Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mercredi 2 juillet 2008

Le Sarkozysme est-il un affairisme ?


"On croyait qu'ils faisaient de la politique ...Ils font des affaires"

Le Sarkozysme est un Affairisme

-Alain BADIOU entretien avec Frédéric Taddéï
-Du sarkozysme comme politique-fiction:
"...On peine à trouver une comparaison historique pour cette situation nouvelle qui ne rend pas vraiment fier de son propre pays. Jamais les liens n’ont été si explicites et revendiqués, autant étalés et assumés, entre ce pouvoir sans efficace contre-pouvoir qu’est la présidence de la République française et l’espèce d’oligarchie financière qui, ces dernières années, n’a cessé d’étendre et de consolider sa mainmise sur l’information en France.D’Arnaud Lagardère à Martin Bouygues, en passant par Bernard Arnault et Vincent Bolloré sans oublier Alain Minc et le précité Serge Dassault, tous ont bien d’autres centres d’intérêt économiques que les médias et tous se disent amis, frères, proches et obligés de notre actuel président – et ils le sont effectivement, Nicolas Sarkozy n’hésitant pas à revendiquer leur amitié via les facilités qu’ils lui fournissent à l’occasion.

Or, cette brève liste de noms suffit à réunir l’essentiel de nos médias nationaux. Si on ajoute les habituelles pressions sur les dirigeants du service public audiovisuel, il n’est pas faux de dire qu’aujourd’hui, l’opposition en général et la gauche en particulier ne disposent d’aucun porte-voix médiatique d’importance.Le plus étonnant, c’est que cela ne suscite pas de révolte citoyenne. Comme si nous étions encore prisonniers de cette tradition politique illibérale léguée par le bonapartisme qui faisait dire au dramaturge Heinrich von Kleist que « le journalisme français est l’art de faire croire au peuple ce que le gouvernement considère comme bon ».

Ce n’est donc pas en français, mais en anglais, dans le si peu rebelle Financial Times que l’on a pu lire ceci à propos de notre nouveau Napoléon : « Observer Nicolas Sarkozy gouverner la France, c’est un peu comme regarder un homme craquer des allumettes dans un entrepôt plein de feux d’artifice : il y a des étincelles, du bruit et de l’excitation, mais aussi une peur agaçante que tout peut exploser. »

-L'ami canadien de Sarko

-Un Sarkozy chez Carlyle, l'autre décore Albert Frère : y a-t-il un lien ?
-Sarkozy et les patrons

>>La forêt des médias - Nicolas Sarkozy

Aucun commentaire: