Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 27 décembre 2008

Bonne ou mauvaise dette ?..

« Moi, j’ai des idées simples (…) c’est de la bonne gestion de père de famille, c’est cela qu’il faut faire. Moi je suis tout à fait favorable à ce que nous puissions, très rapidement, réduire les déficits" (Raffarin). Cette référence aux « règles de bon père de famille » a été reprise par Sarkozy lors de la discussion du budget 2005.
Pourtant, ce raisonnement apparemment irréfutable est un tissu d’absurdités et de contresens.( M.Husson)

"Il convient de ne pas confondre l’endettement des administrations avec celui du pays pris dans son ensemble : la dette publique n’est pas la dette de la France. La richesse nationale totale comprend les actifs non financiers (biens fonciers, immobiliers, équipements, etc.) détenus par l’ensemble des agents publics et privés, qui représentaient plus de six fois le PIB en 2006, contre quatre fois en 1993. Il faut y ajouter les avoirs nets sur l’étranger (c’est-à-dire la somme de toutes les créances privées et publiques sur l’étranger, moins celles détenues par les agents non résidents sur notre économie), lesquels représentaient 6 % du PIB en 2006. Au total, notre pays n’est donc pas endetté vis-à-vis de l’étranger. Comme le notent Creel et Sterdyniak, « la France consomme nettement moins qu’elle produit et ne vit pas “à crédit”.."

Cette vilaine dette qui monte, qui monte...

"...Hoang-Ngoc s'oppose d'entrée aux « obsédés de la dette » pour qui celle-ci est devenue « l'alibi du discours prônant la réforme de l'Etat social jacobin, dont les dépenses improductives sont accusées de peser sur les générations futures ».
« La dette n'est pas un fardeau pour les générations futures », poursuit-il. Mieux encore, « elle est détenue par les ménages qui épargnent aujourd'hui. Ces derniers perçoivent à ce titre des intérêts prélevés aujourd'hui sur les richesses créées par l'activité économique que la dette a permis de financer ». Et on oublie que « la part de la dépense publique dans le PIB est restée étonnement stable depuis 30 ans. La part des dépenses de l'Etat s'est même réduite alors que la part des dépenses sociales a augmenté. » Non seulement, la dette ne serait pas ce poids terrible, mais elle peut avoir un rôle : être « un instrument nécessaire de régulation macroéconomique ».
Que cela signifie-t-il ? Très simplement que « l'Etat peut soutenir la demande lorsque les entreprises n'investissent pas. » Autrement dit : la dette publique peut devenir un instrument de soutien à la croissance. Elle peut aussi servir à « engager des dépenses porteuses d'avenir, dans le domaine de la formation et de la recherche-développement, ou à lancer des investissements lourds dans le secteur des nouvelles technologies ». Le concept d'une « bonne dette » commence à apparaître. Mais comment expliquer l'aggravation de la « mauvaise dette », concept n'étant possible que dans ce schéma de pensée ?...
« Il existe une mauvaise dette, causée par des choix fiscaux et budgétaires à contre-emploi, tels que les nouveaux allégements d'impôts sur les hauts revenus et les successions, décidés par Nicolas Sarkozy dès son accession à l'Elysée. »
Constat qui est à rapprocher de la loi TEPA et du fameux paquet fiscal, sans oublier la remise en question des droits de succession pour les plus aisés... Le raisonnement est clair. En cas de diminution des rentrées fiscales et de mauvaise politique de relance, malgré toutes les réformes, la dette continuera fatalement à se creuser.
Le débat proposé n'est pas nouveau. Il remonte à un vieil affrontement entre les économistes keynésiens et les descendants de l'école dite libérale. Ces derniers ont pris indubitablement un ascendant à la fois politique (aussi bien à l'échelle nationale qu'européenne) et médiatique avec une diffusion de plus en plus larges de leurs théories. ..."
-La dette publique , une affaire rentable -Le blog finance
-Reconstituer une dette «vertueuse»
-La dette prend aux pauvres pour donner aux riches
-« La France en faillite ? »
-La dette publique | Eclairages Economiques
-Dette publique de la France - Wikipédia
-Argent Dette et Bankster
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-L’épouvantail de la dette publique
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La dette publique : fardeau des générations futures ?
-Le bébé français et la dette publique | AgoraVox
-Dette publique , rente privée

1 commentaire:

David C. a dit…

La Dette de la France n’existe pas !
« La réalité est que la dette publique française est d’abord due aux intérêts payés aux établissements financiers auxquels nous avons emprunté. Pourquoi ? Parce que la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, puis l’article 104 du traité de Maastricht, ont ôté le droit de création monétaire à la Banque de France et livré la monnaie aux banques et sociétés d’assurance. La dette fin 1979 était de 239 milliards d’euros, fin 2008 elle s’établit à 1327 milliards d’euros, soit une hausse de 1088 milliards en 30 ans, pendant lesquels nous avons payé 1306 milliards d’intérêts ! » Cheminade oct 2009
Les citoyens doivent dire NON à l’austérité sociale que la pensée dominante veux nous imposer!
Afin de faire face à la colère qui vient! Afin de faire face à la logique destructrice du système ! Afin de faire face au mépris de la classe dirigeante, en montant sur la scène de l’histoire! Afin de rompre avec la règle du jeu!
[...]
David C.
david.cabas.over-blog.fr