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lundi 21 avril 2008

Impuissance européenne ?


Face aux défis énergétiques, le constat d’impuissance de l’Union Européenne
"« La construction européenne (...) a conduit à limiter strictement les interventions des Etats membres dans les secteurs qu’ils jugent « stratégiques », sans parvenir pour l’heure à dégager une définition claire des « intérêts stratégiques européens » en matière économique. » L’économisme d’inspiration néolibérale qui sert de credo aux institutions européennes et l’indispensable culture du consensus requise à Bruxelles, ont relégué le politique à la portion congrue. Adepte suiviste du dogme selon lequel le marché allait apporter des solutions à tout, contrainte par nature à rechercher le plus petit commun dénominateur - tout en en faisant croître celui-ci sans cesse de 15 à 25 puis 27, l’Europe s’est imprudemment privée de la possibilité de conduire une politique volontariste pilotée par les pouvoirs publics, au moment même où celle-ci devient plus urgente que jamais sur les fronts de l’énergie et du réchauffement climatique. Nécessité faisant loi, ces faiblesses structurelles commencent à être perçues. Mais dans le monde de concurrence énergétique acharnée qui se dessine sous nos yeux, il est déjà bien tard."

- La Puissance ou la Mort : L'Europe face à l'empire américain ?
-La Politique de l’impuissance:
"...Ce qui nous menace, c’est l’avènement du « tyran bienveillant ». De dérégulation en privatisation, de mondialisation en recul de l’État, le sentiment prévaut en effet que la volonté collective démocratiquement exprimée serait aujourd’hui désarmée face aux logiques incontournables du marché. La crise politique, le malaise diffus qu’expriment les bouffées de populisme, ou encore l’absentéisme sans cesse plus marqué trouvent ici leur origine. Il n’y aurait plus, dit-on, qu’une seule politique possible, qu’un seul modèle imaginable. C’est cette illusion ou cette manipulation que dénonce Jean-Paul Fitoussi dans ce livre. À ses yeux, ce n’est pas le marché, ni même la mondialisation qu’il s’agit de combattre, mais l’idéologie, qui transforme ces réalités modernes en autant d’alibis pour justifier l’affaissement de la volonté politique. C’est paradoxalement sous la plume d’un des plus brillants économistes, président de l’Observatoire français des conjonctures économiques, qu’on trouvera cette ardente défense de la politique et de la démocratie."

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