Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 9 octobre 2010

Si le FMI le dit ...

Crise: Une autre voie?

Le FMI peut-il encore servir?

Faut-il
aider le soldat Strauss-Kahn ?


L'austérité, mot tabou, dénié, imprononçable, est tout de même dans les faits en action par le biais de la fiscalité, du ralentissement économique et du chômage...

Sans parler de la Grèce, de l'Irlande ou de de l'Espagne, elle se met en place dans nos frontières, contre toute logique économique à moyen et à long terme.

Mais la purge peut tuer le malade. La potion magique peut être létale

Ce que signalent un certain nombre d'économistes et d'observateurs, qui voient plus loin que la gestion à la petite semaine et qui dénoncent les erreurs de la rigueur, qui, de toutes manières, touchent surtout les plus défavorisés.

____________________Ce qui est nouveau , c'est que même le FMI, plutôt partisan jusqu'ici de remèdes de cheval de nature néolibérale, est en train de changer de discours, il se déclare contre l'austérité , sortant de l'orthodoxie habituelle, il ose toucher à un tabou économique, ce que n'apprécient ni la Bundesbank ni la Fed.

__________________Changement de cap?
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Les exploits du FMI:_______"Selon Joseph Stiglitz (Quand le capitalisme perd la tête), les aides accordées par le Trésor américain et le FMI ont contribué à réunir les conditions d’une crise en Argentine. D’après lui, les emprunts concédés à ce pays ont permis aux créanciers d’accorder des prêts sans se soucier de la condition économique réelle des emprunteurs : ils pensaient qu’ils seraient de toute manière renfloués par le FMI (voir à cet effet l'Aléa moral). De leur côté les emprunteurs ont effectué un raisonnement similaire ce qui au final a déstabilisé la situation financière du pays et alimenté la spéculation. Les États-Unis, via le FMI, avaient aussi imposé une libéralisation des flux de capitaux et une déréglementation du système bancaire. Certains pays d’Amérique latine, en particulier l’Argentine et le Chili ont été montrés comme exemples de la bonne mise en application des principes du « consensus de Washington ». Si les deux pays ont connu en effet une certaine réussite, l’Argentine a fini par voir son économie s’écrouler en 2001. Ensuite, c’est au contraire en n’appliquant pas les recommandations du FMI que l’économie du pays s’est redressée. Le Chili continue quant à lui son développement sur un très bon rythme de croissance.Depuis l'année 2005, les crédits accordés par le FMI se sont réduits drastiquement, du fait de la bonne santé économique du monde et des pays d'Amérique latine en particulier. Selon Daniel Cohen, le FMI qui a préconisé pendant un temps un libéralisme très idéologique (au cours des années 1990), est passé depuis à une situation de « pragmatisme absolu " -Wiki-)
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Discours opportuniste ou véritable tournant?
Comment de tels propos pourront-ils s'actualiser,
quand les pays doivent faire la "danse du ventre" devant les marchés?

______________________"Dans la foulée des mobilisations européennes contre l'austérité, et à la veille d'un colloque parisien d'«économistes atterrés» par le retour des bonnes vieilles recettes d'avant la crise, l'étude du FMI tombe à pic. Dans le troisième chapitre de son rapport d'octobre sur les Perspectives économiques mondiales, l'institution de Dominique Strauss-Kahn tord le cou à la doxa sur l'austérité. Non, écrit le Fonds, la rigueur ne sert pas la croissance – c'est même, à court terme, le contraire. Principale conclusion de l'étude, à partir des politiques menées ces 30 dernières années dans le monde: une période de «consolidation fiscale» (baisse des dépenses publiques et/ou hausse des impôts) d'une ampleur de 1% du Produit intérieur brut (PIB) entraîne un repli de 0,5% environ de l'activité deux ans plus tard. Quant au taux de chômage, il grimpe de 0,3%. La demande intérieure (la consommation des ménages, mais aussi les investissements des entreprises) recule de 1%. La France, pour mémoire, a promis 100 milliards d'euros d'économies d'ici 2013. Soit 5% environ de son PIB... C'est la première fois que le FMI dit aussi clairement les choses. Jusqu'à présent, ses prises de position n'étaient pas aussi cohérentes. Aux Etats-Unis, il exhortait à poursuivre la relance, et à se concentrer sur les déficits à moyen terme. En Europe, il conseillait sans détour l'austérité pour éviter une nouvelle crise «à la grecque», à l'exception de l'Allemagne, portée par son généreux excédent commercial. Le Fonds avait par exemple défendu la réforme des retraites en France, en raison de ses effets bénéfiques sur les comptes publics. Autre conclusion d'intérêt: les hausses d'impôt ont des effets plus néfastes sur l'activité que les baisses de dépenses publiques, en cas d'austérité. «Le FMI écrit des choses sensées», s'est félicité mardi sur son blog le lauréat du prix de la banque de Suède à la mémoire d'Alfred Nobel, Paul Krugman, après la publication du rapport..."(L.Lamant.Mediapart)

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