Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

lundi 6 mai 2013

Emprise numérique

INumérique et démocratie
___________________Internet et le numérique en général, avec toutes ses applications galopantes, font partie de nos vies, souvent de manière imperceptible, au point que leur absence ne paraît plus concevable ou qu'une défaillance majeure mettrait en péril communications, transports, production en général.
Le numérique est partout. Les applications sont innombrables.
On peut admirer l'efficacité et les gains de productivité qu'il offre, ainsi que la socialisation qu'elle permet, au niveau international.
Pourtant, certains parlent de colonisation, et même parfois de faux instrument de libération..
Une révolution pour le meilleur ou pour le pire ?
Une véritable emprise en tous cas, une aventure indécise dans laquelle nous sommes embarqués, dont certaines applications posent problème.
  "Le déferlement technologique bouleverse notre rapport au monde, aux autres et à nous-mêmes. Les nouvelles technologies donnent l'illusion de la toute-puissance : transparence, accès immédiat à une infinité de connaissances et de produits culturels, démultiplication des contacts et des échanges, accélération, etc.
Multinationales du high-tech, start-ups ou hacktivistes, tous prétendent construire un monde sans conflit dans lequel les humains communieraient ensemble grâce à leurs machines magiques, affranchis de toutes contraintes et limites (temporelles, spatiales, relationnelles, corporelles), dans une société fondée sur la fluidité et l'instantanéité des échanges, organisée sur le modèle du réseau informatique une forme de marché idéal. L'utopie libérale se réalise grâce à la révolution numérique en cours.
Les nouvelles technologies recomposent le monde selon leur propre logique, celle de la performance et de l'efficacité. Elles renforcent le règne de la compétition et l'exigence d'aller toujours plus vite, de se mobiliser intégralement pour son entreprise et sur les « réseaux sociaux », d'être capable de s'adapter à toutes les évolutions technoculturelles, sous peine d'être exclu. L'homme numérique croit avoir trouvé l'autonomie en se débarrassant des pesanteurs du vieux monde matériel. « Enfin libre ! ».dit-il, alors qu'au contraire, il dépend de plus en plus de dispositifs technoscientifiques. Pour rester dans la course et tenter de maîtriser un réel qui lui échappe, il multiplie les machines. Mais ce sont elles qui désormais le possèdent."
Du point de vue politique au sens large, internet est plein de risques, de promesses mais aussi de limites.
C'est d'abord l'armée qui en développa l'usage, avant d'être adopté dans les communautés informelles US,  puis intégré par les marchés.
Un outil de la démocratie ? C'est loin de faire l'unanimité...Peut-il déboucher sur autre chose qu'un individualisme connecté?
On peut l'espérer avec la maturation de ses usages.
 La démocratie à l'heure d'internet reste encore à construire... 
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-Le coût mental du numérique
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