Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

jeudi 7 mai 2009

Internet en péril ?

Victime de son succès comme de ses dérives ?
Un risque systémique semble possible...

Que maîtrisons-nous vraiment?
Sans excès de dramatisation, un spécialiste s'interroge sur les limites et les fragilités d'un système, qui commencent à donner des sueurs froides à un certain nombre de connaisseurs et d'usagers
avertis

Mais le pire n'est pas certain, si l'on est prêt à croire, avec Hölderlin, que «là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve».

-"Hannu Kari, chercheur finlandais," professeur à la Helsinki University of Technology, n'est pas un farfelu; il est reconnu par ses pairs pour avoir participé à la mise au point du GPRS, une technologie d'accès au Réseau à partir d'un téléphone portable. «Dans cinq ans, ou bien Internet aura explosé, ou bien il n'existera plus sous sa forme actuelle», expliquait déjà Kari en 2001. Interrogé aujourd'hui par L'Express, il n'en démord pas, arguant qu' «un système bondé, mal conçu et pas sûr» est voué à disparaître. Le Réseau est-il en train de craquer?...
«Les systèmes de messagerie actuels sont en grand danger. J'ai bien peur que nous ne soyons obligés de repenser les normes sur lesquelles nous nous sommes appuyés jusqu'à présent», explique Mikko Hypönen, responsable technique de l'entreprise de sécurité F-Secure. Auteur d'un article prospectif au titre on ne peut plus clair - «Les pires cauchemars finissent par arriver» - le responsable technique Roelof Temmingh tire la sonnette d'alarme et pointe l'extrême fragilité d'un réseau «construit sur du vent». «Une attaque dévastatrice se produira dans les dix prochaines années», pronostiquent de leur côté les experts du Web Esther Dyson, Bob Metcalfe, Howard Rheingold, Simson Garfinkel ou encore David Weinberger, dans une tribune commune publiée au printemps 2004...."

-Et si Internet craquait...:
"Spams, virus, saturation... La Toile vacille, victime de son succès planétaire. Au point que certains annoncent déjà sa prochaine déroute. Fâcheuse pour les accros du Réseau, cette perspective serait aussi un désastre pour les entreprises du monde entier...
...rien, absolument rien, n'a été mis au point pour gérer la croissance du Web. Celui-ci continue de se détériorer et il est, bel et bien, sur le point de disparaître. Les virus, les spams, la détérioration de l'infrastructure du Web, les attaques intentionnelles, la manipulation des informations… Pensez aux hoax, ces fausses nouvelles qui circulent sans discontinuer, ces messages qui vous arrivent sans que vous puissiez reconnaître l'envoyeur… Il va arriver un moment où les entreprises et les MM. Tout-le-Monde vont être lassés et ne plus utiliser Internet. Celui-ci deviendra alors plus lourd à gérer qu'il n'apportera d'avantages. Et cela signera sa fin.
Internet n'est pas une machine qu'on allume ou qu'on arrête en appuyant sur un bouton. C'est avant tout un état d'esprit. Il s'agissait, au départ, d'un système d'échange d'informations, qui s'est ensuite enrichi d'une place de marché mondiale. Problème: la confiance n'est plus respectée. Il ne faut pas oublier que ce système, très astucieux, était censé rester confidentiel. A la surprise générale, il s'est imposé comme l'autoroute de l'information. Or rien n'a été fait pour gérer cette superbe ambition....
Si Internet vacille, c'est simplement qu'à sa naissance il n'avait pas été conçu pour les fonctions qu'il remplit aujourd'hui....
«On ne fait que recoller les morceaux, alors qu'il faudrait tout changer et redistribuer les cartes», explique un analyste, en élaborant la possible naissance à terme d'un Internet parallèle, payant. Certes, pour l'instant, Internet est protégé d'une explosion retentissante par sa structure. «C'est un peu comme le cerveau humain: il faudrait couper beaucoup de neurones pour que ça ne fonctionne plus du tout», tempère Philippe Courtot, de la firme de sécurité Qualys, qui, lui, parie sur un Internet mobile sécurisé. Il n'empêche. Alors qu'une Net économie de plus de 10 milliards de dollars repose sur des réseaux qui datent des années 1970, il convient de s'interroger sérieusement sur leur fiabilité...."

-La fin du Web (?)

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