux limites du supportable.

                     L'historien israëlien Pappé n'est pas tendre à l'égard de la politique menée par son pays, remettant en cause un sionisme extrémiste , qui met à terme son pays en danger par le radicalisme d'extrême droite autodestructeur mené pas Netanyahou. L'armée perd son âme dans ce conflit sans perspective, selon des journalistes critiques de Jérusalem, malgré des dissentions et les oppositions dans les états-majors. Les avertissements donnés depuis longtemps, par Einstein lui même, sont restés lettre morte, par la confusion sciemment entre antisémitise et critique légitime de la politique israëlienne et de ses dérives.

      Mais c'est aussi la politique répressive menée en toute impunité en Cisjordanie qui est en question et qui fait poser les questions les plus lourdes, sur un épuration qui ne dit pas son nom et qui mène la pays dans de nouvelles impasses à venir. Malgré l'"ami américain"...


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jeudi 18 juillet 2024

Anne à l'eau

 Mise en Seine.   Et quelle scène!

          Tout baigne! ... Quoique...Mais il n'en fut pas toujours ainsi.

                                La preuve!  Ne parlons pas de la Tamise!




Varia

__ Espoir?

__ Zizanies

__ Absurdité

__ Lâchage                   

__ Eux aussi!

__ Peut-être...

__ Esclavage

__ Antiféminisme

__ Vers le pire?

__ En roue libre

__ JO et Coca

__ Argent magique

__ Quitter le navire?

__ Lenteur périlleuse            _____________________________

mercredi 17 juillet 2024

Etrange découverte...

 Oui, les livres existent encore...

           Même s'il peuvent être parfois "dangereux"

                    Comme le signalait Voltaire.

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Dérives du néolibéralisme

                                 L'aventure du néolibéralisme, surtout depuis une bonne quarantaine d'années en Europe, après les USA, n'est pas un long fleuve tranquille. Il comporte en son essence un biais antidémocratique et potentiellement un  affaiblissement, voire une disparition des structures collectives. Nous en sommes à un moment historique, à un tournant, alors que l'UE est devenue un terrain d'élection de cette idéologie, se présentant comme la seule voie possible dans la gestion économique et ses retombées politiques.


