Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 22 mars 2008

Argent, ignorance et servitude


L'apprentissage de l'imbécillité dans la culture de l'argent
"...Le poète Percy Bysshe Shelley a écrit que, dans la rapacité créée par la révolution industrielle, les gens abandonnent d’abord leur esprit ou leur capacité à raisonner, puis leur coeur ou leur capacité d’empathie, jusqu’à ce qu’il ne reste de l’équipement humain originel que leurs sens ou leurs demandes de satisfactions égoïstes. A ce stade, les humains entrent dans la catégorie de produits de consommation et de consommateurs du marché - un élément de plus dans le paysage commercial. Sans coeur et sans esprit, ils sont instrumentalisés à acheter tout ce qui calme leurs sens exigeants et apeurés - des mensonges officiels, des guerres immorales, des poupées Barbie et des enseignements en faillite."(Luciana Bohne)

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La crise de l'Ecole, dans une triple perspective historique, anthropologique et pratique.
-L'avenir du système éducatif victime de l'Europe libérale:

La formation telle qu’en parlent les textes européens est entendue exclusivement sous l’angle de la fabrication d’une main d’œuvre qualifiée en fonction des besoins tels que définis par l’analyse que fait l’OCDE de l’évolution prévisible des métiers en termes de niveaux de qualifications et de compétences, ( entre 20 et 40% de métiers "non qualifiés", 30 à 50% de métiers "très qualifiés" ).

Cette main d’œuvre est " indispensable à l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable, accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale" et donc nécessairement flexible, mobile, acceptant des niveaux de rémunération et des conditions de travail qui la rendent compétitive avec les économies de ces pays.

D’où la deuxième fonction attribuée aux système éducatif de formatage idéologique des citoyens. Mais ainsi conçue, elle n’est plus définie en tant que politique d’éducation, mais bien comme un des éléments partie prenantes de la définition d’une politique économique, d’où son caractère de bon sens, d’évidence, reposant sur des critères "d’efficacité" contre lesquels on ne saurait aller sous peine d’être taxés de responsable du chômage.

-L'enseignement sous la coupe des marchés:
"Depuis un peu plus d’une dizaine d’années, nous sommes les témoins d’une mutation cruciale dans les systèmes éducatifs des pays industrialisés. Ce bouleversement marque le passage de l’ère de la massification de l’enseignement, à l’ère de sa "marchandisation". Pour être plus précis, c’est d’une "double marchandisation" qu’il convient de parler : premièrement au sens d’une adaptation des contenus, des structures et des pratiques d’enseignement aux attentes des marchés ; deuxièmement au sens d’une transformation des savoirs et de l’Ecole eux-mêmes en nouveau secteur marchand, générateur de profits. Cette évolution trouve son origine dans la crise mondiale du capitalisme et dans ses conséquences : course à la compétitivité, mondialisation et globalisation, chômage élevé et emplois précaires, crise des finances publiques, etc. Mais le mouvement trouve également un puissant catalyseur dans le développement des technologies de l’information et des communications..."
-Blairisme : éducation ruinée, pauvreté galopante...
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L'école entreprise ?
Faillite de l'Etat, faillite de l'école républicaine?...

L'école va-t-elle pouvoir résister aux dérives d'une gestion purement comptable et essentiellement libérale ?

«... le projet éducatif de l’Ecole n’est plus, comme hier, porté par un volontarisme politique arrimé à une conception ambitieuse de la Nation et du Progrès .... le discours classique sur les « valeurs » de l’Ecole semble avoir aujourd’hui atteint ses limites..." (Rapport Thelot)

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