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mercredi 3 décembre 2008

Crise: discordances européennes


Crise en Europe , Europe en crise...

"Comment s’assurer que cette aide bénéficiera bien à l’économie réelle et ne finira pas dans la poche des actionnaires ? Comment éviter qu’elle fausse la concurrence en permettant aux banques aidées de proposer des crédits à des taux très bas afin de faire main basse sur le marché ?" (J.Q.)

Cette Europe-là est irréparable:

"Les gardiens du temple bruxellois de la « concurrence libre et non faussée » n’y peuvent mais. Leur dévotion à l’orthodoxie, largement égratignée par les dernières mesures prises pour sauver la fonction bancaire et éviter une disparition du crédit, s’avère plus forte que le souci du réel. Au coeur de cette crise gravissime, ils menacent en effet d’interdire les mesures de soutien aux banques pour cause de distorsion de la concurrence, ou de les contrebalancer par des mesures visant à... réduire les crédits octroyés par ces banques. Cette Europe des commissaires, devenue une caricature des idéaux de ses fondateurs, qui n’a d’autre priorité que d’être la gardienne zélée des tables de la loi du Consensus de Washington, au moment même où son échec est compris et reconnu par tous, est-elle donc irréformable ?...
.La Commission européenne, en l’occurrence incarnée par Mme Kroes, gardienne des règles de la concurrence, vient d’intervenir dans le grand débat de la crise financière. Pour dire que les injections d’un total de 10,5 milliards d’euros décidées par l’Etat français pour recapitaliser six banques (BNP Paribas, Crédit agricole, Banques populaires, Crédit mutuel, Société générale, Dexia) étaient illégales au regard des saintes lois de la concurrence libre et non faussée...
Nellie Kroes veut bien tout ce qu’on veut - se taire quand les banques jouent au monopoly sous ses fenêtres, laisser faire de terribles dérèglements qui ont beau ne pas être de son ressort, la font souffrir quand même -, mais on ne peut pas lui demander non plus de se renier toujours plus et indéfiniment sinon quel sens pour l’existence et à quoi bon commissaire à la concurrence ? On notera l’occasion choisie pour craquer : l’article 107, les aides d’Etat. Car dans la hiérarchie des abominations, c’est toujours l’Etat qui vient en premier. On bafoue les articles anti-concentration, c’est sans doute très mal mais, à titre exceptionnel, Mme Kroes peut se faire une raison puisque c’est celle du capital : le privé sait ce qu’il fait même s’il faut parfois gentiment le gourmander.
Mais l’Etat, c’est vraiment l’horreur, lui passer quoi que ce soit est un inadmissible manquement avec des principes pour lesquels on ne transige pas, puisqu’il est l’anti-marché par excellence. Il était donc logique que, parmi toutes les violations caractérisées du Traité européen, ce fussent les aides d’Etat qui poussassent la commissaire à bout - et à sa première révolte...
Une banque n’est pas tout à fait une entreprise ordinaire, et qu’on ne devrait envisager la possibilité de sa faillite - ne parlons même pas de l’annoncer publiquement à grand son de trompe - qu’avec la plus extrême circonspection, peut-être même quelques tremblements. C’est qu’à l’inverse d’une entreprise ordinaire, une banque quand elle s’écroule, n’a pas le bon goût de tomber seule, ou de n’entraîner « que » quelques malheureux sous-traitants avec elle. La densité des engagements interbancaires est telle qu’une faillite locale, dès lors qu’elle est un peu importante, en induit immanquablement d’autres, qui à leur tour etc. Les ruées de déposants qui s’en suivent intensifient l’état de panique bancaire et rendent encore moins contrôlable la série divergente des faillites en cascade, au bout de laquelle il n’y a plus que la perspective de l’effondrement du système financier dans son ensemble...
Nous sommes en train de nous apercevoir ... que la grande caractéristique des extrémistes doctrinaires est qu’ils ne renoncent jamais, en aucune circonstance - de ce point de vue la Commission d’aujourd’hui, dans son entêtement dans l’aberration, n’est pas sans faire penser à la Réserve Fédérale de 1929, qui prit un soin particulier à faire tout ce qu’il ne fallait pas faire, mais dans le plus parfait respect de ses principes orthodoxes d’alors...."
- "Il n'y a pas de plan européen":"...Le problème est qu’il n’y a pas de structure européenne capable de prendre une décision en matière de plan de relance. Il ne peut pas y avoir de solution européenne mais seulement des solutions nationales...
-Crise : et l'Europe ?...

-Le plan de relance de la Commission européenne divise la zone euro
-Plan d’aide aux banques : le mensonge de Christine Lagarde
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