                              Point de vue:         "...Le bloc macronien se revendique du centre. Il ne représente rien d’autre que le régime démocratique libéral revisité par le néolibéralisme. Il fabrique des normes qui conçoivent l’humain comme autoentrepreneur, comme microentreprise autogérée. Son principe cardinal est celui de la concurrence. Mais, à la différence du libéralisme traditionnel, l’économie concurrentielle est garantie par les États. Cela conduit au libéralisme autoritaire.  Selon ce concept inventé par le juriste allemand Carl Schmitt en 1932, juste avant son ralliement au nazisme, pour faire face aux contradictions entre capitalisme et démocratie, entre libéralisme économique et démocratie, il fallait à la fois un État fort avec les citoyens et en même temps, un État faible avec les marchés. À l’époque, ce libéralisme autoritaire a été l’antichambre du nazisme.                                 On peut aujourd’hui constater le même phénomène dans les démocraties libérales revisitées par le néolibéralisme. On voit un deuxième bloc faire monter des revendications et contestations sociales qui se cristallisent sur les mouvements illibéraux. Face à la faillite sociale des gouvernements néolibéraux, on a une hostilité populaire qui est drainée par de nouvelles formes de fascisme, que j’appelle technofascisme tant l’importance des technologies est énorme. On le voit avec la manière dont Jordan Bardella, président du RN, occupe les réseaux.    On a une sorte d’attrape-nigaud des revendications populaires, puisqu’elles se tournent vers un parti qui, au nom du nationalisme, combat la concurrence internationale mais pas la concurrence intranationale. On a un détournement de la colère populaire au profit de mouvements autoritaires. Macron incarne la faillite sociale du néolibéralisme. Plus personne ne croit à la théorie du ruissellement, qu’il va y avoir une réduction des inégalités par la mise en concurrence des individus, des sociétés et des nations. Plus personne ne croit que le néolibéralisme et la globalisation sont des antidotes à la guerre.            « Pragmatique. » C’est le nouveau mantra du président du RN, Jordan Bardella. Devant les patrons du Medef, le 20 juin, il voulait « rassurer les milieux économiques ». Dans le « Financial Times », la bible des milieux financiers, il est cité in extenso : « La politique économique consiste en une poignée de convictions fondamentales et beaucoup de pragmatisme pour garantir la confiance et la stabilité du monde des affaires. » Toutes les mesures sociales du programme du RN ont été jetées aux oubliettes : réforme des retraites, baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, création d’un impôt sur la fortune financière censé remplacer l’ISF.                                                                                                                         Comme Giorgia Meloni, Jordan Bardella modèle son discours, convertit son programme à l’aube d’une conquête de Matignon qu’il sent poindre. Il tient désormais en deux mots : ultralibéral et autoritaire. Car sur ce dernier point, les mesures que le RN entend mettre en place dès son arrivée au pouvoir n’ont pas varié d’un iota depuis sa création sous le nom de Front national en 1972. Son obsession est toujours de créer deux catégories de citoyens : les Français et les autres.   Plus encore, il distingue deux catégories de Français, les binationaux et les autres. Emploi, logement, santé, éducation… c’est l’ensemble de la vie en société qui est visée par une inégalité en droit qui porte un nom : apartheid. « Nous sommes prêts à gouverner », martèle celui qui fraie toujours avec les milieux identitaires et néonazis. La France ne l’est pas, elle. Et elle ne doit jamais être prête à accepter le premier gouvernement d’extrême droite depuis Vichy....                                                                           On peut aujourd’hui constater le même phénomène dans les démocraties libérales revisitées par le néolibéralisme. On voit un deuxième bloc faire monter des revendications et contestations sociales qui se cristallisent sur les mouvements illibéraux. Face à la faillite sociale des gouvernements néolibéraux, on a une hostilité populaire qui est drainée par de nouvelles formes de fascisme, que j’appelle technofascisme tant l’importance des technologies est énorme. On le voit avec la manière dont Jordan Bardella, président du RN, occupe les réseaux.   On a une sorte d’attrape-nigaud des revendications populaires, puisqu’elles se tournent vers un parti qui, au nom du nationalisme, combat la concurrence internationale mais pas la concurrence intranationale. On a un détournement de la colère populaire au profit de mouvements autoritaires. Macron incarne la faillite sociale du néolibéralisme. Plus personne ne croit à la théorie du ruissellement, qu’il va y avoir une réduction des inégalités par la mise en concurrence des individus, des sociétés et des nations. Plus personne ne croit que le néolibéralisme et la globalisation sont des antidotes à la guerre.                                                               Le Nouveau Front populaire s’est constitué face à la faillite sociale du néolibéralisme et au risque politique qu’est l’émergence d’un mouvement d’extrême droite aux racines poujadistes et pétainistes. Le néolibéralisme naît du naturalisme économique – auquel je consacre un chapitre dans mon dernier livre, « la Fabrique de nos servitudes » 1. Ce naturalisme économique défend que le meilleur ne puisse sortir que de la sélection naturelle, de la mise en concurrence.   Pour Herbert Spencer, cela vaut au niveau de la cellule biologique, de l’individu biologique, de la communauté, de la société, de la nation, des espèces. Cette mise en concurrence produirait le meilleur. C’est faux. Paul Valéry disait fort justement que la concurrence ne produit pas le meilleur. Elle produit meilleur marché, ce qui ne veut pas dire qu’elle produit la meilleure qualité.       C’est exactement ce qui se passe au niveau de nos vies. Face à ce naturalisme économique, il y a depuis la fin du XIXe siècle un mouvement humaniste, les solidaristes, une gauche très large inspirée par la laïcité, par le radical-socialisme, par Léon Bourgeois et qui considère que l’individu contracte une dette envers la société. Nous héritons de nos ancêtres, de l’histoire de notre société, de notre nation. Ce qui fonde le lien dans une société n’est pour ce mouvement non la concurrence, mais la dette et le contrat.                                                                                                                     Il y a une opposition entre ces deux conceptions depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Une civilisation où la sélection naturelle produit le meilleur – et donc, il ne faut pas protéger les plus faibles, les malades, les vieux – et une autre civilisation qui considère que c’est la solidarité qui fonde la société. Il s’agit alors non pas d’exclure, de discriminer, de rejeter les plus faibles, mais d’en prendre soin. Car, au travers des plus faibles, c’est chacun d’entre nous que nous sauvons de la vulnérabilité de l’espèce, que nous partageons avec eux.                           ___________J’ajouterais que cette civilisation solidariste de gauche permet de restituer aux travailleurs la possibilité d’un espace démocratique sur les lieux mêmes de leur travail et dans l’exercice même de leur métier. Nous avons été prolétarisés et écrasés par la mise sous tutelle technico-financière dans le champ de notre profession, qu’on soit chirurgien, professeur à l’université, magistrat, ouvrier, employé ou enseignant. La démocratie ne doit pas s’arrêter aux portes de l’usine, des laboratoires de recherche, des lycées. Au contraire, c’est là où elle commence.                                                          __ Qu’est-ce qui fait qu’un électeur en grande difficulté s’en prenne à quelqu’un plus en difficulté que lui ?                                          C’est la logique du bouc émissaire. Il est classique de décharger votre souffrance, votre frustration sur plus faible que vous. Dans ma génération, on prenait cette métaphore : l’ouvrier, exploité, humilié par le contremaître et le patron, rentre chez lui, bat sa femme. Celle-ci bat les enfants. Ceux-ci battent le chien. Si l’on n’arrive pas à transformer la souffrance et l’humiliation ressentie en revendication sociale et en pensée politique, on tombe dans la passion triste du ressentiment et de la haine. C’est une dérivation de l’humiliation et de la souffrance que de s’en prendre à ce qui est à portée de main et qui apparaît comme plus précaire que soi.                                                                                                                  ___’extrême droite rejette l’étiquette d’extrême droite. Qu’est-ce que cela dit d’elle ?                                                                   Que c’est vraiment une extrême droite. Le philosophe Alain disait : « Quand quelqu’un dit qu’il ne fait pas de politique, on sait qu’il est de droite. Quand l’extrême droite dit qu’elle ne l’est pas, c’est qu’elle l’est et qu’elle ne peut ignorer son héritage culturel et historique. » _________

mardi 16 juillet 2024

Croire encore

Aux valeurs essentielles, de manière critique   



Sortir des biais cognitifs et des fake News, c'est possible.

    Lire ou relire Hanna Arendt.





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Trump et Dieu

Ils se connaissent bien.

             Ils sont même copains comme cochons. Si l'on en croit celui qui se voit déjà une nouvelle fois Président. L' Elu a été sauvé. Le Seigneur a dévié, dans sa sollicitude, la balle qui pouvait être mortelle. Alleluia!                        Grâce à qui? Au Dieu tout puissant, indeed! Avec lequel Donald est en relation directe et qui nourrit à son égard de grandes ambitions, pas seulement nationale . Comme Moïse, Donald veut amener son peuple en terre promise. Believe and pry! And God bless America! et la destinée manifeste se poursuivra. Déjà Bush entretenait déjà des relations privilégiées avec les croyants de la Bible Belt, le évangélistes fervents. Aujourd'hui, le sauveur choisi par Dieu est devenu martyr, encore mieux assuré de sa victoire future. Les armes finalement ont du bon; le glaive a bien joué un rôle majeur dans la conquête de la Terre promise par Josué...Le miraculé va se retrouver du coup innocenté, vierge de toute accusation. Ceux qui l'appelaient Demolition Man en seront pout leurs frais. America first! La démocratie est malade, mais Dieu va la sauver, c'est sûr...Ce sont les histoires que se racontent les trumpistes les plus fervents, dépolitisés et aveuglés depuis longtemps. Ceux de l'Amérique profonde, les descendants les plus fervents des  Pères fondateurs.                                                                                                            Maintenant, le pire n'est plus impensable.   En politique intérieure, comme extérieure, dans une démocratie déjà mal en point, un système à repenser et à reconstruire. La démocratie US est malade, mais quelle ploutocratie démocratie? 


                                                             "...Un second mandat de Trump plongerait instantanément le pays dans une crise constitutionnelle plus terrible que tout ce que la guerre de Sécession a pu produire. Même au plus fort de la Guerre froide, même pendant la Grande Dépression, le pays disposait d’un gouvernement en état de marche avec un président à sa tête. Mais l’exécutif ne peut pas fonctionner sous les ordres d’un criminel, présumé ou condamné. Devenu hors-la-loi ou en passe de le devenir, ce président-là devra démanteler l'État de droit pour survivre.                                                                                     Grâce à l’intéressé et son entourage, nous avons déjà une idée assez claire des priorités d’un futur gouvernement Trump:

  1. Faire cesser toutes les poursuites contre Trump, pénales ou civiles, au niveau fédéral ou des Etats constitués.

  2. Gracier et protéger ceux qui ont tenté de renverser le cours de l'élection de 2020 au profit de Trump.

  3. Traquer les adversaires et détracteurs de Trump via le département de la Justice.

  4. Mettre fin à l'indépendance de la fonction publique et licencier les fonctionnaires fédéraux qui refusent d'exécuter les ordres de Trump.

