Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

lundi 11 mai 2015

Débordé!

   No panic!
                 On a beau dire qu'on a du temps, on ne peut s'empêcher de se plaindre souvent de ne pas maîtriser le cours des choses.
  Nous entretenons d'étranges rapports avec un temps que nous avons tendance à extérioriser, alors qu'il n'est qu'une partie intime de notre propre personne. Le temps est essentiellement le flux de nos états de conscience. Il est un certain état du rapport de nous à nous-mêmes.
  Il est de moins en moins vécu sereinement, comme l'écoulement normal d'une vie qui se sait mortelle
  Les rapports sociaux de notre époque et les technologies qui nous bousculent, happant notre disponibilité, engendrent une sorte de fièvre existentielle. A l'affût du dernier mail sur notre i-phone, sollicités par la réunionite dont l'utilité est souvent discutable, fascinés par les dernières technologies, nous vivons montre en main et nous en oublions de prendre le temps de ne rien faire, de goûter le temps.
    La fuite existentielle de nous-même est telle que nous pensons n'avoir que peu de prise sur notre vie.
Même les retraités, sollicités de toute part, disent être débordés. C'est  très relatif.
      Un journaliste dit et conseille à sa manière:
             Se ménager du temps pour l’inaction, ce n’est pas seulement s’accorder des vacances, se laisser aller ou céder à la paresse. Le cerveau a autant besoin d’oisiveté que le corps de vitamine D. Sans elle, nous souffrons d’une maladie mentale aussi invalidante que le rachitisme. L’espace et la paix qu’elle procure sont indispensables pour prendre de la hauteur et voir la vie dans son ensemble, trouver des liens surprenants entre les choses et attendre ces éclairs dans un ciel d’été que sont les inspirations. C’est un paradoxe, mais sans oisiveté, rien ne se fait...
     Je me réserve du temps pour ne rien faire, et c’est un luxe plus qu’une vertu. Mais entre le temps et l’argent, j’ai choisi le temps, et ceci en toute conscience. Car j’ai toujours été persuadé que ce que j’avais de mieux à faire de mon passage sur cette terre, c’était de profiter des gens que j’aime. Il n’est pas impossible que sur mon lit de mort, je regrette de ne pas avoir travaillé un peu plus, de ne pas avoir dit tout ce que j’avais à dire. Mais je pense que ce que je regretterai surtout, c’est de ne pas avoir pris une dernière bière avec Chris, refait le monde avec Megan ou ri avec Boyd une dernière fois.  La vie est trop courte pour être débordée. »
     Savoir lâcher prise est le seul moyen de prendre une distance rassérénée face à nos occupations et nos projets qui nous bousculent.
Relativiser la vitesse, qui est, d'une certaine manière, dépassée.
Nos sociétés sont malades d'une vitesse qui tue ou qui déprime.
     Soumis à la dictature de l'urgence, nous en oublions de vivre.
Lâcher prise de temps en temps, même pour une sieste réparatrice.
     Le zen peut nous apprendre beaucoup. 
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