  5. Au cas où ces décisions sans foi ni loi susciteraient des manifestations dans les grandes villes, employer l'armée pour écraser toute protestation populaire.

              Un retour de Trump entraînerait les Etats-Unis dans un maquis de scénarios jusque-là impensables. Le Sénat confirmera-t-il les candidats nommés par Trump à des postes à responsabilités, choisis pour assister le président dans son coup d'État? Les agents du ministère de la Justice vont-ils démissionner en masse? Les citoyens vont-ils descendre dans la rue pour protester? Les militaires accepteront-ils de réprimer les manifestations?  Le système politique actuel n’est pas conçu pour résister aux manœuvres subversives d’un criminel en chef à Washington. Un président peut se gracier lui-même pour des crimes fédéraux, et c’est sans doute ce que Trump prévoit de faire. Qu’est-ce qui l’empêcherait, dans ces conditions, de rédiger sa propre grâce présidentielle à l'avance avant de tirer sur les visiteurs de la Maison-Blanche? Soit dit en passant, dans la même logique, la vice-présidente pourrait assassiner le président dans le bureau ovale et se gracier dans la foulée…Si un président peut ordonner au procureur général d'abandonner une procédure fédérale contre lui – on voit mal Trump résister à cette tentation –, l'obstruction de la justice pourrait devenir de facto une prérogative usuelle de la Maison-Blanche. Si Trump devient président, les États-Unis doivent leurs plus plates excuses à Richard Nixon, lequel aurait été dans son droit d'ordonner au ministère de la Justice d’abandonner l’enquête sur l’affaire du Watergate. Il aurait d’ailleurs pu se gracier lui-même, ainsi que toutes les personnes impliquées dans le cambriolage de l’immeuble du Watergate et la dissimulation des preuves à la justice...."  (Trad. française: click droit)                                            Nous sommes tous concernés: "...Les poids lourds républicains n’ont pas osé défier leur base électorale en prenant des mesures pour stopper Trump en amont. Ils ont ainsi refusé de le destituer après sa tentative de putsch, puis de coopérer avec les démocrates lors de la Commission parlementaire chargée d’enquêter sur le sac du Capitole...."        _______________________

lundi 15 juillet 2024

Narcissisme

Apprenti sorcier

         Et incertitudes

                      Le narcissisme peut être destructeur...

 





Ça ne passe pas...




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USA: pente fatale?

Un pays malade de la violence et déchiré comme jamais.

             "Dommage qu'il l''ai raté", disent certains, tandis que d'autres crient au miracle. Ce qui est clair pour l'instant est que cette tentative d'attentat va à coup sûr créer les conditions favorables d'une possible réélection de celui qui a tant fait pour échapper aux mailles d'une justice défaillante. Dans certaines chancelleries, on s'en réjouit secrètement, de Budapest à Moscou, en passant par Jérusalem.. Depuis Lincoln, en passant par Kennedy, la liste est longue des présidents victimes d'attentats, réussis ou non.                                 __ Pas étonnant, quand on considère le nombre d'armes détenues en toute légalité aux USA et la puissance des lobbies, comme la NRA. La question principale, mais taboue est: comment amender le deuxième amendement 

                                                 Plus d'un citoyen lucide aux USA s'interroge et s'inquiète: jamais les armes de toutes sortes n'ont été aussi nombreuses sur le sol du pays. Même des armes de guerre. Et ce ne sont pas des objets de musée ou de collection. La longue tradition qui a enraciné le pays dans la conquête d'espaces toujours plus étendus, où le fusil faisait souvent la loi, a marqué les esprits, a engendré une tradition. La violence initiale se poursuit en violences épisodiques que beaucoup déplorent mais qu'aucune loi ne vient changer, ou si peu. Les ventes d'armes explosent aux USA, surtout depuis l'épisode Trump. Ce n'est plus de l'autodéfense, c'est du surarmement, incité par la toute puissante NRA. Même les enfants sont sollicités dans cette course folle, dans le contexte de quasi-guerre civile armée que déplorent les observateurs actuellement. Les massacres, les tueries de masse ont beau se succéder, rien n'y fait. Obama e d'autres ont eu quelques velléités de légiférer sur ce point, mais rien n'y a fait.              Avec une hausse spectaculaire des homicides, même la police s'inquiète de cette escalade sans fin. "...Il y a encore eu une hausse de 24 % des homicides au premier trimestre 2021 par rapport aux trois premiers mois de 2020, selon une étude du Council on criminal justice (CCJ) portant sur 34 des plus grandes villes du pays. « Cette hausse, supérieure à la normale saisonnière, est extrêmement troublante », soulignent ses auteurs...." Depuis plus d'une dizaine d'années, c'est la surenchère et l'extension des tueries de masse. Une croissance folle.                                                                                         D'amie intime, l'arme individuelle est devenue l'ennemie intime.

                                  Aux USA, la barbarie est en progrès.  Les mouvement anti-armes militent pourtant comme ils peuvent contre cette folie qui ne tarit pas, mais a même tendance à s'aggraver ces dernières années, en quantité et en qualité; les engins automatiques envahissent maintenant les marchés et les armureries. Obama a tenté une réforme pour modifier ce droit, dont l'application  dépasse la simple raison. En vain. Il a dû céder devant la force des lobbies. Même résolution du côté de Joe Biden, qui a déjà réduit ses objectifs et est en train de baisser les armes. Les ventes repartent à la hausse . La bible et le fusil, c'est comme la prunelle de leurs yeux. Le contrôle est en perte de vitesse, malgré la montée des tueries de masse dans les écoles e dans l'espace public. Jamais sans mon fligue: telle est la devise dans la plupart de Etats. Les lobbies sont si puissants politiquement. La NRA se distingue particulièrement et sait inlluencer les élections, généreuses avec ceux qui soutiennent son influence.                                                   ___________"...En ces temps de réouverture de l’économie après un an de pandémie, beaucoup d’Américains réfléchissent à la tenue qu’ils vont porter pour sortir après avoir passé l’année chez eux en pyjama et en jogging. Certains ont un accessoire singulier en tête : une arme de poing. Plusieurs États du pays ont en effet décidé d’essayer de rendre plus facile pour leurs habitants de porter une arme dans l’espace public sans qu’ils aient à demander un permis, se soumettre à une vérification de leurs antécédents ou suivre une formation au tir.  La mode du port d’armes sans permis est en plein boum. Depuis février, cinq États ont adopté de nouvelles lois ou assoupli les anciennes. Certains, comme l’Utah, où le port d’armes sans permis est entré en vigueur le 5 mai, exigent qu’elles soient dissimulées (par exemple dans un étui sous une veste). D’autres, comme le Tennessee, permettront aux gens de porter leur revolver bien en vue. Cinq autres États, dont la Louisiane et la Caroline du Sud, envisagent d’approuver également le port d’armes sans permis, ainsi que le Texas, où le Parti républicain s’est donné pour priorité de faire passer une loi en ce sens.     Il y a vingt ans, seul le Vermont autorisait le port d’une arme de poing sans permis. D’ici la fin de l’année, au moins 20 États le feront. Les nouvelles lois font sauter tous les garde-fous. Aujourd’hui, pour porter une arme de poing de façon dissimulée au Texas, il faut demander un permis qui inclut une vérification des antécédents, la prise d’empreintes digitales, une formation, un examen écrit et une épreuve de tir. Si elles sont approuvées, les nouvelles lois feront disparaître toutes ces conditions....

           De fait, de plus en plus d’États vont vers davantage de laxisme dans une période où les fusillades de masse et les crimes violents sont en hausse et alors que les ventes d’armes à feu atteignent des niveaux record. En 2020, les vérifications des antécédents des acquéreurs d’arme ont atteint le nombre de 39,7 millions, du jamais-vu. Lors du dernier trimestre de l’exercice 2019-2020, le fabricant Smith & Wesson a enregistré deux fois plus de ventes (et trois fois plus de bénéfices) que l’année précédente...."                                                                                            ________Les causes sont anciennes et profondes:   "...Si le droit aux armes est bien un droit individuel, l’arme elle-même est au moins autant un lien social qu’un instrument d’individualisation. Les armes, tout comme l’art de les manier, se transmettent de génération en génération. Comme le note fort justement Robert Spitzer, l’acquisition d’une certaine habileté au tir est une marque de maturité et peut à bien des égards être considérée comme un « rite de passage » du monde des enfants à celui des adultes (8-9). C’est ainsi que « ceux qui sont les plus susceptibles d’embrasser et de perpétuer la tradition des armes sont socialisés tôt dans leur vie par d’autres membres de la famille à travers la possession et la pratique des armes » . De plus, pour l’« Américain honnête », le fait de posséder et de porter une arme peut être ressenti comme un engagement vis-à-vis de la communauté, comme une manière d’exercer sa responsabilité de citoyen...."                                                                                           ___       “Le prix de la liberté c’est la vigilance éternelle." (T. Jefferson)

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